DE GARHAIX A LORIENT. [ROUTE
quatre piliers qui soutiennent une toiture abritant la cloche, que chaque pèlerin tient à faire sonner le jour du pardon. Un autre palier d'escalier, voûté en pierre, donne accès, à la chapelle Saint-Bernard^ suspendue, comme celle de Sainte-Barbe, sur une pointe de rocber. Les dévots en Ibnt le tour en se cramponnant à des anneaux de fer scellés dans les murs.
Du Faoïiet dépend aussi le v. de Saint-Fiacre, qui renferme une intéressante chapeUe du XV' s. (F. R. 77).
[L'ancienne route du Faouet à
(24 kil.) Guéméné-sur-Scorff franchit l'pnié et laisse à dr. (1 kil.) la chapelle Saiyit-Nicolas (xvi*^ s.), ren''ermant un beau jubé. Du côté du chœur, des niches que séparent des cariatides, contiennent les statuettes des iipdiref.
Du côté de la nef, se déroute, en neuf panneaux de la Renaissance, la légende de saint Nicolas, où Von distin^rue le miracle des trois clercs ressuscilés, après avoir été dépecés par un boucher, salés comme de la viande de poie, pressés dans un baquet et en partie mangés.
A. 7 kil. du Faouet, la route traverse Prxiiac, v. de 2213 hab. , situé sur le bord de Vétang de ce nom.
JJéglise de Priziac, sous Tinvocation de saint Bého, évêque originaire d'Irlande, appartient en majeure partie au ZTi* s. Toutefois, le clocher qui s'élève sur le carré central est porté sur de?; arcades en jilein cintre roman reposant -ur des colonnes cylindriques dont les chapiteaux sont du xn* s. — Entre l'étang de Priziac et les raines da ehâifau de Belair^ ont été trouvées, en 1860, environ 2000 monnaies carlovingiennes.
Au delà de Priziac, la route franchit la rivière du Pont-Rouge, passe au (10 kil. 1/2 du Faouet) Croisty et laisse à dr., à 258 mèt. d'altit., la chapelle de LoehrUl, édifice du moyen &ge, restauré et agrandi vers la fin duxvii* s. (4 côté de la chapelle, croix de pierre à personnages). Cette
cbapeDe dépend de la c. de IPMÊrdui
(3G72 hab.), dont on traverse ensuite (17 kil.) le boiir^' ]>rincipal. Véglite de PloCrdiit da*e di'. ].liisieurs ^poque<5. La chapelle Notre- Dame -de-Crénénan \\ 5 kil. au delà du bourg, à dr. de la route), qui appartint aux Templiers, offre à Textérieur une litre funèbre, de curieuses sculptures d'orncmentation, et, à l'intérieur, un lambris entièrement couvert de peintures du xVii' s., représentant IWstoire de la Vierge. Sur le territoire de Ploêrdut existent encore des traces de voie romaine, d'anciens retranchements, deux tumuli, une motte féodale et une pierre druidique, à 1 kil. du bourg, près de la route de Guéméué.
La nouvelle route du Faouet à Guéméné, longue de 27 liil., se détache de la route de Lorient près du château de Stanghingant (5 kil. du Faouet) et laisse à g., 4 kil. plus loin, le ham. de Zinzec, qui dépend de lierné {1166 hab.), situé à 2 kil. à dr. de la route. Près de Zinzec, se voit un retranchement circulaire de 320 mèt, de circonférence, entouré de douves et de parapets de 4 à 5 mèt. de hauteur. Ces vestiges de caslramétatîon annoncent une haute antiquité et pourraient être l'ouvrage soit dps Bretons de Morvan, soit des Fiaiics de Louis le Débonnaire, qui vainquirent les Bretons en ce lieu l'an 818.
Le camp de Zinzec D*est qu'à t kil.
au N. de la route neuve du Faouet à Guéraéné, sur le bord de laquelle s'élève (15 kil. du Faouet), au delà de Vétang du PontcalleCy la chapelle de Noire-Dame-de-Kernascledra.
Le plan général de cet édifice figure une cr(rîx latine de 37 à 38 mèt. de longueur sur 12 mèt. de largeur.
