‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 252 sur 257 · DE QUIMPER A LA POINTE DU RAZ. [ROUTE · texte numérisé non relu

DE QUIMPER A LA POINTE DU RAZ. [ROUTE

riquc. Sa vie est mêlée h cello dn roi Arthur, dont les exploits remplissent les romans de la Table-Romle. Arthur péril eu ô42, à la bataille de Camlao , en Toulant réprimer la révolte de son neveu Mordrec; mais sa mort fut vengée par Lancelot du Lac, qui tua Mordrec de sa main. Saint Coiiédoc vint consoler la reine Genièvre et la détermina à refuser les hommages de Lancelot et à consacrer à Dieu les restes d'une vie passablement galante. — Un menhir existe sur le territoire de PlogoflT.

Laissant à g. la chapelle de Saint- CoU^dan ou CoHédoc, surmontée d un joli petit clocher eu pierre 61 à jour, et une vieille entis sculptée, puis à dr. le hameau de Kerhermeau^ on commence à apercevoir à dr. la

l)aie des 1 répassés ^ et l'on atteint

bientôt

13 kil. Lr.tcoff { V16 hab.). dornier village à l u. d'Audierne et eu deçà de la pointe du Raz (joli petit clocher en pierre et i jour).

A partir de Lescoff, le sol est tout à fait stérile; on ne découvre plus aucune trace de végétation; mais dos restes de murs informes et des déliris de constructions de toute nature semblent attester qu'en ce lieu exista jadis une cité impartante. Enfin, la route se termine au (15 kil.) phare du premier ordre (70 met. d'altit. , 18 milles de l'ortéc), établi en ;\ la pointe du Raz et à côté duquel s'élève un sémaphore.

La Pointe dn Ras ou cap Sigun , Tune des extrémités du vieux monde, désignée par Ptolémée d'Alexandrie sons le nom de Gnhœnm prnmnntovium, s'avaiu'c entre deux côtes hérissées d'écueils, fuuestes aux marins, jusqu'à rétablissement du phare.

C*est pendant les gros temps et les tempêtes que la pointe du Raz olfre lo spectacle le pins grandiose, mais c'est alors surtont qu'il ne Tant pas s y avenlurer. La mer déferle sur Tétroit sentier qui y conduit. Quoique «l«v^ dnSOmèt. au-dessus de la mer,

le promontoire semble à chaque in- I stant prêt à s'engloutir sous les vagues; une écume salée couvre le spectateur et les mugissements horribles qui retentissent dans les cavernés des rochers Tétourdissent à lui donner le vertige.

En temps ordinaire, la partie S. de la pointe (c'est la moins belle) est assez facile à parcourir; la partie N., surtout vers l'£nfer de PlogofT et la pointe extrême, peut offrir quelque danger. 11 faut, pour faire ce trajet dans son entier, du sang-froid et Fha* bitude des conrses de montagnes.

Il est bon, en tout cas, de se faire accompagner d'un ou deux hommes du pays.

VEnfer de Plogoff est un abîme

en forme d'entonnoir, dans lequel la

mer s>ng:oufTre avec fracas. Le fond en est formé de rorbo>^ ^granitiques rougCiUres, (jui semi-l* iit s enfrecho- (juer par la force des lames violemment agitées.

Du promontoire, on découvre une des rues les plus grandioses et les plus saisissantes que puissent offrir les côtes de la Bretajino : sur Tîle de Sein (K. 100), le prolongement des rochers qui la défendent à plus de sept lieues marines de distance, la pointe de la Chèvre, le pointe de loulinguet, la côte de Rrest près du Conquet, Ouessant. le bassin d'Audierne, la pointe de Penmarc'h, et, enfin, une des plus belles étendues de mer qu'il soit possible d'imaginer.

C'est un spectacle magnifique par sa grandeur et sa solitude; plus de traces humaines, plus rien que le muj^issement des lames et les cris mélancoliques des goélands, des cormorans et des hérons.

Entre la pointe du Raz et la pointe du Van, au N., s'étend la Baie âes Trépassés, qui doit son nom à la tradition celtique, suivant laquelle les druides, y étaient eni)»a!'|né>^ après leur mort pour être ensevelis dans l'Ile de Sein, aux naufrages assez, fréquents dans ces parages, enfin à ce

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