‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 190 sur 257 · ROUTE 67] ROHAN. — GAËL · texte numérisé non relu

ROUTE 67] ROHAN. — GAËL

[ Une route de poste, longue do 24 kil., relie Jossolin à Locmiiié. Après avoir franchi rOust, celle route moule pcudaiil G kil. environ jusqu'à la ^(ini/c de Vache-Gare. Le pays est triste et désert. Od aperçoit à peine quelques habitations à tir. et à g. de la route, et l'on ne traverse aucun village avant, d'attpïitdre Locminé (pour ce bourg,

Une aulre roule, luiiguti de 23 kil., conduit de Josselin à Rohan (F. cidessous}.]

Dô Josselin à V'atnic&, R. UQ.

Laissant à dr., au sortir de Jusselin, la roule de L(-utlcac, on remonte la vallée de l'Oust, qui décrit de nombreuses courbes sur la g. La route de Locminé se détache de ce côté* Celle de Napoléonviile franchit la rivière à 18 kil. (6 kil. de Josselin; Bocneufla-Hivière, hameau situé à 4.'» mèt.

d'altit, — I.a contr<'.^ que l'on traverse au delà de l'Oust est une des plus fAévWes de ta Bretagne ; à dr. et à g. s'étendent de vastes landes. Sur la dr., à 1500 raèt. environ, se trouve Plcugrilfet ( IG'iO hab.). Véglise de ce village, édiiice moflenio du style roman, possède deux l)eau.\ calices ciselés. Â 2 kd. au 6. E. du bourg, non loin de la route, au hameau de la Haie^ s'élève un tumiUus de 4 mèt.

dehauteur. Au N.Û., apparaissent des vestiges de retranchements romains enfin, au N., à 1 k\\. du centre de la commune, dans la vallée de l Oust, subsistent encore quelques débiis du château de Griffet,

A 2 kil. sur la g. Uadenae (957 hab.) possède une ehapeUe du xv« s., dont les vitraux, en partie conservés, j)rés''nleiit les érns'^ous des Ro?ian. des i.aiilivy ei des Kermeno. A Ï'2(H) mèt. au S. du \ liiage, près du haaieau des RivièreSi est un vaste système de fortifications à double enceinte dont les fossés n*ont pas moins de 9 mèt, do profondeur en certains endi'oits.

Les paysans du voisina^'e prétendent qu'il y eut jadis une ville en ce lieu.

A g. encore de la route et un peu au delà de Pleugriffet et de Radenac, .se trouve Réyuiny (1210 hab.), uù se voit la chapelle SaiiU-Claif (ornements de la Renaissance) renfermant le tombeau de saint Clair, sur lequel est couchée la statue du sjint, en costume d'évêque.

30 kil. I.onnaîo, village dépendant de Héguiny el .>ilué à g. de la route, en face de l'auberge du Bois de Vincennee^ bâtie à dr. — Après avoir franchi le Runloy on croise une route conduisant de (4 kil. sur La g.) Naizin 12080 hal).; anciens ipîianchements) à (7 kil. sur la dr.) Rohan, ch.-l. de c. de .578 hab., sur le canal de Nantes à Brest j ancienne Vicomlé^ érigée en duché -pairie en 1603 et qui adonné son nom à une illustre fkmille. Rohan comptait, au moyen âge, parmi les fortes places de la Brcta(:,nie. H n'y reste que des vestiges insipnîfîants de l'ancien cbAteau abandonné par ses possesseurs pour d autres résidences, dés le XV* s*

46 kil. NapoléonvUle (R. 71).

OE SAINT-Iltlll A PLDCBMCL.

34 kil. — Route de voiturës.

Quand on a franchi, près de sa

source, un aftl .eut du Meu. on laisse successivement à «j. l^^ chdteaux des Grave lies et du Hoià-liassft, puis à dr. , celui de la Chénaie-HibarL

7 kiL GaU^ c. de 2432 bab.« dont la principale agglomération est située sur une colline dominant la rive g.

du Met! et couronnée par Véglise qui a cons' rvé des vestiges du style roman. Au lieu dit la Molle^ se voit remplacement d un château des anciens seigneurs de Gaêl (F. ci-dessus p. 104). Les eaux bénites d'une maniftre spéciale dans l'église de Gjël passent pour ]>osséUer la vertu de guérir de la rage.

