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ûmAN. — CHÂTEAU.
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venu un asile de vieillards^ dirigé par les Petîtes-8œur9 de» PanTres.
Le château» construit par les ducs de Bretagne vers la fin da xiV s.^
sert aujourd'hui de prison. «C'est dans SCS murs, dit M. Gaultier du Mottay, que le farouche Olivier de Clisson se reposa, en 13*2, des ravages qa'il exerçait au nom du rot de France dans la ville et dans le pays voisin ; que l'infortuné Gilles de Bretagne vint inutilement, en Ih'iQ, implorer la clémence de son frère irrité; que, aumoisd'aoûtl48ii,ie vicomte de Roban, commandant ime partie de Tarmée de Charles VIII, s'installa après avoir soumis la place; qu'habita, en 1507, la duchesse Anne de Bretagne; que tut incarcéré, en 1516, le courageux Laurent Hamon, receveur et miseur de la place de Dinau; que le duc de Mercœur vint, pendant les guerres de la Ugue, se renfermer à diverses reprises et mûrir ses projets.
C'est dans cet édifice que, en 1778, furent entassés plus de 2000 prisonniers anglais, et que se déclara uue peste blanche qui décima la ville; là.
enfin que fut enfermé, en 1797, un individu prenant le nom de comte d'Ëgmont et se disant le fils de Louis XVL »
Le château de Dinan (s'adresser au gardien, pourboire), forme une énorme masse isolée de la ville par un ravelin et deux fossés profonds.
Va pont de trois arches conduit au portail et à la première cour, à dr.de laquelle s élève un corps de bâtiment qui servait autrefois de caserne et d'infirmeiie. t^m ia g. se trouvent le corps de garde et la courtine conduisant à la tour de CoHqum, une des plus fortes de l'enceinte féodale de la ville. Cette belle tour encore bien conservée contient une salle remarquable ]i;ir son arcbiteclure. Pour pénétrer daus le château proprement dit il faut franchir un nouveau pont d'une seule arche. Avant d'y entrer on descend d'ordinaire dans une cour basse sur laquelle s'ouvrait l'entrée
f)rincipaiu, du style ogival> et doù e regard Tembrasse dans toute sa hauteur. On monte au sommet du
donjon ou tour de la reine Anne (34 met. de hauteur, quatre étages), par un escalier (148 marches) en spirale et d'un beau travail. A l'étage inférieur se trouvent quelques pièces obscures et humides servant actuellement de cachot. Au premier étage sont les cnismcs et la salle à manger (les anciens châtelains. Le deuxif me étage est occupé par une vaste p ù c dite salle au Duc (7 mèt. de hauteur, foyer de 4 mèt. de largeur, murs très-épais), làsaUe de$ garda, contiguê à la précédente, et la duh peWe,renfermant un siège en pierre dit fauteuil de la duchesse Anne. Au troisième étage, se trouve la chambre du Connétable j qui sert de dortoir pour les prisonniers. Le quatrième étage est occupé par le poste d^ Gu9^ et la salle d^amas (belle voûte), transformée aussi en dortoir. Un petit escalier en spirale fait communiquer cette dernière salle avec ia plate-forme du donjon, d'où l'on découvre: àl'O,, l'asile des aliénés ; au S., le cbftteau de Lehon ; tout pr5s, en face, les châteaux du Chêne-Ferron, de Beauvais, les villas du Parnasse, de la Nourraie, de la Forestrie, de il'Echapt ; au loin, le Mont-Dol, la mer et le Mont-Saint- Michel (avec une longue-vue)«
Vhôtel de vtUe occupe les bâti# raents de l'ancien hôtel-Dieu, dont le beau portail a été démoli en 1839.
La salle des fêtes, dite salle d? Vodéon^ est ornée des portraits de du Guesclin, da Charles Duclos- Pinot, de Claude Marot de la Garaye^ de Jean de Beaumanoir et de Broussais.
L;i bibliothèque (à l'hotcl de ville), inaugurée le 3 novembre 1864, se compose d'environ 4000 vol. d'histoire et de voyagesjde quelques atlas, de quelques albums et d'un manuscrit sur let ehetfàUert de. la Table-Ronde.
