‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 38 sur 257 · ROUTE IJ LE MANS · texte numérisé non relu

ROUTE IJ LE MANS

Miuis, compte cinq clochas onimientées dans le style des xu* et xiii* s.

A 1*0. de la cathédrale, on remarque un peulven de 4 mèl. hh c. de hauteur, appuyé contre la façade. Au sommet de ce monument druidique, qui est un bloc erratique de Sargé, assez singulièrement mametonné, se voit un morceau de fer soeUé dans la pierre et qui lût peut-être le pied d'une croix.

L'église de la Couture estl'ég!ise d'une ancienne abbave de l'ordre de Saint-Benoit, dont elle a conservé le nom. Le porche ^ flanqué de deux tours carrées, restées inacheyées, est Tune des œuvres les plus remarquable-^ qu'ait produites le xin*' s. Les statues d'Apôtres qui le décorent ont un aspect tellement magistral que M. Mérimée, iRspecteur des monuments historiques, résolut « lors de son passage au Mans, de les faire mouler pour l'école des Beaux-Arts.

J.ctfimpaji du porlailest décoré d'une belle sculpture représentant le Jugement dernier et le Pèsement des âmes.

Les élus, revêtus de longues robes, se dirigent, conduits par un ange, vers

p iradis; et, dans le sens opposié,les damnés, tout nus, sont poussés par les diables dans les flammes éternelles.

Au centre de la composition, un ange et un démon semblent se disputer une &me litigieuse, que le diable essaye d*entrainer en appuyant sur le plateau de la balance qui lui ajtpartient.

La voussure de ce curieux portail n'est pas moins digne d examen que le tympan. L'arclii voile représente une série de crochets dont un grand nombre offre des têtes humaines ou d'hommes sortant des feuillages; quant aux petites stif nettes de saints et de saintes qui peuplent les arceaux de cette voussure, il est imposible de trouver rien de plus naturel et de plus gracieux; on dirait, tant Part j est vrai, une œuvre de la Renaissance.

La rose du xiv* s. qui surmonte ce porche n<^ présente qu'un intérêt secondaire.

- ÉGLISES* 5d

A l'intérieur de Téglise, on est frappé des grands arcs ogives à

lancettes, du xiii* s., qui soutiennent le.s murs latéraux de la nef évidemment plus anciens , comme le prouvent les fenêtres géminées à plein cintre et à œil-de-bœuf. D'ailleurs, les voûtes & dôme, du style dit Plantagenet, qui couronnent cette partie de l'édifice, la classent nécessairement dans la deuxième moitié du xii" s. Des peintures murales ont été découvertes récemment sur les arcs doubleaux et sur les arcs ogives de cette voûte; ce sont, comme on peut le voir, grâce à une restauration habilement faite , des animaux fantastiques empruntés aux bestiaires du temps. On y voit aussi des fleurs de lis alternant avec des tours de Gastille^ ce qui indique, comme date de peinture, le milieu du XIII* s. Les peintures des fûts de colonnes sont un essai moderne, qui manque d'harmonie.

Le chnpur accuse son origine romane par ses chapiteaux à entrelacs mêlés à des animaux fantastiques et ses statues cariatides au haut de la voûte ; les fenêtres ogivales sont le résultat d'une reprise en sous -œuvre, au XI v s. , car il est visible qu'orij^inairement elles étaient en plein cintre.

Si Ton veut voir les vestiges de la plus ancienne construction actuellement existant au Mans, il faut tourne)- derrière le chœur et examiner les colonnes, chapiteaux et bases, des chapelles rayonnantes; elles prissent pour être contemporaines de la construc' tion élevée par le comte Hugues (990). Le vitrail moderne de la chapelle delà Vierge est remarquable comme œuvre de début de M. Gérente ; ce vitrad a été souvent transporté aux congrès et présente comme type de facture moderne; les autres vitraux des chapelles sont de M. Lusson.

Avant de sortir de Téglise, il faut demander à voir à la sacristie le suaire de saint Bertrand, étoffe très-curieuse, de soie orientale, du vi* au zi* s.

AU MANS. [a0UT£ 1]

Ce suaire a été reproduit par H. Hucher dans le BuUetin monumental, année 1846, p. 26. H fàVLi aussi jeter

un coup fl'œil sur la grande porte de IV <jlise, œuvre curieuse d'un artiste du XV' s.

La crypte, qui s'étend sous le chœur, est ancienne, mais elle a été festaurée et tous les chapiteaux ne sont pas de Tépoque de la fondation, ou tout au moins n'appartiennent pas à I tMifice primitif. Néanmoins cette pctiie crypte est une des curiosités de l'église.

VégliseNotre-Dame-dn-Pré (rive dr. de la Sarthe), était celle d'une abbaye de femmes de Tordre de Saint- Benoit, fondée an xi" s. par unefemmf' pieuse nommée [ < /( du consenienient du comte du Mans Hugues, et remaniée au ztt* s. Cette église» monument historique des plus curieux, a été récemment restaurée par M. Darcy.