Franchissant le Meu, la route passe,

47S DË LÂMBALLB A

3 îtil. plus ioim, du départ. d'IUe-et- Vilaiue dans celui du Morbihan et côtoie^ à dr., les bois et les prairies du château de Ferron, On aperçoit à g.

le château du Lou, près de Saint-Léry (284 hab.)y dont W'glùc renferme le tombeau dn saint qui a donné son nom au village. Un mausolée du xvi*' s.

porte la statue couchée de saint Léry, ea costume d^abbé, les pieds sur un chien. Sur le devant du socle sont sculptés quatre anges en prières. On remarque, en outre, dans l'église de Saiut-Léry, de beaux restes de ritraiix à dcvise?5 gothiques et un petit basrelief en bois (xvi* s.), représentant la mort de saint Léry, la translation de ses reliques et son exaltation.

14 kil. Mauron, ch.-l. dec.de 4210 hab., situé sur une hauteur qui domine la rive g. d'un afiluent du Duc, possède quelques maisons de la Renaissance. Les vantaux sculptés (xvi' s.) du portail S. de Véglise représentent la Création delà femme^ la Tentation, Adam et Ère chassés du Paradis , le Meurtre d'Abel, V Annonciation y la Nativité, V Adoration des Mages, etc. Les poutres et les sablières de la nef (xvi* s.) , sont remarquables.

Mauron fut témoin, en 135?, d'une sanglante bataille gagnée par les Bretons de la comtesse de Montfort sur les Français allié? de Charles de Blois, et dans laquelle (Juy de Nesle, sire d'Offemont, maiéchal de France, qui commandait les Français, fut tué de la main de Tanguy du Chastel.

On ne sait trop ou était situé le château do Mauron célèbre dans l'histoire (le (lu Guesclin. Le chdtpau du Plejuis, ruines du xviir s., est situe ù dr. de la route, ainsi q ue le château moderne du Fretne. — De Mauron à Néant, on aperçoit au loin sur la g. les hauteurs pittoicsques de la forôt de PaimpoiU (R. et les rochers plus pittores(iues encore, de TréhorantcuCj village célèbie par le tombeau et le culte de la princesse Onenne (viir s.).

23 kil. Néant, v, de 1696 hab,, entre deux petiu affluents du Livet. Ué-

NAPOLËONVILLB. [ROUTE 68]

glise, flanquée d'une tour carrée du xviii* s., renferme deux pierres tumulaires de 2 mèt sar 60 cent, environ, le portrait et letombeaa d'Anne-Tous-

sainle de Vol vire, morte en odeur de sainteté en 1694. Le château du Boiscft'-Za-/loc/4e,pittoresquement situé sur une liauteur de la rive dr. du Livet (à 3 kil. au A. du village), a été lasé en grande partie. Il n'en reste qu^une tour ronde à mâchicoulis, hfttie au xvr s. par Philippe de Montauban chancelier de Bretagrne, et s'élevant à côté d'une maison du xvni* s.

La roule franchit successivement plusieurs alilueuLs du Livet et laisse k dr. rétang au Duc.

34 iLil. Ploërmel (R. 6S).

ROTJTfi 68.

DE LAHBAUe A NAPOUONVIUE,

PAR LOUDéAC.

62 kil. — Route (3e poste. — Voit, de corre^p. Jusqu'à Loudéao (40 kit.). ~ Prix unique, S Dr.

La route croi>e, à sa sortie de Lamballe, le chemin de fer de Pans à Brest; et, remontant un petit affluent du Gouôssant jusqu'à sa source, laisse à g. le château de la Guévière, près duquel se trouve une source d'eau ferrugineuse, puis le village de Ma- * roue ('2344 hab.). A dr. (1 kil.), sur le versant d'une petite vallée, se trouve Meslin (1016 hab.), près d'une vaste lande dans laquelle le général Hoche fit établir un camp et d*où la vue s'étend sur Lamhallo, Maroué, Yffiniac, Coëtmieux, Andel, Meslin, Pommerct, et au S. K., jusqu'aux montagnes du Mené (340 mèt. d'altit.) qui donnent naissance au Lié, à û Hance, au Ninian, au Llvet^ à TArguenon, etc.

