BOUTS
DE BREST A PLOUDALMÉZÉAU.
Ito Ul. Bouté de Toitores.
Sortant de Brest par les glacis, en laiss mt sur la dr. la place du roi de Borne, on côtoie les remparts à g* pour descendre à
2 kil. JTermoM, hameau où Ton compte autant de guin^rupttes (pie de maisons. — A dr. se détaclu) un cliemin conduisant à Lambézelleo, c. de r2 216 hab., église neu?e très-remarquable, avec une flèche élancée, construite dans le style du xv* s.), sur le territoire de laquelle se cultivent de vastes jardins potagers et s'explfdtent de nombreuses usines : jioudrerie, fabri jues de papier, de Lissus vernis, corroieries, tanneries, briqueteries, fours à chaux, etc. — On franchit la rivière de Penfeld, au point où s'arrête le flux de la mer. Le fond de la rivière découvre as>e/ i\ marép ba«?sp, pour perm(4tre l'emménagement et l'enlèvement des bois de conslruution de la marine, (jui y possède «n pare au bois, où les pièces de charpente sont rangées sur la vase.
[H. 62] LÀNNIfâlS. LAHBÉSKLLEG« — LANBlVOÂRÉ. 4^5
Sur la g. so inoniienl les belles avenues du château de Keroual^ où naqui'j en 164P, Louise Renée dé Penancoët de Keroual, dame du palais de la reine d'Anglelerre et l une (les favoiiles du loi Cliarles II, qui la créa duchés e de Portsmouth. A la mort de son royal amant, elle levint habiter son berceau, elle fil décorer de peintures mythologiques dont quelques-unes se voient enoore. On remarque notamment sur un plafond le sujet d'Andromède et Persf^c , oft ,1a fille de Céphée, nue et enchaînée sur un rocher, est représentée sous les traits de la courtisane.
8 kil. Guilm, T. de il5l bab., si tué à 95 mét. au-dessus du niveau de la mer, au point le plus élevé de la route entre Brest et Sainl Renan.
Un rejoint à 13 kil. de Giiilers la route de (iuuosnou à Saial Renan , uis on Iranchit lAber-Udut , petit euve sur la rive dr. duquel s*élèven t les ruines du tMieau du Curru, con siruit vers 1526.
13 kil. Saint-Rrnari.chA de c. de 1277 hab., bâti en aniiihitlr'Atre sur le flanc d'un coteau qui domine la rive g. lie rAber-iUint, est une ancienne ville fondée autour du premier* ermitage de saint Renan, anaehorète irlandais.
[Une ro'îtr, lori-uc de 9 kil., rèlîe Saint-Henan à Plouarzel, Cette route, après avoir franchi un aftluent de TAber-Ildut, laisse à dr. le beau cAdtoau de Kervéatoius et longe à g.
les murs de la ferme d(> Kerloas, près de laquelle se dresse, au sommet d'une colline de 14.î met., le plus haut menhir â\i Finistère. Quoique brut, comme tous les monuments de ce genre, ce mehhlr présente une forme à peu prèsquadrangulaire,etune particularité qui n'a pas été observée sur d'autres. A la hauteur d un mèt. environ, se détache < n saillie, sur doux faces opposées, une bossr loiidu de 33 cent, de diamèlic, objet d'uue superstition
binrre de u |Nirt des paysstns des
environs. «« Parfois, à l'apjiroche do la nuit, dit M. de Frémhiville, ou voit deux nouveaux mariés se rendre dévotement au pied de ce menhir, se dépouiller de leurs vêtements e t se fret te r contre ces bosses, la femme d'un côté, le mari de l'autr^^. Après cette cérémonie accomplie furt sérieusement, les deux époux s'en retournent joyeux au logis, rhomme sûr d'obtenir des enfants mâles, la femme heureuse de pouvoir toute sa vie gouverner 9on mari h sa puise, n
Sur le territoire de Plnuarzel,c.àe 2373 hah. . se trouve la chapelle de Trézierif but d un pMeiiiiage. Cette ch.ipelle (à 3 kil. à VO.}, dont les deux nefs jumelles sont .séparées par de grandes arcades, ofTre un porche décoré ('f's armes des du r.hastel.
Une autre route, loii^'uo de 15kii., rtilieSainl-KeiianauC n:]uet (p. 1(38).]
Quand on a atteint lOG mi-t. d'altitude, on laisse à g. la rr^ule de (Okil ) Lanildut, par (6 kil. de la bil'urcaLion) Hrèlés (844 hab.). — Lanildutj v. de 367 hab., plttoresquement situé sur la rive dr. de TAber-Ildut, est dominé par des rochers dans lesquels a été taillé le piédestal de Tobélisque de Luxor.
