A RENNES
on remarque, outre les restes trèsdistincts d'un b^Mimont pour les bains et d'un autre pour les cuisines, des citernes et des abreuvoirs.
A i iuLérieur du l éduit est un impluvium, dont le carrelage encore entier, s'incline vers un caniveau qui écoulait les eaux pluviales.
Malheureusement, les agents atfiT'^phénques, et principalement la maiu destructrice des habitans de Jubiains ont détérioré ce curieux monument, unique en France.
« A Jublains « dit H. de la Blanchètière {Bulletin mnmimentnl) , tout est plein des souvenirs du p isse ; pas un chemin^ pas un jardin, ]i;isun coin de terre, où l'on naît reucuntré d'antiques produits des arts. Le sol. jonché de débris d'architecture, a donné une immense quantité de médailles, de statuettes , etc. Ce n'est qu'à force de piocher les vieux murs qu'on a rendu le terraiu productif. Dans certains endroits même, les ruines, au niveau du sol, occasionnaient un travail si difficile qu'on a dû renoncer àen cul* tiver de nombreuses parcelles qui sont demeurées en bois taillis, végétation implantée sur ces vestiges, et au milieu de laquelle le pied heurte partout des débris. »
Il a été recueilli f notamment dans le jardin du presbytère et le champ dît des Boissièrrs , des médailles, des fragments de vases antiques ornés do magnifiques bas-reliefs ; des cercueils, des statuettes, etc. Le redressement du chemin de Jublains à Belgeard, a également mis à nu un mur de 58 mèt. d'épaisseur, accompagné d'une aire semblable , visible sur h met. de longueur.
A 1 E. du Ca«fcï/um se trouvaient, à ce que 1 on suppose , l'emplacement du grand Forum et le théâtre.
M. Henry Barbe, propriétaire de l'emplacement du théâtre antique, a déblayé récemment le sol et défriché le bois qui le couvrait en partie. Il a construit pour son usage une charmante petite maison à la place des
hangars adosses au mur d'une des grandes entrées de la scène. Le centre de l'hémicycle est un jnrdiu.
Au N. du théâtre, uu voit des vestiges de Thermes, sur une partie desquels s'élève l'église actuelle; plus au N. se trouve la 7onneUe, monticule boisé dont le sommet est planté circulairement de douze tilleuls, et aux environs duquel {doê aux Poulains, ct^amp Martin) . on a extrait des quantités conûdérables de débris de toute nature : médailles de divers modules, vases antiques, anneaux, mosaïques r>tc. On a aussi reconnu p!ii<^iriirs rues entières bordées de maisons .< u de débris de constructions romaines. i£n lin, dans un petit taillis, situé plus au N. que la Tonnelle, tout à fait à l'extrémité de la ville, se voient les vestiges d'un temple dédié, croit-on, à la Fortune y et sur l'emplacement duquel on trouve encore des fragments de colonnes et de marbres sculptés.
Sainte-Suzanne, ch.-l. de cant.^ y. de 1793 hab., est située à 7 kil.
environ d'Évron, sur la route d'Évron
à Sablé, et sur un mamelon isolé qui domine la rive dr. de TErve et qui .
n'est abordable que du côté du N. 0., où une langue étroite le rattache à la plaine. Du haut du tertre Gane, l'œil embrasse : la silhouette du chftteau actuel, les ruines couvertes de lierre du vieux donjon, la poterne, la flèche ardoisée de l'église et la chaîne des Coëvrons aux nombreuses ramifications. Peu de villes offrent une physionomie plus pittoresque.
Au moyen &ge, cette ville, sié^ d'an incomté, était défendue par une plaoe
forte. Herbert II vicomte dje neaumont, s'y étant renfermé en 107 5, fatigua tellement les Anglais par ses courses durant trois ans, que Guillaame le Conqa^Wit fut obligé de l>àtir un fort pour les arrêter et, enfin, de lui rendre ses places de Beaumunt et de Freanay qu'il lui avaii
[ROUTE 2] SAINTE-SUZANN
prises. Le comte de Salisbury étant venu dans le Maine en i424 avec une paissante armée composée d'Anglais, Ambroise de horéy gentilhomme da Maine, le plus rude chnmpion de la cause royale dans cette province, se jeta dans Sainte-Suzanne poor Û défendre, et, après avoir soutenu ▼aiUammeBt plusieurs assauts, la rendit par composition: mais, quinze ans ne s'étaient pas écoulés, que les Français la reprirent par escalade sons la eondaite de Jean de Bueil, à qui le roi Charles VIT €& donna le r»ouvernement m 1 439. Lucie de Sainte-Suzanne, hérilière de i ancienne maison ifoU avait possédé cette terra dès le commencement des fief^, la porta au XII» s. à Raoul de Beaumont, fils ainé d'Hébert il, d'où elle passa successivement aux maisons de Brienne, de chamaillart, d'Alençon et de Bonrhon, jusqu'à sa réunion à la couronne par Henri lY.
