‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 37 sur 257 · ROUTE 1] LB MÂNS. — CATHÉDRALE · texte numérisé non relu

ROUTE 1] LB MÂNS. — CATHÉDRALE

de la grande voûte, sous clef, est de 34 mèt. Onze chapelles, ayant envilOD 1 i met. de profondeur, et celle du fond 18 sur 5 de largeur, occupent le pourtour du chœur. Enfin, la totalité de l'édifice offre, dans œuvre, du grand portail d*entrée à rextrémité de la dernière chapelle, une longueur d'environ 130 met. »

La façade principale présente un immense pignon en appareil réticulé; trois portes à plein cintre, avec aichi- Toltes décorées de chevrons brisés, de billettes et de besans, donnent accès dans l int^'rieur; au-dessus, une grande fent'tre renferme 21 panneaux de vitraux peints, dont 10 anciens fort curieux (légende de saint Julien, patron de la cathédrale). Trois sculptures fort grossières ornent la porte principale, deux en regard, où l'on a cru reconnaître deux signes du zodiaque, le Sagittaire et le Capricorne .

la troisième, uu bu^le de roi, tenant un sceptre à la main, représente probablement le Christ.

Le portail latéral, du xii» s. , plus richement orné, est précédé d'un porche ogival, avec intrados dentelé rn zigzag. Ses parois sont flanquées des statues des rois de Juda, senihlables à celles du portail occidental de Chartres, auxquelles elles le cèdent à peine pour Tétrangeté et pour la finesse de l'exécution. M. Hucher a lu sons l'une d'elles le nom de Salomon. Sur le bandeau d'imposte, les Apôtres sont assis en une seule lignej sur le tympan, le Christ au milieu des attributs des Ëvangélistes. Dans la tous^ sure, chargée de détails, on reconnaît avec quelque peine des scè nes de la vie du Christ ; c'est nn groupe extrêmement intéressant de statuettes portant les costumes du xr et du xii' ii.

Les transsepts sont plus hauts que la nef et le chœur. A l'extrémité du transsept méridional s'élève une haute tour carrée dont les contre-forts massifs sont ^'arnis de statues. Le bas de cette tour jiaraît de la fin du xii*^ s.; le milieu est du xiu", y compris les

statues qui le décorent; le dôme, surmonté d'une petite ûùche à crochets, est moderne.

La nef, des xi* et zn* s., ainsi que nous Tavons dit, est divisée en trois parties, parallèlement à son axe, par deux rangées de piliers qui, par suite d'un travail de reprise en sous-œuvre, renferment chacun intérieurement un fût plus petit, datant de la construction d'Amould ou d'Hoél. Les arcades qont en ogive, avec un tore et une moulure de chevrons pour archivolte.

Elles sont surmontées d'autfes arcades en plein cintre, parfaitement reconnaissables encore dans le parement et provenant aussi de la précédente construction. Au-dessus, règne une galerie étroite avec huit arcades en plein cintre, ornées d« tores et de chevrons. Enfin l'amortissement de la travée présente une ogive, dans le tympan de laquelle sont percées deux fenêtres cintrées, flanquées de colonnettes. La voûte est ogivale, irenforcée d*arcs doubleaux trés-saillants et de nervures croisées.

Au contraire, les voûtes des collatéraux sont en plein cintre etd'arétes, comme dans les constructions du xi" s. Les collatéraux sont éclairés par des fenêtres cintrées, dont chacune corres^ pond à une arcade de la nef. Une petite arcature en plein cintre règne au bas des murs latéraux. Les fragments de Itrifjucs romaines que I on aperçoit dans les ]iarois extérieures de ces murs, bâtis en petites pierres cubiques et par assises égales, n'ont rieu qui doive étonner : ce sont des matériaux provenant du mur romain, dont une partie fut détruite lorsque Guillaume le Conqui'rnnt construisit le chflteau du Mans. Les ciiapiteaux présentent toutes sortes de figures monstrueuses et imaginaires, des harpies, des griflbns, des chimères, des serpents enlacés, des mascarons grimaçants. « En passant de la nef dans le chœur, dit M. Mérimée , rim[)ression qu'on éprouve, c'est, si je puis m'exprimer ainsi^ que 1 ou

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quitte le leuiplp d'une reîipion ancienne, pour Piiirer dans celui d'une religion nouvelle. Ces chapiteaux, couverte d'animaux fantastiques, de masques hideux, semblent les ornements d'un culte barbare, tandis que ces feuillages vnrics de mille man itères, ces vitraux aux couleurs harmoiiieuses, donnent l'idée d'une croyance douce et bienveillante. »

Le chœur, les nefs collatérales et les chapelles du rond» point furent commencés en 1217 et terminés en r2n4, sous Tépiscopat de Geoffroy (le LouJon. Les colonnes, les arcades, soit en tiers-point, soit surhaussées, les fenêtres, sont d'une élégance, d'une grâce parfaites. Les galeries du chœur, découpées entièrement à jour, forment une ceinture de l'effet le plus riche et le plus pittore<sqne. Les voûtes s élancent avec hardiesse à une grande hauteur.