Le musée, installé à l'hôtel de ville, dans la salle qui sa trouve aiMiessous
Dfi GAULNES A BINAN.
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de celle des fêtes ou de l'OdéoD, a été fondé en 1842. On évalue à 8000 ou lOOOO le nombre d'objets qu'il renferme.
Nous signuleroas : — une collection de miéaiUê» romaines: — les f)f /rre* tttmu-
Inirrs de Jean de Beau manoir, compagnon d'armes de du Guesclin, de Berthelot d'Angoulvent (1387). d'une châtelaine de Beaumanoir, d'un prieur de Tabbaye de Lehori, d'un sripneiir de la Coninnais (la Vallée), d'un seigneur de Laanay (Gouëon ;
— des tombtê de ehevaliers el d'abbés dont les noms ne sont pas connus; — une mèche de cheveux de Napoléon I»' -, — au fond de la salle, la gibertie de Malo Gorret de Latoor d*Aa¥ergne, premier grenadier de France; — les masques en
trc de du Guesclin, d'Henri IV et de Napoléon V ; — les modèles réduits des cathédrtU^ de CooUnces et de Bol, de réglise abbatiale de Snint-Jacut, finement exécutés; — un calice en pierre, tresancien; — une clef en fer, oeuvre de Louis XVI; — an spécimen de récriiare du même roi; — l'ancien mouvement deTborioge de Dinan (1498); — un médaillon frappé en 17S9, pour perpétuer le souvenir de la bataiUe de Saint-Cast;
— un échantillon du cable transatlantique, — de T\ches coltections minéralogiçuc, géolo<ji'{ue, onUthologique^ ete.
Le palais fJpjasticf* (place du Guesclin), terijiinr en 182Î, offre un péristyle forme de deux colonnes monolithes de 4 mèt. de hauteur et de 1 mèt. 75 cent, de circonférence.
La tour de VHorloge (rue du même nom), qui s'élève à peu près au centre de la ville, est une tour ma^sivo et carrée (sur les faces, baies en anse de panier), que surmonte une flèche élancée. Elle contenait jadis l'horloge dont le mouvement se voit auiourd'hui au musée, et renferme une cloche fondue en 1 507 et à laquelle on donna le nom de la reine Anne, ainsi que l attestent des vers gravés sur le timbre de la cloche même.
VhôpUal génital, éUbli en 1685 dans les bâtiments qu*oecupe aujourd'hui la mairie, a été transféré, en 1816, au couvent des religieuses de buiate-Catherine.
La communauté des Dames de La Sagem a été fondée en 1733 ; la dei^ nière sœur de Châteaubriand, Mme de Marigny,y est morte, il y a quelques
années, plus que centonairo.
L'asile des Petites -Stcurs des pauvres a été fondé de nos jours par sœur Jeanne Jugan, dans l'enclos des Capucins.
Rues et places.
On trouve, en parcourant l'intérieur (If^ la ville, plusieurs fuls qui ont conservé leur physionomie du moyen âge, et dont les maisons, élevées sur dés piliers, forment une série de porche$ ou passages couverts.
Les plus curicnse^ de ces maisons se voient sur la place de la CroixauX'Cordeliers, dans la rue rapide et tortueuse de Jerzual et dans celles de la Larderiff de VBorlage et de 4'ipporl. Au 9 de la rue de laFer^ ronnerie est né Tacadémicien Duclos. Quel^jues figures de saints, des sujets mythologiques ou grotesques ornent ces maisons à porches.
La fiace du Gueectinf de forme rectangulaire, plantée de tilleuls et bordée d'un parapet, fut en 1359 le théâtre d'un combat singulier entre du Guesclin et nn chevalier anglais nommé Tiiomas de <.antorbéry (K.
ci-dessus, p. 393). Cette place est ornée depuis 182d de la etatue de du Guetclin (1314-1380), en style troubadour.
L'illustre capitaine est représenté debout sur un socle de granit, .appuyé sur un trophée d armes.
La place du Champ-Jacquet ou de Sa^init-SawmÊit, que borde l'église du même nom, n'offre aucun intérêt..