La tour élevée à PO., au-de«suç d'une rose rayonnante, est sunnontée d'une flèche avec galerie flamboyante faisant saillie à Paide de consoles, ainsi qu'à Saint-Fiacre du Faouet.
Scion la tradition ces deux chapelles furent construites ensemble et,
LBOUTB 76] KfiRNASGLÉDfiN.
les outils éLauL venus à manquer, des anges transportaient, pendant le repos des ouvriers de Kemascléden, leurs outils aux ouvriers de Saint'
Fiacre et réciproquement.
Les quatre faces delatour, àla naissance de la nèehe, sont reliées entre eiics par des frootons triangulaires à ornements flamboyants* Deux porches se détachent sur le flanc S. de la chapelle. Le granit n'a^ jamais été mieux découpé, fouillé* ciselé, dentelé et festonné que dans ces deux porches et particulièrement dans le grand, qui offre les statues des Apôtres dans des niches à culs-de-lampe, surmontées de dais pyramidaux. Le transsept S. est percé d'une grande rose rayonnante ; les tympans de la maîtresse vitre et des autres fenêti'es sont flaoibuvants.
Les voûtes du chœur et celles du transsept N. sont tapissées de fresques représentant diverses scènes de la vie de Notre- Seigneur et de la Vierge et un concert d'anges. Malgré l'état de dégradation où sont ces peintures, il en est peu de la même date qui puissent offirir autant de correction dans le dessin et d'élégance dans les draperies.
Nous signalerons, en outre, trois autels en pierre, l'un entier, dans le transsept N., les deux autres, c'està-dire le maître-autel et Tautel du transsept S., mutilés et abandonnés dans la nef.
La route franchit, en deçà et au delà de Kernascléden, plusieurs affluents du Scorff et passe à Textrémité S. de (iu kil.) Lîgnolj v. de 1844 hab., que 7 kii. séparent de Ooéméné.]
Du Faouet à Quimperlé, R. 77.
A 2 kil. 1/2 du Faouet, la route de Lorient franchit l'Ellé près de son confluent avec la rivière du Pont- Rouge, puis, remontant la n\Q g.
d*un autre affluent de r£llé, laisse à g. la route de Napoléunville et le château de Stanghingani, I
41 kil. Meslarij v. de 1814 hab., possède une égUte de 1677, suivant une inscription qui se lit au portail S.
Le pignon £. est décoié des armes, entourées du collier de Saint-Michel^ de René du Fresnay .baron du Faouet en 1627. De l'anciemie église, il reste deux arcades romanes à rentrée du chœur (à 3 kil. à dr., ehdteau de Bablay, appartenant depuis deux siècles à la famille le Puillon de Boblay).
On traverse un angle du départ, du Finistère en descendant en zigzag vers le ScorfT, que l'on franchit et au delà duquel on rentre dans le déparu du Morbihan. Le Scorff forme au S, et à l E. la limite de la forêt de Pontcallec (500 hectares) qui attire Tattention sur la g. et au N. de laquelle se voient les ruines du chéleau de Pontcallec.
Ce château, ancienne place iorte, appartenait pendant la Ligue à Anne de Malestroit. C'est dans ses murs que fut arrêté, en 1720, le jeune marquis de Pont-Callec, accusé d'avoir trempé dans la conspiration de Cellamare.
Ce jeune gentilhomme fut condamné à mort et exécuté sur la place du Bouffay à Nantes.
55 kil. Ploiiay, ch.4. de c. de 4281 hab., avec une église du xii'ou du xiu*s. à l'intérieur, dont les colonnes et les arcades sont bariolées des couleurs les plus disparates. (Sur la g., se trouvent le ehàieau âê Kerdriho^ appartenant depuis le m" s. à la famille du Botdéruy et le château de Jft'n^/iowarn, appartenant depuis 1460 à la famille de Fluvie. Près de la cliapelle Sainte-AnnCj se voit un retranchement romain (150 met. de circonférence) avec douves et parapets.
[Une route do 9 kil., qni traverse le Scorfi" à CoétrNehkch^ relie Plouay à ^rjsrano (àdr.), ch.-L de c. de 1877 hab.]
