ÉGLISES
La chapelle Sainte-Foy (rue Ck>l*
lin-d'Harieviiie) , desservie par les PP. de la Société de Marie, ;\ la maison desquels elle est attenante, a remplacé en 1862 une ancienne église paroissiale, fondée il y a plus de 900 ans, aliénée et transformée en salle do spectacle pendant la Révolution. I l chapelle Sainte-Foy est une charmante construction du style ogival flamboyant , composée d'une nef, de deux collatéraux, d'un chœur avec déambulatoire, et de trois cha« pelles dont une à Taltside et les deux autres formant bras de croix, au N. et au S. La nef et les collatéraux comptent trois travées, dont les voûtes, en pierre, sont ornées de clefs sculptées et peintes. Dans la nef, des verrières en mosaïques, avec figures de saints dans la division supérieure, garnissent toutes les fenêtres. Au-dessus de la porte de VO , trois vitraux représentent saint Micliely sainte Thérèse et sainte Foy. Nous signalerons, en outre, la c/iatre,le8«talle^et X^mattreautel, en chêne, ricbement sculptés dans le style de l'église. — La c/ia- 'pclle de la Vierge, k l'abside, entièrement peinte et dorée , offre une belle statue de la Vierge-Mère, audessus de Tautei, dont le bas-relief, en pierre, représente V Adoration des Bergen^ Cinq verrières retraçant les principales scènes de la Vie de la Vierge, son Assomption et son Courorfnnnent dans le ciel, et quatre statues de saintes (sainte Foy, sainte Catherine, sainte Cécile et la B. Germaine Cousin) complètent la décoration de cette chapelle, -r- Dans la eha" pelle ^atnUiMfipft (collatéral de dr.)/ nous indiquerons surtout des peintures murales, divisées en quatre tableaux et particulièment remarquables par leur effet de perspective : le Songe de Joseph; la. Fuite en Égypte; Jésus retromé dans le Temple; la Sainte Famille au travail. — La cftopelle du Sépulcre (collatéral de p.) renferme un Saint Sépulcre, composé de huit personnages. À. dr. et à g. du
DE PARIS
AU MÂNS. [ROUTE 1]
laborn.iclf^ sont ropréscnlés le Snrrificp (1 Abraham ei Jonas rejeté par la baleine. Le vitrail du fond retrace des scènes de Idi Passion, et des peintures de H. P. Durand occupent les murs latéraux (la Réturrection delaMwre et la Béiurrectiùn de la fille de Jaïre),
ÉdiaoM Mit.
porte Guillaume (muu. liist.), magiii tique spécimen de rarcbitectuie militaire usitée du xn* au xiv's., est la seule des sept portes de Chartres qui soit restée debout. Elle se compose d'une baie ogivale percée dans un massif imposant flanqué aux angles^ du côté de la campagne, de demi-tours rondes à créneaux et à mAchicouUs. Un double fossé précède la porte, Tun à quelque distance en avant, l'autre au pied môme des tours.
Le pont-levis a été supprimé; mais on voit encore, sous l'ogive, fin côté de la \iUe^ la rainure dans laquelle glissait la herse destinée à défendre le passage. A la suite d*un incendie, en 1856, il a fkllu démolir une partie de cette porte qui remontait au m* s.
(du côté de la ville) .
Au N. et au S. de la poile Guillaume, quelques parties des anciennes murailles d*enceinte de la ville sont aujourd'hui enclavées dans des propriétés particulières. Il en existe aussi quelques débris, également invisibles pour le public, près du March('-aux- Moutons et de la place Saint-Micliel.
Mais les restes les plus importants de ces murailles, construites en silex et flanquées de distance en distance de demi-tours rondes, bordent la promenade de la Biitfe i1g> '^"hnr! ujiiiers.
L'ancienne maison d6Loeûs(mon.
hist.), au N. de la tauicdrale. appartient aujûunriiui à la manuleniion militaire, qui y a établi ses greniers d'approvisionnement. Elle se compose d'un grand cellier du xjir s., divisé, ]^ des piliers ronds avec chapiteaux, en trois nefs à voûtes ogivales. Audessus du cellier s eteudeut de vastes greniers. La maisou de Loëns étai(
le lieu où le chapitre de Chartres recevait ses fernin es en nature et où.
il exerçait f i i n tice.
L hôtel de ville (rue de ia Mairie), ancien hdtel Montescot, est un édifice du xvu* 8. (1614), en briques et pierre, composé de trois corps de bâtiments entourant une cour, dans laquelle donne entrée un beau portail flanqué de colonnes à tambours.
