LAVAL
Véglisa d« la Trinité, érigée en cathédrale en 1855 après ravoir été
une première fois par TAssemblée constituante en 1790, s'(^l?;ve au sommet de la ville. Les plus anciennes parties de cette église, dont on attribue la fondation à répiscopat d*flildebert de Lavardin en ItlO, sont le carré central et la tour romane qui le surmonte, mais qui ne dépasse g:uèro la hauteur du jjrand comble.
La nef, composée de deux larges travées en ogives naissantes, éclairées chacune par deui fenêtres géminées à plein cintre, et le portail méridional récemmcnt restauré dans le style roman, furent élevés de 1180 à 1185 par l'érôque du Mans Guillaume Passavant.
Dans les angles reiitraiits des piliers de la ntf sont engagées de longues colonnes qui soutiennent les retombées des voûtes. A la hauteur des impcstps de CCS colonne*?, commencent de grandes ogives qui terminent les murs latéraux de la nef. L'op:ive,dans toutes les parties ancieirneb de celte cathédrale, se montre accompagnée d*ornement8 qui appartiennent à l'époque romane ; ainsi les larges ner- %'ures delà voûte sont formées par un tore épais encadré entre di ux moulures en dents de scie. Les déambulatoires qui entourent le chœur avec leurs voûtes à nervures croisées et à clefs pendantes, appartiennent à Tépoque de la Renaissance et leurs fenêtres sont aujourd'bui g-amies de vitraux modernes à sujets encadrés dans des meneaux ilamboyants.
Le portail ouvert dans le transsept septentrional, et auquel on accède par un perron de plusieurs degrés ^ fut commencé en 1575. Les guerres de la Ligue en interrompirent les travaux qui ne furent repris qu'en 1595 et complètement terminés en 1597* Ce portail, au-dessus duquel s'ouvre une large fenêtre en cintre, est flanqué de quatre colonnes corinthiennes^ surmontées de qaatre co-
lonnes composites, recevant un entablement à fronton brisé.
La slaltie tumulaire en marbre
de GuiUaume Ouvroin, évéque de
Bennes en 1 3'i7 et l'un des fondateurs du chapitrede Saint-Michel de Laval, a été transférée, en 1805, derégUse Saint- Michel, dans le collatéral N. de la cap thédrale.
En même temps qu'on restaurait le
portail méridional il y a peu d'années, on dégageait la façade du même côté; mais il reste encore à débarrasser les autres parties de Téglise des masures et des jardins qui j restent accolés.
L'inclinaison rapide du terrain surle^ quel elle est bâûe a néccosité la construction , au-dessous, de vastes souterrains qui, louPs par la fabrique^ ne sont pas facilt-ineiii visités.
L'église Saiiu-Vérwrand a un portail du^rate et de mauvais goùi, accolé à une large nef construite en 1495 par les soins de Guy XV de La* val, époux de Catherine d'Alençon.
Cette église n'offre de remnrquable que quehfues orneiuents hioii l orouillés el uu petit nombre de vitraux assez bons.
Notre-Dame des Cordaiterr, aujourd'hui église paroisMale, est l'ancienne chapelle d'un couvent de (^ordeliers, fondé en 1397 par Guy X!I de Laval, marié à sa cousine Jeanne de Lavai, veuve de Bertrand du Guesclin, connétable de France. Cet édifice, sans transsepts, se composait d^me nef à neuf travées dont les arcades reposent sur des colonnes cylindriques qui la séparent d'un unique collatéral au N.
Six autels en marbre avec retaibles de ht Renaissance sont disposés le long de ce collatéral, et un splendide autel de môme style occupe toute la largeur du cbœur, mais il a le défaut de masquer une immense fenêtre rayonnante dont le tympam a con> servé ses vitraux.
On vient de reconstruire un deuxième collatéral, qui est la reproduction de rautroi et de refaire la voûte.