‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 176 sur 257 · M LANDIVISIAU A PJUOUBSCAT, ETC. [ROUTE · texte numérisé non relu

M LANDIVISIAU A PJUOUBSCAT, ETC. [ROUTE

croix, d'oriflainiiiM et de tUtaet de la ^

Vierge, reste» des trésors de Sainl-Jeati et de Ploupaznou, un nombreux clergé en dalroatiques, portant sur des brancards, dans de» reliquaires d'argent, le chef de aalat ïlériadec, le bns de saint Maudetz ou Mandé, et enfin le bis sant /an, DOsé i un petit temple, dans ton éttil de ertetal monté en or. Une mêlée générale a'eogage devant la balustrade de l'aiittl pour se faire donner le doigtf c'est-à-dire ee le faire appliquer Sur Tf»!! far la miln du prêtre. 11 faut renoncer h décrire le désordre qui règne en ce moment dans l'église, désordre qui contraste aveç le calme et la décenee de la procession. »

Près de Téglise s'élève un hospice bAti au XVI* s. pour recevoir les pèlerins infirmes qui venaient demander lêor guérison au doigt miraculeux.

Au sommet du coteau qui sépare à 10. Saint-Jean de Fh.ugasnou (3651 hab.), on trouve (1 kil. environ de Saint-Jï'an) un oratoire où les jeunes filles qui désirent se marier dans Tannée viennent offrir leurs cheveux à la

ÎA route de MorlaSx, «près avoir traversé au delà de Lanmeur le plateau de Boiséon (12*2 m M. d'allit.) puis laissé sur la g. le château de ce nom, entouré de hautes futiles, et appartenant à M. du Dresnay, a été rectifiée dans le reste de son parcours.

L'ancienne route, plus courte mais plus accidentée, descend dans la vallée du Dourduiï, (ju'elie franchit audessous du hameau et du château du Bois de la Hoche appartenant à M, de Cillart^ en face des ruines de la chapeUe de Saint'Ouhfttf dont U date (1475) est sculptée sur une console.

On passe ensuite devant le mawfirde Kervéxecik g.), aujourd'hui converti en ferme. Ce manoir élevé en 1568, avec son portail en a:c Tudor, surmonté de corbt^lets, flanqué de pilastres de la Renaissance et défendu par des barl»acanes; avec son pavilloA carré à eomiile aigu , ses lucarnes en pierre, ses tourelles à toiture coni^e couronnées d*épis en plomb,

et sans autres ouvertufes à la Mis

que des archères, offre extérieurement le spécimen d'une de ces anciennes gentilshommières a bâties demoyenne force, «lit un auteur du xvi* s., pour faire teste aux voleurs et coureurs. »

On Sais&e au delà, à dr., le ehdu^u de Kervolongaty propriété de H. de Forsanz ; à g. , le château de fCerojar^ possédé par M. Le Bris, et l'on rejoint à 5aiii(-iVico^srancienne route de Paris.

La nouvelle route de Lanmeur i se détachant de Tancienne vis»à-vis du fioiséon, descend comme celle ci dans la vallée du DourduiT qu'elle franchit au mouhfide PouUec'h. Elle remonte ensuite un des aflluunts du Doiirdufl, laisse à dr. le château de Trofcuntenioui appartenant à M. de Saint- Prix, et, après croisé la route de Saint-Jean, elle débouche sur V» quais en aval de M kU. Horlaix 3).

Roun 57 «

DE LANOIVISIAU A PLOU^SCAT, A LESNEVEN |T A 9AIIIT-P0|.-P£-L|0I|.

OE LANOIVISIAU A PLOUCSCAT.

3S kiL -«> Aoute de voitoiee.

Après avoir laissé sur la g. (2 kil.

de Landi\isiau), à Pen-ar-Parc, les routes de Plounéventer et de Lesneven (F. ci-dessous, B), on traverse un petit affluent de 1 Élom*

4 kil. Tréguée, hameau.

6 kil. BoéUù, de 1811 hab. (à g.

de la route), possède une églia du XVI' s., ornée de nombieuscs sculptures. Le portail latéral (1601) est décoré d*^ cartouches et d'entrelacs de la Renaissance.