Dans le toit s'ouvrent des œils-debœuf et de curieuses fenêtres à la Mansard. Dans le bâtiment principal (au fond de la cour), un r ralier voûté en hrique-i conduit au Musée, installé au premier étage. Ce musée est ouvert au public le dimanche et le jeudi, de midi à 2 h. Il comprend une collection d'histoire naturelle , des tableaux, des sculptures, des curiosités, des médailles antiques et modernes, et diverses antiquités (il n'y a pas de catalogue). On y remarque surtout : un beau tableau de Bou- Ichot (les Funérailles de Marceau) ; le sabre de Marceau; un très-beau verre de Venise portant une légende arabe du XII" s.; une armure de Philippe le Bel et Is pourpoint de son fils Charles, olTerls à Notre-Dame de Chartres, après la bataille de Mons-eu-Puelle (13U4).
A côté de l*bdtel de ville, un bAtiment insignifiant , décoré du nom A^arsenal, sert de dépôt de pompes à incendie. — L'hôtel de la Préfecture (place CoUin-d'llailevillei, le palais de justice (me Saint- Jacques), la cour d'assises (rue Sainte-Thérèse), la priton départementale (rue des Lisses), le tribunal de commerce (boulevard Saint-Michel), le collcgc (rue Saint- Michel), et la halle aux graines (place des Halles), méritent à peine une mention. — La bibliothèque communale (50 000 vol.; 1100 manuscrits), , ouverte au public les lundis, mercredis et vendredis, de 11 h. 1/2 du matin à 3 h. du soir, occupe, place du Marchéà-la-Filasse, 8, un bâtiment dépendant de l'évèché. — Les Archives départe^ mtiUaleSf ricbes en documents an-
[route 1] CHARTRES. — ÉDIFICES CIViLS
oiens, et la coUeetion la plus comi^te
de la France en plans terriers, sont installés dans un vaste bâUmeat attenant à la f)réfeçture.
Le théâtre (boulevard Saint-Michel), construit sui' les dessins de M. l'iébourg, archltedd, & été terminé en 1861. C'est un bel édifiée en briques avec encadrements de pierre. La façade principale, décorée au centre de colonnes doriques et ioniques superposées, se termino par une balustrade supportant des génies et des Vcu>es.
Sur la place des £par8,à Tangle de la rue du Grand-Faubourg-des-Ëpars, a été récemment bâtie une caserne df gendarmerie^ dont l'extérieur élégant semblerait indiquer une autre destination. — L emplacement de l'abbaye de Saint-Père, à côté du Téglise du même nom^ est occupé par une eauBme de eanakfU. Xi y reste de vastes et belles constructions claustrales du xvin" s.
VhôU'l-Dieu (cloître Notre-Dame), fondé au ix* s. , et réputé de fondation royale, fut enrichi par de nombreuses donations des comtes de Chartres. On y remarque surtout la iaUe Saint-Côme, qui date du commence^ ment du xiii" s. Les bâtiments ont été plusieurs fois agrandis. L hôtel- Dieu doit être prochainement transféré dans de vastes constructions entourées de jardins Cpavé de Bonneval).
^Vhàjrital Saint-Brice (faubourg du même nom) , est réservé aux aveugles, aux vieillards et aux orphelins (F. cidessus pour la chapelle). — Les Petites Sœurs des Pauvres ont ouvert aussi, dans le faubourg Saint-Maurice, un asile pour les vieillards des deux sexes. — Le grand iéminaire (marché à la Filasse) occupe un bel édifice du xvn"s., élevé sur remplacement de la iitoi^riu de l\ii(jle, oii l'évêque Louis Guiilard fit enfermer, eu 1526, le poëte Clément Marot, accusé d'hérésie.
Chartres possède, en outre, une école normale primaire (rue d*ïlliers, faubourg des Épars), une belle école chrétienne dite école Saint*
Ferdinand^ et de nombreuses ieole$
communales.
