DE GUINGAMP A GARHA1X« [BOUTS
pièces dont se compose le cliâteau est. d'ailleurs dépourvu d'omemeiUs , à l'exception des cheminées. jLes piedsdroits qui soutiennent leurs chaml>ranles sont cannelés avec frise sculptée en palmettes. La cour intérieure, transformée en jardin, est entource d'une galerie en pierre en partie renversée, ainsi que les murs de la chapelle, qu'un devant d'autel rappelle seul aujourd'hui. A la base d'une des tours, on remarque l'entrée d'un souterrain obstrué, qui i^r iît se diriger vers Véglise de Notre-Uame de la Fosse, Cette église, à laquelle les seigneurs de Guéméné avaient attaché un chapitre de chanoines approuvé par une bulle de 1529, n'offre aucun intérêt, et, à l'exception du château, on ne peut signaler, à Guéméné, que la colonne élevée à Tune des illustrations ds cette ville, l'enseigne de vaisseau Bisson, qui se lit sauter avec son navire en 1827, plutôt que de se rendre à des pirates grecs {V. p. 559). Cette mort héroïque est rappelée par une inscription sur l'une des faces du dé qui porte la colonne et on lit sur une autre face :
« Mort en héros pour son roi et pour la patrie, ?fs amis le pleurent; la France le regrette et iea frères d'armes envient son sort. *
Une seconde route, longue de 25 kil. environ, conduit à Guéméné par <7 kil.) le hameau de Kerlulue et (14 kil.) le V. de C««m (3229 hab.X, renfermant la chapelle de Notre- Dame de Quelven, Cette chapelle (à g. avant d'arriver à Guern) est surmontée d'une élégante flèche en pierre, reconstruite depuis 1837 dans le style flamboyant. Le chœur est orné de galeries en pierre, et les fenêtres, à tympans fleurdelisés, ont con»
servé leurs verrières du m* s.
Dê Napoléon ville à Rennes, R. «6; — à Lamballe, par Loudéac, R. 6S ; — à Saint-
Brieuc, R. G9; — à Guingamp, K. 70; — à Carhaix, R. 75*, — à Yanae», par Locminé, R. so.
DE aUlNfiAMP k CARHAIX.
50 kïL Route de Toitures. — Serr. de correip. — Prit nnlqae, s tr.
Après avoir croisé le chemin de fer de Paris à Brest (R. 3), la route, se dirigeant vers le S. 0., s'élève par de nombreux lacets et atteint 216 mèt, d'altit. au hameau de KerUmgardf à 1 kil. en deçà de
9 kil. MousteniSyT. de 1186 hab.
L'église paroissiale était jadis la chapelle du château de Vhle, dont il ne reste que des ruines.
On remonte la rive g. du ruisseau du Bois-de-la-Hoche , affluent du Trieux.
15 kil. Keriion, ham. situé à262 mèt.
d altit. et d'où se détache, sur la g,, une route qui dessert (3 Idl.) Ponl- MeheM (1503 hab. ; eimêtiire entouré de frênes remarquables par leur grosseur et leur élévation ; chapelle d^une ancienne commanderie de Malte) et (6 kil.) Pestivien (1450 hab.). « La chapelle de Nolrc-Danu-de-Balaiy devenue réglise paroissiale de Pestivien {Breta§M eontemjwrotne), offre un mélange du style ogival et de la Renaissance. Sur les murs extérieurs de la sacristie, se voient d'admirables sculptures en granit, qui représentent des squelettes accomplis^nt diverses fonctions de la vie. On reste stupéfait devant ces figures hideuses et Ton ne sait si c'est la mort ressuscitée ou la vie qui se retire. Une inscription conserve la date de ce chef-d'œuvre et I le nom de son auteur: « Le troisième jourd'avnl, Tau 1552, fut commancée faire ce segreterie par Fouquet Jehannou, maistre de Toeuvre. » Dans le cimetière s*élève un beau calvikife en granit. — On franchit le ruisseau de Pontmur.
r,\ kil. Sur la dr. , à 28.1 mèt.
d ailit., se détache la route de ^5 kii.) FlougouKer (4131 hab.), où Ton remarque un beau clocA«r de lA68y une
IROUTB 7£]
GÀBHÂIX
chapelle dite la chapelle Neuve (xv et XVI* s.) , d'un caract^^e tout à fait original, en raJson de sa forme circulaire, les ruines des chd$eam du Cludon et 4€Kem4noy et trois itemgu, dont Tun, « celui de Kemnex^ est ea hiver le rendez-vous de nombreux oiseaux de passage.