Quand elle a laissé à g. Calan (617 hab.) y la route se sépare sur la dr., à 104 mèt. d'altit., de celle d'Hennebont, puis croise, à. 10 kii. de
DE GARHAIK A QUIMPËBLË. [ROUTE 77]
Plouay, la route d'flenneboûl à Pont- Scorff ' Sur la dr. s'élèfe la chapelle Notre-Dame-^es'Neiges ou de Treseoêty en forme de taxi, a^t au chevet une
belle fenêtre à meneaux rayonnants, dont le tympan est en losange. Surîps contre-forts du transscpt S,, se distinguent les armes de laiamiiledu Pou.
67 kU. Caudan (F. R. 6, p. 258 .)
On rejoint, à 3 kil. de Lorlent» la route d*Hennebont à Lorient, et , franchissant îe Scorffsur un magnifique pont suspendu, on entre dans Lorient par le faubourg de Kerantrech
• 76 kil. Lorient {R. 6).
DE CARHAIX A QUIHKIlLi.
56 kil. — Route de voitures.
kil. Le Paouet (R. 76). — A 1 kil. du Faouet, se détache, sur la dr., la route de Scaer.
38 kil. Saint-Fiacre, ham. de 135 hab., dépendant de lac. du Faouet, domine le confluent de TEllé et du Ster-Laer-Inam. La cbapelle Saint- Fiacre est un édifice du xv* s., dont la flèche principale, aveù sa galerie flamboyante, élevée en encorbellement sur la façade G., se relie par deux arcs-boutants légers à deux flèches plus petites. Un porche méridional, voûté en pierre, avec intrados découpé en trilobés, a ses parois garnies de niches à consoles et à dais sculptés qui renfermaient des statues aujourd'hui mutilées et éparses dans le cimetière, à lexceptioii de la statue colossale de saint Christophe qui a seule échappé à la destruction.
La chapelle Saint-Fiacre est divisée en cinq travées et terminée par un chevet carré, décoré extérieurement d'un léopard portant une bannière chargée de cinq fusées. Ces armes sont celles de Jean de Bouteville, haron du Faouet, capitaine de Parrlère-ban de Goraoaaille en 1481,
Huit fenêtres sont encore garnies de vitraux, dont ydci les principaux sujets:
Première vitre (au chevet). — La Pas* «ton et Ut ItéturrteiUm du Sauveur»
Deuxième vitre ( transsept N.). — Les Couches de la Vierge, puis l'enfant Jésus lavé dans un bassin ; la Circoncision^ le Sermmntr la moniagne, la Décollation de saint Jean-Baptiste , le Festin d^Hrrode,
Troisième vitre (transsept S., fenêtre E.). — Le crucifiement, les prophèieâ^ ies apôlrest avec leurs atinbats,eta!Ters personnages de l'Écriture sainte , dont 1^ noms : Jacoby Salomon, Amiuadab, Moïz^ Zorababely etc., sont indiqués sur des pkylaetères qu'ils tiennent à la main.
Quatrième vitre (transsept S., foiêtre S.). — La Légende de saint Fiacre.
Cinquième vitre (collatéral N.). — Concert éangeSf et an«dêSMns, en bnlt panneaux, Jésus enfant sur les genoux de sa mère, portant une petite chapelle; puis sainte Anne, Joseph le Juste, Maria Salomé, Cléophas, l'un des diaaples d'En* maû3. Dalpheus et les apôtres.
Sixième vitre (au bas de la ne(, ao S.), —Le sujet de cette vitre ii*eflt plus reconnaissable. Une figure de chevalier, la téte couverte d'un casque, doit représenter le donateor au pied duquel on lit : « Jean Fitre, goeveruMir, pour cette ehapelle me fit faire, 1557- »
Septième et huitième vitres. — Elles sont trop mutilées pour que les sqjets poisBont être compris.
Le principal ornement de la chapelle Saint-Fiacre est un maprnifique jubé eu bois, du style ogival fleuri ( 1 4 80) , qui occupe toute la- largeur de la nef et la sépare du chœur. Sa galerie est supportée par une claire- \n\9 composée de sept panneaux fl I II 1 1 oyants. Dans les panneaux du milieu s'ouvrent deux j)ortes dont la meuuiseiie aiuionce la Renaissance.
