‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 56 sur 257 · A BREST · texte numérisé non relu

A BREST

[ROUtK 8]

80 cant., c'est-à-dire en tout plus de 200 personnages. Dans le cIUBur, ces

peintures sont cons^erées aux sept journées de la création, au paradis terrestre, au déîii L^p, au sacrifice d'Abraham et à plusieurs antres faits de VAncieu Testament, rendus de la lacon la

S lus naïve. Dans la chapelle du"*S. se éroole, suivant les mémoires de la Société d'émulation de Saint-Brieuc, la légende de la Vie de sainte Mar(jxierite, telle qu'elle a été écrite dans les Fleurs (h^s- saints, par le l\ Ribadeneka. La tradition locale prétend que ces dernières peintures ont été exécutées par ordie de lllargot de Ciisson, et la cliapelle qui les renferme porte encore le nom de chapelle d'Avaugour ou de chapelle Sainteliarguerite.

[Corresp. pour (lî kil.) LanvoUon (R. 49).]

De Châtelauclren à LanlefT, à Notre- Dame de la Cour et à Tabbaje de Beaaport, F. R. 49.

Après avoir dépassé Piouagfaï, ch.-l.

de c. de 2480 liab. (château de la Ville-Chevalier) , la voie ferrée franchit le ruisseau de Kerdanici, audessous du château de ce nom, récemmer t i ecuiistruit, puis traverse le hf,]K (le Malaunay d'où elle descend

à (ji;:ri^r:imp.

5u.> kil. Guingamp (hôt. de France ; — libraires : Jielaryj Mlles Tanguy, P^mfé; — journaux hebdomadaires :

^Éeho des Côtes-^U'Kord, la Prêtse bretonne), V. de 6977 bab., ch.-l. d'arrond. du départ, des Côies-du-Nord , au centre d'une vaste et riche vallée qu'arrose le Trieux et que bornent les montagnes de Bré , de Bourbriac, de Moustéru et les hauteurs de Saint-- Léonard, de Montbareil et de Castel-Plc.

La station du chemin de fer est établie au S. E. de la ville, entre les routes de Morlaix et de NapoléoaviUc.

a Quoique privée aux deux tiers de sa vieille couronne murale, a dit X. de la Borderie^ Guingamp n*en demeure pas moins une des villes les

plus intéressantes de la Bretacme. En elle on saluo la reine ou luuL au moins U suBeraine de cette longue vallée, si fraîche, si verte et si plantureuse, que fécondent les eaux limpides du Trieux. C'est dans ces eaux (fue Guingamp mire les débris encore puissants de son château et de ses remparts gothiques, au-dessus desquels se dressât fièrement les trois tours de son église. •

On ne trouve nulle part le nom de Guingamp avant la fin du xi* s., époque à laquelle Uavoise, héritière de la seigneurie de Guingamp, l'apporta en mariage à Étienne de Penthièvre , Dis d'Eudon, qui était le frère d*Alain III, duc de Bretagne. .

Étienne et ses successaun s'attribuè> rent le droit de battre monnaie. L'un d'eux, Alain, fondateur de l'abbaye de Beauport, en 1202, prit les armes pour venger la mort du duc Arthur, assassiné j):\r Jean Sans-Penr, en 1203, et recueillit la succession de Geofiroi dit Rotherel, comte de Pentbièvre. Mais U en fut dépouillé, ainsi que de Guingamp, par Geotiroi Plantagenet, épouï de la duchesse Constance, et il ne conserva de ses possessions que le seul comté de Goëllo.

Depuis lors les comtés de Guingamp et de Penthievre restèrent au pouvoir des ducs, qui continuèrent à y battre mûa« naie, jusqu'à Jean III, qui donna, en 1317, le comté de Penthievre en apan^ie & son frère Guy do Drnt «gne.

Le pays de Guingamp fut souvent à cette époque le théfttre de llntenninable guerre qui finit, en I3n5, par la mort de Charles de Blois, tué à Auray.

Deux fois assiège par les Anglais, en fS43 et Guingamp fut confisqué sur les Penthièvre, en révolte contre le duc Jean V, en I4'i0, et ce prince en fit l'npanage de son fils Pierre, qui y étajbiit sa résidence, à partir de son mariage, en 1431, avec Françoise d'Amboisc. En 148'), !e vicomte de Rohan s'empara de (.uin- nip au nom du roi Charles VIII ; plus tard la ville se déclara pour la Ligne, mais le prince de Dombesi l'enleva, en 1591 , an duc de Mercœarj et y fit reconnattie Henri IV.