On laisse à dr. le chéfpn u de Launay, près de la source de i liière, qui coule parallèlement à la route, à 1 kil. de distance. Sur la g., un autre cours d'eau décrit de nombreux méandre!^.
Au delà do ^27 kil.) chapelle Sainte- Tréfine , on descend vers l'Hière, que Ton franchit ainsi qu'un de ses affluents, en arrivant à
30 kil. CaUae, ch.*!. de c. de 3361 hab. Ce bourg doit son origine à un château fort, démoli en 1593. Les foires de Callac sont très-importantes; il s'y vend un grand nombre de bœufs gras.
[Callac est relié à Morlaîx par une roule d'environ 38 kil., qui dessert (i3 kil.) iannéanou (1039 hab.) et (28 kil.) Flougonven (427G hab.).
Une autre route, d'environ 13 kil.
de longueur, relie Callac à Maèl-Pestivien (1432 hab.), dont les environs sont couverts de pierres erratiques affectant le plus souvent une forme arrondie. « Au-dessus d u n o vallée marécageuse, dit M. Henri Martin, et d'une lande oii sont épars les débris d'un double et peut-être d'un triple cromlech, ou cercle druidique, d'une grande étendue, un spectacle majestueux frappa mes yeux. Un groupe d'énormes blocs, dessinant une espèce d'enceinte, couronnait une colline.
Ces masses ne portaient aucune trace delà main de l'homme, mais elles étaient dominées par une autre masse qui ne saurait être l'ouvrage de la seule nature : c'étaient deux piles colossales, formées chacune de trois rochers superposés, vraies colonnes de Titans, qui attestent l'audacieux génie des Celtes primitifs et la sauvage grandeur des croyances exprimées par de telles œuvres, car on ne sau-
rait douter que ce ne fût un monument religieux.
«A i kil. de là, près du munoirde Kerrohou, un bois couvre les pentes d'une colline couronnée, comme la précédente, d'un groupe de grands blocs arrondis. 11 y a là encore deux imposants piliers bruts commandant un vaste paysage; mais ils ne se composent chacun que de deux roches, au lieu de trois. Un autre bloc, tout à côté, montre une saillie, une sorte de bosse travaillée de main d'homme. J'en avais vu deux pareilles sur le grand menhir de Plouarzel, et la môme superstition s'y rattache.
Les femmes stériles viennent encore les toucher pour faire cesser leur stérilité. x>]
La rouLê franchit deux fois l'Hière, qui coule dans une étroite et pittoresque vallée; puis, croisant plusieurs affluents de cette rivière, laisse à 1 kiL sur ladr. Carnoët (2125 hab.; cfiapelle de Saint-Gildas , dont les rampants grotesques et les restes de verrières attirent Lattention).
On passe du départ* des Côtes-du- Nord dans celui du Finistère^ avant de franchir de nouveau THière au hameau de SaiiUe-CaOierinej à 3 kil.
de Carhaix.
50 kil. Carhaiz (hôt. de la Tour-
d'Auvergne), ch.-l. de c. de 2365 hab., situé à 141 mèt. d'altit., sur une hauteur de la rive g. de l'Hière (beau point de vue), et à 3 kil. au N. du canal de Nant^ à Brest, est une petite ville aiijourd'hui bien déchue de son ancienne importance.
Ctrhaiz passe, en effet, pour avoir été, sous le nom de Vorganium, la capitale des Ommtt, l'an des peuples de l'Armorique qui prirent part à la guerre des Venètes contre César. La aiasse de déhris antiques qui couvrent, pour ainsi dire, le eol de Carhaix ; sept voies romaines, parfaitement reconnues, qni, rayonnant de cette ville, la mettaient en communication afee es localités le? pîus importantes du littoral Osismien, les médailles du Haot et du Bas- Empire, extndtes des jardins bordant
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DE MORLÂIX A CARHÂIX. iHOaTE 73 j
les mnrs de l'ancien chAtcao, pronveraient que les Romains s'étaient établis à Carhabr dès le eommeneement de notre ère.
