DE GÂRHÂIX A NAPOLÉONVILLE. [ROUTE
conduisant & (1 kîl,) Saini-Gelven (764 hab.), puis on dépasse la ehof^eZ^e
Saint-Golven (à dr ).
44 kil. Caurel, t. de 7G3 hab., exploite des ardoisières importantes.
48 kil. On croise la route de Guingamp à Napoléonville, à 1 kil. environ au N. de Mur - de - Bretagne (R. 70). 1800 mèt. plus loin, on traverse un affluent du Blavct.
51 kil. Carlan, hameau de Murde-Bretapne. — Sur la g. se montre (l kil.) SaitU'Gum (1028 hab.). A 1 kil. en deçàde Saint-Caradec, on franchit la rigole (6% kil. de longueur) qui porte au canal de Nantes à Brest les deux millions de mètres rubes d'e:iii que le réservoir de Bara ou Bosméléac reçoit de la rivière d'Oust, barrée près de sa source.
60 kil. Saint-Caradec (R. 69).->ia route franchit TOust, à 1200 mèt. de Saint-Caradec et monte en lacets vers
69 kil. Loudôac (R. 68).
ROirrs 75.
OE CARHAIX A NAPOLÉOMVILLE.
SS kil. — Route d« Toituns.
21 kil. Rostrenen ( R. 74).
La route, s'élevant par une pente rapide, atteint 264 mèt. d'altit., en face du hameau de LoemaHa (àdr.).
De là elle descend vers le S. £. jusqu'au hameau de (29 kil.) Kerlan, où elle franchit le canal de Nantes à Brest, à 130 mèt. environ d'altit.
Sur la g., à 2 kil. de la route et sur le hord du canal, se trouve, dans une agréable situation, le v. de Plélaufjf (1290 hab.), limité à l'E. par le bois de Gouaree (385 hectares), où se voient les restes d'un monument désigné dans le pays sous le nom de Bonnetliouge et dont l'origine n'a pas été expliquée.
Franchissant un des affluents du canal, on remonte à 261 mèt. d'altit., au (34 kil,) signal de Saint- Roch, puis à 268 mèt., près de (35 kU.) la
chapdù de Guerhmanéf qui attire de loin les regards. Cette chapelle dépend de Perret, v. de 704 hab., bâti à g. de la route et à l'E. duquel se trouvent Vétang df>s SaUes et le cftdtcau ruine du mèrnu nom.
Au loin, derrière Perret et le chAteau des Salles, s'étend la mte forêt de Ouénécan (R. 74), dont la route contourne Textrémitc S., en descendant vers Napoléonville.
A 2 kil. de la chapelle de Guerhmaué, la route passe du département des Côtes^du-Nord dans celui du Morbihan.
39 kil. 5t7/iac, V. de 959 hab., situé à g. de la route. — A. 3 kil. au N. E., sur la lisière de la foiôt de O'i^'nrcan, qui occupe unegraude partie de son territoire, se trouve Sainte-Brigitte (700 hàb.).
41 kil. Saint-iaureni, hameau de la c. de Silfiac. La chapeUe 5alR^£a1irent (xvi* s.) renferme une fontaine où les pèlerins viennent se laver les pieds ; cette fontaine est sous l'invocation de saint Nodez qui remplace les pédicures pour la guérison des durillons et des nodus. La maltresse .vitre de Saint-Laurent est ornée des armes de Jean de Rohan, sieur de Landaî, grand m;iîîre de L^retagne, mort en 1535, et de celles d'isal eau de la Chapelle, sa seconde femme.
Ces armes sont plusieurs fois répétées sur les. sablières, ainsi que les armes des seigneurs de Crénihuel, du nom de Fraval.
Après avoir longé à g. le bois de Squfil, qui forme l'extrémité méridionale de la forêt de Quénécan, on croi.sc la route de (4 kil. sur la g.) Cléguurec à (10 kil. sur la g.) Guéméné-sur- Scorff (R. 69), par (5 kil.) Séglieo.
[Clégu&ec, ch.-I. de c. de 3470 bal\, est situé au centre d un vaste bassin «c l'Orné, (|it M. Ca} ul-Delandrc, par l:i chaîne des moatagaesde Malgueiiuc i l par celles de la forêt de Quénécan. Ce bassin se ^bdivise en trots autres, donnant passage à autant de pelitt's
ROUT£ 76] CLËGUÉRëG.