On franchit un nouvel affluent du Gouëssant prbs ôiichdlcau de Mauny, qui s'élève à g., sur le territoire de la commune de ÏMdéhen (1156 hab*}, dont ViglUe a été récemment recon-

[ROUTE 68] MAURON. — MONGONTOUH.

struite dans le style ogival duxiii* s. On traverse ensuite le territoire de Bréhand (2094 liab.}, où l'on remarque une église qui a conservé des piliers et des arcades du xtv* 8., et une chapelle dédiée à saint Malo (xv" s ). La route croise encore plusieurs ruisseaux avant d'atteindre 15 kiî. Moncontour, ch.-l. de c.

de 1387 hab. , situé bur le penchant d'une colline, au point de rencontre de deux vallées étroites et profondes.

C'était autrefois Tune des places les plus fortes de la Bretagne.

On pénétrait jadis dans Moucontour par trois portes, dont on reconnaît encore remplacement, et son enceinte était de distance en distance protégée par des tours dont une partie est debout. Un donjon ou château compiétait ce système de défense, qui rendait la ville presque inex* pugnable; aussi ne put-elle être prise aux divers sièges qu'elle eut à soutenir en 1394, 1487 et 1S90. La paix fut plus fatale à ses murailles que la guerre, car le roi Louis XIII ordonna leur démolition en 1624, pour punir le duc de Vendôme, son frère naturel, marié à la fille de Mercœur, des troubles qu*U avait excités en Bretagne.

Leb environs de Moncoutour furent, en 179S, le tliéàtre des exploits de Boisliardy,

célèbre chef de chouans, qui, entouré d'un grand nombre de réfractaires divisés par dctachenients de 'iâ à 6u hommes et dont il avait fait des tirailleurs insaississables, interce[)lait les routes, rançonnait les campagnes, enlevait les renvois, pill.iit les courriers et h.aceiaii les détachements républicains de laïuanière la plus iDenr> trière, disparaissant après chaque coup de main avec la rapidité de la foudre, sans se laisser jamais atteindre. Cet intrépide partisan se soutint de la sorte pendant plus de deux an?, pt il eut pent-élre réussi longtemps encore à déjouer les efforts du général le Moine, qui commandait le camp formé par Hoche sur la lande fîe Mç?!in. H'il n'eût été trahi et surpris par un détachement de grenadiers, près de la méttirie de la Ville-Hémé, en 1795.

L'église Saint-Mathurin, dont les

parties les plus anciennes ne remontent pas au delà du xvi*^^ s., se composé d'une nef et d'un seul collatéral

au S. Â l'extrémité de la nef, au N.

et h. du chœur, s'élève un clocher de la î^rnaissanco , entouré de quatre clochetons (belle vue de laplate-forme) . A l'intérieur, l'église est ornée de splendides verrières de la Renaissance (une au chevet y trois dans les fenêtresduN., deux dans les fenêtres du S.), remarquables par leurs teintes vives et brillantes, leur dessin pur et hardi et leur délicieuse ornementation de médaillons, d'amours se jouant dans les rinceaux» de fonds de paysages» etc. Quoique riche à profusion, ce cadre n'ôte rien de leur éclat aux tableaux qu'il renferme.

La fenêtre du chevet représente, en huit médaillons, les Myitim dê la Naissance el 'if In Vie du Sauveur ; au bas, les donateurs agenouillés. — Les fenêtres du collatéral N. représentent : 1° la Vie de eaint Jean-Baplistê (ISSS), en dix médaillons, et, dans les panneaux inférieurs, le donateur et sa femme, présentés par leurs patrons; 'i« la Vie de sainte Barbe (t538), en six panneaux; 3» la Légende de saint Yves^ en sept tableaux composés chacun de deux scènes. — Les vitraux du collatéral S. représentent : !• V Arbre de Jesté (cette vitre est aujourd'hui très-mutilée); a» la Lc(jcndc de sai7it iMnthuriii, en neuf médaillons. Cette verrière est la plus avariée, mais elle serait susceptible d*étre réparée, et il serait urpent de la remettre en plomb neuf. Le donateur à genoux est présenté par saint Jacques.

L'éylisc (le Moncontour possède, en outre, un buste en argent contenant les reliques de saint Mathurin. Le nomde saint Mathurin de Moncontour, dit M. Pol de Courcy , est célèbre dans toute la Bretagne. Interrogez les habitants, ils vous diront sérieusement que, si le saint Tavait voulu, il eût été le bon Dieu, mais « il trouva que c'eût été trop d'embarras, r, Le lundi de la Pentecôte, jour de ia translation des reliques de ce patron du pays, il y a un pardon fameux, d'où chaque pèlerin, après avoir l)aisé le buste-reliquaire de saint Mathurin, s'en retourne en parant sa boutonnière d'une petite image eu plomb^ décorée de rubans et

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474 DE LAHBALLB A

NÂPOLiONVILLE. [BOUTS 66]

lie fleurs. On vient de Lien loin pour invoquer la protâCtioQ du saiat contre la folie.