1.^ diœnr a (Ué, en outre, décore de peintures à /"re.sT/ue par MM. Andrieiix (les grandes compositions) et Jailard (romementation). La crypte, qui s'étend sous le chœur, mérite la visite des archéologues. Dans le collatéral N. , un bas-relief du xvi« s. représente, à ce que l'on croit , la translation des reliques de saint hil'eu de l'église Notre-Dame du i^ic à la cathédrale.

Uéglûe Sainê^Pavin-det-Champs (XI* s.), petite et en mauvais état, renferme les fraprments d'un cercueil en pierre coquiliière que Ton croit être celui du saint patron (vr s.).

L tylUe Sami- Benoit j érigée en paroisse par l'évéque Hildetiert (1097- 1 135) » a conservé quelques parties romanes, les reliques de sainte Scolastique, sœur de saint Benoit , et un tableau attribué au Poussin {Notre- Dame de Pitié).

Véglise Saint-Pierre de la Cour (zu* et xin* s.) sert aujourd'hui d'école mutuelle. Dans la partie la plus rapprocliée du sol, on distingue de petites assises de briques et de pierres cubiques, placées symétriquement.

C'était l'ancienne Sainte-Chapelle des comtes du Haine. Le comte Hugues 1"

la fit construire en 969 ; Helie de ta Flèche, Henri II et la reine Bérengère y firrnt successivement des répnrntions et des accroissements.

L églue de la Vinilalion, dont les abords ont été dégagés, fat construite en 1737 sur les plans de Soufflot, par Mathurin Ribaillier, architecte originaire de h Floche.

La façade principale est richement ornée de colonnes corinthiennes cannelées, que surmonte un bel entablement, et de deux frontons, appartenant, l!un à l'ordre principal, l'autre, à l'attique. Cette éjLflise vient d'être r<'st;iurée avec un j^rand soin et un K'rand succès par M. Darcy. Rien n égaie la grâce et l'harmonie des ornements que les architectes du xvni* s. , de Técole de Robert de .

Cotte, ont répandus à profusion sur les murs et les boiseries.

Léylise Notre-Dame de la Gare a été récemment coustruite , sur les plans de M. Darcy, dans le style du ziii* s., près de la gare du chemin de fer. La nef seule est terminée.

L'ancienne église dite de la Miasiun est transff rmée, depuis l.i Révolution, en une citerne de cavalerie. Le monument a été scindé en deux dans le sens de la hauteur ; le bas est consacré aux écuries^ il reste peu de .

chose à y voir; mais l'étage supérieur ou l'espace compris entre les chapiteaux et le sommet des voûtes est on ne peut plus curieux.

L'éditice fut bâti vers 1180 par Henri II, rot d'Angleterre et comte du Maine, pour servir d'hôpital. En 1239, Ge oflVoy de Loudon donna des statuts k la confrérie de Notre- Dame de Co't'ffort, nom (^ue portait cet établissement, et c'est en 1397 que les confrères changèrent en église le bâtiment élevé par Henri II. Plus tard la maison fut occupée par des Augustins et des Lazaristes. — Avant de hurtir de la cour de la caserne, il faut jeter un coup d'œil sur l'ancien

Digiii^uO Ly <jOOgle

[BOtTTB 1] LB MANS.

portail (le Goëffort ; les chapiteaux, les bases des colon ues et touâ les détails de romementation sont traités de main de m^tre ; c*est encore du style XII" s.; mais on sent approcher le grand siècle de saint Louis.

AdUloee elvlls. — Muées. — Meisoes parUonUéres.

Vhôtel dê ville a été construit en 1706 sur remplacement du ch&teau des comtes du Maine, démoli en 1617 par ordre du Hoi. Il renferme les salles du conseil municipal, du tribunal de simple police, de la Société d'agrlculiure, sciences et arts de la Sanbe, dè la bibliothèque de cette société, les bureaux de la mairie, des trois juges de paix et des trois commissaires de police de !a ville, de la caisse d'épargne, etc. De la place du Gué-de-Maulny , on aperçoit ungranJ pan de mur, bâti en pierres de petit appareil et percé de lenétres géminées et trilobées ; c'est un reste de l'ancien palais des comtes du Maine.

La préfecture, avec un vaste et beau jardin, r<^coninient entouré d'une belle grille, occupe les anciens bâtiments du couvent de la Couture, reconstruits en 17 70; elle renferme en outre la bibliothèque publique et un musée de peinture et d'histoire naturelle. Cn trrand escalier en pierre, éclairé du haut en bas par une seule croi8ée,8e fait remarquer à l'intérieur.

JLabîbliotliè^et formée en grande partie délivres provenant des maisons religieuses supprimées à la Révolution, compte environ 50 000 volumes imprimés et GOO manuscrits dont quelques-uns offrent un grand intérêt.

Elle est ouverte au public tous les jours, de 11 h. à 3 h., excepté les dimanches et les mercredis.