La ville est encore entourée d'une enceinte fortinpo, de 300 mèt. dp circonférence, gai mode tours rondes et de bastions c irrcs dont on peut faire le tour par uu étroit sentier qui serpente au-dessus de la vallée. ArrÎTé au lieu qu'on appelle la poterne ^ le rempart offre du côté du S. le curieux phénomènede fondations plus vieilles, établies sur une muraille vitrifiée.
Les pierres, pour la plupart de grès, y sont en effet engagées dans un mortier Titreux, comme daus certains châteaux forts célèbres en Écosse, et dont on cite un autre exemple au camp de Péran , près de Saint-Brieuc (UùLes-du-Nord) , V. R.3, p. 119. Ces vitrifications ont presque entièrement disparu lors d*une reconstruction en 1862. Une seconde enceinte» triangulaire, enveloppe le château. La porte d'entrôe est défendue par deux tours près desquelles s'élève un donjon du xn*s. en forme de carré long, comme presque tous les donjons desxi* elxu" s. ta masse imposante de ce vieil édifice présente encore au visiteur des murs de 40 mèt. de hauteur et de 4 mèt. d'opaisseur, percés de meurtrières auxquelles on nccède par des escaliers pratiqués dans l'épaisseur de la muraille. Abandonné comme habitation à la fin du XVI" s., ce château
B. — CHATRES. 73
fut remplacé sous Louis XIY par une construction régulière, mais triste et froide, et qui n'offre rien de remarquable.
L'église , située en dehors de Tenceinte, ne mérite pas une visite.
Les archéologues trouveront de beaux dolmeos au village des Erves (2 kil.;
BsouMlM à Ohfttrea.
Châtres (4 kil. au S. d*fivron) ,
est un V. de 744 hab., à 2 ou 300 mèt. duquel se voient h s restes dn château de Montécirr (xv s.) consisînnt en un pavillon carré et un corps lic bâtiment que couronnent trois dômes superposés. L'entrée du château a conservé son pont-levis qui s'enclave sous le porche d'un pavillon carré» percé de larges meurtrières et surmonté d'un dôme.
[Corresp. pour (25 kil.) Mayenne (R. 26).J
Après avoir traversé la route de Mayenne, le chemin de fer longe pendant 2 kil. environ un petit affluent de la Jouanne, et franchit cette dernière rivière près de Néau.
276 kil. Néau, v. de 772 hab. situé sur la Jouanne. On y exploite des carrières de marbre gris-rosâtre et de minerai de fer. L'église offre un mélange de ple'n cintre et d'op:ivG qui accuse le xii" s. Le clocher a [6 i emplacé récemment par une tour caxree couverte d'un toit surbaissé.
On aperçoit i dr., près de la voie, le v. de Brée (925 hab. ; ruines d'un ancien château fort) et on laisse à g. le château de Bordeaux un peu au delà de la route de S aùu Christophedu-Buat (4 kil. env.).
282 kil. Wontmn, ch.-l. de e. etv.de 1907hab., dans la vallée delà Jouanne, était au moyen âge le siège d'une ch.Mcllenie dépendant du romté de Laval, où naquit en 1410 André de Lav^nl, sire de Lohéac, maréchal et amiral de France, mort en 1486, et l'un des plus hanlis compagnons de
DE PABI8 A RENNBS. [BOUTE S]
JeanTie d'Arc. Ip châtfau, situé sur uii mamelon isolé, a iiiO mil. d aiutoâûi et entouré de douves alimentées par U Jouanne, fut brûlé par les Anglais, sous le commandement du comte d'Arundel , l'an U30. Une ou deux tours, découronnées de leurs créneaux ei couvertes d'une végétation ^larasite, subsistent encore ; leurs salles basses, qui servent d'habitation à de pauvres gens, abritèrent les patriotGscontre une attaque des chooans, mis en déroute pu 1794.