Du souioitit Je la coUiue de Moncontour mèt d'aliit), dont les pentes sont couveiles, à VO., par les bosquets du fMt^au des GraageSf la vue se porte au loin sur les contours onduleux des mon.ta{<nes du Méné, au S. En remontant à l'E. et au N., on découvre les tours de Lamballe et teut ifi bassin de TArguenon; plus loin les cAtes de Saint -Halo et le phare de Fréhel ; plus loin encore, le Mont Saint-Michel et la côte de Normandie; tindis que sous les pieds, pour ainsi dire, se dresse le clocUer de Saint- Mathurin.

La fête du pardon de Saint-Mathurln est aussi Tocoasion de danses justement célèbres et qui ont lieu pendant trois jours sur l'esplanade du château des Granges. Complètement isolée dans le paysage, celte esplanade, d'où l'on découvre à l'horizon la ville de Moncontour et lesf montagnes du Méné, est la plus belle salie de bal qui se puisse imaginer.

[Moncontour est relié à (12 kil. au S. E.) Collinre, i)ar uiie route yui atteint à4U mèt. d'allit. au pied de l'observaloire de M-Atr, but de promenade (6 kil. de Moncontour), d'oCtTon découvre un immense horizon, et où une belle chapelle , dédiée à Notre- Dame de Bretagne, a été récemment élevée. Cf^JNnée, ch. l. de c. de 7 72 hdh.j situé au pied des montagnes du Héné| à la source de l'Arguenon et de ta Hance, olfre plusieurs maisant en pierre, du commencement du xvii'' s.

Ce villagt^ a donne naissance i\ Simon dit de CoUiiiée, célèbre imprimeur qui épousa la vt uve du dernier des Estienne, fut l'inventeur des caractères italiques^ et mourut à Paris, en

Des hauteurs de Collinée, on aiierçoit : au S. . les vastes landes de Samt- Gilles-du-Méiié , Vrr/Jise de Saint- Gouéno (1486 liab.), récemment re-

construite dans le stylo du xiv*' s. ; à l'E., la forêt de Boquen et le bois du Parc, où s'élèvent un château et une chapelle près de laquelle on remarque un sapin de 35 mèt. d^élévation e< d'une grosseur prodigieuse, et unchêne gigantesque (10 mèt. de circonréreace),dit la QueaouiUe de Madame.

Une autre route relie Moncontour à (IG kil.) Id station d'Yffiniac {V. li. p. 112).]

A 5 kil. environ de Moncontour, on laisse à (2 kil. de la route) Plemif (2946hal).), rni se voient ^es ruines des châteaux de l aunay-Coiiot et de Vauclair ^ deun. iutnulif un menhir de 7 mut. de circonférence à la base, une encstule fortifiée et une fontaine curieuse. La route traverse ensuite les landes de Phanton, où elle atteint 2f)o mèt. d'allit., au signal de Fontaine, avant dQ descendre dans la vallée au Lié.

36 tûl. Le Pùnî-Gampt ancien hameau de 308 hab., devenu le centre communal de Plouguenast , ch. A. de c. de 3610 hab., situé sur la et à 2 kil. de la route. Véglise de l'iouguenast, aujourfriiui simple ehapeîie de secours, a conservé deux fenêtres du zvi* s., ornées de verrières.

Franchissant le Lié, on monte de nouveau, en décrivant de nombreui lacets, à travers des landes.

29 kil. Saint-Théo, hameau.

32 kil. La Croix-Jarlel, iiaineau situé à 231 mèt. d'altit- et dépendant de 2a Mc$te (3362 bab.), village qui se montre à dr. (1 kil.). Vigliu de la Motte (174fi) renferme un beau maltre-autel en marbre, à 200 m't. dti bourg se voit une motte (12 niét. de haut sur 100 mèt. de circuit à la l>a>e), entourée de fussés proroads. Au delà de la GroixWartel, la route descend an pente doi^ce jusqu'à la vallée de roust. Au loin, sur la g.^ s*étend la

forêt de Loudéac.