Le musée de peinture (ouvert le dimanche, le jeudi et le vendredi, de 10 h. à 3 h. ; pour les étrangers tous les Jours) n*est pas riche. Il a pour directeur M. Dugasseau, peintre distingué. Nous signalerons les toiles les plus dignes d'attirer Tattention.

2. Giotto (École du). Adoration des Mages. ~ iS. La Vierge. École florentine

du xve S. — 20. Lippi (1412-1469V La Vierge et PEnfant Jésus. — Ancienne école, française de la lui du xv*' s. Le Christ déposé de la Croix (curieax ; figures expressives"!. — École du Pérugin f.'^ Sainte Famille. — kb. Ferdinand Bol. Enlantsdonnant à manger ù un bouc. — 46. Le même» Portrait d'homme. — 5ê,Ca'jnacci. Étude de femme couchée. — 59. PhïUvpf de ■ Champaiyne, L'Adoration des Mages. — 6'2. École des Clooet. Portrait de Jacques Huranlt, seigneur de Vibraye. — De 64 à 89. Coulom , artiste du Mans. Suite de compositions mai peintes et mal dessinées, tirées du Roman comiqut de Scarron. — 94. Desjobert. Paysage. — 99.

Droog.$/oof. Rixe de paysans devant nn cabaret (le paysage surtout est bien traité). — 103. Frans. Le Jugement dernier. — 105 Franck. Vénus accompagnée des trois Grâces. — I08. Attribue èi Franck. Passage de la mer Rouge. • 121. Grimoux. Portrait de femme. — 123. Heemskerk. Un alchimiste dans son laboratoire. — 127.

Hesse. Portrait de Germain Pilon. — 130. Jeatvron. Le Tintoret et sa fille. — 133. Jean Jouvenet. La Présentation de l^os au temple — 13.^, 136, 137, Kalf, Armures; vases et fruits ; intérieur de cuisine. — 14«« £AUlemand. Paysage composé. ^ 153. Lenteur. La Chasse de Diane. — 155. Manlhat. Paysage pastoral. Tableau de la jeunesse du grand artiste. — 1&7. MaUis (Diaprés). Belle copie de saint Jé* rôme. — L^y. Millet. Paysage. — 172.

Poussin. L'Amour réveillant, un enfant endormi. — 186. Ribera, Jésus livre aux bourreaux ; tableau acheté à Séyille en

fH'^n pnr M. d^Espaulart. — 18f> F'-nlr Jt

Hubms. Bon portrait. — 192. Sa«/ei r*. Portrait de Mlle des Essarts. — 195. SoreuiL Bataille du Mans (12 et 13 déc. 1793). — 'iOH. AnJrea del Sdrlo. Son portrait. — 211. Simon Vouet, Sainte Véronique tenant le saint suaire.

Trois prrand es galeries sont occupées par des coilections d'iiistoire naturelle et d'antiquités, les coUectioDs d'histoire naturelle se composent d'environ

1200 échantillons trouvés dans le départ, do la Sarthe. La zoologie y est représentée par près de 3600 échantilluns. L'iieibier renferme plus de 4000 espèces indigènes et exoiiuues.

Nous signaleroos dans les latoilee ar*

ÉDinCBS CIVILS.

DE PARIS AU ICANS

chéolo jiqiiei : — près de l'iOO inonnaL^^ de tuute sorte, eiilre autres, uue ^raiiUe plaque d» billon, très-rare, de Charles de Blots, qui y porte le titre de vicomte de Limoges; — des briques^ des marbres, des fragments de mosaïque* , etc., pruvenant de fouillea faites dans te département; — une momie avec son cercncil couvert de caractères iiiérogl^phi<^uesi — line «me ctn^atr«; — nne collection de poteries gallo-romaines noires et rouges, avec bas-reliefs, trouvées dans le lit de la Sarthe; — un grand couteau à découper, émaillé aux armes de Charlea le Tânéfaire, vnù cette devise de famille : Auli re Naray (sic), adoptée par Philippe le Bon lorsqu il épousa la princesse Isabelle (K. un article de M. Hocher, dans le Bulletin de la Société d'Agriculture, Sciences et Arts, du Mans); — deux autres couteaux du XII* ou du Xiii*' s., du style oriental, ayant appartenn, ft ce que Ton croit, ans eomtea ou ducs d'Anjou; — un fragment d'ùjscrifition romaine, provenant d'un autel ou du piédestal d'une statue antique ; c'est la seule qui existe au Mans-, etc.

La pièce capitale du musée est, sans contredit, une grande plaque d émail champlevé du xii* s., représentant le portrait de Oeoffroy Plantafenet, comte d'Anjou et du Maine, tenant son épée de la main droite, et de la gauche son ecu d'àxnr à quatre lionceaux grimpant ou combattant, accostant une croix centrale.

Comme on ne voit que la moitié de l'écu, qui est une grande large normande, cette croix deyait, dans Torigine, éire cantonnée de deux lions dans chaque angle ou de huit en totalité Évidemment, ce ne sont pas ia les armes des rois d'Angleterre et surtout d*Henri II« comme Tout alBrmé quelques aichéologiies ; ce ne sont même pas des armes, mais une sorte d'imitation d'un tisdu oriental, représentation qui n avait rien d*héraldiqae, car, en iisi, le blason proprement dit n'existait pas.

