D'AURAY A NAPOLÉON VILLE. LKOUTE
du beurre et une mesure de cidre.
Les bestiaux donnés à Saint-Nicodème sont ensuite mis aux enchères et achetés à des prix élevés, dans la conviction que leur présence dans une étable est un ffage de prospérité pour le reste du troupeau. Le produit de cette vente est employé en aumônes et particulièrement en prêts aux cultivateurs de la paroisse atteints dans leur aisance par un incendie, par la conscription qui leur enlève des bras pour travailler leurs champs, ou par une épizootie. Le pardon de Saint- Nicodème se ter-mine par un feu de joie. Un ange allume le bûcher nu raoyen d'un va-et-vient partant de la galerie du clocher dans lequel il remonte ensuite, lançant une pluie d'étincelles, aux acclamations des pèlerins.
La chapeUê ^Offil-inne, au S. de celle de Saint-Nieodème, sur la route de Pluméliau, est un édifice du xvi*s.
Au delà de Saint-Nicolas, le chemin de fer repasse sur la rive dr. du Blavet, dont les bords sinueux continuent d'être très - pittoresc^ues; il longe ensuite les ruines du ehdkau de Rimaison et son moulin élevé en 1550; puis il arrive à la garts deNapoléonville par la rive g., en traversant la rivière à l'entrée de la ville.
55 kil. Napoléonville (hôt. : Grosset, propre et recommandé; des Voyageurs; — libraires î Le Buxulier;
Le Gall; Le Maître). ch.-L d'arr.
du départ, du Morbihan, V. de 8146 bab., est située sur le Blavet, au point où cette ri^if're se bifurque avec le canal de Nantes à Brest. Elle forme pour ainsi dire deux villes distinctes : Pontivy, au N., avec ses rues étroites, bordées de maisons anciennes; Xapolénnvillej au S., avec ses rues huges, tirées au cordeau.
Napoléonville ne consiste Ktièro qn'(;n casernes, sur la rive dr. du canal, et en édifices de l'administration civile, sur la rive g. « De loin en loin, dit M. Pol de Gourcy, on voit errer un
soldat sur rberbe qui verdit la place Napoléon; pour animer cette place, on devrait y mener paître les chevaux de la garnison. Ils trouveraient môme des fourrages dans les rues.
En 1864, léguât (TArcole était cultivé en trèfle, la rue de LunéviUe^ ensemencée de pommes de terre, et la rue de MarengOf de baricots et de petits pois^ Pontivy se transforme bien un peu, mais il a encore beaucoup à faire pour justifier le nom de Napoléonville. M Celte innocente plaisanterie à vivement froissé l'amour propre des Pontiviens.
Pontivy doit son origine à un monastère bâti au vn« s. par tânt Ivy, moine de
Landisfarne dans la Grande-Bretagne, qui, comme tant d'autres saints personnages, vint à cette époque s établir dans i'Armorique. Ce monastère, titné sur le territoire de laparoîsse du Cohazé, aujourd'hui simple chapelle, dut précéder le château des Salies sur le Biavet, possédé de temps immémorial par la maison de Roban, et brûlé, en 13*2, parle comte de Northampton, c;énér.al nnfïlai», auxiliaire du comte de Moatfort. L'emplacement de ce chàtean fbt donné* en I4S7, par Alain ix, vicomte de Rohan, pour y bâtir an monastère, à des frères mineurs observantins, à la charge de lui fournir, tant à lui qu*ft ses suGCessenre, cent anguilles par an. Alain de Rohan mourut en liGî, laissant, de son second mariage avec Marie de Lorraine, Jean, vicomte de Rohan, marié la mèoie année à Marie de Bretagne, fdle du duc François c'est à Jean de Rohan qu'est due la conslruct ion , en i^iSS, du château actuel de Pontivy, qui n a marqué par aucun événement militaire consigne dans l'histoire. A la création du duché-pairie 'ie Rohan < ri i6o3, Pontivy devint le preaner âiége de celte juridiction dont relevaient cinq membres parMcnliers, Loudéac, la Chèze, Rohan, la Trinité- Porboët et Goarec.
La ville de Pontivy avait pris assez de développements an xvii« s. pour être compri.'^o dans les quarante-denx villes de Bretagne qui dépotaient aux États de la Province. Elle envoya pour représentant à la dernière de ces assemblées en f7S9f Tavocat Boullé, cni siégea ensuite à l'Assemblée constituante. La ville acquit bientôt ont certaine importance politique, sa position oentrato l^sjnmt fait cMsir^en
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