L'éjiiise paroissiale, située hors de la ville, a été abandonnée, depuis qn*une église neuve» du style roman, a été construite à la place du cbéteau et de la. chapelle des Trois-Maries, chapelle qui avait été fondée par An* dré lie Laval-Monirurt.
Montsurs est à 2b kii. de Jublains {V. ci-dessus).
[Au N. de Montsurs (3 kil.) sur le territoire de la c. de Saini-Ouen-dcs- OieSf se voit le château de la Roche- FkhnMT (belle saOe à manger ornée de peintures) dont lafaçade principale se compose d'un \*a<;1e corps de logis flanqui^ de deux pavillons cnrrés. Une tour est accolée à l un de ces pavillons. Derrière le château règne une terr«sse,d'où la vue plonge sur un pittoresque ravin au fond duquel coule, en bouillonnant au milieu d'arbres séculaires, la rivir-re des Oeux-Ëvaillfs.
Dans l'ancienne chapelle seicnrnrinîe.
se voient les armes des Montesson.j
La voie ferrée franchit la Jouanne qui baigne sur lag. f3kil.de Montsurs).
Saini'Céneré (982 hab.) et ^lu kil.) le pied d'un coteau sur lequel s étage le bourg d'Ar9entré,ch-l. de c. et v. de 1745 hab. Le c locher d'Argentré, à flèche aiguë, attire de loin les regards, et ses c irrieres de marbre de diverses couleurs alimentent les ateliers des marbriers de Laval.
En avant de Saint-Céneré, s'élève A sur un gracieux promontoire, un \\\^^cbftteau moderne en briques et en pierre dans le style de la Renaissance.
289 kil. La Chapelle-Ànthenaise, v.de 755 hab. à dr. — station d em— biancbement pour la ligne de Laval àHayenne (R.36.)
Tout les trains a^arrélaiit, sauf les deux
express de descente, de Paris à Rennes, qui transportent jusqu'à Laval les voyageurs allunt à Mayenne. Les voyageurs arrivant par l'smbranelieDent pour la ligne de Paris descendent h La Chapelle; ceux qui se uiriirpnt sur Hennés descendent fâcultativeaitnt à cette sLation ou.
voat jusqu'à Lavil, où ils repreniieiil lea mina de la ligne priocipale.
On laisse à dr.rembrancbement de Mayenne.
395 liL louvemé , v. de 1631 bab.
renommé par ses belles carrières de marbre et sfs fours à chaux.
301 ki!. Laval (h6t. : de Paris, de i Out^L, de i i ance , de iàTéle-.Soite, du Commerce, près de la gare. Caféa ; de Vùuesî, de Sanihe. ^ Omnibus à tous les trains. — Libraires : Pmloup, Mary-Beauchéne^ Lenormandy Vannier. — Loupiirs de voitures :
Couard, Chalumeau fih, Aubry) ; V. de 28 92G hab. ; ch.-l. du départ, de la Mayenne, est bâtie à 74 mèt d'altitude, en partie sur la pente d'un double coteau au pied duquel coule la Mayenne, et en partie dans la vallée qui s'étend, sur la gaucbe de cette rivière.
La gare de Laval est construite dans une situation fort pittoresque, au N. E. de la ville qu'elle domine et à la limite du rayon de l'octroi. Elle a été étal'li^ sur la route même de- Paris à Brest, dont le passa(?e du chemin de fer a nécessite la déviation. Aussi la large voie qui s'ouvre devant le débarcadère, et qui a pris le nom d'Avenue de la Gare, n'esWeUe que l'ancienne route de Paria par
Mayenne.
Aprrs avoir suivi cette avenue et laissé à g. le nouveau boulevard de Tours, long de plus de 1 kil. , on arrive par la rue de la Gare à la ]dace de la Préfecture et à la rue qui traverse tout le centre de lavaL de TB.
biyilizûu by GoOglc
[BOUTE 2] AROENTiaÉ. — LAVAL.
