‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 239 sur 257 · BELLE -ILE - EN -MER · texte numérisé non relu

BELLE -ILE - EN -MER

40 kil. d« Lnrient, 30 kil. de l'entrée du Morbihan, le kil. de la presqu'île de Qoiberon. - Batean non ponté de Port-

Tlaliguen (Quiberon) au Palais. — Service journaliec de bateaux à vapeur

entre Auray et BclIe-llc.

Belle-iie («n breton C.ucrreur), la plus iiiipoi lante des îles du départ, du Morbihan, a 18, kil. <le longueur, 4 â 10 kil. de largeur et enyiron 48 kil. de ciit»nférence. Elle forme un plateau d uae élévation moyenne lie 40 inM. au-dessus du niveau de la mer. On peut y débartiuer dans une >oi.\anlaine de petits havres auxquels aboutissent autant de vallons.

L'Ile, très^hiea cultivée, renferme (les pâturages ou s'élèvent des chevaux de la race hretonne.

Belle-Ile, qui possède quatre postes sémaplioriques, est reliée au continent par deux cftbes télégraphiques sous-marins; c'est, en outre, un point de reconnaissance pour les navires à destination de la côte S. de Bretagne (Nantes, Saint-Nazaire , etc.), et les grands navires transatlantiques signalent de là leur arrivée aux armateurs.

Avant le zi* s., Belle -Ile appartenait aux comtes de ComooaiUe. L*an d'eux, Alain Canhiart, en fit don à rabbayp de Sainte-Croix de Quimperlé, qu'il fonda en 1019. Les religieux de Quimperlé eurent, d'abord, à en défendre la possession contre l'abbaye de Saint-Sauveur de Redon, qui prétendait avoir reçu, des ducs de Bretme. la propriété de Belle-Ile, à une époque où les comtes de Cornouaille s'en trouvaient injustement dépossédés. Vainqueurs de celte résistance après de longs débats, les moines de Qofmperié, pour se mettre à l'a b ri d'une surpnVe de I,i part des écumeufb de. ïiiof (lui ir.festaient les côtes, ûrent construire au village de Roierière o4 demeurait leuf prévet, un fort, dont une voûte et une partie de la façade subsistent encore. Les Anglais néanmoins et les pirates de la Saintonge pUiereut plus d'une fois Belle- Ile. Ces incorsfons déterminèrent le roi Henri II à en augmenter les fortifications et le duc d'Étampes, gouverneur de Bretagne, commit à la garde de Belle- lie André de Soordenl.

Une flotte anglaise, comnosée de trentesix voiles, parut sur les côtes du Morbihan en t»48: puis, aprte avoir fait one descente à Locmariaquer et aux tlssde Houat et de Hœdic, et avoir brûlé une partiedes maisons de ces différents lieur; elle entra jusque dans le havre dn Palais, mais le canon de Belle*Ile tof^ les An* glais à s'éloigner.

3n 1573, l'abbaye de Sainte -Croix céda Belle-Ile an maréehal de Rets, en échanf:;e de terres situées sur le continent. Charles TX donna son consentement à ce marche, a la condition qu'il aérait toqjonrs loisible au roi de France de prononcer la réunion de l'îl-i au donnaine de la couronne, et que le maréchal y élèverait à ses frais une forteresse où il entre- , tiendrait constamment une garnison. En mém»* temps, Charles IX déchargea les • habitants de l'ile de tout impùt et érigea

11a setgasarie en marquisat.

Revenus en 1S7S/ sous les ordres do

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