Geotfroy Plantagenet est vêtu d'une dalmatique par-dessus laquelle est jeté son manteau doublé de menu-vair. ce précieux portrait d'un prince français qui fut la tige des Plantagenets, rois d'Angleterre, était autrefois fixé sur le tombeau de Geoffroy, adossé au premier pilier à dr. de la nef de la cathédrale du Mans. Sauvé en 15()2, lors du pillage de l'église par les Huguenots, qui détruisirent le tombeau, il fut ensuite cloué au second pilier de la nef, où sa place est encore visible. Il en fut détaché de nouveau pendant la Révolution, ety c'est par un bonheur inouï

qu'il a été r»itronv''- p!iis tard cachf* dan? un cabinet d'aiuateui . L aUnnuislraLiou municipale s'est empressée de Tacheter, lors de la création du musée. (Pour plus de détails , V. un intéressant Mémoire de M. Hucher, publié dans le Bulletin monu^ inmttU, en IMO).

La belle salle de spectacle, bâtie sur les plansdc M. Deiarue, et inaugurée en 1842, a été élevée sur remplacement d*un amphithéâtre KaUo-romaiii.

Le musée d'archéologie est installé provisoirement dans les souba<îspmpiits de la salle de spectacle.

L entrée se trouve au pied de l'un des escaliers latéraux qui dçsceudeut dans le quinconce* Créé seulement depuis quinze ou vingt ans^ le mu* sée 8rcbéologi({uc eut pour ])remier conservateur M. Drouel. M. Hucher, qui a eu la complaisance de corriger et de compléter l'article consacré au Mans dans cet Itinéraire, a cousidé^ rahlement contribué à son <léveloppement^et il en est aujourd'hui le directeur.

La première salle du musée renferme $ une série de wues grecs, étrusques, cam-

paniens; des has-rcliefs en terre cuite; un buste antique, en marbre, de l'impératrice Faustine la Jeune; un autre buste antique et une statue grecque, représentant un Saiyre dansant. Tous ces objets, donnés par l'Empereur, proviennent du musée Campana. Dans la même salle se voient un beau tronçon d*aquedoe romain; des poteries samiennes; des verroteries gallo-romaines-, des débris de tuyaux de chaleur; des briques portant les inscrip* tions : condate, — A -»- c ; — des mifrbres, etc., le tout provenant de la villa gallo-romaine d'Aionnes, près du Mans, mise au jour il y a trente ans, et représentée dans un plan en relief exécuté au 20", qui est déposé dans le musée (K. la salle suivante). On remarque encore dans cette première salle : — des antiquités franques , notamment : des agrafes damasquinées, fort belles, trouvées dr^ns divers lieux du département ^ des hac/uss celtiques, en pierre et en bronxe; un fragment d'asria, en pierre ; — puis d'an- I ciens rhapiteaus du xii« s.;— une fort belle I épée à pommeau nielle, du même temps; I — et une petite collection de céramique

. .d by Googl

[ROUTE 1] LE MANS. — fiDIFIGES CIVILS

doat quelques pièces, comme de remar- <|aabl«s épis on étoes de fattage, «iq grand plat hispano^moresque et quelques plats de vieux Rouen, o tirent un vériiable intérêt. — Dans la montre de g., on peut ▼oir : de belles Hbule» à caboclions, du XIV* 8.; un Christ émaillé sur une croix garnie '1e son armature également émail* iée-f des iragments d'orfèvrerie mérovingienne : an poidi ornementé de lirènee et d'hippocampes, représenté dans Touvrage des 1r/* au moyen âge, de P. Lacroix et beruj un soufflet aux armes de France, etc.

La porté (XT* B.)f son» laquelle on passe pour entrer dans la seconde salle, provient d ! la maison, aujourd'hui détruite, du cure Bureau, ancienne dépendance de la cathédrale ; l'antre porte de la même salie offre des boiseries de la Renaissance, provenant de la même maison. Dans la seconde salle, on remarque d'abord le pian en relief do la villa romaine d'Alonnes, dont nous avons parlé ; puis, à dr., le long du mur, cinq curieuses statues tombales, dont les quatre plus éloignées représentent trois sires de Beau mont, des xii« et XIII» s., et une dame de Beaumont, de cette dernière époque. La plus vieille de ces statues offre certainement un rare échantillon des plus unciens monuments de la statuaire française civile (xi" s.). Le tombeau (près de la fenêtre) , de la fin du XIII* s., est extrêmement intéressant, à raison de sa belle conservation et des détails de costume, de coiffure et de blason, qu'il présente. Le cinquième tom- ]Mau (le plus près de la porte d'entrée) représente un sire d'Assé le-Riboul. bien reconnaissable à son blason qui oifre un émanché. Il est également très-curieux par sa conservation et ses détails.