On laisse à 1 kO. aur la dr. le hanu de langéoffuer, dépendant de la c. de Plougourvest (1201 hab.), puis à 1 kil. sur la g. Plougar (1220 hab.) et près de la route, iç v. du Créac'hi dépens

[aoUTS 57] GHÂTGAa DIS l^ai^AN,

dant de Plougar. A g. encore se montre 11% kil, de Landivisiau) le cbft" tBûn de KeijeaQ, vaste édifice construit eu 1560. Cette fière et redoutable forteresse attira plus tard rartPiitioii de Louis Xlil, qui disait : « Que le château de Kerjeaii estoit de si belle et si magni fichue structure^ qu'il estoit digoe de son recueil et séjour si ses affaires Tappeloient en Bretagne, estant une des plus belles niai-^ons de son rovaume. »

En 1G18, Louis Xill érigea la terre de Kerjean en marquisat, eu faveur de I^ené Barbier, seigneur de Kerjean, chevalier de Tordre et gentil* homme de la chambre du roi.

Le château de Kerjean , avec ses pilastres cannelés, ses colonnes corinthiennes, st!s combles aigus, ses lucarnes à frontons triangulaires ou en hémicycle et les épis de plomb surmontés d*un croissant qui couronnent SOS toitures, présente, aussi bien que les arabesques de ses manteaux (le cheminée , les cariatides qui les soiiiiciinciit et les enroulements de ses écussuns en cartouches, tout le Style d'ornementation du Louvre d'Henri II. Kien dans sa construetion ne lappelie Tarchitecture ogi« vale, à rexcepî^on de sa dia pelle, qui fut cependant élevée en niûme temps que le reste de Tédifice.

Tout autour de Kerjean rt^gne un rempart élevé, de 1^ à 15 mèt. de largeur, et sous son revêtement de pierres de taille sont pratiquées plusieurs casemates. À chaque an^'Ie du parallélogramme formé par le rempart, s'élève une tour carrée garnie de meurtrières et de mâchicoulis. Le portail et le guichet qui l'accompagnent sont ouverts dans une autre tour carrée ; le tout est environné d'un fossé à fond de cuve que l'on franchissait sur un pont-levis, aux côtés rs. et S. de 1.1 place. Tel est , mi pbitot tel était ce château^ avuiit qu'un incendie en eût détruit une aile au xm* a. Il appartient auj^^^'^^^ ^ Um de Coatgouiroden.

En face de Keriean , de Tautre cAté de la route, est le ham. de Pen-ar- Vaîy, dépendant de

U kil. Saint-Vougay, c. de 1*202 hab. Véglisc, du xvr s. , sauf le pignon qui est moderne et laid , possède un curieux missel du Xi" s., qui passe à tort pour avoir appartenu & saint Vougay, Les armoiries des Barbier, seigneurs de Kerjean , son( sculptées sur les sabli?ires de Téglise, La croix du cimetière date de I677.

[A 2 kil. à l'B. de Saiiit-Vougay se trouve Plousétédé , ch.-L de c. de 192r) hab., au N. duqnnî (1 kii.) la jolie chapelle de Berrea e»t entourée d'un cimetière dans lequel ou entre par une belle porte de la Renaissance, en forme d'aro triomphal. Le cleeiier de la chapelle (16f6) se eompese de plusieurs dômes superj^osés, remarqua}?! es par leur hardiesse et leur légèreté. A l'inlérieur, les sablières sculptées, plusieurs tableaux a voieti»

et la cldture dn chœur (1601) attirent rattentlon. La croûsdu cimatiàre, fort curieuse, porta sur ses branches des sculptures figurant des scènes de la Pession.j

Après avoir croisé la route de LesT" neven à Sainl-Pol-de-Léon, roule qui dessert sur la dr. (2 kil.) Bervcn et (3 kil.) Tréziliâé (372 hab.: grotlo de iamt-Péran) , on frauchiL un rui.s-

aeau. Plus loin, pièsdelaroute, à g. s'élève le ehâiUau de MtiiUé, reconstruit en 1550 et précédé de belles avenues, a L'aile g., la partie la plus intéressante de l'édifice, se compose, dit M. Pol de Courcy, d'un très-beau pavillon carré, divisé en trois étages

