DB PARIS ▲ RBNNES. [ROUTE
L'Établissement des Carmcliten ne date que de quelques» années. Une cbarmanto église, imitatton de U.
SaîDte-Obapelle de Paris, y a été récemment achevée.
La collégiale de Saint Hich cl, fondée en 1347 p^r la famille uuvroia, est orrupt'e depui'î 1816 par les JésuiLus i^ui y ont un noviciat.
BdiflOM olvili.
Sur l'escarpement du coteau qui borde ]a rive droite de la Mayenne, se développe tn araphilhéâtre la -vieille cité féodale dominée par le donjon et Tamique château de ses comtes (aujourd'hui prison). Du côté delà rue du Val-de-Uayenne, le cbftteau se présente sous Tasppct le plus sombre et le pins lugubre, n'oflrmt îi la vue que ses hautes et noires rnuraiiies, à l'angle S. desquelles se dresse le donjua.
Ce donjon, tour cylindrique du m* s., est remarquable par sa hauteur, sa largeur et sa magnifique charpente recouverte d'un toit conique. " Ce qu'il y a de particulier dans celte charpente, dit M. de Caumont, c'est la disposition des piè ces de bois q<ii la composent. Une poutre verticale remplit Toftice de pivot central puis, à la base du toit, tmc série de poutres horizontales forment autour de cette espVe de nioyrii une énorme roue. Les exti émîtes de ces bois débordent sur le cylindre en pierre de la tour et forment des mftchicouliSi e*e9t-à-dire des consoles entre les* quelles des espaces considérables permettaient de jeter d'énormes projectiles aux assaillants. «
Les murs de cette forteresse ont 5 mèt. d'épaisseur à l'étage inférieur, et forment un sombre cachot, la destination en est indiquée par des chaînes scellées dans la muraille. Le peu de larg-nir de l'escalier tournant qui conduit à la sa île haute, ne permettait aux as's.illants d'y mon«er qu'un h un et celte ascension était fort périlleuse. Il suffisait en effet d*ttn seul homme embusqué dans une
niche creusée au sommet, pour arrêter et pour précipiter par-dessus un palieridans des oubliettes, chaque nouvel ennemi qui se présentait. La
salle haute, qu^ chauffait une immense cheminée à manteau et à corbelets en pierre, est éclairée par deux fenêtres en cintre, que divise une colonnette romane ; la vue plonge de là sur la Mayenne qui coule au pied et sur Téglise pittoresque d^Aveniéres. Une grande cour intérieure est bordée sur deux côtés f)e bâtiments aux |uels ont été accolées de magnifiques fenêtres de la Renaissance. Ces fenêtres, séparées par des chambranles, forment deux étages avec frontons ornés d*écussons et d'arabesques. Quelques figures de bis-reliefs sont greupées le long des chambranle^, et surtout sur les consoles. Plusieurs t ennent des banderoles sur lesquelles on lit ces mots SB SEy qui semblent une devise, mais dont on ne connaît pas rexplication.
Cette façade est aujourd'hui perdue pour les arts parla destination qu'elle a reçue, et les prisonnif l'ont étrangement dégradée. On en attribue Tcdilication à Guy XIV comte de Laval, gouverneur de Bretagne en 1525, mort en 1.531.
La chapelle seigneuriale ^ située en contre-bas de l'aile gauche du château, et récemment lestaurée pour l'usage des prisonniers^ e^t une consiruction du xii* siècle, présentant un carré oblong de 16 mèt. sur 12 mét.
30 c. Six pilier? trapus i chapiteaux de feuillages et d'entrelacs supportant des voûtes à nervures, la divis^r^t en trois nefs, terminées chacune par une abside à fenêtre cintrée.
Le nouveau chdteauj contigu à l'ancien et converti en jNilaif de justice^ présente une longue galerie surmontée d'un campanile. Au second étage, les murs sont décorés de cartouches de la Renaissance, ornés de guir arides. Les armoiries qu'ils renfermaient ont été maiteléês. Indépendamment du château, le vieux Laval a conservé quelques traces de son eticeinie fortifiée
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