Nous indiquerons rapidement : — un bon nombre de carreaux émaiilés ou en relief, avec armoiries; de charmants petits vili aux d'appartements; la belle série de médailles consvl'ti fs et impériales, d'Auguste et de Tibère, choisies « par M. Hneher, parmi les ISOOO médailles d'argent trouvées, en 184S, dans le jardin du collège du Mans. On y remarque principalement 50 ou 60 beaux monétaires d'Auguste, très-rares, l'Agrippa à la couronne murais et rostrale , et au revers d'Auguste, médaille à fleur de coin et excessivement rare ; des deniers introuvables des familles Arria, Atia» Numonia, eic. — On trouvera, en outre, dans le médaillier, une cinquantaine de médailles yaulotses, de tous métaux, dont plusieurs uniques. Nous signalerons tout parti-

culièrement un charmant petit fragment de l>ronte représentant une perruque r(h maint^ du genre de celles que l'on voit fîf^urer sur !a téte des impératrices Julia Pia ou Julia Maesa. — £nûn, nous jouterons que le musée d'archéologie est dépositaire des calques originaux des vitraux de la cathédrale, exécutés d'abord sous les auspices de M. Delarue, puis sous eeox de Laasoa.

Vhôpital généraly situé prrs de la placo de FÉiieron, fut créé, en lGr)8, par lettres patentes de Louis XIV. Sa jolie chapelle est dispos^'o<le manière à ce que les malades puia^ent assister à la messe sans quitter leurs lits bu leurs salles. — Le l}feié, installé dans les bâtiments que les Oratoriens occupèrent depuis 162't jusqu'à la Révolution, ofTre un bel ensemble et une jolie ciiapelie. — M. Delarue, architecte^ a construit eu 1844, un nouvel étéché, dans le style delà RenaissanoOp sur l'emplacement de l'ancien hôtel de Tessé.

Le palais de Justice^ la gendarmerie et la priA'on occupent les bâtiments de Tuncien couvent des religieuses de la Visitaliun.

Vhôteldu GràbaUdre , ancienne infirmerie des chanûineSy vis-à-vis de la cathédrale, est une belle construction de la Renaissance, ainsi que la maison à tourelle qui lui fait face.

— Hlusloin, dans la môme rue, une autre maison fut. habitée par Scairon, qui jouissait du titre honorifique de chanoine de Saint-Julien du Mans.

— La rue des Chanoines et la Grande- Rue renferment encore quelfiu - s maisons du XV* s. , en bois et à jugnon sur rue. La principale est la Maison dite de la Beine-Béretigère, en mémoire d'Yolande, plutôt que de la reine Bérengère, car cet>e ancienne demeure royale n'a rien du xiu* s. La façade (^aie du rf'gne de Charles VIII ou de Louis Xîî ; la porte o>t toute constellée du blason de René d'Anjou (des bars et des croix de Jérusalem) ; et les cheminées, qui sont au

I musée de Ciuny, à Paris, ne remon-

DK PARIS

AU MANS

taient pas au delà du xr* s. ou de la

fin du XIV* s.

On [HMit voir, à l'extrémité r3e la place des .iacoUins, auprès de I duverlure du lunuel (jui descendait dans la ville basse , une partie du mur de l'eticiinte gaUa-ronmne, Cette enceinte, que Ton croit être du lu^ s., est encore visible avec ses tours dans les cours de quelques maisons sur la place du Château et rues des Pansde-Gorron, deU Tannerie, de la porte Sainte-Anne, de Saint-Hilaire, et de Gourdaîne.

Ces murs, gallo-romains, sont souvent cités couime ofTiant dans leurs assi>^es, bflties en petites pierres cubiques de grès ferrilère , des mosai-

Sjaes représentant soit des feuilles de ougère, soit des distributions triangulaires ou à dents de scie d'un eiïet original ; ce sont nlors de petit» cubes de pierres calcaires blanches qui forment les teintes claires. On peut encore voir ces effets dans quelques cours de la rue de la Tannerie.

M. Hucher, qui a publié une description des enceintes successives de la ville du Mans , dans ses Études sur Vkistoire rt lea monuments df( département de laSarthe, joint à ce travail un plan de fenceinte gallo-roicaine.

«Jusqu'en 1245, dit-il, cette enceinte fut la seule défense de la ville. De 1246 à 1280» le prince Charles, frère de saint Louis et comte du Maine, fit entourer de murs le quartier de la Tannerie.... Vers 13S0, le château et le quartier Saint-^Benoit furent ceints de murailles et réunis à la ville.

C'est aussi à cette époque que les murs d'enceinte du chœur «le la cathédrale furent élevés aux dépens de la rue Herrault.... >»

« Le château du Mans, dit encore M. Hucher, était une grosse tour, offrant, du côté de la campagne, une vaste rotondité mise au jour par des fouilles pratiquées récemment; du enté de la ville, cet ouvrage présentait un talon rectangulaire. Cette tour s^est appelée successivement tour

Royale, tcur Orbrîndelle ou Ribau-

delle ou Hiheiidelle. grosse tour du Mans. C( nsîniite en 1063, sous l'épiscopat d Arnould et par ordre de Guillaume le Conquérant, aprcs la prise du Mans par ce prince, elle se composait de cinq étages avec échauguettes.

