VILLE
68 kil. — Route do voitures. — • Sorv. de corresp. jusqu'à QlQ kil. )QuinUn. — Prix unique, 2 fr. — ChemiD de fer eo cooetruetion.
Croisant le chcmiû de fer de Paris k Brest (R. 3) près de la gare de Saint-Brieuc, la roate se dirige vers
Te S. et traverse, au Petit-Pont ^ un affluent du Gouët^ avant de laisser à dr. (l kil.) Ploufragan (2604 hab.), puis le château des Châlelets^ qui a été reconstruit vers 1780, après avoir lervi pendant plusieurs siècles de maisons de campagne aux évêques de Saint- Brieuc.
8 kil. Saint-Jnlien-de-la-Côte, V. (le 709 liai)., doit son surnom à un chdleau du xvi" s., bâti à l'O. du viU lage et dans lequel on remarque un magnifique escalier. — A3 kiU de Saint-Julien se détache, à g., la route qui conduit directement à (11 kil.
de la bifurcation) l'Hermitage, par (2 kil.) Plainlel (2981 hab. ; château de Saint-Quihouety converti en hôpital; restes du manoir de Crapado).
Sn suivant cette route, on gagnerait 6 kil. ; mais les voitures de correspondance desservant Quinlin, dont le chemin de (pv en construction doit aussi se rapprocliti , suivent une autre route qui descend dans la vallée du Gouët et franchit plusieurs affluents de cette rivière.
19 kil. Quintin, ch.-I. de c. de 3690 bah., est agréablement situé sur les bords du Gouët. Vue des hauteurs qui la (loiuinent. cette petite ville présente un coup d œil pittoresque. Tous ses édifices, parmi lesquels on dis* tingue le château et sou antique collégiale, s'étagent en amphithéâtre et dominent un bel étang, l'une des sources d'alimentation du Gouet ; de nombreux bosquets d'arbres forestiers encadrent des prairies protégées par une cein-
ture de montagnes. L'intérieur de la ville n'est pas aussi agréable : les rues eu sont toi lueusesetmal pavées.
La fondritron dp Quintin est attribuée à Geoffroi, dU BoiUerei, iiis puîné d'Âlaio, comte de Penthièvre, qui se croisa en 124S. Prise en 1S93 par les Ligueurs que commandait le duc de Mercœur, cette petite ville rentra, peu de temps après sous robéissauee de sou seigneur, grâce au hardi coup de main d*nn gMitilhomme nommé la GifTardière.
Le comté de Quintin, ai^rès avoir appartenu aux Rohan, aux iriTdntfort-La'nd et aux la Trémoille, fut vendu, en 1638, par Henry de la Trémoille, moyennant la somme de 480 000 livres, à Amaury Gouyon, marquis de la Monsseye, époux (rilciuietS' Crdhcrine do la Tour d'Auvergne, sœur de Tnrenne. Ce comté fut revendu, en 1681, à Guy-Âidonce du Dur> fort, sieur de Lorges, en Blaisois, maréchal de France, en faveur duquel Quintin fut érigé en duché-pairie en 1691, coiitinoé en 1706 sous le nom de Lorges, et posi>edé depuis 1 77 5 par la maison de ChoiseuK
Le 19 juillet 1795, une troQpe de 1200 ou isoo chouans, détachés de Quiheron, déboucha de la forêt de Lorges et se présenta au point du j ouf devant Quintin, dont elle réussit à faire sortir la garnison républicaine, composée uniquement de deux compagnies d'infanterie et d*nn détachement de ea?alerie.
L'église Notra-Dame ou de Saini" TkuriaUf ancienne collégiale, fondée
en 1405 par Geoffroi, comte de Quintin, et Béatrix de Thouars, son épouse, se compose de trois nefs sans transsept. On remarque le porche, pratiqué au-dessous de la tour de TO., el la maîtresse vitre rayonnante, masquée à TE. par une sacristie.
Les reliques de saint Thuriau sont conservées dans cette église, dan<î un buste en argent, de grandeur naturelle, coiffé d'une mitre; mais la relique la plus précieuse est un morceau de la ceinture de la Vierge, apporté de Jérusalem, après la croisade de n48, par Geoflirot, premier seigneur de Qnintin.
Cette ceinture est un réseau de fil blanc dont les mailles sont inégales.
On la faisait porter par un prêtre