Parmi les maisons anciennes que l'on remarque encoi e en grand nombre dans les rues de la vieille ville, mais dont quelques-unes seulement offrent de rintérêt, nous signalerons : place de la Poissonnerie, la mai$m du Saumon ^ belle construction en bois, du xv« s.; — rue du Grand-Cert, 35, U maison de Claude lluré (xvi« s.). Au rez-de-chaussée, la porte, surmontée d'une inscription, est flanquée de colonnes cannelées à chapiteaux richement fouillés. Le premier étage, en encorbellement, offre un fronton triariiz-nlaire. supporté par des colonnes ioniques. Les fenêtres en croix, divisées par des meneaux de pierre, sont surmontées d'une platebande sculptée. Enfin, le deuxième étage^ à fronton arrondi, est orné de cariatides terminées en gatne ; — au carrefour formé par !e*^ rues des Rcuyers et de la Petile-Boucherie, un jietit manoir du xvai" s., auquel est accolée une cage extérieure d'escalier, du zv* s., très-élégamment sculptée. Cette construction est vulgairement désignée sous le nom à'escah'er de la reine Berthe; — à l'angle de la rue des Changes et du Cloltre- Notre-Dame, une belle maison du xiii» s.. Tune des plus anciennes qui soient à Chartres ; rue Collin-d'Harleville, 4, une matMon à encorbellements ornés de statuettes; — même rue, 1 , une antre maison dont la port^ , de la Renaissance, est surmontée de cette inscription gravée sur le linteau en pierre : Valeant qui dtfftdfttm wlunt; etc.
Presque tout le long de l'Ëure, depuis son entrée dans la ville, au pont de la Courtille, jusqu'à sa sortie, au Pont Neuf, sont établis, sur les deux rives, des lavoirs en bois, peu intéressants en eux-mêmes, mais dont la réunion donne une physionomie particulière à ce quartier. Dix ponu, en pierre ou en bois, sont jetés sur la rivière et les fossés, "
D£ PARIS AU MANS
Places et promenades.
La plus belle place de Chartres est sans contredit la place des Épars, voisine de l'embarcadère du ctiemiu de fer. Elle est ornée, depuis le 21 septembre 185U <l'une statue en bronze du général Marceau, par Préault. — Sur la placp Marceau, une pyramide en pierre, décorée de trophées sculptés, a été élevée sous le Consulat (1801), en l'honneur du même héros. — La place BiUard, patallébgramme régulier, sans issue de trois côtés, est décorée d'une petite fontaine en fonte.— Les autres places H'offi>'Til rien d'int*^ros<-mt.
Les promenades de ciiarii*es forment, autour de Fancienne ville, une magnifique ceinture de boulevards plantés de beaux arbres, garnis de bancs nombreux et éclairés au gaz. Nous avons déjà dit que de la Butte- des -Charboniwrs, promenade établie en contre-bas des anciens murs d'enceinte, ou découvre un beau point de vue sur le viaduc du cbemin de fer, le faubourg et le clos Saint- Jean et la campagne environnante. De là, or aperçoit aussi fort bien le vaisseau de la cathédrale, ses deux clochers, et, près du raur d'enceinte, le clocheton qui surmonte la chapelle des Dames de Saint-Paul. A rextrémité E, de la Butte-des-Charbonniers, dans l'ancien fossé, près de la place Drouaise, a été ménagé un jeu de paume.
Au delà de la place Drouaise, les boulevards se continuent sur la rive dr. de l'Eure, le long des anciens fossés de la ville. Le boulevard de la Porte-Guiltaume et le boulevard Morard sont particulièrement remarrpinhlos par leurs belkîs allées d'ormes et de marronniers formant, en été, une vériuble voûte de verdure. En amont du pont de la Courtille,- le cours de l^Eure, bordé de jardins et de maisons de plaisance, offre, de charmants aspects.
La société d'horticulture d'£ure-et-
Loîr, fondée en 1853, a acquis, rue de la Barre-des-Prés (faubourg Saint- Maurice), un jardm d'une étendue de 2 hect. Ce jardin, ouvert au public, ost divisé en jaruin d'agrément, jardin maraîcher, jardin botanique, pépinières, etc. Une pièce d'eau et une petite rivière y sont consacrées à la pisciculture. — A côté du jardin botanique, les Grands-Prés forment aussi un but de promenade.
Qonaeroe «1 iadnsttle.
Chartres est le centre d'un commerce considérable de céréales récoltées dans les plaines de la Beaucc.
Les laines, les graines de trètle et de luzerne, les peaux brutes, les vins, les alcools, les bestiaux et surtout les chevaux percherons y donnent lieu à des transactions importantes.
Sur les bords de l*Eure sont établis quelques moulins et des tanneries." Une fonderie de fer et de cuivre, fabricant des appareils mécani(îues, et (les ateliers de bonneterie occupent aussi un certain nombre d'ouvriers.
Les pâtés de Chartres (gibier) jouîs^ sent d'une réputation européenne.
