‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 197 sur 257 · ROUTE 71] GUÉMÈNÉ-SUR-SCORFF · texte numérisé non relu

ROUTE 71] GUÉMÈNÉ-SUR-SCORFF

des OliTiers' jusqu'à la descente de

croix, et au ba<; cette incription :

« En l'an 1552 fut faict cette vitre : et fut l'ouvrier Jean le Flaman. »

Les deux fenôLres S. de la nef ont aussi des verrières à sujets, où les donateurs, appartenant à la maison de Rohan, sont reconnaissables à leurs armoiries. La chapelle de la Vierge, au N., renferme en quatre ■panneaux : l'il nnoncia/îon, la Nativité, la Circoncision el V Adoration des mages. Le grand prêtre, coiffé de sa mitre, préside à la Circoncision, debout derrière une table sur laquelle il a posé ses lunettes, et reçoit l'enfant Jésus des bras de sa mèrej saint Joseph, un cierge à la main, éclaire la scène. Les deux côtés du chœur sont tapissés de fresques représentant, d'après les légendes, la Vie de saint Ménadec. Une des mortifications de ce bienheureux était de fléchir les genoux mille fois le jour et auLrtfjt de fois la nuit pour adorer Dieu, ce qui donne 83 à 84 génuflexions par heure. Sa chapelle est un lieu de pèlerinage assez fréquenté; le chef de saint Mériadec y est conservé, et Ton y montre une cloche en cuivre battu nommée bonnet dr saint Mériadec, qui passe pour lui avoir appartenu; on la sonne snr la tète des personnes affligées de surdité. La cloche de Saint-Mériadec, surmontée d'une poignée ou anse, a, comme les campanes (ju'on suspend, au mu des mules quatre côtés ou iactt.. Sur Tune de ces faces, sont écrits de haut en has les mots : Pir îvrfie isHy qui appartiendraient, suivant H. de La Villemarqué, au premier âge de la langue bretonne et se traduiraient par suaviter sonans et tu (tu sonnes agréablement).

Laissant ensuite à dr. le château de Beawregard et la route de Carhaix (ft. 75), la .route de Guéméné traverse (21 kû,) Locmalo, v. de 1326 hab.

22 kji. Guéméné-sur-Scorff, ch.-l.

de 0. de 1672 hab., n'était d'abord

qu'un simple château, sur le territoire de la paroisse de Locraalo. Ce chftteau, flésip:nô dans les plus anciens titres son^ le nom de Guéméne-Guégant.

devau son origine à un seigneur nommé Guégant, qui le fit bâtir vers ran 1022.

Le château de Guéméné, reconstruit à la fin du xv» s. par Louis de Roban, l'un des seigneurs qui s'unirent en 1484 contre Pierre Landais, favori du duc, appartenait au moment de la Ligue à Louis de Rohan, duc de Montbazon, pair de France, lorsqu'il fut attaqué par un fort parti de Ligueurs. Les Royaux qui défendaient la place purent toutefois s'r maintenir, et les tentatives faites pour s'en emparer se constatent par le grand nombre de houlets en pierres que l'on retire des terrains environnants.

Le 9 pluviôse an m (29janv. 1795).

les avenues et les hauteurs de Guéméné se trouvèrent avant le jour envahies par les Chouans. La ville était gardée par une compagnie de grenadiers, dont le poste, puis la caserne, furent successivement forcés. — Julien Guillemot, frère de l'intrépide roi de Bignan, fit une nouvelle tentative sur Guémén*^ pendant les Gent- Jours et s'empara du château.

La forteresse de Guéméné, démantelée sous Louis XIII, restaurée au XYia* s., est aujourd'hui en ruine.

Elle présente encore les traces de neuf tours, dont trois carrées, construites en pierres de grand et moyen appareil.

On arrive à l'entrée du pont par un portail en plein cmtre, accosté de pilastres à pinacles et surmonté d'une archivolte en talon, A l'autre extrémité du pont, s'ouvrent la porte prin* cipale et sa poterne.

Des couloirs et des escaliers à vis sont pratiqués dans l'épaisseur des murs, qui varie entre 2 et 4 mét Une petite salle, dans un pavillon, a conservé sa voûte à nervures dont la retombée repose sur des mascarons disposés dans les angles. L'intérieur des

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