Deux étages de vitraiix décorent le chœur. L'un garnit le triforium et forme Tune des principales beautés de la cithédrale du Mans; Tau tre occupe le clerestory ou étage supérieur.

« Le triforium, dit M, Hucher, dans une note qu'il veut bien nous communiquer, est consaeré à des leqende* de saints particulièrement vcinTés nti Mans, et à la l-ijende de la sainte Vierye^ première patronne dé la cathédrale. On y trouve aussi deux légendes locales, qui ne se voient point ailleurs : celle d'Ecron et celle de saint Calais; puis, la légende de îhéophiUt affectionnée par le xiii* s. et reprodotte trois fois dans la cathédrale da Mans: celle d' Eus tac lie , antre épopée émouvante, agréable aux imaginations plenses du temps; un arbn de Juié; «iinl Bernard chantant avec ses moines les louanges de la Vierge. Dans re dernie;r cycle, on remarque la singulière légende du peintre qui, ayant peint snocessivement la Vierge et le dinbip, se voit en butte à la colère de ce dernier, qui ne se trouvait pas, «ans doute, itourlraicté à sa guise. Le diable lui casse ses échafaudages et le pauvre artiste dégringole jusqu'à ce que la Vierge, le saisissant par le bras, le sauve d'une mort imminente.

« Dins ce irifwrmm on remarqua aussi

un portrait Irès-curieux du célèbre pape Innocent /T, qui se nommait SinibaUio Fliettù de son nom de famille, écrit SBifB* BALDVS sur le vitrail lui-même , la verrière OÙ se trouve ce portrait a été donnée par deux chanoines, Philippe le Romain et Robert le Pelé, qui s'y sont fait représenter offrant lear verrière à Dieu.

« Oans la sixième de ces fenêtres qui ont la forme d'nn vaste triangle ogival à plusieurs lancettes, on voit un *tre de Piimiî, de la famille d'Anthenaise.à l'éca vairé d'or et de gueules; dans la septième, on seigneur qni porte sor sa cotte d*armes de gueuler n dr^. léopards ou linns-lêapnrdés d'or, peut-être le sire de la Guerchp, ou tout autre grand officier de saint Luui^ dans le Maine, oomme l'indique le scenu * d'une charte de 1248 pour l'abbaye de Par* seigne.

« Le Clereslnry est tout rempli de grandes figures; on y remarque : iaint Matthieu, saint André, saini Luc. David, Isanc, MoSse: puis les apétrfs, comme le prouvent les noms de saint Philippe et de saint Jacqoes, écrits sous deux d'entre eux ; enfin saint Bertrand, fondateur de la Couture. Ces verrières sont des dons d'unabbe de la Couture du Mans et de la famille de Cormes, dont plusieurs membres s'y sont fait représenter maillés et couverts de leur cotte d'armes, portant d'argent à trois jumeUee de friMe. Le procnrenr de l'abbaye de Dellebranche, Jean de Fresnay, expressément dénommé, s'est fait aussi poindre au bas du i'une de ces verrières. • La série des ApAtres continue dans la grande fenêtre. (}ui e.^t signée de Odon de Coulongé et de cette curieuse inscription : LA VKURINE A DRAPIEHS ; OU y VOit,

en effet, représentés les membres de la corporation des drapiers du >Tan?^; l'un d'eux tient une aune à la main et un coupon d'étoflfe de l'autre. — Puis viennent, dans la 5' lancette, sainf Paul et Aaron, Celle-2Î est sipnée des fourreurs du Mans, entoures de pelleteries parmi lesquelles on distingue le vair on petit gris. — La 6« représente saint Élicnn", saint Gerv>ns et saint Prêtais, saint Vincent, dans l acté de leur martyre. Cette verrière parait être le don des eabaretiers ou li6te* liers du Mans.

« La ?•, qui est la verrière absidale, représente la YUerge et rEnjant Jeam ei le Christ en cruix. Au bas est en prière Geoffroy dp Loudon, l'evcque du temps (1254), qui offre à Dieu sa verrière. Dans les bordures latérales, on voit répétées quatre fois les armes de Geofboy : île

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Çuenles à la handê d*nr. — La 8* grande irerrière oflTre une signature intéressante ; elle représente, eroit^n, les arehiieetes

de la cathédrale, la règle à la main.