[Corresp.pour:— (38kil.) Brou, par f'25 kil.) llliers (R. 13) ;— (33 kil.) Mail-
lehois (chfttoau du xiv« s., en partie détruit; hePos halles), par (12 ki!.) Dangers, (Ib l^iL) Vérigny, (20 kil.) Tbimert (R. 10) et (25 kil. Château- Neuf (F. VlUnéraire général de la France^Normandiey par Ad. Joannr);
— (31 kil.) Bonneval (F. R. 9 et l'iltnéraire qMéial de la France, la Loire et le centre, par Ad. Joanne).]
De Chartres an chemin de fer de Paris à Vendôme, R. 9 , — à Châteauneuf, R. 10 ;
— à Dreux, R. 11 ; — àChâteauduii,R.12;
— à Brou, R. 13.
DE CHARTBES AU MANS
La voie ferrée de Chartres au Mans
suit d'abord côte à côte, et presque sans la perdre de vue, la route impériale de Paris à Nantes, à travers une plaine fertile, mais monotone.
[ROUTE 1] COURVILLE. — VILLBBON.
99 kil. SamhLuperce (645 hab.) est UD petit village sitaé à 152 mèt
d'altitude, et qu'un vieux pouillé du diocèse de Cliartrns dit avoir été l'antique cité de .\'avî. [/('frlise se r:inhe à g. sous des massifs do verdure qui dérobent aussi à ia vue le château dê BUmwUe. Dans la plaioe et à travers les etaamps, se trouve, à un mètre de profondeur, un aquêduc p-allo romriin, en béton, qui, commençant entr*; Landelles et Pontgouin et sujv.intune pente naturelle, conduisait l'eau d'une source dans la ville des Camutes. La longueur de cet aqueduc est de 26 kil. — On se rapproche à g. de la vallée de l'Eure et 0Î1 laisse à dr., au loin, le beau château et la commune de Fontainela-Guyon (611 hab.) où, le 8 et le 9 septembre de chaque année, les reliques de saint Gourgon attirent un grand nombre de pèlerins.
1U6 kil. CwtrwUU (1638 hab.),
patrie du chansonnier Panard, est un cli.-l. de c. industriel (clouterie, tanneries, mégisseries), l)Ati sur le versant d'un coteau au pied duquel coule 1 Eure. 11 a conservé quelques vieilles iiMitffonf ornées de sculptures. — Vé- Hrltfe, du zvi" s., défigurée à Tintérieur par des replâtrages et des réparations maladroitP<^ . renferme un mattre-atitel à l)al(ln(}uin, soutenu par des colonnes torses, clief-d'œuvre de sculpture sur bois. — U ne reste que des ruines insignifiantes de l*aocien diàîeau de Courvdle.
La seipnr^nie de Courville fut érigée en marquisat, l'an 16b6, en faveur de François de Réthune, duc d'Orval, comte de Nogeiit-le-Kolrou et de Villebon, fils putné de Sully et de Rachel de Cochefllet» la seconde femme du célèbre ministre.
[En suivant la route d llliers, ou troovet& 8 kil. 1/ï de Courville (dont l'kil. 1/2 à dr. de la route), le cliâteaii de Villebon, le plus ctirieux cliAteau de la Beauce, que îiâtit Guillaume d Ëstouteville. Ce grand
maître des eaux et forêts de France, mort en 1449, laissa, entre autres
enfants, -une fiUe Micheile, mariée en ÎAoO à Robert de Béthnne, un des asL-endauts de Mnximilien de Béthune, duc de Sully, qui mourut à Villebon en 1641. Le château se compose d'un bâtiment carré renfermant une cour, et entouré de fossés larges et profonds constamment remplis d'eau; mais il a subi diverses restaurations, principalement au commencement du xvii"» s. Ainsi les tours crénelées et à mâchicoulis, au nombre de quatre dans la façade et de trois dans le côté opposé, ne sont pas toutes du temps de la fondation fin château, ou du moins ont été retouchées, et leurs toitures coniques ont été remplacées par les plaies-formes qui les recouvrent au* jourd*hui. Entre ces sept tours, et sur les deux façades latérales, règne une paierie couverte, soutenue sur des mâchicoulis et percée de nombreuses barbacanes. A l'intérieur de la cour, s'élèvent dans les angles quatre tourelles octogonales qui servent de cages d'esâiliers. Les fenêtres sont ornées de sculptures et les lucarnes sont surmontées de pignons fleuronnés. On remarque : sur les murs, les écussons des principales familles alliées aux d'Estouteville et aux Bé-thune-Sully ; dans un petit oratoire, situé dans une des tours, des peintures à fre-que; et, dans la chapelle, appartenant au style flamboyant, de délicates sculptures sur bois. Les appartements ont conservé l'aspect et en partie Tameublement du xvi* s.