à ro. sur une longueur de plus d'un kil. et demi. C/est la route de Paris à Brest, ou d*Aleiiçon à Rennes. Cette longue et large yoîe, parfaitement droite et relevée à ses deux extrémités sur les flancs de deux coteaux opposés, offre, surtout le soir, un aspect très-pittoresque, qui serait presque monumental, si les maisons qui bi bordent, quoi(iue élégantes, étaient en général plus hautes et plus régulières. Elle prend, dans Laval, divers noms de rues, rlont 1ns principales :
rue Napoléon el rue JouiviUc, traversent, sur chaque rive de la Mayenne, les plus beaux quartiers et sont reliées par la place de la Maine et par un beau pont en pierres de taille^ construit dans les dernières années du premier Empire.
Du milieu de ce pont (Pont-Neuf), on embrasse du reganl la ville entière que la ririère partage en deux parties inégales. Sur l'escarpement de Tun des coteaux qui bordent la rive droite, la vieille cité féodale se développe en amphithéâtre avec le donjon, l'aulique château de ses comtes, le palais de justice et des maisoTis irrégulières, couvertes d'ardoises, aux pignons aigus, les unes en saillie, les autres en retraite, entre< coupées de jardins, de terrasses et de l) uu(]ue :s d'arbres. De Tau Ire côté delà Mayenne, dans la vallée, s'étend lanouvelle ville, qui s'accroît tous les jours par suite de sa proximité de la gare. Sur les deu^ rives, en aval, de beaux quais de f^ranit, bordés de maisons de construction récente, vont se relier au vieux pont gothique, où passait la route de Paris, et qui faisait seul communiquer autrefois la ville et le faubourg Saint-Vénérand.
Plvs loin, le magnifique quai de VImpéralrice, construit en 186'i et long de plu», de i kil., et le quai Paul BoudeL (en construction) qui lui fait faoe, conduisent à l'église d'ivemièreg, dont la flèche élégante, se détachant dans Je lointain du côté duS.^ domine le charmant passage
I qu'on a sous les yeux. A l'opposite et j en amont de la rivière, qui purie souvent des bateaux marchands desceqdant jusqu'à Angers, la vue se trouve arrêtée par le viaduc monumental du chemin de f'^r, à travers les ari:bes duquel on aperçoit les coteaux boisés de la vallée supérieure. Plus près, le regard se repose, i* dr., sur un quai bordé de jolies maisons, et, à g., sur les massifs de verdure qu'offrent la Proni^'na^e de la Mairie, le nouveau square de Chmigé ^ les jardins de Bel-air et des habitations particulières suspendu-s au liane du coteau, au sommet duquel apparaît la grand séminaire.
Entre le Pont-Neuf et le Vieux-Pont»
la Mâyennc, large de 75 met. a été rendue navigable par un beau barrage semi-circulaire de Imèt. 70cent.
d'élévation.
Le vieux Laval, étagé sur le pen* chant du coteau S., conserve des traces de son enceinte fortifiée, dont le plus intéressant spécimen est la porte Benchercsse, qui s'ouvre dans un arc ogival et qui est flanquée de deuxgro:^ses tours, dégarnies de leurs créneaux, et défigurées par des ouvertures et des appropriations modernes.
Autour de la cathédrale, on trouve encore quel jues rues (rues de la l'rmité, de Chapelle, Graode-Rue) qui ont conservé Taspect de la vieille ville du moyen âge. On y remarque quelques maisons de cette époque, et, an haut de la Grande-Rue, une maison de la Renaissance.
Devant la cathédrale et la vieille Porte Beuckeresse, s'étend une place en partie semée de pelouses et plantée de bosquets; au delà se trouvent le Champ de foire avec ses nombreuses avenues et la Place du Gast^ autour desquels s'élèvent de beaux hôtels et d'élégantes mais(>ns à demi cachées dans leurs frais jardins. C'est le quartier habité plus particulièrement par la haute bourgoisie.
La ville^ assez mal bâtie dans ses
DE PARIS A BENNES
anciens quartiors, teud à se transformer chaque jour. Ses jardins iatérieurs lui donnent une étendue fort grande pour sa population ; et, malgré le défaut de régularité qui se Mt remarquer, en général, dans les constructions bordant les voies nouvelles, Laval, avec son château, ses ponts, ses quais, ses squares, ses prooienades et ses environs boisés, n'en est pas moins une des plus jolies villes de France.