SËGUfiN. 497
rivières qui, vont se jeter dans le BUvet. — U nef de VéglUe de dégoérec est ancienne. On remarque dans cette église les colonnes torses , d'ordre composite , qui entourent le maître-autel. La chapelle Saint- Jean est ornée d'anciens vitraux bien conservés; dans la chapelle Saint-Morroft, se TOit le curieux tombeau du saint de ce nom , consistant en une auge de pierre de forme ovoïde.
Séglien, v. de 1957 hn!)., est bâti sur une colline qui dcniine la rive g. de la Sarre. De cette commune dépendent les ruines du rïiâteau de Coêtenfao et la chapelle de Locmaria.
Le château de CœîenfàOt reconstruit à la fm du xviii* s. sur le plan du petit Trianon, passait pour le plus beau de Bretagne. Il a été presque enlièrement démoli et ses belles pierres ont servi à la construction de la caserne de NapoléonviUe.
Les armoiries des sieurs de Coêtenfao et de T.ocmaria, pcintfs sur les \i- Ires ou sculptées sur les enti ;iitsdela chapeUe dr Locmaria'Coëu nfcv font connaîti-e les fondateurs de cet édifice. La plus ancienne vitre, celle du transsept S'., offre im écussonéeart^lé de Ri maison et deKerriec, sur le tout du Quélenncc.
L'i'ijh'se jKi'-oissiale de Séglien, dédiée à Nolie-Dame de Loiette. est un édifice du xnv s., avec additions do la Renaissance. — Aux hameaux de ToutahaurBrohet et de RMcadit, se voient des traces de retranchements attribués aux Romains.]
On laisse à dr. la route de NapoléonviUe à Guéméné - sur - Scorflf par LocmalO; puis celle de (2 kil. 1/2} Maiguémc (1836 hab.; belle statue de saint Gildas dans la chapelle de ce nom ; hêtre de Quelfinf sur une éminence d'où l'on découvre une belle vue). Descendant alors une pente rapide, on suit la rive g. d'un altluent du Blavct, que Ton franchit à
55 kil. Stival (R. 71).
58 kil. NapoléonviUe (R. 71).
BRSTAON<«
ROUTfi 76.
Oe CARHAIX A L0A1£NT.
79 kiL — Route de voitarat.
Après Avoir franchi le canal dj Nantes & Brest, i 3 ktl. 1/2 au S. de
Carhaix, puis un de ses affluents, on laisse à dr. l'ancienne route» près du
moulin de S oint- Sauveur (6 kil. ]/-}), pour prendre à g. la route nouvelle tracée le long d'un charmant vallon baigné par un petit ruisseau, qui coule tantôt à g., tantôt à dr.
« Voulez-vous jouir, dit H. Jehan (Esquisses pittoresques et archéolo^ giques de la Bretagne) , d'un de ce; magnifiques aspects dans lequel vous pourrez embrasser du regard la moitié de la Basse-Bretagne, gravissez la montasnoe dite Aoc'A ^oarem-ar- IwuVch (l'un des sommets des Montagnes-Noires , à ro. de la nouvelle route), de 300 m^t. d'aîtit., qui sépare les trois départements du Finistère, des Côtes-du-Nord et du Morbihan.
Ne cherchez pas à saisir'de détails dans ce tableau grandiose ; le cours des rivières, le contour des vallées, les bourgs t les villes se laissent à peine deviner. Ne vous attachez qu'à l'immensité sublime de l'ensemble, à cette variété de plans successifs, à ce relief des montagnes, qui déploient sur leurs croupes de longs tapis de verdure et de moissons, et les sombres futaies de Toulaêron (à ro.) et de Conveau (à 1»E.), tandis que leurs cimes chauves n'offrent que des rocs décharnés. L'œil plane sur un horizon sans bornes et l'on peut prendre une idée complète du terrain ondulé de la Cornouaille et de la multitude de vallons qui la coupent dans toutes les directions, désigner la place des villes de trois départements, montrer du duigt les lieux où les grands événements s« sont passés.... »
Passant du départ, du Finistère dans celui du Morbihan, au moulin
DE GARHAIX A LORIENT.
