‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 195 sur 257 · BOUTS · texte numérisé non relu

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janvier 17^0, comme lieu de réunion des dépotés des jexmê» ^toyem actifs, aptîartenant aux provinces de Bretagne et d'Anjou, lis se rétmirent à Pontivy au nombre de 140, BOUS la présidence du jeune Monan, alon pré¥6t k l'École de droit à Rennes, jurèrent solennellement un pacte fédératif et envoyèrent de nombreuses adresses au roi, aux ministres, à 1 Assemblée nationale, au général la Fayetto et jusqu'à la garde nationale de Montélimrirt. Un décret de l'Assemblée nationale pres- «crivit l'envoi à toutes les communes de Fnneo dn fiaote fédératif de Pontivy, origine dt la gnode fédération da Champ de Uars.

Une nouvelle asaemblée générale des députés de 168 TlUeB ou bourgs de Bretagne et d'Anjou se réunit \ Pontivy au mois de février 1790, pour aviser au moyen de calmer l'agitation qno Ttiécation des décrète de l'AssamUée nationale avait fait naître dans les campagnes. A l'occasion de la levée de 300 ooo hommes, ordonnée par la Contmtion en mars 1793, la commune de Pluméliau donna la première, dans le district de Pontivy, le signal de la résistance. Dix-sept gardes nationaux furent toés sur place, et lee antres, mis en fuite, ne parvinrent qu'à la nuit à PontiTy, après avoir couru mille dangers.

Le lendemain lâ mars, la ville fut in- ▼estie de trois côtés à la fois et ses antres issues fermées par plusieurs milliers de paysans. Us avaient même pris soin de distribuer, de distance en distance, des eotpede reserve poarles sontenîr en cas d'échec. Les insurgés voulurent d'abord parlementer, et, s'étant saisis de deux voyageurs, ils en envoyèrent un à Pontivy demander qne lee habitants livrassent leurs armes. Cette proposition ayant été rejetée, l'attaque commença aussitôt et dura près de cinq heures. Pontivy, outre sa garde nationale, renfsrmait un détachement du 109» régiment de ligne. Les assaillants revenaient à la charge avec nne sorte de rage, sans s'étonner des pertes quils épronvdent, et la ville eût infailliblement succombé, malgré la réristance de ses habitants, si elle n'avait été seeonme par Iss gaides nationales survenues à la hâte de Loodéac et de Ouéméné et par des gendarmes à cheval accourus de Josselin. Ces renforts mirent les paysans entre denx fenx et les dis* perserent.

La position de Pontivy au milieu des paroisses insurgées de la Bretagne et la néceitité d'y centniîier dee ferces oonii-

dérables qui pussent se porter rapidement sur un point quelconque de la côte pour empêcher le renouvellement de tentativae comme celle de Quiberon, inspirèrent, en 1802, Tarrété des Consuls prescrivait la constmetion de casernes & Pontivy, puis la canalisation du Blavet jusqu'à la mer. Devenu empereur, Bonaparte étendit les

Srojets qu li avait consus sur Pontivy, en écrétant de Milan, en I80S, la création d'une ville nouvelle au S. de Pontivy, dont il changea le nom en celui de Napoleûnville. Des fonds considéi'ables furent affectés à tons ces grands travanz; miUe ouvriers furent employés à la canalisiiîon du Blavet; les monuments publics furent entrepris, mais suspendus par les revers des dernières années de l'Empire, Ils n*ont été achevée <ioe depuis laso.

L'église Noire-Dam e-de-la-Joie

(vieille ville) est un édifice du style ogival de la dernière époque. La nef se termine à l'O. par une large tour carrée bordée d'une galerie flamboyante, flanquée de clochetons et sumontée d*oa second étage dont ramortissement est en ardoises. Une tourelle, à g., renferme la cage d'escalier. A la base de la tour, s'ouvr^^ un portail divisé par un trumeau en deux baies à anses de panier, avec archivoltes en talon. Ces baies sont accostées de pilastres ornés* de sculptures réticulées et de torsades. On distingue sur les pinacles les macles de la maison de Rohan, qui se voyaient, en outre, sur deux écus en bannière aujuurd'hui martelés. A l'intérieur, le carré central est seul voûté en pierrej , ses arcades et celles de la nef retombent sur des colonnes cylindriques sans chapiteaux. Une plaque de marbre, à dr. du maltre-autel, marque la place où repose le cœur du général de Lourmel, né à Napoiéonville et tué devant Sébastopol.

Près de la gare, s'achève la construction d'une nouvelle éfgftoe ogivale, très-simple, composée d'une nef, de deux bas c6tés, d uu transsept, et surmontée d'une tour. Devant la façade s'étend un porche.

' LaLchapeUedBVhospiceconsêrvtntïe relique de saint Germain d'Auxerre,

NAPÛIiÉOKVILLB.

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