Les jamhages de la porte principale à deux vantaux sont ornés de statuettes représentant saint Fiacre dans divers actes de «^a vie. La frise qui surmonte la chiire- voie ofl're des sujets variés. Ceux de g. sont trop cy»
niques pour être mentionnés ; parmi ceux de dn, on remarque un loup
[KOUT£ 78] . SÂINT-FIAGR£-DU-FAOUET.
vêtu en moine et prècbant dans une ehaire au pied de laquelle se tient un renard qui engage des poules à Tenir écouter le loup. Plus loin le renard prend la fuite, poursuivi par les poules qui le piquent du bec. Le renard mort, les poules en font curée. Audessus de la 1066, règne la galerie ou jubé proprement dit, dominé par un calvaire où le Christ expire entre le bon et le mauvais larron. Celte galerif" supérieure se compose de dix panneaux à accolades découpes en sculptures flamboyantes. Diiinombrables rinceaux ornent l'intrados de ces arcs; les panneaux du milieu offrent le monogramme du Christ audessus de trois fleurs de lis ; les suivants sont remplis de mouchetures d'hermines suspendues à des lacs d'amour.
Cinq voûtes d'ogive à pendentifs terminés par des anges renversés
soutiennent cette composition, ouvrape d'une hardiesse et d'une élégance extrême. Au centre, des consoles portent les statues de la Vierge et de saint Jean^ à g., celles de la Vierge el de Tange Gabriel; à dr., ceIlesd*Adam et d'Eve au pied de Tar* bre du bien et du mal, puis cbassés du paradis terrestre.
Du côté du chœur, l'asp^^rt du jubé est différent sans être muuis remarquable. Ici les pendentifs ne sont plus des séraphins, mais des animaux à formes étranges, des hommes à postures bizarres, servant de supports à des sujets que M. Cayot Délandre a cru allégoriques :
« Le premier sujet à g., dit il, présente un homme un panier au bras, grimpé dans un arbre chargé de fruits qu'il cueille en regardant autour de lui d'un air inquiet, c'est le voh ^
Au deuxième tableau, «< un ^vos homme repu, dont Testomac rejette les alimeil|.s, est la personnilication de la gourmandise. » Il est assis, les poings sur les genoux, et fait d'affreuses contorsions pour rendre un
lui
pprc tout entier dont la queue reste seule dans la bouche.
Sur le troisième et le quatrième
pendentifs, des anges tiennent des écussons malheureurement martelés, Sur le cinquième : « Un jeune homme et une jeune femme, vêtus de riches habits, se promènent langoureusement, c'est la moUesse, ou peut-être la luxure, »
Le sixième et dernier sujet, tout à fait local, « est un joueur de cornemuse, ou sonneur breton, accompagnement obligé de tous nos pardons, et il personnifie la danse.»
11 serait impossible de rappeler mille autres détails qui couvrent cet admirable jubé.
La route descend rapidement vers le Ster-Laer-Inam , quelle franchit près de la chapelle Saint -Meslan.
Elle domine ensuite la rive dr. de l'ËUé pendant 3 kil. environ, puis s'en éloigne à dr., après avoir croisé un des affluents de celte rivière qui sépare le départ, da .Morbihan de celui du Finistère.
45 kil. Caros - Comboutf ham.
dépendant de la c. de Querrim (^561 hab.), dont le bourg est situé à 3 kil. de la route, sur la dr. — On laisse successivement du même côté le hameau du Mené et le château de Penquêlm.
50 kil. KerlavareCt bam. et château dépendants de Ttémhen (841 hab.), dont l'église se montre 2 kil.
plus loin à dr. La route traverse une langue de terre resserrée entre l'Isole et l'EUé (beau point de vue sur Quimperlé), eu arrivant à
56 kil. Quimperlé (K. 6).
DE CARHAIX A QtflMPER.
6i kil. — Route de voitures.
Après avoir franchi la rivière d'Aven ou d'Hière , au MmMnréU'lioi (2 kil. de Garhaix), puis un autre court
DE GARHAIX
A QUIMPER. IROUTE 78]
d^eau, 1 kil. plus loin, la route s*élève
jusqu'à 154 met. d'alt t., avant de traverser (7 kil.) Kerhervé, hnm. de {9 kil.) Cléden-Pohtr, v. de 1 ob9 hab., où se voient une églùe du xvi* s.