Blanc (11 kil.). la route s'éloigne peu à peu, sur la g., du ruisseau qu'elle côtoyait, et, gravissant la crête des Mnnlafincs - Noires, passe à la lisière 0. de la forêt de Conveau. On descend rapidement vers Gourin, en laissant à g. le t. de Sai^t-Uerré et fia chaipéUê^ construite à la fin du xv« s. et surmontée d'une tour à baies flaniboyantes. Trois fenêtres de cette chapelle ont conservé des vitraux, portant la date de 1530. La Titre du fond du choeur, divisée en trois tableaux dont les personnages ont 80 cent, de hauteur, représente :
au milieu le Crucifiement: à g.
Fainl Hervé aveugle conduisant un loup en laisse et, à dr., le donateur Yves de Boutevilley abbé de Laugonnet. Suivant la légende de saint Hervé, un loup ayant dévoré l'âne avec lequel il travaillait la terre, le saint ordonna au loup de remplacer la béte de somme pour cet usage et le mit dans la même étable rjuc ses moutons. Depuis cette époque, saint Hervé est invoqué pour préserver les troupeaux des loups| et les paysans viennent en pèlerinage à sa chapelle lui portier des moutons en ofTra» , Au grand pardon du dernier dimancne de septembre, il se fait à cette chapelle une pi'ucessiou à cheval.
18 ktl. GouTin, ch.4. de cant. de hab., est,situé à lô8mèt. d'altit, sur le versant S. des Montagnes- Noires, entre le ruisseau de Sterlaër- Inam, à 1'^ . 'M l'un de ses afflM'-^M's, a TF T)*^ piu^it;urs points élevt;.-^ qui ùt^Luiiiciii le bourg, on découvre une û\§ y^^.r^L t:yi ise, en grande partie au xvii« et xvm* g., n'a aucune valeur architecturale. — La ' ha pelle Ne (rr ^ Dame- des - Victoires ^NVi" if'<l;n;;rR en 1830, est COU- T-nnijiM:' 'Viiii cltuuiieton f]iio surmonte uu liéviu sculpté. — JJaiia ia chapelle àaifU-Nicoîas (xv* s.), ^JB^arque fragmeats de vitraux^llH^Kine en de panier, des bénitiers pratiques dans le mur et supportés jiar une petite culoiinette engagée* — Le
châietuk de Kerbiguet^ en ruine^ a
été converti en ferme. Les murs d'une salie qui sert aujourd'hui de grenier sont chargés de fresques et d Inscriptions. Dans la cour, se voit un^ptttUdeSmèt. de largeur, dontU n^Kg^le, faite d'une seule pierre, est ornée de sculptures.
A l'E. de Gourin s'étendent des gisements de minerai de fer. exploités ainsi que des carrières voisines de pierre à bâtir.
[De Gouriii, une route, qui traverse presque constamment des landes désertes, conduit à (44kil.) Quimi>cr, par (9 kil. 1/3) Bùudouallee^ v. de 1061 hab. , bùti sur la rive dr. de l*Isole (retrancliement^ attribués aux Romains:
tour de Tégiise, ornée de curieuses sculptures; au hameau du Moustoîr, pierre druidique et dolmen), (15 kil. 12) Sainf'Jean^ hameau de Lmhan i\m hab.) et (21 kil) Coray, v.
de 1992 hab. , sur le territoire du* quel, près de l'Isole, se trouvent des pierres de croix ou staurotides (F, p. 271).
Une autre route conduit à (29 kil.) Bannalec et à {dt kil.) Rosporden, ]W (17 kil.) Scaêr, où elle se bifurque (V, R. 6, p. 271).]
La route de Lorient s'élève A 208 met. d'altit. , puis descend en zigzags, le long d'une petite vallée qui ])orte ses eaux au ruisseau du Moulin-au-Duc.
25 kiL Le Saint j v. de 1646 bab.
Wrglise Saint 'Samuflf du moA'eii clge, offre, à l'intérieur, de curieux ciiapiteaux» des tableaux anciens et un groupe en bois représentant sainte Anne, la sainte Vierge et lEnfanl- Jésus. Dans le cimetière, s'élève une croix de pierre dont la partie inférieure est assez remarquable. La chapelle Saint-Adrien est un but de pclennage où l'on porte les enfants atteînli^çe coliques.
