BOUTE
SAINT-SËRVAN
romaine d*Aletb, qui, gr&ce à son excellente situation commereiale et maritime, finit, dans les derniers temps de T^mpire, par devenir la véritable capitale des Cu< rloaolites, an détriment d» la cité de CorseuL »
Après que les cités armoricaines se furent séparées de l'Empire pour former une sorte de ligne ou de republique fédérative, il semble qu'Aletb resta un des derniers boulevards du druidisme, puisque ses habitants étaient encore païens quand saint Ma!o vint les évangéliser, au vi« siècle. C'est k cette époque qu'Aleth devint le siège d'uneveché ( V. p. 378).
An zil* s., cet évéché lut transféré à Saint-HalOp dont llmportanoe augmenta à mesure que celle d'Aleth diminuait, i^uelques habitations, demeurées debout près deTaneienne cité, donnèrent naissance à un nouveau groupe de population ; et le bomg de Saint- Servan, ainsi formé, se mit sous la protection d'un saint apôtre des iles Oreades. Plus tard, les nches Malouins construisirent sur ce territoire des maisons de campagne, des villages se bâtirent, des couvents, gênés par le peu d'étendue de nié d'Aaron, trouvèrent pour s'établir un vaste espace dans la paroisse de Saint-Servan.
Ville ouverte, Saint-Servan fut occupée en i758 par une armée anglaise sous les ordres de Mariborough. ce général se porta à cheval sur une pointe qui commande la ville de Saint-Malo; mais, pendant qu'il examinait la plaee avee une lunette d'approche, plusieurs coups de canon, qui atteignirent les dragons de son eseorte, Ini témoignèrent des dispositions des Walouins. Les ayant sommés en vain de lui rpn îre la place, il se rembarqua à Cancaie après avoir incendié tous ics navires qui étaient dans le port de Solidor, mais sans maltraiter les habitants.
Les ruines de Tancienne cathédrale de 5attil-Pterre d*Akth se remarquent à l'entrée des glacie du fortde la Cité. La partie la mieux conservée consiste
- dan s une abside romane en hémicycle, percée de deux petites fenêtres cintrées dont les claveaux en pierre sont entremêlés de briques. Aucun appa- ( leil régulier ne règne dans cette construction où l'on retrouve «seuleinent :
l)eaucoup de débris de briques et de i morceaux de ^'ranit rouge et noirfiire < fréquemtûent employés dans les plus
BRBTAOSB.
anciens édifices de l'époque romane.
< A Fintérieuri des pilastres peu saillants correspondent aux contre-forts extérieurs, d'une saillie également peu prononcée. Un banc de granit ou large soubassement , qui règne autour de rhemicycle, rap[)eiie le siège du clergé qui entourait autrefois l'autel, situé au centre de cette partie de la basilique. Au bas de cette abside et communiquant avec elle par une large arcade est un transsept de date plus récente. »
Tout auprès de ces ruines se voit un puits, creusé, dit-on, par les Sarrasins échappés à Gharles-lfartel , et nommé le puits des Sarrasins,
L'église paroissiale de Saint-Servan, commencée en 1742, n'a été achevée qu'en 1842. Elle a la forme d uijtt basilique^ sans Iranssepts, terminée en hémicycle et divisée par une colonnade dorique qui supporte des arcades déooi;^ de fresques par M. Duveau. La 'four, en granit bleu, a trois élages (i'ordrp dorique, et 40 met. d'élévation ; ellu esl terminée par un dôme d où 1 ou découvre un magnifique panorama. Nous signalerons, à i*intérieur de Tédifice : l'eutel en marbre blanc, la balustrade qni entoure le chœur, la cliaire sculptée, don de l'EnipercMir, de •nombreuses statues, les beaux vitraux des fenêtres latérales, etc.
L'ancien couvent des Capucins fondé en IG'it), est occupé aujour-' d'huî par ïhôlel de ville et le eoUége communal.
Vhôpital du Rnsaif?, fondé en 1712 par Jean Provostet Juin nue Daoycan* se fait remarquer par sa situation, sur les bords de la Rance, au milieu de grands arbres et à peu de distance d'une fontaine minérale. Les élraners y sont reçus comme pensionnaires dans la saison des b.nns.
La tour de Solidor, bâtie sur un rocher à l'embouchure de la Rance.
est le monument le plus intéressant de Saint-Servan. Elle fut élevée à la fin du XIV* par le due Jean lY, à