40 kil. Loudéac, ch.-l. d'arrond.

du départ, des Cotes du-Nord, ancien

...... ^le

[ROUTE 68] MONGONTOUR. — LODDÉAG. 475

membre du duché de Rohan, V. de 6072 hab., située à 160 mèt. d'altit., au point d'intersection de plusieurs routes qui y forment des rues bordées de jolies maisons modernes. Loudéac n'était, au x* s., qu'un simple rendes- vous de chasse, appelé LoudiaU Son histoire n'offre d'autre événement digne d'ôtre mentionné que le combat que les Royaux et les Ligueurs se livrèrent devant ses murs en 1591. Suivant la tradition, le plus fort de la mêlée eut lieu aux Trois- Croix, à moins d'un kil. de la ville.

Véylise Saint-Mcûlas, de construction moderne ( 1728-1759) , est surmontée d'un clocher inachevé d'où l'on découvre un vaste horizon. Le m&ftro-autel est orné de quatre colonnes et de deux anges adorateurs attribués au sculpteur Corlay.

Loudéac est avec Uzel et Quintin, le centre d'une importante fabrication de toiles, dites toiles de Bretagne. — Cette ville a donné le jour à Eon de rStoile, célèbre sectaire du xii* s.

Sur le territoire de la commune se voient : les chapelles de Noire-Dame des Vertus (1693) et de Saint-àtaurice (tableau sur bois de 1678, représeatanL U sainte Famille) ; les restes du chéUeau de la Fe^ilUe et ceux du manoir de la VilU-Àiuirain. flanqué d*une tour percée de meurtrières; des retranchements attribués à l'époque gallo-romaine et la hutte Cojeau^ qui porte une enceinte fortifiée, entourée de fossés.

jj^ forêt âê Loudéae, d'une contenance de 2700 hectares enviroii , est peuplée de chevreuils, de cerfs, de loyps, de blaireaux et de repards.

[Une route, longue de 60 kil., relie Loudéac à Montauban de pretagne, Station du chemin de fer de Rennes & Brest, en passant par (30 kil.) Herdrignac et (^7 W ^int-tf éen (F. R. 3, p. 107).

Une deuxième route, longue de 9 kil., fait communiquer Loudéac avec

laChèze, ch.-I. de c. de 397 hab. , situé dans la vallée du Lié. La Chèze doit son origine à un château du xiii*-' s. , dont il nercbLeque des ruines. L'église de ce village date du xviu's.

A 2 kil. au I^. de ^ Chèze. dans un site charmant de la vallée du JÂéf se voient les restes de ïahbaye de Lantenac. fondée en 1149 pir Eudes de Porlioël. Il ne subsiste (]ue qunlques piliers de l ancienne maison ibbatiafe et des débris d'un cloître construit au xvii» s.

V église de laFerrière^ v. de 691 hab!

(4 kil. à l'E. de la Chèze) , est ornée d'admir.ibles verrières du xvi* s., restaurées aux frais du département et représentant la Vie de la Vierge.

la Perrière dépend la lande de la Verga (1 kil. S. de la Ghcze), où se voient les vestiges d'un camp attribué aux Romains.]

Oe toudëac & Carhaix, R. 74.

La route franchit i'Oust à 6 kiL de Loudéac, et, quittant le départ, des Côtes-du'Nord pour entrer dans celui du Morbihan, elle croise la rigole qui porte au canal de Nantes à Brest les eaux du réservoir de Bosméléac.

A8 kil. Saint-Gonnerij, v. de 579 hab., situé au N. du canal de Nantes à Brest, près de la rigole, doit son nom à un solitaire de la Grande-Bre* tagne, qui se bâtit un ermitage dan^ la forêt de Brenguilly (au S., au delà du canal) et (jui mourut <m s., prés de Tréguii'r. Le château de CarcadOj à 2 kil. à dr. de la route , sur le territoire de Saint-Gonnery, a vu naître Jean le Sénéchal, btK>n de Carcado, tué i la bataille de Pavie en 1 525 , en couvrant de son corps Françûis I*"".

Après avoir longé à g. le canal de Nantes à Brest, on le croise près de

54 kil. Saint' Géran, v. de 954 hab.

(à dr.). Sur la dr. , se raccordent ensuite successivement les routes de Saint-Brieuc et deGuingamp àNapoléonvillo.

62 kil. Napoléonville (R. 71).

Digitizeo lj vjOOgle

47e DE SÂINT-BRIB0G Â

NAPOLÉOKVILLE. [ROUTE 69]

DE SAINT-BRIEUC A NAPOLfON-

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