Lors de leur expulsion, au v« s., Vorganium perdit son rang de cité, r^ippelé toutefois par le nom de la paro;sbè de PloQgoer (Pltbê YiUm). Caiitaix flt alors partie du royaume de Cornonaillc, fondé parGrallon, et devint la résidence d'Ahes, ûiie de Grallon, qui lui imposa son nom «etoel de Ker-Ahès (ville d Ahès), dont le nom français n'c^t qnn In contraction.
C'est à la même princesse que sont attri* baées les voies romaines partant de Carhaiz^nommées Hent-Ahès (chemin d'Ahès).
Carbaiz devint ensuite la capitale du comté de Pober, démembré de la Cornonaille, vers 590, par Comorre, et fat réunie, au x* s., au domaine ducal par Alain Barbe-Torte.
Carhaix fut prise et reprise par les troupes de Jean de llontfort et eules de Charles de bîqîs, de 1341 à 1S47, et par du Guesciin en personne, en 1363. Les Royaux et les Ligueurs la saccagèrent successivement en 1590 et 1593. — Cette ville est la patrie de la Tour d'Auvergne- Corret, premier grenadier de France.
La ecUégittU de Saint -Trémeur,
commencée en 1529 et terminée en 153.'). est surmontée rVyne belle tour cari ée de 45 mèt. de hauteur, qui s'élève au-dessus d'un riche portail délicatemeiit décoré dans le style flamboyant. Sur les vantaux de la porte 0, sont représentées la nie et la mort de saint Trémeur, décapité par son père, le tyran Comorre (ces sculptures sont aujourd'hui vermoulues). A l'intérieur; les stalles des anciens chanoines/avec leurs accoudoirs et leurs miséricordes sculptées, ont été malheureusement mutilées.— LV^lwe des Augustins (1416) sert de magasin à fourrages. — L'église de Plouguer, faubourg de Carhaix, est romane, à. l'exception du clocher rebflti en 1746.
Vhôiel de ville, ancien Auditoire^ renferme dans la salle des délibérations, qui sert atissi de «aile de speclaciu cl de bal, le portraii de la Tour d*Auvcrgne, en uniforme d ofiicier au régiment d'Angoumois. On y montre aussi unécrin qui renferme une dent, des cheveux, une épingle à cheveux
et des boutons de puêfro provenant de rcxhumation du corps de la Tour d' Auvergne, ordonnée par le roi de Bavière en 1837.
Carhaix renferme plusieurs maisons anciennes, chargées d'ornements , bizarres ; mais la maison qui rappelle le plus de souvenirs est c^lle ou naquit, en 1743, Théophile-Maio Corret de la Tour d'Auvergne.
La statue de ce héros, inaugurée en 1841 f orne la place du Champ-^ Bataille et domine un magnifique amphithéâtre limité par les montagnes de la Curno laille. Cette statue en bronze, œuvre de Marochetli, représente le soldat-écrivain en uniforme de simple grenadier de la République, pressant sur son cœur le sabre d'honneur qu'il vient de recevoir du premier Consul. La sfntiic est pinrée sur un piédestal en granit, orne de basreliefs en bronze dont voici les sujets:
— au S., la Tour d'Auvergne sauve un soldat blessé (1776); — ftPO., tt enfonce les portesdeChambéry (179?) ;
— au N., il prend congé des époux le Brigant. dont il va remplacer le fils à l'armée (1796;; — à i"E. il est tue à Oberhausen, en Bavière, d'un coup de lance au cœur (1800).
Le premier et le troisième bas-reliefs, très-inférieurs aux autres, ne sont pas l'œuvre do Marochetli.
Le seul commerce de Carhaix est celui des bestiaux ; la foire de bœufs, qui y commence le 2 novembre et dure plusieurs jours, a conservé de rimportanoe.
De Carhaix ft Morlaiz, R. 73 ; — à Loo*
déac, R. 74 ; — à Napoléon ville, R. 75 ; — à Lorient, R. 76 ; — à Quimperlé, R. 77;
— à Quinaper, R. 78; — à Gkàteauiin, R. 70; -<* à Landameauy R* to.
ROUTB 73.
DE MORLAIX A CARHAI&.