" A la 9« grande verrière commence la série des saints évêques du Mam^ caractérisés par les nimbes qui entourent leur tète et les inscriptions : s. pavativs, s. TVRiBLivs, placées au-dessus. Des deux donateurs, on remarque surtout Gaultier de Poillé, dont une partie du nom se lit encore sur îe vitrnil. — Une très-curieuse indication se rencontre à la 10* grande fenêtre; on lit au bas d*Dtt pannean ces mots : UB VERRIERE ECLES , la verHère dùnmie par Végîise ou faite par les gens de Péglise; on y voit, en effet, des clercs peignant on écrivant; ils ont des roseaux on des pinceaux à la main.

« La lo« grande verrière, d^jà détruite en 1810, par un ouragan qui précipita Tarmatore et les meneaux sur la marche de l'autel, avait été restaurée en i84o; mais elle a été de nouve.'tn entièrement brisée par l'orage du 18 aûut U5d. parce qu*elle était composée de 'verres trop minces. Des gréions, pesant un dcmikilogr. et tombant avec une force de projection prodigieuse, n'otit pu briser beaucoup des anciens verres de forme lentieulaire et épais de près d'un cntimi tre, mais ils les ont dessertis de leurs plombs et précipités de 30 mèt. de haut sur le pavé, où ils se sont brisés en miettes. Grâce au budget des cultes, le malheur est an-, jourd'hui réparé aussi bien que possible -, la restauration n*a pas coûté moins de SOOOO fr.; elle s'est accomplie sous la direction de M. DœsNvilwald, archit'cte du gouvernement, et par les soins de MM. Steinheii, Lusson et Coffetier.

M. Uucher a donné, à la demande du ministère des cultes, le programme de la restauration des parties entièrement détruites.

« La 11« verrière continue, avec la précédenre, la "^crin rii s saints évêques de l'église du Maas^ dans la 12% on remarque une signature fort singulière; ce sont des joueurs de dames et de trictrac, qui ont, sans doute, consacre leurs gains à la confection de cette verrière. — Enfin la qui termine la série des évêques et donne, en outre, deux grandes figures de religieux, est signée par les boulangei-s du Mans, qui s'y sont fait représenter, pétrissant de la pAte, enfournant et défournant des pains.

Si l'on igoute que les vignerons du Mans se sont fait peindre au bas d'une

verrière du triforium, on sera frappé de la puissance et de la piété des corpuruiions de métiers au moyen Age, et du petit

nombre de dons émanés au contraire rfps personnages delà noblesse et de la bourgeoisie.

a Tous ces vitraux dâtent d*une même

époque, le milieu du xiiî* s. — Si Ton veut avoir des produits d'un art plus ancien, il faut se rendre dans la chapelle absidale du fond du chœur. On verra d'abord, dans toute la partie g., du côté de l'Évangile, une série de belles lancettes, aussi du xiti* s., mais déjà un peu plus anciennes que celles que nous venons de décrire ; le style en est plus sévère et plus fin. Ce sont d'abord : l'arbre de Jessé ou les ancêtres de la Vierge, puis les figun» ou les annonces de Marie, enfin la Vte dé la Vierge, et, pour couronner le poème, des légendes, caractéristiques comme celle de Théophile, de Taction posthume de Marie sur les humains; an centre, à l'abside, devait être le vitrail de la Pnn- «ton, maintenant placé à g. avec les autres.

Enfin, si l'on veut remonter aux incnndhles de \''\r\ , et voir les plus ancims vitraux counusy à uate à peu près certaine, comme M. Hucher l'a démontré dans son grand ouvrage sur les vitraitT du Mans, il faut se toiirn r à dr. et jeter les yeux sur ces vénérables vestiges du xi« s., représentant les quatre panneaux inf.irieurs d'une Ai^rension : malheureusement, corrodés par les agents athmosphériques, et tout criblés de trous dans lesquels la poussière s'est logée, lis sont peu visibles par le tt^mp?! sombre. C'est une peinture ascétique, exécutée entre un reliquaire et un missel, quelque tho»9 comme un croquis chinoia ou une peinture grecque du mont Athos.

« D'autres vitraux non moins curieux, et peu^étre aussi anciens, se voient vis* à-vis, à la première lancette de la chapelle ; ils offrent la légende de saint Uervais et saint Protais y accompagnée de celle de eaint ViialBt eainte KalsWe, père et mère des samts martyrs de Milan, La facture en est également archaïque, on y voit des toiture» à dômes et en accolades semblables à celles de l'émaii de Geoflh'y Plantagenct; la dernière scène surtout, ({iii rappelle une tradition étrusque de la Gem r<i/er«a, est extrêmement curieuse ; la sainte Vierge, un marteau de fer à la main, frappe au front le seignf^ur de Trans, alité et malade. — Nous signalerons encore dans cette chapelle deux panneaux

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trè&>l)eaux, da x\i* s., de la légende de Mi'nl ÉHenne, et plusieurs aotrts de la

Vie dr Jésus-Christ, notamment une Dtscmte aux Limbes, très-étrange.