[A 7 kil. aîrE. du Saint, se trouve îù V. .îi' Langnnnct (4024 hab.), atgreabieoMiil situé sur le versant
[ROUTE 76] SAINTE-BARBË-DU-FAÛUET.
d'une i>etite eolline dont ]fi, pied était autrefois baigné par un vaste étang qui a été desséché. L'abbaye de Langonnet, l'ondée en 1136 par le duc Conan IIJ, après avoir servi pendant longtemps de haras, a été transformée en collège, puis en colonie pénitentiaire (200enitot8), sous la direction des PP. du Saint-Esprit. Il reste des anciennes constructions , plusieurs salles assez belles, rostaurces en 1867. — Vêglise Snint-Picrre et Saint'Paulj souvent remaniée, remonte, dit-OQ, au xr s. — Véglùe de la Trmiié (xvi* s.) est ornée de très-beaux Titraux de la même époque. — On remarque, en outre, h Langonnet : un beau tumuius près du manoir de rarven ; trois menhirs et de nombreu.\ débris de monuments.
Après avoir franchi le ruisseau du
MouIin-au-Duc, on remonte rapidement à 196 mèt. d'altit.
35 kil. Le Faouet, (hôt. : du Lioïid*Ory de lo Croiœ-d Or),c\i.-]. decant.
de 2977 hab., est situé à 133 mèt., entre les rivières de Ster-laSr-Inani (àlU) etd'Ellé (à ?£.). Le chftteau du Faouet, dont le nom d'une rue rappelle seule l'existence, fut assiégé et pris en 1342 par le rui Edouard 111 d'Angleterre. La ville fut pillée par Fonteiielle, en 1595, et attaquée sans succès par les Gbouans en 1795.
VégHse offre quelques parties du xni« s. dans la nef et un chœur polygonal du xvr s.
A 1 kil. 1/2 au N. du Faouet. sur une colline très-escarpée (178 mèt.), qui domine l'Kllé de 100 mèt., s'élève la Chapelle SainU-Barbe, bâtie en 1489, dans une situation extraordinaire. H 11 est impossible, dit M. Cayot-Délandre , de rendre par la description la singularité de la construction de cette église, à laquelle ou parvient, une fois arrivé sur le plateau de la montagne, par de larges et beaux escaliers en granit dont les degrés gravissent le roc, puis redescendent la rampe opposée et condui-
sent à k porte de la chapelle posée
entre les rochers. L'emplacement est si étroit qu'il a été impossible d'orienter la chapelle de l'O. à TE., comme le sont les autres églises; elle l est du S. E. au 0., et, par une autre singularité, la porte principale étant au S. 0., le maltre-autel a été placé vis^vis, c'est-à-dire au N. E., et se trouve ainsi adossé, contre tout usage, à l'un des grands côtés deTédifice. » La tradition rapporte de la manière suivante l'origine de la chapelle Sainte-Barbe : le sieur de Toulbodou, en Locmalo, chassait un jour dans la vallée de l'Ellé, lorsque éclata un orage épouvantable. La foudre, qu tomba iilusieurs lois à ses pieds, brisait les rochers, et l'un de ces bloc< allait broyer dans sa chute l'infortuné chasseur, lorsqu'il fit vœu à sainte Barbe de lui élever une chapelle au même endroit si, par son intercession, il était préservé de la mort. Le rocher s'arrêta court à la place qu il conserve encore à mi-côte, et, dès le lendemain, les maçons travaillaient à l accomplissement du vœu.
Deux porches donnent entrée dans la chapelle, au S. L'angle S. 0. est flanqué d'une petite tourelle polygonale. L'édifice est voilté en pierre et les extrémités de la toiture sont surmontées d'épis en plomb.
La plupart des statues qui ornaient autrefois la chapelle ont été brisées; il ne reste que c»Ues de la Vierge, de saint Corentin, de sainte Ursule et de sainte Barbe. Sainte Barhe c-<t aussi représentée, au milieti des foudres, sur le vitrail d'une riche fenêtre à meneaux fleurdelisés, à Textrémité du transsept E. Six autres fenêtres ont conservé des débris de vitraux à personnages.
Près de la chapelle Sainte-Barbe, s'élève un frêne sécnlain'. rnr'surant 6 mèt. de circunféreuce a. ^a Ijasc et dont les rameaux touffus se projettent sur Tédifiee religieux. Au sommet d'un des escaliers qui conduit au sanctuairei un beâroi a été érigé sur