‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 240 sur 257 · BELLE-ILE-EM*MER · texte numérisé non relu

BELLE-ILE-EM*MER

comte de Montgommery, le» Anglais s'empaiirent de 111e, quils oeenpèreRl trois

semaines et qu'ils n'abandonnèrent qaV près l'Hvoir pillée, à la nouvelle qu^une flotte soiiâ ieà ordres du duc de Montpenrier t'avançait pour leor donner la ehaate.

Belle-Ile était une proie qui tentait souvent les ennemis de î,i Fraiu e : un sue ciê après l'attaque execuiee par A)out gommery. encouragés par le chevalier de Bohan t]ui avait prom s de déterminer un soulèvement en leur faveur, tes Hollandate se préeentèrent devant Belle-Ile, le S8 juin I67S, S008 la conduite de l'amiral Tromp et du comte de Horn, commandant 5iM»o homme» de troupes de débarquement ; ils opérèrent une descente dans Vanie des Grands- Sables. Mais lorsque les troupes voulurent s'approcher du château, le canon de la place, répondant à la fois à eeloi des vaisseaux et i eeloi des assiégeants, leur fit éprouverde si grandes pertes, qne l'amiral et le g^'nér.d ho latidaiâ &t rembarquèrent après avoir brûlé qnelqoes villages.

En 1746, l'amiral Lestock , ayant levé le siège de Lorient, descendit à Houat et à Uoedic, etf après une simple sommation à BeUe-lIe. sommation courageusement repousséc par le RouverneorSaiot-Hylalre, il s'éloigna de la cdte.

Les Anglais ne renoncèrent cependant pas à la conquête de Belle^lle; en I76i. une escadre de huit vaisseaux, escorUint un convoi de 172 bâtiments de transport éhaf^te de trtnipes espédllionnalres, ani ordres de l'amirul Keppel et du gcnéral Hogdson, parut devant Belle lie. le?i avril. Les Francis, obliges, en raison de ieur petit noinbre, d'évacner les postes de la côte, se retirèrent dans la citadelle, dont le siège commença le 29. Dans la nuit du 14 au 1.^ mai, tous les retranchements,qui couvraient la eitsdelle, tomlièrentau pou voir (lu (général Hogdson, et, à partir de ce moment, il la battit en brèche avec tant de fureur, pendant trois semaines , qu'au bout de ce temps le clievaller de Sainte-Croix qui n'était pas secouru, fui obligé de capituler, mais avec les bonneors de la guerre. La garnison sortit par la grande bièche avec armes et bagages et trois pièces de canon. Ce siepe avait duré treote>huit jours, et 21000 hommes de tronpes anglaises y avalent pris part.

Les Anglais restèrent en pos^twsiun de rile jui«qu'au 10 mai 1763^ époque à laquelle les Praosais y rentrèrent par suite da traité do Paris, qai eédait I*Acadie ou MoavelMcosso à rAogleterrs.

BRETAGNE

Plusieurs familles acadieunes s'établi« rent à Bello-Ile en 1766, et ce noyan de cultivateurs intelligents y introduisit la culture des pataiefi ou pommes de terre, plusieurs années avant que Parmentier en eût répandu Tosage dansd*antres parties de la France.

"Rn 1795. lors dt^ l'expédition de Quiheron. le commodore Kiisson, à la tête d une escadrs anglaise, essaya sans succès de prendre Belle-Ile. dont la garnison était commandée par le général Boiicret.

Le cardinal de Retz avait vendu Belle- Ile à Fouquet. Lorsque Louis XIV fit arrêter le surintendant, en I6ai, il ne le dépouilla point pour cela de la propriété de Betle^lle que le maréchal de ce nom, petii-ûls de Fouquet, possédait encore en 1719, année oîi il l'échangea avec la couronne, contre d'autres domaines. En 1720, le domaine de Belle4le fnt inféodé à U Compagnie des Indes, au prix d'une redevance annuelle de soooo livres-, réuni de nouveau à la couronne en 1722, il fut cédé d'abord asx fermiers généraux, pois ft la province de Bretagne, SE t7»9, à titre de domaine engagé.

Belle lie est la patrie de l'amiral 'Willaumes et «tes généranz Bigarré et Trorhn. Cette !le a au-^si inspire les roman* ciers; M. Alexandre Dumas y a placé lusieurs scènes des Troiâ Mouê^tpireê et la mort tragique de Portho», dans lis grottes de Loomarto.

Belle-Ile forme à elle seule un can«>

ton, composé de quatre communes: lo Pa1?iis, B ingor, Locmana et Sauz- n. Le Palais (hôt. de France, bon, prix moJérés), ch. i. du c. et d une (umunane de 4852 liab., se compose de plusieurs petites rues et d'une rue principale appclce rue TVochu, du nom (lu général dont la famille est depuis longtemps établie dans I1le. Tette rue, i^lantée d'ormeaux, est bordée de maisons couvertes eu briques.

La ville est bâtie en ampbitbéfttre) vers le N. E. de 111e, sur le versant méridional et au débouché d'un vallon dans la mer. Les maisons sc:ii généralement accompagnées de jardins (1 où I on découvre de magnifiques points de vue. Sur le versant septentrional du vallon, se dresse la citadelle, dont les glacis forment une belle promenade.

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