{>ar trois rangs suf)erpi)sés de coonnes appartenant aux ordres tos* can , ionique et corinthien. A ce pavillon est adossée une tourelle ronde terminée par une plate-forme d oi^l'Oft découvre un beau panorama. >»

Le château de Maillé est situé sur le territoire de la c. de Plmi/n4m^ LochriH (4359 hab). V église jotut^siaie de Plounéves (4 kil. à Tu.) m-

440 DE LÂNDIVI81ÂU A PLOUESGAT, ETC. [ROUTB 57]

ferme la fon*iV.e de Jean de Kermavan, évêque de Léon, mort en 1514. .

A 2 kil. 1/2 au N. de Plounévez, se trouve le y. de loehrist , où l'on remarque deux menhirs et une chapelle dont la tour et le porche datent du xir s. Dans le chœur, se voit une pierre tumuiaire portant une inscription de 1253 et la figure, gravée en creux, d'un chevalier, coiffé d'un heaume plat, revêtu d'une cotte de mailles et. les pieds munis de longs éperons. La chapelle de Loehrist renferme aussi un Vénifier très-ancien orné d'arcades grossières. — Dps sarcophages en pierre, datant d'une époque très-reculée, ont été extraits du cimetière; l'un d'eux, taillé en forme d'auge, se voit adossé à un mur. — On remarque, en outre, à Loehrist , les ruines d'une chapelle érigée au-dessus d'une fntitaine dont les eaux passent pour avoir la vertu de guérir un grand nombre de maux.

23 kil. Plouescat, ch.-l. de c. de 3176 hah«, à 2 kiL de la Hanche et de la baiê de Kemk qui lui sert de port, possède une vaste église neuve, en style gothique de fantaisie, et plusieurs menhirs dont le plus important u 7 mèt. de hauteur. — Les roches granitiques de Flouescat renferment du mica et des grenats cristallisés.

(Une route conduit de Plouescat à (15 kil. à l'E.) Saint-Pol-de-Léon , par (5 kil. 1/2} Cléderj v. de 4689 hab., dans les environs duquel se voient le château de Kermenguif possédé et habité depuis 1400 par la famille de ce nom , et les ruines du château de Kerfjnurnadec'h, bâti vers 1630 et enloiud (If ïîrands bois. Le i)lan de ce cliàteuu uessinait un carré ilont chaque angle est encore flanqué d'une tourelle. Les tours et les murailles sont garnies de mâchicoulis.

Au delà de Ciéder, cette routn traverse (3 i<iL 12) Sihirif , c. de 1425 hab., duut l âjlisr lenfprme la tombe, relevée en i>osse, de Jean

de Kerouséré, qui fut échanson du duc Jean V et qui mourut en UOO.

Au N. E. de Sibiril, près d'un petit esluaire, se voit le château de Ke»

rouzéré (xv* et xvi* s.) , place forte au moyen âge. Ce château, construit en 1458, pris par les ligueurs en 1590, après un siège opiniâtre et restauré en 1602, est entretenu par" son propriétaire actuel M, du Rusquec. « Il se compose {Bretagne contemporaine) d'an corps de logis rectangulaire flanqué de trois grosses tours cyliQ^ driques. A deux de ces tours sont liées deux tourelles en nid d'hirondelles : Tune destinée à la gaite ou sentinelle, l'autre à recevoir un beffroi. Entièrement bâtis en pierres de taille, les murs, dont on fait le tour à la naissance du comble par un chemin couvert cirnclr et à mâchicoulis comme les tours, ont plus de 4 met. d'épaisseur et renferment au premier étage une chapelle pratiquée partie dans leur largeur, partie dans un massif de maçonnerie élevé en encorbellement du côté du S. Celle façade a été restaurée nprrs le siège de 1590; une quatrième tour, à ro., ii'a point été relevée depuis; les toitures ont été modernisées; mais les faces N. et £. paraissent apparte* nir à la construction primitive. »>]

DE UNOIVISIAU A L6SNEVEN.

92 kil. — Route de voitures.