loyal (^Vallum Guidonis^ plas tard £a- ▼al-Goyon) a une origine fort ineertaine; on croit cependant que le premier château a été élevé par le comte Guido pour arrêter les courses des Bretons sous Charlemagne ou ses snœessears. L'histoire de la ville ne commence réellement qu'avec Guy, qu'une charte d'Âvesgaud de Belléme, éTôque du Mans, datm de la cinquième année du lègne du roi Robert (1002) désigne comme fondateur et possesseur du château de Laval {condiior et possessor CastH'Vattis). Cette ville devint, dès les premiers siècles de la féodalité, le siège d'une baronnie célèbre par la valeur, par la puissance et le haut lignage de ses possesseors, alliés aux rois de France etd*Aii> gleterre. Hamon de Laval suivit Guillaume le Conquérant à la conquête d'Angleterre en 1066; Guy IV, l'un de ses successeurs, se croisa en tOM, et sa postérité, tombée en quenouille, s'éteignit en la personne d'Emma, mnricc en à Ma-
thieu de Montmorency , cotinelable de France, veuf de Gertrude de Soissons.
Mathieu laissa du premier lit Bouchard, qui a continué la filiation des Montmonrency, et du second lit Guy VII, qui succéda à sa mère dans la seigneurie de Laval et en conserva le nom ainsi que ses descendants. Guy VII fut le sixième aïeul d'Anne de Laval, seule et unique héritière de la baronnie de Laval, qui épousa en 1404 Jean de Montfort sire de Kergorlay, sous la condition que les enfants k naître de ce mariage prendraient les nom et armes de Laval, ce qui eut lieu en effet. Jean de Montfort reçut le nom de Guy XIII, et, ses descendants mâles s'étant éteints en 1518, la baronnie de Laval, érigée en oomté depuis 1429, fut transmise par alliance aux Hieux, puis aux Coligny, et depuis 1603, aux la Tremoille.
Att commencement du xv* s,, les Anglais
étaient mai très des principales places du Maine : Laval seol leur avait résisté gréce
à l'énergie d'Anne de Laval qui, voyant cette ville menacée, avait convoque tous les nobles obligés de pourvoir à sa garde. Les efforts de ses défenseurs ne purent la sauver; Talbnt la prit d'assaut en i i28, mais des sci';;neurs clu pays, gtiidés par le meunier Jchau FouqucL, la reprirent Tannée suivante.
Durant les guerres religieuses dt: xvi"s., Henri IV vint y séjourner pendant quelques jours (isg9;. La ville retomba ensuite au pouvoir des Ligueurs, après la bataille de Craon (1592). L'année suivante, les Lavallois, ayant voulu faire une sortie contre les troupes alliées du roi, qui ravageaioit la campagne, furent taillés en pièces an Port-Ringcard. En 1594, la ville se remit aux mains du duc d'Âumont, qui en prit possession an nom d'Henri ly.
Au commencement de la Révolution, la seigneurie de Laval appartenait à Antoine- Philippe de la TrémoiUe, prince de Tàlmont, qui devint pins taid général de la cavalerie vendéenne. En 1793, l'armée vendéenne s'empara de la ville, malgré la résistance de quelques gardes nationaux et de quelques troupes répobUealnes rétt* nies à la hâte. Elle y scjotirna dix jonrS. Pendant qu'elle s'y reformait et s'y reposait de âes héroïques latigues,Weslerman vint Tattaquer. Les Vendéens coururent & sa rencontre jusqu'aux landes de la Croix- Bataille, le chargèrent avec furie et le mirent en pleine déroute. La Rocb^aquelein occupa une seconde fois Laval an mois de décembre de la même année, au retour du !^iége infructueux de Granvilie, et y revint encore lorsque les républicains eurent cbassé les Yendéens do Mans; mais il en sortit bientôt suivi du petit nombre des siens échappés an carnage, Le prince deïalmonl, arrêté par des gardes nationaux, fut traduit devant une commission militaire à Vitré et exécuté à Laval à l'âge de 2% ans, devant la porte du ch&teau qui, pendant neuf siècles avait été la demeure de sa famille.
Ce fut dans les environs de Laval que quatre anciens contrebandiers , les frères Jean, Pierre, François et René Cottereaa dits chouans à cause du cri du chat-huant qu'ils avaient adopté pour signe de ralliement, organisèrent ces bandes de partisans, à qui Ton donna le surnom de leurs premiers chefs. Ambroise Paré, le père de la chirurgie française, le voyageur Français Pyrard, le savant Guiilaumin Bigot, sont nés dans cette ville»