41 Ul. — Route de voitures.
La route, se dirigeant vers le S., à travers un pays aride, laisse à g,, à
[R- 74] CARHAIX. — POULLAOOBN. — ROSTRENEN. 493
I2h mèt. d'altit., le de PUmrin (3218bab.), puis atteint 356 mèt. d'allit. en face du Cloître (1359 hab.),
sîdié sur la dr. (1 kil.). Le sommot de la longue côte de Coatanscours, ïua. des \ersants des montagnes d'Are, que Ton gravit généralement à pied, est i 366 mit. d^altit.
De ce sommet (16 kil. de Morlaix) couvert de landes, on descend dans des marais tourbeux au-dessus desquels s'élèvent, ;\ les rochers de Cragou mèl.), paiiaitement découpés et attirant les regards de fort loin. Ces marais donnent naissance à la petite rivière du Squiriou, qui se jette dans l'Aune eiifie les bois de Lestréxec et de Beurchoat. — Plus loin, sur la dr. (2 kil.), se montre Berrien (2100 hab.).
33 kil. U SquirioUf hameau de la c. de Berrien. — Après a?oir traversé les bois de la Lande et de HellaSf la route descend dans la valléede l'Aune, qu'elle franchit au moulin de Pon~ targorrec. A 1 kil. en aval (sur la dr.) TAune reçoit les eaux du ruisseau de Pont-Pierre, descendu d'Huelgoat {V. R. 80). Remontant ensuite jusqu'à 156 mèt. d'altit., on longe à dr. les établissements de la mine de plomb de {IV.i kil.) Poullaoïien (3380 hab.). « PouUaouen (la Bretagne contemporaine) offre un aspect triste et désolé par Taccumolation des cendres, des scories, des charbons et des bois pelés prêts à alimenter les fourneaux. Cet aspect s'assombrit encore par l'entourage des collines arides et nues qui forment comme une ceinture à la mine; tout y est solitude et abandon. Vers le sdr seulement, on voit asser un à un, sur la route de Caraix, des hommes à figure cadavéreuse, une ceinture de niir autour du corps et une lampe de fer suspendue à cette ceinture. Ce sont les mineurs qui rentrent chez eux après avoir passé la journée 1300 mèt. sous terre. »
L'objet principal de rcxploilation de la mine de PouUaouen est la galène ou sulfure de plomb argentifère,
mêlé de zinc sulfuré, qui s'y trouve dans une gangue de grauwack schisteuse. L*exploitation de la mine de Pal-
laouen, commencée dès le xv» s., a
été suspendue en J8G6. Il y a quatre puits principaux, dont le plus profond a 160 mèt. La galerie d'écoulement des eaux mesure 1624 mèt. de longueur.
Traversant un affluent de THière et dépassant à dr. (500 mèt.) Plounévezel (1030 hab.), on franchit au ^4 kil.) Petit- Carhaix , l'Hière ellemême, qui alimente le canal de Nantes à Brest, puis on gravit la cote de Carhaix (141 mèt. d'altit.).
43 kil. Carhaix (R. 72).
OE GAIIHAIX A LOUDÉAC.
69 kii. — Route de voitures.
A 4 kil. de Carhaix, après avoir laissé à dr. le cftâteau de Kerampuil^ possédé depuis par la famille de Saisy, la route sort du départ, du Finistère pour entrer dans celui des Côtes-du-Nord, dont elle traverse une partie accidentée.
C kil. Le Moustoir, v. de 874 hab., sur un ruisseau que l'on franchit, a pris le nom d'un monastère de moines augustins, dont les ruines existent encorb. La maîtresse vitre de Véglise (xvi* s.) représente diverses scènes de la Vie de Jésus-Christ, Au hameau de Pors-en-Place , se voient un tumulus et les traces d'un aqueduc romain qui conduisait ses eaux à Carhaix.
La route côtoie, jusqu'au delà de (11 kil.) QuehéUMf le canal de Nantes à Brest, dont elle traverseplusieurspetitsaffluents, puis elle atteint 216 mèt. d'altit. au hameau de (lô kil.) Landélasec.