Les vestiges d'un amphithéâtre gallommnin, ayant plusde 100 mèt.

de diamètre, ont <''lé découverts en 1791, dans la partie haute de la promenade des Jacobins. 11 ne reste au* jourd'bui de cet ampbithé&tre que le souvenir consacré par le nom de la rue des Arènes et de la rue des &ladfateurs.

A dr. des murailles gallo-romaines sont les restes d un vieux rempart f construit sous le roi Jean et dans lequel Lassus a établi un large escalier.

Âu pied de cet escalier Tarchitecte a érigé une élégante fonUUne du style ogival.

La halle (1822-1828) occupe le milieu de la place de ce nom, qui fut le théâtre de la sanglante bataille dont nous avons parlé ci - dessus {V, p. 53).

f e Mans possède un asile pour les nitetu's, une succursale de la banque de France, des sociétés d'agriculture, sciences et arts, de médecine, d*hor^ ticulture, et du matériel agricole.

Promenades.

La promenade des Jacobins, la plus belle de la ville, est formée de longues avenues de tilleuls. Près de cette promenade se trouve le ^rdtn d^Ac^rtieuUure (50 c. d'entrée). — La jftomenade du Greffier, plantée en 1794 sur la rive g. de la Sarthe, a pour perspective de ^erli!p^ prairies et de riants coteaux , paistuM^s de délicieuses maisons de campague. — A son extrémité se trouve le débarcadère du chemin de ter de TOuest.

Le Grand' Cimetière , de 5 bect.

do superficie , entouré de murs, est coupé de larges allées bordées de verdure et de hauts peupliers. — La promenade des Sapins, sur la route

[ROUTE 1] DE PARIS X hEtH^EH.

de Tours, est très-fréquentée des Hanoeauï le jour du Mardi gras.

Du Maas à Rennes, 11. 2 ; à Brest, R.8; àSaint-Malo, R. 4 et S; - à Angers,

à Nantes et à Saint-Nazaire, R. 5; — à Caen, R. 93 - i Veadômei R. ik; — à Tours, R. 25.

D£ PABIS A RENNES.

374 kil. — Chemia de fer. — Trajet en 8 h. environ par les . trains express ; en 12 h par les trains omnibus. — 1 cl . , 41 fr. 90 c; 2« cL, SI (r. 40 C ; 3« ol.,

23 fr. 05 c.

211 kil. (le Paris au Mans (R. 1).

A peu de distance de la belle galerie Titrée du Mans, on traverse la Sarthe sur un viaduc de i^k met.

27 ceot. de longueur, construit en gra~ nit et en marbre, haut de 9 mèt 70 au-deaaus deTétiage, fondé sur pilotis et composé de quatre arches, dont trois, sur la rivière, ont chacune 17 met. d'ouverture; la quatrième, jetée sur le cauai iatéral à la Sarthe, n'a que 9 mèt.^ et le déboticlié ouvert sur le boiileyard du Greffier mesure 2 mèt. sur 4 mèt. 30 cent.

On hiisse à f?. rembrnnchoment d'Angers, à dr. l'embranchement de Caen par Alençon, et à p. la Chapelle

Saint-Aubin y v. de 542 hab. (iglise couverte. M. de Caumout en a reprédu zni* 8. ofiOrant de jolis détain d*^- senté quelques-uns dans son Cmirs

chitecture ogivale) / (

223 kil. La Milefe^Y, de 795 hab.

A 7 kil. de la station de LaMilesse, et à 2 kil. à g. de la voie ferrée, se trouvent le V. de I,ai;ardm et les ruines de son vieux château qui consistait en une tour carrée et une grosse tour ronde entourées de fossés sur lesquels s^abaissait un pont-levis. Il n^ reste que des débris insignifiantsr^

232 kil. Domlrotil- en-Champagne, V. de 1417 hab., à 136 mèt. d»alt, illustré par le Roman comique de Scanon, offre quelques vestiges des jdus anciens ftges de notre civilisation. On j a trouvé, près de la cha-

pelle de V Habit j des sarcophages en grès roussard, et, sur le monticule du Grangagné, que Ton aperçoilyA

dr., une enceinte de fossés, encore très-bien conservée, paraît avoir set vi d'assiette à un camp. Cet ouvrage, qui attire l'altention par sa situation hardie, est en terre. L'enceinte eu est très-bien délimitée, mais rien n*y a jamais été découvert qui permît de dire si c'est un travail gaulois, romain ou du iTioyrn âge.

VégliSBy à colonnes romanes, à ouvertures étroites, est dédiée à saint Front, solitaire qui vint prêcher le christianisme dans le Maine, au vt* s.

Le château de BreUmnuhre (3 kil.

au N. 0. du village) , reconstruit dans le style moderne, appartient à la famille de Luynes.