« Il ne reste plus pour le touriste qu'à jeter un oenp d*oU sur la grande verrière du transsppî méridional. On est tout d'abord désenchanté; ce n'est plus la vigueur de ton et lliarmonie des verrières du ziii* s. et des époques antérieures ; cependant, en montant par Ift petit escalier à dr. dans la galerie, on n'est plus éloigné de la Terrière que de quelques mètres ei Ton apprécie sa facture et sa coloration. Voici l ordonnanee de eeUe immense tapisserie vitrifiée.

« La Terrttn renferme 194 toiets. Elle représente dans la partie supérieure, qui e«t )a rose proprement dite, le Jugement dernier, avec son coriége habituel d'anges sonnant de l'oliphant, jouant du rebec, de l^orgue, ou chantant le Gloria in ex< t'l-<is : puis, dans les écoinçons, portant des couronnes, des tiares, des mitres et des inscriptions. Le centre de la rose est occupé par les attributs évangélistiques. Le Père Eternel est au sommet de la rose; le Christ au bas; au-dessous, dans la partie rectangniaire, se voient une foule de petits corps sortant du tombeau, puis, en grandes figures, les bustes d'Abrahamy Noé, Moine et David, avec des inscriptions bibliques. En descendant, on trouve les Apôtres, portant chacun, comme il était d'usage au xv« s. (1430 environ, époque de la confection de notre verrière), un verset du Credo ; puis viennent des sai'its patrons, deux éve'ques, saint JLouiSf un chanome, Pierre de Savoisy^ évéque dn Mans (1385-1398), reconnaâaable à son blason, un peu altéré cependant; puis des yrinces angevins :

Louis, bâtard du Maine, seigneur de Ménéres<«n-Brenne, sénéchal (1466) et gouverneur du Maine (14R9 ; — le cardinal Fillastre, du titre de Saint-Marc; le roi René ou Louis Ilid Anjou ; Marie de Ulois, épouse de Louis !«' d*Anjou; enfin Yolande d'Aragon, femme de Louis II d'Anjou (1417-144'2). Ces deux princesses sont fort reconnaissables à leur blason placé dans le champ du vitrail.

m Les fenêtres latéral<"? n!Trnnt orirorp quelques figures finement traitccs, mais on n'y rencontre pas de personnages historiques. »

Les plus intéressants de tous les vitraux que nous venons de mentionner sont reproduits en conlenr, réduits aa quart, ou mémo de grandenr naturelle, dans le

grand ouvrage in-fol. maximo de M. E. Hacher, intitulé : Calques deê vitraux peints de la eaihédralê du Mam, publié en 1M4.

Dans la chapelle du chevet ont été retrouvées, sous une couche épaisse de badi^'eon, les peintures murale? et les décorations dont l'évêque GouLhier de Baignaux l'avait ornée yen la fin d u ziT* s. H. d^Espanlart a publié une Notice sur ces peintures très-avancées pour leur époque.

La chaj)elle qui fait face à celle des fonts baptismaux contient un séfulcre remarquable, sculpté par Gervais Labarre en 1610; la chapelle anaUium christianorvm mérite aussi une yisite, ainsi que la porte de la sacristie, faite des débris d'un jubé en pierre oiTavait fait élever vers 162U l'évêque Charles fie Reaumanoir. Nous si,i;n lierons, en outre: de très-curieuses tapisseries du zvi" s., représentant les légendes des saints Julien, Gervais et Prêtais, données en lf»09 par Martin Guescaude, Angevin, chantre du Mans; — dans la chapelle des fonts baptismaux, deux tombeaux remarquables : celui de Charles IV j comte du Maine, mort f^n 1492; et celui de GuiUaume de 'Langey du Bellay, vice-roi du Piémont sous François I" et frère du cardinal de Langey, év^rpip du Mans ; — dans le transsept, le to^ibcau dr la reine Bérengère, œuvre très-remarquable du xm* s., provenant de l'abbaye de l'Êpau, près du Mans, où cette reine a^ait voulu être inhumée et d'où son tombeau fut enlevé en 1821; — enfin, dans ce ménîf transsept, le niamolée élevé récom oient à la mémoire de Mgr Bouvier, évêque du Mans, mort à Rome il y a quelques années. Ce mausolée a été exécuté dans le style (lu xiii" s., sous la direction de .M. Bœswilwald, par M. Chenillon,du Lude, pour la statuaire, et M. Gaullier, du Mans, pour U partie architecturale.

La belle sûtmeriê de la cathédrale, sortie « en 1859, des àtéliers de MM. BolUe^ père et fils, fondeurs au

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