CHARTRE S
LECEW DE
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19 JUnaif duJn/^S' iljoUt^/^ 3 'ifi /Bu»^ MOUxrtL.
Dessine par Aug'^ThK.Uci
Ui ijvc p.ii- trhard
[BOUTS 1] chabhubs. — aspect général.
SI
Votn-Dame et la «athédrale, i dr. , l'église Sai&t-Aignaii ] :ir la rue dâs G renets, si l'on prend à dr., entre la rue des Changes et la rae des G renets, ane voie rapide, appelée rti« Port^^md^mse, on arrive bientôt à un carrefour, d'où la rue Sainl- Pierre Ha 'i' à dr.) conduit à l'église du même tiuio, très-digne d'une visite, tandis qu'à g. la rue dis Êeuyfn (anciennes rriaifionF;) descpiifl vers la rup '!u Rnurrj 'l^ 3* à dr.), qu il taut suivre pour a icr voir l'Eure, la porie Guiliauine el les auciens fossés de la ville. Tournant alors à dr., sur le boulevard Mornrd. on remonte par le boulevard de la Courtille, que bordent à dr. la caserne de cavalerie, à g. le faubourg Saint-Briet, An delà de la place Saint- Mirhel^ commence le boulerard Saint-Michel, où l'on remarque, à g., le vaste bâtiment de l'école chrétienne de Saint-Ferdinand, à dr., le tribunal de Commerce, puis à g. encore le théâtre, récemment élevé en avant du nouveau quartier de» Petits- Blés. Le boulevard Saint-Michel ramène le promeneur sur In place des Épars, en face du boulevard des £pars, d'où l'on fera bien, avant de reprendre le chemin de fer, de gagner la bntte des Charbonniers, pour jouir d'un beau coup d'œil sur le viaduc du faubourg Saint-Jean et voir (à dr., le long de la promenade) la partie la mienx conservée des anciennes murailles d'enceinte de Chartres.
flttaatioB. — Aspeet fénérsL
Chartre.^, V. de 19 r,:\\ liab., est située sur une colline de la rive g.
de i'Eure. ta ville proprement dite est eotourée de larges et beaux boulevards, appelés le Tour-de- Ville ^ qui suivent presque partout le périmètre déterminé par les anciens murs d'enceinte ; mais elle est percée de rue.5 étroites et tortueuses, dont la plupart offrent, sur le versant de la colline qui regarde la rivière, une pente extrêmement rapide. Plusieurs de ces voies sont tellement escarpées qu'il a fallu les couper d'escaliers ou y établir une succession de plans inclinés appelés têrpresj qui multiplient pendant Thiver les dangers de la circulation. Ces rues renferment, il est vrai, un grand nombre de maisons anciennes^ avec étages en encor-
bellement et pignons aigus; mais un petit nombre seulement de ces maisons méritent d'attirer l'attention.
Au delà des boulevards, s'étendent les faubour!?'^ et de nouveaux quartiers, dont les rues larges et droites contrastent par leur régularité av eu celles de Tancienne ville ; malheureusement cesnouveaux quartiers et ces faubourgs manquent d'animation. Ce sont, en partant du chemin de for et en passant par la place des Épars, la plus belle et la plus vaste place de Chartres : le quartier ChdteleL ou de VEmhoireaAère; — le faubourg des Épars y qui renferme l'école noraïale; — le faubourg BonnevalyùVi a été construit le nouvel bôtel-Dieu ; — leqtiflrtier des Petits-Blés^ où s'él('\e la nouvelle sallede spectacle ; — ellefauhoury Saint-Bricef au centre duquel est situé le grand hospice du même nom.
A TE. et aù N. E., sur la rive dr. de l'Eure, et au delà des anciens fossés qu'alimente encore cette rivière, se trouvent les maisons plus ou moins bien groupées des faubourgs de la Grappe, de Saint- Chéron (petit séminaire), de FoTte'Guillawme et des Fittet^IHeu, Au N., entre l'Eure, qui forme en cet endroit plusieurs îles, et le chemin de fer qui traverse le f luhourg Saint -Jean , s'eiendeut, dans le faubourg Saint-Maurice, les vastes jardins de la Société d'horticulture et plusieurs communautés religieuses : dames de la Visitation, du Sacr/'-Cœur , de Bon-Secours, des Carmélites, de Notre-Dame et Petites Sœurs des Pauvres.
Telle qu'elle est, ia vUle de Chartres mérite assurément la visite des étrangers. Outre sa magnifique cathédrale, dont la renommée est universelle, les archéologues et les touristes verront avec intéiôt les églises Saint- Pierrc, Sainte-P'oy, Saint-Brice, l'aucienne église do Saint- André, la maison de toêns, l'hôtel de ville, les vieilles maisons des rues du Grand- Cerf, des Changes, des Ecuyers et Chantault, la Porte-Guillaume et la
DE PARIS
AU MANS. [ROUTB 1]
partie des murailles d'enceinte que longe la belle promenade de la Buttedes-Charbonniers, etc.