TSli kil. Gonlie, ch.-i. de c. de 1767 hab., est situé prèa de .la source du ruisseau de Gironde, à 1 kil; en^ viron de la station, et dominé au N. 0. par le signal de la Jaune- Uière (163 mèt.), qui offre une belle vue. On y a trouvé, en 1838, un grand cimeLiere remontaiit à l'époque mérovingienne, dont les sépultures renfermaient des vases, des armes et des bijoux extrémemmit curieux. Ces objets sont conservés avec soin par M. Desberries, vice-président du tribunal civil , qui en a fait la dé-

BBBTAGNE

•i. f #7 4^ d'arehitectuTe, — Le château de iour-

ches appartient au duc Des Cars.

Au delà de Conlie, la voie ferrée, ] côtoyant à g. le pied du signai de iav/j Jaunelière, pénètre dans une courte tranchée de plus de 14 mèt. de pro- Ui/^^t^; fondeur, au sortir de laquelle elle décrit une courbe qui l'amène près de Cn^^e (1270 hab.), sur un remblai long de 1 kil., haut de 14 mèt. Continuant son parcours sinueux, elle entre dans la trauchéede Sillé-le-Guillaume, dite la tranchée des roches (1800 mèt. de longueur); puis elle passe sur un grand remblai, d'où Ton voit Sillé-le- Guillaume dominant la vallée et do-

DE PAiUS A BENNES.

miné par des collines^ escarpées. On traverse ensuite un yiaduc en fonte, me culées de maçonnerie, haut de 7 mèt. 33 c.

247 kil. Sillé-le-Guillaume (hot. : de Bretagnp.; de la Cmix-d'Or; de Normandie), V. de 3309 hab., ch.-i.

de c , est agréablement située dans un pays fertile, au pied d'une colline de 262 mèt., dominée au N. par la forêt qui porte son nom et par le bois du Pezé et dosservie par sept belles rontp^ (|ui, réunies au chemin de fer dp 1 iuiest, facililent les débouchés de son commerce de toiles et de bestiaux.

Silléestune des plus anciennes villes da Maine, l/hisloirede sa baronnie commence arec celle delà féodalité, naillaumede Slllé, q\i\ pn fut le fondateur, à la fin du jB« 8., eut de grands démêlée aw Sigefroi de-Belléme, évéqoe du Mans. Anne de Sillé porta en 1404 cette baronnie à Jean sire de Montejean, aïeul du marecHai de ce nom et épousa en »econd«8 nocee lean de Graoa, baron de la Suze. Bertrand de Bf^auvan, seî-neur de Précigné, sénéchal d'Anjou. éUit baron de Sillé en I466, ainsi que le eonatate tin curieux acte de vente de la baronnie de Sillé, découvert et publié par M. Hucher, dans sa l^ojce sur Silié-le-Guillaume (Études sur thii' toirt et let monu*t*ents du départ, da ta Sarlhe). M. Hucher a donné, en outre, le dessin des armes de Bertrand de Beauvan sculptées sous les màchleoulis du donjon, hors de la portée de la vue. Au commencement du xvu» s., le maréchal duc de Brissac possédait le cbâleau de Sillé, du chef de Judith d*Aclgné. sa femme. Leor petiie-fille Marie de Cossé transmit par mariage au maréchal duc de la Meilleraye U eeigneurie de Sillé, qui lit ensuite partie du dnehé de la Vallière, puis passa par héritage à la •princesse de Bourbon-Conti, qui en fit don à son cousin Chanes-François de la Baurae-le- Blanc, créé à aon tour doc de la Vallière. La postérité lu duc de la VaUière s'est fondue, par les ducs de Chàtillon, dans les ducs d'Uzès, propriétaires actuels de la forêt de Slllé. Le baron de Sillé éuit l*un des quatre vassaux de l'evéque du Mans dont le devoir était de porter le prélat le jour de son intronisation et de te B«ran dîner. Le repas terminé, il pouvtit emporter la coupe, T«ne, baoaps on

tout aetre «a<esil dans lequel l'evAqiM

avait bu. Cet usape fut suivi jusqu'à U Révolution et noUmmettt en 1777 par le duc de iii Yairère.

Slllé îi conspfvé quelques souvenirs historiques intéressants et possède des muiiumpnts curieux à visiter. Le château lut pris par Guillaume U Conquérant, k la fin du xi* s.; le comte de Richement s'en empara, en U12; en 1422, il fut assiégé par le comte d'Arundel, et délivré par Gilles de R^'tz, mar-'choJ de France, connu sous le nom de Barbe-Uleu,e. Retombé, en 1432, entre les mains des Aoglab, le brave Ambroise de L^ré le leur ar« ' rachaparun coup de main aussi heureux que hardi ; mais, à peine ce vaillant capitaine fut-il sorti de la ville, qu'Arundel rentra dans le chôteau. .