18 kil. Lanrn- on rc, v. de 600 hal)., doit son n'Mu à saint Hivoaré, l'un des aiiùires de 1 Armorique, et sa célébrité à un cimetière dans lequel la tradition ta() porte qu'une peuplade tout entière de k terrd de ftivôa^é reçut la sépulture aprt s avoir été massacrée par ur;e peuplade encore païenne d'un pagus voisin. Ce cimetière, dans lequel persuuije n'a été enterré depuis, est distinct du cimetière commun de la paroisse et entouré du côté de PO. d*arcades grossières au centre desquelles s*éléve un porche a'.rilant une statue de la Vierf^e. Le jour du pardon, les fidiMes lont .^Ur les genoux le tour de co sanctuaire lunèbre dans lequel ils ne doivent entrer que déchaussés. A l'autre eitrémtié du cimetière^ sept
biyilizûu by GoOglc
DE BREST A PLOUDALMÉZEAU. [ROUTE 62j
A 1 kil. environ en deçà de Plou-
flalmézeau, on remarque à dr,, près de la route, h rhaftpHe Saint Roch.
26 kil. Ploudalmézeau , ch.-l. de c. de 3253 hab.^ est ruii des bourgs les plus importants du Bas- Léon* V église ^ reconstruite en 1857, n*a conservé de l'édifice antérieur qu*iine belle flèche de 1775 et une inscription de 1504, replacée au chevet.
Au fond de" l'anse de Porzal , au N. 0. de Ploudalmézeau (4 kii.), s'élève y église de Kemhu, ancienne collégiale relèvée à la lin du iv* s. ■ par Tanguy Gbastël et Louise de Pont-l'Abb(^, sa première femrae. Les ;n'mes étnrtclécs du Chaste! et de Pont-VAbbé se voient sur les poutres sculptées et sur les vitraux de celte église , où le blason des du Chastel est aussi reproduit, mi-parti avec ceus de Uarie de Poulmic et de Jeanne de Carman , Tune mère et l'autre aïeule du fondateur.
Les ruines du chdtcau de Ttemazan dominent à PO. l'entrée de l'anse de Porzal. Le portail de ce château était jadis flanqué de deux tours rondes. Une seule subsiste aujour^ d'hui; une tourelle à pans coupés qui s'y nlie a conservé pour toute décoration à Pintérieur un enduii de chaux semé de mouchetures d hermines. Du côté opposé au portail s'élève, sur une motte artificielle, un donjon carré de 30 mèt. d'élévation, divisé en quatre étages qui communiquent ensemble pnr un escalier pratiqué dans l'épaisseur des murs. De la cour intérieure, on pénètre dans le rczde-chaussée du donjon par une petite porte ogivale. Malgré Tétat de dégra* dation Utt couronnement du donjon, les trous carrés que l'on remarque au-dessous de sa partie sailianle perincUenl de c roii e (ju il a été protégé par des liourds, ouvrage de charpente abritant les assiégés derrière des parapets de bois percés d'archères, à l'aide desquels ils faisaient pleuvoir sur l'ennemi de< prt^joctiles de toute nature poUt l'empêcher de battre les
pierres rondes, rangées sur les degrés de la croix, sont, au dire des habitants, autant de pains changés en pierre par saint Hervé, neveu de saint Rivoaré, pour punir un fournier de lui avoir dûrement refusé l'aumône.
Contre la même croix est une vieille souche d^arbre dont les fidèles détachent dc^ parcelles qui ont la vertu de préserver d'incendie la maison qui les recèle.
On laisse à 1 kil. à dr. de la route le château de Penandrefft possédé depuis Tan 1500 par la famille de Kersauzon. Les jardins renferment des arocarias d'une grosseur exceptionnelle. Du côte oj)posé et sur la g. de la route d'Argenlon s'élèvent les ruines piLLoresques du château de KergroadeXf reconstruit en 1613. La façade de la cour d'honneur présente une galerie à meurtrières et à mâchicoulis, flanquée de deux pavillons carrés à combles aigus. Le corps de logis est terminé par deux tours rondes, l'une surmontée d'une toiture en coupole ^ l'autre d'une plate-forme avec parapet et mAcbicoulis; cette seconde tour est, en outre, flanquée d'une tourelle dont l'amortissement est en coupole. La seigneurie de Kergroadez était possédée, au xviii^ s., par le duc de Roquelaure.
Au delà d'un petit ruisseau qui se jette au N. dans Panse de Porzal, on laisse à 2 kiL à g. le b. de PUmrin (1511 hab).
La nef de Véglisc de Plourin date du xir s. i les uanssepis, l'arc triomphal et le chœur sont du ziv* s. Le bras de saint Budoc, mort vers 585, s'y conserve précieusement enchAssé dans un bras d'argent de .grandeur naturelle; sous le poignet de ce reliquaire est une statuette du saint crosse et laiLré, que Ton Idil baiser aux fldèles, — Deux riches tombes du XV* s., qui recouvraient la dépouille des seigneurs de Kergroadez, ont été récemment exhumées de l'église et déposées dans le cimetière.
[ROUTE 63] Ile d'ouëssanï
murs de la place. Devant le portail de la première eulrée, à laquelle il sert de défense^ est un ouvrage avancé, d*une époque plus récente, consistant dans une vaste enceinte carrée, flanquée d'une tour ronde à deux de ses angles. Ces tours et leurs courtines son t couronnées d'un chemin de ronde garni d'un parapet saillant et de mâchicoulis en pierre, qui remplacèrent avantageusement, à partir du xiv* s., les hourds , dent Fusage fut abandonné ;\ cause des fréquents incendies auxquels les exposaient les matières inflammables lancées par les catapulter et les trébuchets des assiégeants.