Histoire.
Chartre'=; c?t fi'îsurémcnt l'une âe^ plus anciennes villes de la France. Six cents ans avant Jésus-Christ, les Carnutes faisaient partie de ces émigrations gauloises qui passèrent les Alpes et fondèrent les villes de la Gaule cisalpine. A Tepoque de la conquête des Gaules par César, Chartres étsdt, sont le nom d"Autriru>n^ un des principaux centres de la religion des bruides. Pendant la période gallo-romaine et soi» les deux prMiiières races des rois de France, elle fut célèbre par la hauteur et la solidité de ses murailles, qui lu! méritèrent le surnom de ville de pierre. Sous le régime féodal, Chartres fut érigée en comté, dont le premier possesseur connu avec certitude est le côlèbre Thibaut le Tricheur, comte de Champagne, de Blols et de Tours, en 922. Au xiii* s., le comté de Chartres appartenait à Jeanne de Châtillon, qui le v<'ndit, en 1^8(1, à Philippe le Bel. Ce prince le donna en apanage & son frère Charles de Valois; mais le comté de Chartres fit retour à la couronne en iSAf». François l'ériiTea en duché en 1538, eu laveur de sa beileaceur, Renée-de France, duchesie de Ferrare. Louis XIII, en 1623, le racheta d'Henri de Savoie et le lit entrer dans l'apanage de son frère Gaston. Louis XIV le donna au duc d'Orléans, son frère, et di'pT!i=; Inrs, les fils aines des ducs d'Orieans ont porte le nom de ducs de Chartres, qui n'est plus aujourd'hui qu'un titre honorifique.
La ville (le Chartres, brûlée par les Normands en b58, fut de nouveau incendiée par ces barbares, sous la conduite de RoUon, en 911. Toute résistance semblait inutile, lorsque révêqae Gousscaume parut sur les murailles portant en guise de bannière la relique dite la sainte chemise de la Vierge. Au même instant des corps de Bourguignons et de Francs, arrivant au secours de la ville, mirent les Normands en déroute, dans la plaine qui a conservé le nom de Pré des Reculés, Chartres fut prise par les Bourguignons sous Charles VI (i^il), et reprise par Dunois en 1432, grâce aux intelligences que lui avaient ménagées deux marchands de sel de Chartres, Bouffineau et Lcsueur, revenant d'Orléans. Ceux-ci s étant présentés à la porte Saint-Michel, avec plusieurs char-
rettes chargées de tonneaux qui, suivant leur déclaration, contenaient du sel et dot
aloses, les gardes la leur ouvrirent avec d'autant moins de difficultés qu'ils étaient habitués à les voir souvent passer et repasser comme marchands et bourgeoitde Chartres, et que plusieurs d'r^ntre eux avaient été gagnés. Le pont-levu abaissé, les prétendus charretiers jettent le fouet, et, l'épée haute, se précipitent dans laTlHe. Fn même tempslescouvercles des tonneaux se lèvent et l'on en voit sortir des soldats qui se rnant, tous ensemble, sur les Bourguignons et les Anglais, les chassent devant eux ré[«ée dans les reins. Dunois proUta de cette diversion pour attaquer, par un autre point, la ville, qui tomba bientôt en son pouvoir.
Chartres fut de nouveau investie par les Huguenots, sous les ordres du prince de Condé, en iStiS; les efforts de leur artillerie furent principalement dirigés contre la porte Drouaise, que surmontait une statue de la Vierge, à la mystérieuse uuissauce de laquelle les habitante attribuèrent leur salut. Ce qu'il y a de certain, c'est que les Hupn^nots se retirèrent au moment même où, la ijrèche faite, ils allaient tenter Tassaut, et que, en mémoire de cet événement, une chapelle, dédiée à Notre-Dame de la Brèche, fut clevëe près de l'emplacoaient du pan de muraille ahattu.
Chartres soutint un dernier siège contre Henri IV, auquel elle se rendit en ifi9l. Le roi fut reçu devant la porte Saint^Michei par une députation qui lui apportait les clefs de la ville. S'il faut en croire l'historien Mathieu, (?ont le récit est réputé apocryphe, le premier échevin commença une longue harangue pour prouver que la ville appartenait au roi de par le droit divin et le droit civil : « Ajoutez le droit canon, s'écria Henri IV, en poussant son cheval en avant, et laissez-nous passer. » Ce prince, après son abjuration, revint se faire sacrer dans la cathédrale do Chartres, en i5i^4.
Aujourd'hui, Chartres est le chef-Uoa du départ. d'Eure-et-Loir, le siège d'un évêché RufTragant de l'archevêché de Paris, d'un tribunal de première instance, d'une cour d'assises et d*un tribunal de commerce. Elle est aussi le chef-lieu de la 8' '^ubriivi^ior. le la 1"^ division rnililaire et de la 2*' légion de gendarmerie.
MomuBtnls rellgieax,
La cathédrale de CLarlres, dédiée à la sainte Vierge, occupe le point le
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