Nous signalerons surtout : la chambre où mourut Sully; celle d'Henri IV, garnie de «on lit et de sa table à écrire ; un jiortrait original du roi, une statue de Sully, des tapisseries de baute-lice , de vastes clieminées avec leurs plaques armoriées et leurs vieilles garnitures en cuivre doré.
Derrière le château, soigneusemelf^ entretenu par M. le marquis de Pûutoi, s'étend un parc magoihque.
DE PARIS
Au delà de Courville, le chemin de fer quitte If's plaints i\o la Beauce pour entrer dans le Perche. On franchit l'Eure pour la deruicre fois.
114 kil. Pontgouin e^t un de 1172 hab., situé sur l*Euie, dans une riante vallée. Végîise de SatrU-Lubin, édifice du xtii* s., a été réparée et augmentée au x . r s, par l'évêque de Chartres Louis duillard. De î'aucieii iliàttau épiscopal il ne reste plus que deux tours.
Pontgouin devait être le point de départ du grand canal par lequel rFnre, détournée de son cours ua urel, serait venue à Versailles ahmeuter les jets d eau et les cascades des parcs et des jardins. Au gué du uoulin de la vule, on voit encore les fondations des murailles destinées à contenir les canaux. Au-dessus du hâfeau de la Rivière y situé à 2 kil. de \Mitgouin, où le chancelier d'Aligre mourut eu lC3ô, on reirouve aussi Vikhue de Boixard, immense barrage que Vauban fit faire en 1688 pour
refouler Teau de l'Eure jusqu'à JeiAo-
mer t.
Au -1 'là (le la station, le chemin de fer, croisant la route impériale du Mans, traverse des bois, une contrée ondulée', plantée de pommiers, et de
belles prairies ombragées par des haies de diônes et de noisetiers.
mki\. La Loupe, V. de 1357 hab., ch. -l. de c, est une ancienne seigneurie que la miiisou d'Angennes transmit par mariage, en 16&5, à Henri de Saint-Nectaire, duc de la Ferté, maréchal de France, qui fit modifier, sur les plans de Vauban, le châtemi actuel de la Loupe, construiipour Dems d'Angennes, sous le règne d'Henri IV. La duchesse de la Ferté et la comtesse d'Olonne , sa sœur, furent deux des figures les plus riantes et les plusgra cieuses de la brilhmto cour de Louis XIV; aussi les poêles de l'épo- (jue composèrent-ils en leur honneur une foule de sonnets et de madrigaux galants.
Viglise de la Loupe est un édifice
du XVI* s., précédé d'un porche. — Cette petit ville f^iit un commerce considérable en céréales et .surtout en boittiaux; ses foires et marchés sont trés-fréquentés.
Tout prte de la Loupe, sur la route de Longni , se voit un vieux chêne têtard, qui n'a pas moin« de 6 mèt. de tour et dont les monstrueuses racines mesurent 13 mèt. 65 cpnf. de circonférence. Dans une des excavations
des branches, une petite madone est exposée à la vénération des passants.
[Corresp. pour : — (25 kil.) la Ferté-Vidame, par (13 kil.) Seuuuches (R. 14); — (46 kil.) Mortagne, par (26 kil.) Longni (R. 15); — (8 kil.) Manou (ancien château fort, flanqué de quatre tours et entouré de fossés pleins d'eau) et (12 kil.) NeuHln-sur- Eure (restes d*un manoir foriihé).]
De la Loupe à la Ferté-Vidame, R. 14 — à Mortagne, par Longni, H. 15.
Bu haut du remblai sur lequel est établie la voie, au sortir de la Loupe, on découvre à VawpiUon, v. de 720 hab., uù il ne reste plus rien d'un magnifique château construit, vers la lin da XVI* s . , pour Henriette d'Entragues, marquise de Verneuil. Le chemin de fer s'enfonce ensuite dans une tranchée de 4 kil. de longueur et de 15 mèt. 68 de profondeur raaxinia Cette tranchée a nécessité un mouvement de plus de 1 100000 mèt. cubes de terré. C'est un des travaux les plus gigantesques de la ligne, exécuté par 1200 ouvrinrs, sous la direction principale de MM. Ducos, ingénieur, et Huhenelle frères, entrepreneurs de terrassements. Au delà de cette tranchée, on quitte momentantoient le départ. d'Eure^t-Loir pour entrer dans l'Orne; les paysages, peu étendus, deviennent de plus en plus frais, de plus en plus riants.
Kio kil. BretoncoXlefi, v. de 20% hab., dont la seigueuiie appartint successivement aux d'Angennes, aujf Cbaumont et aux d'Aligre, est situé