21 kil. Rostrenen. cb.-l. de cant.
de 1626 hab., situé à 'jOO mèt environ d'adtit., sur une colline, offre un certain nombre de maisons anciennes et était le siège d'une im-
494 DE GÂRHÂIX Â LOUDÉAG. [tlOUTE 74}
portante baronnie , appartenant au xviii'^ s. au prince de Lorraine-Elbeuf.
Lcylise, aneieime collégiale, fondée en nS5 par Pierre de Rostrenen^ présente une masse assez importante.
Elle est snus le vocable de Notre- Dame du Roncier, vocable qu'expliquent le nom breton de la commune qui signifie le tertre épineux et la tradition d'après laquelle une statue miraculeuse de la Vierge y aurait été dé- COuverte sous des ronces. Le porche S.
de cette église ofTre de jolis détails du xvr <. : la nef et le carré central apparliennenl au s. L'intérieur est orné d'une Assomption d'Olivier PerriU; peintre, natif de Rostrenen, et d'im tableau donné en 1846 par le Toi Louis - Philippe. On remarque, dans la petite chapelle qui s'élève h l'entrée du cimetière, un bas-relief représentant la Passion.
La forteresse de Uostrenèn, renversée pendant les guerres de la Ligue, a fait place à une maison moderne occupée par la mairie et parles filles du Saint-Es]»rit.
Rostreneu a \ u naîLi'e le P. Grégoire de Rostrenen, capucin, auteur d'un dictionnaire fran çais-breton, imprimé pour k première fois en 1732.
Le hùù de Savfd-BUène^ ou coule une fontaine consacrée à cette sainte, est un joli but de promenade,
[k 7 kil. à PO. de Rostrenen dans la c. de Glomel (3450 hab.) est établi le bief de partage des bassins de l'Hière et du Blavet pour l'alimentation du canal de Nantes à Bi est. La tranchée reçoit les eaux de Vétang de CoroHf situé a iib mèt. d'altit., au S. S. de Glomel. Cet étang, d'une surface de 76 hect., forme une réserve de 2170000 mèt. cubes d'eau. Au v.
du Menhir (au N. de rétanpr). on voit une pierre druidique d'une hauteur de 8 mèt. 60 cent., dont le poids est évalué à 83 0U0 kilogr.]
De Rostrenen à NapoléonYllle, R. 75.
26 kil. PUmguernévelt c. de 3534
hab. , possède un petit séminaire fondé en 1609 par le recteur Picot de* GoeUiual, dont le tombeau armorié' se voit dans le cimetière. Desirestiges d'une antique forteresse existent encore à 1 kil. ]/2 au N. E. du bourg, près du château moderne de Coethual. — La route, se rapprochant du canal de Nantes à Brest, descend à
SI kU. Gmuirm^ cÏL-h de cant de 87 r hab., situé dans une vallée fertile, au conOuent du canal et du Blavet, que l'on y franchit. Sur la place qui occupe le centre du bourg, s'élève une halle en bois de grande dimension, construite, dit-on, à la fin du XVII* s., par les princes de Rohan. Du pont jeté sur le Blavet, on découvre de jolis points de vue.
A g., au sortir de Gouarec. se détache une route conduisant, par (1 kil.) nosqvelfin (149 hab.), à (5 kil.) Laiiiscat, v. de 1533 hab., qui possède une é^H$€ de 1691 , ornée de peintures de la même époque {fie de saint Gildas).
Descendant dans la vallée du Blavet et du canal de Nantes à Brest, on en suit la rive g. jusqu'au hameau de Bonrepos. Jusqu'aux environs de Mur-de-Bretagne, le canal coule dans une vallée étroite, sinueuse et encaissée, qui offre des sites pittores»
ques. A g. de la route se montre le château de Liseuts, bâti au pied d'une colline de 249 mèt. d altit. Les hauteurs de la rive opposée portent les bois de Gouarec^ deVAhbaye, du Fao, et la fofH de QtUnécan» Cette dernière, d*une contenance de 3600 bectares, s'étend sur les communes de Cléguérec, Saint-Aignan, Sainte -Brigitte. Perret et Plélauiï (K. 75).