Elle communique avec l'ancien cimetière, situé derrière l'église Saint- Sauveur et transformé en un jardin anglais dit place de la Duchesse- Anne.
Au centre de ce jardin se dresse une colonne toscane, surmontée du 5itffs, en marbre blanc, de Ch. Néel, maire de Dinan, mort en 1851.
De la place He la Duchesse-Anne, ou découvre une magniûque vue sur
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le Tîaduc, les anciens remparts et la vallée de la Rance. Des rampes et des escaliers descendent an viaduc.
La place de VAjfpoH est très-fré-
quentée chaque matin par les marchands de lait doux, de beurre frais, de fruits et de légumes.
OooBMroe et ladatiri*.
La principale industrie de Dinan est la fabrication des toiles à voiles et la préparation des cuirs. Les matières d'importation auxquelles cette ville sert d'entrepôt sont: le sel, la résine, le goudron, la graine de lin, les salaisons et des denrées coloniales. Elle exporte les céréales, des Ikrines, du cidre, des toiles à voiles, des planches, des bois de construrtion , des cuirs, etc. 11 s'y tient, tous les ans, une foire importante dite du Liège, qui commence le deuxième jeudi de carême et dure 15 jouni.
Les FetlU «i Orandt*roMé8.
La fontaine nlnëraln.
Si l'un sort de la Ville par la porte Saini^Louis, on aperçoit à g., au milieu d'arbres et de jardins, les ruines de la tour desSiUont; àdr. se dresse la to'ir de Coêtquen, au pied de laquelle commence hi promenade des Petits et des Grands-Fossés. Cette belle promenade, créée en 1745 pur Duclos-Pinot, et embellie depuis à diverses reprises, est bordée de cbarmilles et d'ormes. Une colonne de granit, qui s'élève vers le milieu des Petits-Fossés, est surmontée du buste en marbre de ûuclos. A l'O. de la promenade, s étend le val Cocherd^ bordé de jardins et de peupliers (bains publics); à TE., se montrent des kiosques, des pavillons, des jardins en terrasses et la tour du Connétable, couronnée de verdure. La yorte de Brest ou de l Uùlellerie et la place Hiiefof^Pmoi sépaient la promenade des Peiits^Fossés de celle des Grands- Fossés, à g. desquels est Vusine deâ Grands-Jardins où de nombreux ouvriers travaillent à la préparation des
bois et des cuirs forts. A dr. des Grands-Fûi^és, s'étend le préau de Pall-HaUj vaste nappe de gazon sur laquelle viennent s^ébattre les enfants.
Des Grands-Fossés, on aperçoit, en outre, les ruines de la tour SairU-Julien, la tour de Lesquen^ la salle d'asile, le couvent des Dames de la Sagesse et la tour de l Alloué, Au pied d'un escalier de granit, à l'extrémité de la promenade des Grands- Fossés, on trouve à g. la porte et la rue Saint-Maîo, le fauhourg du même nom et la route dr Dinard, bordée de magnifiijups tilleuls. Cette route côtoie les mui:> du cliâieau de la Coninnais, près duquel se détache k g.
une avenue carrossable due à Tinitia* tive de M. Flaud, maire de Dinan et conduisant à la fontaine minérale.
Cette fontaine jaillit au fond d'un vallon pitloresque. « Ses e lux , dit M. Bazouge, sont saiinés, légèrement gazeuses, d'un jaune irisé, fondantes, apéritives, stomachiques el conviennent particulièrement aux personnes affaiblies, aux estomacs fatigués; elles débarrassent les organes de la digestion, activent la circulation, chassent la bile, les sérosités, les glaires, rendent l'appétit, etc.»
M. Malagutti,de la faculté de Rennes, y a constaté la présence de la lithine, de l'arsenic, de Tacide phosphorique et de carboLales alcalins. L association dans ces eaux du fer avec le sel arsenical paraît à M. le docteur Frémy une circonstance des plus favorables et des plus rares. La température moyenne des eaux est de 15 à -.'(t" centigrades.
Le joii vaiion de la fontaine, enci.dré de collines granitiques, de magnifiques arhres et de vertes prairies , est dominé par le château de Saint-Yth laie, bâti dans une curieuse situation.