Les ruines du château de Sillé-le- Guillaume comprennimt quatre tours déconronné», dominant une magnifique campagne, et reliées entre elles par des bfttimrnts plus modernes qui servent de maine et d'école communale, A l une de ces tours, du côté du jardin, se voient des fragments d'ar* chirolte en dents de scie provenant d*un édifice plus ancien et datant du xii« s. La tour la plus remarquable est le donjon, énorme masse de pierre de forme cylindri jue à l'extérieur, et polygonale à l'intérieur. Sa hauteur est de 18 mèt.; son diamètre, de 14 mèt.; ses murailles ont 3 mèt. 50 d'épais^ seur. Il est divisé en trois étages voûtés. L'étnge supérieur pst gnrni d'une pln'P- forme à créneaux et mâchicoulis supportant une toiture conique.

Près du château, s'éïève Végfdm Notre-Dame de StiW, d'abord collégiale, fondée par les premiers barons de Sillë. On y accède par des rampes escarpées et des escaliers taillés dans le roc. Ses parties les plus anciennes sont le transsept S., à la base duquel est l'entrée d'une grande crypte du xu* 8. Sous le porche 0., sPouvre un joH portail du milieu ou de la fin du xiu» s. La Vierye est adossf^c au trumeau qui divise l'entrée en deux

[ROUTE 2] SILLÉ-L£-GUILLAUM£.

portes séminées ; le Jugemênî étimUir est sculpté sur le tympan.

« Ce tympan , divisé en deux par-

fies, présonle, dit M. Hucher {Bulletin monument al, X. XVI. p. 340), flans celle du haut, le Christ assis sur un siégu élevé, les pieds posés sur le simulacre d'ane cité ; les mains ont été brisées. A dr.yôn remarque un ange portant la croix d'une main, et de l'autre les trois clous dont il évite In contact, à Taide d'un linge. A g., on voit un autre ange tenant do la main droite u iance, et de 1 autre ia couronne.

« De chaque cOté de cette scène, on remarque/à genoux, deux figures largement drapées : au-dessus sont deux HD^ps port'^s par des nuages.

<* Autant le sujet précédent estcalme, autant la scène qui suit est animée :

quatre aiigei» , sonuaiU de l'oliphant,

réveillent les morts qui, dans un pèlemêle pittoresque, se hâtent de soulever les tombes, de secouer les linceuls

et d'obéir aux fanfares éclatantes; ici c'est un saint évêque qui paraît, mître en tète, !à un roi couronné, piua loin uu muiue ; d'un autre côté, une jeune femme nue mêlée à des figures qui conservent encore le linceul.

« Cette scène a r(^e!îenient du mouvement et du sentiment. Au-dessus des bons et des méchants, l'artiste a rangé, sous une succession de pinacles qui s'échelonnent jusqu'au sommet, les douze apôtres, et comme clef de voûte, un ange priant au-dessus du Christ; chacun des apôtres, assis sur un trône, tient à la main droite l'instrument qui sert àlecaraclénser. Deux des arcades de la voussure sont soutenues par des colonnes entre lesquelles serpentent de délicieux rinceaux empruntés à la flore indigrîio. '>

La partie méridionale de l'édifice offre un curieux pignon du xii* s., dont la base donne acc^s dans la crypte que nous avons signalée plus haut. L'église de Sillé a été dans ces derniers temps, sous la direction de

K. David, architecte, l'objet de restau> rations et d'additions importantes.

Sillé possédait un cotfceni de Minimes, fondé en 1623 par François de Cossé duc de Brissac, grand pannetier de France : ce couvent sert aujourd'hui d*hôpital.

La fmlle a été bâtie pour la première fois, en 1120, par Robert de SiUé; la halle au bU est moderne* Noos signalerons encore : plusieurs maisons anciennes ornées d-^ s uîptures bizarres; les châteaux de Chauftmr et de Belle- Fontaine ^ le beau point de vue dont on jouit de la colline qui domine le château an N. et enfin les ruines d'une forteresse considérable située dans la forêt, à 3 kil. de la ville.

Après avoir croisé la route de Sillé à Sablé, ou laisse à dr. la /"or/V de SiUé, qui renferme piusieuist tdugs, el dont le point culmmant ou le signal, près dé U route de Sillé à (16 kiL) Fresnay-sur-Sarthe, atteint 286 mèt.

d'altitude.

[Au N. de SiUé (8 kil.), sur la lisière de la for^t de ce nom et le territoire delac de MontSaint-Jean (23 1 8 hab.),

dans un pré dépendant de la ferme de Roullé, on a découvert, en 1844, un monumetU gailo-romainy composé principalement d'une riche mosaïque semi-circulaire de 5 mét. 03 c. sur 4 mét. 17 c, dont la moitié environ avait été anciennement détruite; le reste était parfaitement conservé; trois autres pièces afT^rtant h forme carrée étaient parées simplement avec une espèce de béton qu'on trouve ordinairement dans les monumeais de cette époque. On découvrit en même temps une grande quantité de débris de toutes sortes. Enfin, on recueillit les ossements d'une cinquantaine de squelettes gisant ck et là sous les décombres dus aires des quatre chambres reconnues jusqu'à ce jour. Il ne reste plus rien aujourd'hui de cette découverte.

L^église de Mont-Saint-Jean (zp s*.

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