Dans la partie N. de la forêt, le long du Blavet, régnent deux cbalnous de collines très-abruptes, atteignant 256 mèt. d'altit Elles sont traversées par des gorges étroites presque impénétrables et parsemées d Apres rochers grisâtres, tellement minés à la base qu'ils semblent sur le point de crouler. Sur la rive
[ROUTE 74] GOUÂREG. — FORÊT DE QUËNËGÂN. 495
g. du Blavet, dautres gorges profondes et sauvages s'enfoncenl daiis la direction du N.; c'est la vallée agreste du Daoulas et la gorge de Giurel. Il s'y exploite de nombreuses carrières de schiste ardoisier, fournissaTit des dalles de dimensions exceptiomieiles.
A l'E. du Daoulas, que franchit (36 kil.) lu route de Carhaix à Loudéac, 8'élevût, près du confluent de ce ruisseau avecle Blavet, Vahbayede Bonrepos fondée, en 1 184, par Alain vicomte de Bohan, du consentement de Constaîice de Bretagne, son épouse; ils y furent inhumé» ainsi que plusieurs de leurs descendants. Les bâtiments de cette abbaye, qu'un frère du cardinal Mazarin tenait en commende en 1647, sont aujourd'hui dans un état non pas de ruine, mais rVaffligeante dévastation. Les débris de Téglise annoncent le xiii" s. ; le cloître et les bâtiments conventuels, privés de toiture, sont du xvni* s. Un écusson aux armes de François Allaire, abbé de Bonrepos en 1761, précepteur du duc d'Orléans (Égalité), est encastre dans la façade d une maison d éclusier, de Tautre côté du pont de l'abbaye.
Au delà de Bonrepos, la route, remontant sur les collines à g., s'éloigne du canal, qui atteint entre Bonrepos et Saint-Aignan l'un de ses points culminants (sur un très-petit espace, on compte 14 écluses). Pendant plusieurs kil., le Blavet coule dans son lit naturel parallèlement au canal; & l'angle que font ces deux cours d'eau ]»onr passer de la direction 0. E. à celle N. S., se dresse sur la îivc dr., vis-à-vis de l'écluse de Guciii'dan, un mamelon aride, dont la buse gigantesque, à demi rongée par les eaux, les a toutefois forcées de se replier sur elles-mômes pour l'étreindre brusquement. Le sommet du mamelon est formé d'un vaste cirque pierreux où ne po'i<^»*n( (jue des bruyères, dont les teinte-^ chaudes contraslent avec le vert feuillage des arbres se reflétant au pied, dans les |
eaux tranquilles du Blavet. On appelle ce promontoire Castcl-i inu^s.
[La forêt de Quénécan otfre de^ sites non moins curieux dans sa partie S. Les cantons nommes le Breil du Cb€tM et le Bnil de la Modeleim sont couronnés de rochers gi* gant^ues,. formés d'énormes blocs superposés presque régulièrement.
Ces blocs, [de grauwacke, de schiste talqueux et de phyllade tégulaire, surplombent les uns sur les autres de manière à faire craindre que des quartiers ne s'en détachent inopinément. I ":i ] ect lugubre d'une gorge profonde, traversant la forêt du S. au N. , loi a fait donner le nom de Stangen ihmrn (le vallon de l'Enfer). Ces lieux écartés devaient convenir aux mystérieuses cérémonies des. Druides, aussi y reste-t-il des traces de leur culte. Sur ]r territoire de Cléguérec (F. p. 496). un vaste dolmen, désigné sous le n(»m de ti-er-corriçjanet (la maison des Nains), se remarque dans un champ bordant le cheipin qui mène du v. de Boterhartx au v. de Gouvello. Les noms de parc-er-hé (le champ du Tombeau) et de henter-hé (le chemin du Tombeau) que portent le champ et le chemin voisins de ce monument, indiquent sa destination première.
AujEii" S., Alain, vicomte de Rohan, peupla la forêt de Quénécan de ch»
vaux arabes, au retour de la croisade de 1180. Olivier de Rohan, son fils,, donna, par charte de 1226, aux moines de Bonrepos la moitié de ces chevaux indomptés (dimidietatem ;umentovum indomitanm)*
Une enquête de 1479, sur les droits des vicomtes de Rohan, nous apprend aussi que le nombre de » bestes sauvages chevalines, en celle forest, qui par chacun an sont de grand revenu au dit vicomte par leurs poulains, » était alors de 600 à 600.
Cette race s'est perpétuée dans les chevaux dits de Gorlay (F. R. 10). J
40 kil. On laisse à g. une route