(verrières, lambris peints) et un calvaire (dans le cimetière), taillé dans un seul bloc de granit de Rersanton 'T met. de hauteur). — On descend dans la vallée de l'Aulne, que l'on « roise au (13 kil.) Pont-Trifen, près de son confluent avec le canal de Nantes à Brest. Dans un repli de l'Aulne, qui coule dans une vallée profonde de 10 mtt, on aperçoit sur la dr. le château de PratulOj à Mme Jégou du Laz, et le moulin du Glati.
Traversant ensuite une presqu'île formée par 1 Àulne, ou monte à 120 mèt.
d'altit.
Ib kil. LanddeaUt v. de t0841iab.,
doit son nom à saint Téleau ou Téliau, évêque de LandafT au vi" s. — Véglise, dont le portail S. est de 1540 et le cloclier de 17*27, renfermait autrefois la tombe de François du Chastel, marquis de Mesle'et sei-> gneur de Ch&teaugal, mort en 1612.
Sa Mtaliue funéraire, modèle curieux du costume militaire, sous Henri IV, existe encore. — Les restes du ma noir de Châteavgal, qui s'élèvent au sommet d un coteau, ont été transformés en ferme.
la Tallée de l'Aulne , dont la route s'.i i^Tie pour ne s'en rapprocher qu à Châteauneuf, décrit de grandes courbes vers le S.
24 kil. Châteauneuf- du- Faon, ch,-l. de c. de 3008 iiab., admirablement situé sur le versant d'une colline de la rive dr. de TAulne, est dominé par les vestiges d'un ancien château fort, d'où l'on aperçoit au S. la croupe des ^'oiitagnes-Nuires que couronne la loriot de Laz. — L abside de Végliie paroissiale date du XVI* s. ; le clocher est du xvu* s.
La chapeUê Notre^Damê-^-Portes marc^ue l'emplacement d'un chêne dans le tronc duquel fut trouvée une statue de la Vierge. Le porche forme
une grande arcade très-évasée dont
les détails, délicatement sculptés, accusent le XV" s. Un groupe de la Trinité, telle qu'on la figurait au moyen âge, représente le Père éternel, assis, coiffé d'une tiare, et tenant dans ses hras ouverts Jésus crucifié, tandis que le Saint-Esprit, sQus la forme d'une colombe, posée sur le haut de la croix, ombrage de ses ailes la figure du Christ,
[Châteauneuf est relié à (0 kil.) Spéxety, c. de 9990 hab., située aux
bords de l'Aube et de l'Aven, par une route qui, se séparant de celle de Carhaix, se diriprcvcrs TE. et franchit rAnlîif, [iuislt' nns-.tjaadu Cran, qui, cuuiaut à oi)Ù mèL. au S. de Spézet,
baigne les murs de la chapelle du Cran.
Cette chapelle mérite la visite des
ton l istes ; non que son architecture la distingue des autres chapelles élevées à la mémo époque, mais ses vitraux sont d une richesse excepliounelle. La date de ce petit monument (1532) se lit sur un contre-fort, et les armes des seigneurs du Cranhuel, du nom de Vieuxchâtel, qui y possé- I ii' lit des droits honoritiques, sont ^ra\ees au chevet.
Le plan forme un tau ou croix de saint Antoine; le mattre- autel est accosté de niches, à volets sculptés, contenant les figures de la Trinité et de la Vierge, et la maîtresse vitre, à meneaux flamboyants, renferme, en douze panneaux , les jaincipales scènes de la Passion, de la fête des Rameaux à la Résurrection.
Au tympanderogive,se développent le Jugement dernier et le Triomphe du Christy entre la Vierge et saint Joseph qui assistent à la gloire tlu Dieu fait homme, au milieu d une trouped anges juuaai de divers instruments. Cette vaste composition, por-> tant ]& date de 1548, est décorée des armes pleines de Bretagne , quoique l'union de cette îMovince à la France lût consommée depuis seize ann.
biyilizûu by GoOglc