Lai.ssant à g. à (2 kil. 1/2) Pen-ar- Parc, 1k route de (9 kil.) Plounéwwter

(2877 hab.) et à dr. celle de Ploue*cat (r. ci-dessus), on monte^ à travers un pays de lan(!es jus(iu*;\ 1 1 2 mèt. d'altit., pour redescendre dans le vallon de Traonien-Kerné, où l'on croise la route de (2 kil. à dr.) Lanhauarneau (1237 hab.). Au delà de ce vallon, de nombreuses substructions antiques ont été reconnues en 18'29, des dpiix côtés de la route établie dans i ( Ile partie, sur un tronçon do voie romaine encore parfaitement visible. La prodigieuse quantité de briques à

biyilizûu by GoOglc

crochets, les urnes cinéraires, les vases de verre et de terre à dessins en relief, de forme et de couleur difTérenlesj les médaiilcs d'or, d'argent et de bronxo, de Julâ9-C6str à HoDorius»

reciieillU aux abords des fermes de Kerilieny de Kergroas et de Kerporxiou, marquent l'emplacement d'un oppidum ou au moins d'une mansio importante. — On franchit ens^uite un affluent de la Flèche, qui va se perdre aa N. dans la grève de Goulven.

16 kil. Saint-Méen, v. de 723 hab.

20 kil. On rejoint la route de Landerneau à Lesn cven (R. 59)*

2a kil. Lesneven (K. 69).

DE LANDtVISIAU A 8AINT-P0L-DE-LÉ0N.

34 kii. — Route de voitures. — Serv. de corresp. — Prix unique, 2 fi .

La route atteint 121 met. au-dessus (lu niveau de la mer près de

4 Ivil. La ViUerieuve, hameau de Plougourvest.

8 kil. Lambader, hameau dépendant de Plouvom , avec une ehapelle que couronnait autrefois une des plus élégantes flèches du départ, du Finistère, baille au xiv« s. et démolie en 1837. « Cette clidpeiie a été, dit M. Pol de Courcy, l'objet de mutilations très>regrettables, car sa maltresse Titre, garnie d'une brillante 'verrière du xvi* s., a été maçonnée, les vitraux en ont été dispersés, et plusieurs; statues en pierre ont été renversées ou mutilées. Mais la chapelle possède encore un magnifique lubi en bois, traYaillé à jour Hmi que la rampe de son escalier tournant. Ce jubé, digne d'admiration pour l'élégance et la variété de ses motifs flarahoyants, est dû à la munificence de Marc de Troërin (1481). Les ariues du donateur sont soutenues par un ange formant Tun des pendentifs du jubé du côté du chœiv> »

La tradition attribue la fondation de Lambader aux hospitaliers de Saint- Jean de-Jérusalem; elle ajoute que les fers d'esdaves suspendus dans le

chœur auraient été portés par des chevaliers et ensuite déposés dans la chapelle de leur aumônerie, en souvenir de leur captivité chez les infidèles.

Au S. de la chapelle de lambader, coule une fontaine que visitent de

nombreux pèlerins. — Vis-à-vi-^ du hameau, se dresse une croix gothique, dont Ips branches sont chargées des principaux personnages de la Passion.

On laisse à dr. le chéleau de Tnê^ rtn, appartenant à H. de Réals, la route de (1 kil.) Plourorn (30G5 hab.; église naguère reconstruite dans le style flamboyant, avec une flècbe élancée de 1709), et on longe le parc du château de Kerusoretf riche résidence en partie leconstruite en 1669, possédée, depuis l(K)2t par la famille le Borgne de Keruzoret, et où se conserve un splendide cabinet du xvn" à panneaux et à volets sculptes, en ébène (sujets tirés de \ Ariane de Besmarets).

13 kil. Sainte*Catherinef bameaa dBMespaul (1194 hab.).

16 kil. On rejoint la route de Lesneven à Saint- Pol-de-Léon, puis on laisse à g. celle de (2 kil.) Plouyoulm, c. de 2428 hab., dont le territoire s'étend au N. jusqu'à la mer.

Quand on a franchi la rivière de l'Horne, près du moulin du Stang, usine à serancer le lin (1 3 mèt. d'altit.), on décrit de grandes courbes pour remonter à 40 mèt. et redescendre à

24 kil. Saint-Pol-de-Léon (R. 58).

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