‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 35 sur 257 · BR£TA6ME · texte numérisé non relu

BR£TA6ME

sur les anciens boulevards, et d'oîi Ton découvre çà et là des restes de fossés et de tours des fortifications primitives. — La fotUaine de la place

de rËglise (obélisque en' granit d'A-

lençon) est alimentée par la source de la Cnfnère, dont un aqueduc du XV" s. am^ne les eaux à la Ferté. — Nous siifnalerons encore dans cette ville, Vhôtel-Dieu (xviii* s.) et quelques moûcni anciennes à encorbellement — La Ferté possède des fabriques de toiles; cette industrie est très-ancienne dans le pays.

La circonscription de la Ferlé- Bernard est très-limitée. L agglomération des maisons, qui semble en faire une ville plus considérable, comprend trois autres communes, qui forment comme les faubourgs de la Ferté : Saint-Antoine de Rochefort (F. ci-dessus), à l'O. ; Chprreau (953 hab.),auN.; Cherré (1642 hab.),au 8.

A Cherreau, une élégante maison de campagne occupe remplacement de l'ancienne abbaye de la Peliee, fondée au XII' s. par Bernard, seigneur de la Ferté. L église appartient au style ogival tertiaire. On remarque, à l'extérieur, la porte de l'O., curieuse par sa sculpture, et, à l'intérieur, un bel autel en marbre à la romaine» et quelques vitraux coloriés. — Du tertre de Rochefort, pr?^s de la station de. la Ferté, on découvre une belle vue ^ur la ville et ses environs.

[Corresp. pour : — (21 kil.) Bonnéiable (F. ci-des^nn^) ; — (31 kil.) Mamers par (*20 kilj St-Cosme et (21 kil.)Champaissant(H. 21);— (34 kil.) St-Calais, par (17 kil.) Vibraye et m kih) Beroay (R. 20); — (23 kil.) Mondoid)leau, par (16 kil.) Montmirail et (26 kil.) Souday (R. 19).

Excursion à Bonnétable. — Bonnétable, ch.-l. de c, V. de 5048 liaV, est située (90 mfet.d'alt.)à 21 kiLàl^Q. de la Ferté-Bernard, sur la rive g. du Tripoulin et la roule du Mans à Mortagne, dans une contrée trés-fertile.

Cette petite ville est une ancienne

baronnie, qui appartenait primitivement aux seigneurs de la Ferlé-Bernard. Elle eûtra dans la maison de Paiihenay par mariape, puis dans celle d'Harcourt, quil uppuiU àCiiarl68 de Goôsmes. Elle passa ensuite à la maison de Montaffié, en Piémont, dont rhéritière, Anne de Montaffié, épousa Charles de Bourbon, comte de Soissons, père de Louis, tué à la bataille de la Marfée, en 1641, sans enfants légitimes. L'un de ses fils naturels, Louis-Henri, fut pourvu de la baronnie de Bonnôtable^ transmise par sa fille k la maison de Luynes , en 1710. Cette terre appartient aujourd'hui à M. Sosthî'nc de la Rochefoucauld, duc de Bisaccia, héritier de madame la duchesse Mathieu de Montmorency, née Albert de Luynes. A l'exception de Faite méridionale qui ne date que du xvu* s., le chAteau de Bonnétable, avec ses six grosses tours à créneaux et mâchicoulis, entourées de douves larfzes et profondes, a éle construit cl for Li lié en 1478 par Jean d'Harcourt.

Il renferme une salle remarquable par ses sculptures en bois et une galerie de portraits des seigneurs de Bonnétabie.]

De la Ferté-Beroard & Mondoubleau,

R. IS; — à Saint-calais, R. So;*— à Alen- (jon, par Marnera, R. 21.

Le chemin de fer suit presque tou^ jours jusqu'au Mans la vallée de VHuisne (rive dr.), resserrée entre deux chaînes de collines, dont les cultures variées coulraslent avec la verdure des prairies. A 6 ou 7 iiii. de la Ferté, on longe à dr. Saint-Martin^s*Mùnts (269 bab.), dont le ehdteaUy converti en* ferme, a conservé des parties anciennes. A g. , au delà de la rivière, se montre le clocher ogival de Vilaiiieà-ia-Gosnais (1154 hab., carrières de pierre). Près de Bomé-de-Sec^ v. de 792 bab. situé à dr., on franchit un ruisseau.

179 kil. Sceaux, v. de 691 hab., bâti sur la rive g. de l'Huisne, à 3 kil. de la station, possède des restes de i

fortifications et une église ogivale.

— Le château des Roches date du xvm* s. — L'ancien manoir de la Cour est presque entièrement démoU.

On laisse successivement à g. Vùuvray (162 hab.; dolmen de la Pierre- Cùuvené}, k dr. BHUé (450 hab.), puis à g. encore Dttfieatt (675 hab.).

S ur le territoire de Duneau se voient deux monuments celtiques , les plus remarquableis de la province du Maine (à 2 kii. de Connerré , sur le chemin qui conduit de oe bourg à la verrerie de la Pierre). Le premier est im énorme dolmen^ consistant en six dalles de grès de plus de 60 cent, d'épaisseur. La plus grande (8 met. de longueur sur 4 à 5 mèt. de largeur) est posée à plat sur les autres. A 300 mèt. environ de ce dolmen, s'élève un menhir ou peulven, percé d'une ouverturn circulaire à sa partie supérieure.

187 kil. Connerré (bon hôtel à la gare), v. de 1919 hub., est situé à plus de 2 kil. de la station , sur la rive g. de l'Huisne et la route de terre, dans la jolie vallée secondaire qu'arrose le Dué.— L'égk'Ktf Saim-Jaeques est un édifice roman (xi* s.), surmonté d'un clocher pyramidal du xvi« s. — L'ancien prieuré de Connerré a été converti en presbytère. — On a découvert, en 1803, à Connerré 40 sarcophages en pierre. Des restes de fortifications se voient derrière Tégllse.

[Corresp. pour : — (28 kil.) St-Calais^ par (6 kil .) Thorigny, (10 kil.) St-Hichel et (16 kil.) Goudrecieux (R. 22).J

De Coouerré à Saiat-Calais, R. 33.

On franchit rHuisne^ en arrivant & Pont-de-Gennes.

193 kii, Poni-de-Gennes y v. de 958

hab., a emprunté sa dénomination au pont construit suri'Huisne {FonsHiogp7ia') et qui a remplacé, suivant cerlains archéologues, un pont jeté par les Romains sur la rivière, dans Taxe d'une voie allant de Chartres et d^Orléans à Tours. La multiplicité des piles massives, le peu de largeur des arches, la courbure extraordinaire du

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