Le traité d*Angen« en mettant fin aux

troubles du royanme, en 1598, restitua Guingamp et le duché de Penthièvre au duc de Mercœnr, dont la fille épousa le duc de Vendôme^ fils naturel d*Henri ly.

[ROUIS dj

GOINOAMP.

VégUsa Notre - Dame - de - Bon - Secoum odstait dès lo xu* s., et aer? U d*aboid de ohapeUe seigneuriale «uz piemiers comtes de Pen-

tliicvre; mais aucune des constructions ^actuelles no remonte à une époque ausiii reculée. Son plan, dit M. Ropartz, est un carré long de (jû met., divisé en cinq oefs, terminé à TÛ. par deux tours carrées, écbaocré au N..0.

par la célèbre chapelle de Notre-Dame de Bon-Secours, et couronni^. à TE., dans la lar^^eur île liois nefs seulumenl, par le chu-ur dont Tabsldo se dessine en pentagone.

Le carré centrai, entre la nef principale et le chœur, supporte, sur quatre piliers énormes, encadrée dans des constructions plus récentes, une flèche octogone en pierre, de 60 môt.

d'élévation, munie de trois clochetons. Cette tour centrale, moins &ix flèche, est romane; k tour septentrionale date du nu* s.; le portail, sanctuaire privilégié de la statue de Notre-Dame du Halgoël , devant laquelle fidèles et pèlerins viennent s agenou iiler et accomplir leurs vcsux, est du XIV* s.

Tout le côté N. de la nef, avec son triforium en quatre -feuiUss, eemhle dater du xiv' s. Des titres positifs étabHs>ient Tâge des autres parties du monument. Charles de Blois fonda, en IIHI, la chapelle dite du Trésor, dont il posa lui-même la piemièrc pierre. Le chevet, oft se voient deux rangs de galeries superposées, et les arcs-boutanis du pourtour, furent commencés en 1462 et achevés en 1480. Le surplus de l'église, c'est-à-dire la tour S. 0., le portail 0. et le côté î^. de la grande nef, appartiennent au xvA" s. L'ne inscription gothique, gor la tour dite four Ploie, constate que, la veîUe de la ftte de saint André, Tan 1535, la tour qui faisait pendant à celle de THorloge s'écroula et que, le 5 janvier 1537, fui posée la première pierre de la tour réédifiée sur les ruines de la précédente dans le etyle de la Renaissance.

C'est à la chute du clocher qu'est due l'anomalie des deux styles brusquement juxtaposée. Si Toii «ntie dans l'égUse par la portail de TO., en eet

frappé de leur dissemblance : l'ogive se montre avec toute sa poésie aux liavèes du N.; la Henaissance avec tout sou luxe aux travées du S., où elle a dissimulé la masse des piliers sous une proftision de féeriques ciselures. Ici des dais vides de leurs statues, et des fleurs: là, les quatre Vertus Cardinales, la Pr^iâmre, la Force, la Temperamt' rt la Justice, personnihécâ uaus de vivantes statuettes; partout de ricbes écuisons, maie dont les amoiriee ont disparu.

Sur les quatre gros piliers qui supportent la flèche , des groupes de mascarons grimaçants sorlMit à demi du fût des colonnes.

Le portail do TO., encaissé entre ses deux tours, se compose de deux portes géminées «dont le trumeau eet surmonté d'une niche élégante.

D'innombrables guirlandes de fleu»

et de génies ^ntremôî^s présentent , dans les voussures un fouillis d'ornements creusés dans le granit avec autant de verve que de délicatesse; les staluee des douie Apétres, plaeéee dans des niches, sont renuirquahlei par leur attitude et leur expression.

Plusieurs seii'neuT'^ avairnt autrefois leum chapelles et leurs enfeux à iNotre-Dame. L'enfeu de Kolland Pliélippes, sieur de Coëtgouréden, sénéchal de Charles de Blois , découvert avec sa statue, derrière des boiseries informes, dans le collatéral S., a été restauré avec goût, ainsi que l'enieu et la statue de Pierre Morel, évôque de Tréguier en 1385, enterré à iSotre- Dame de Guingamp en 1401.

Depuis, quelques années, de grandes et intelligentes réparations ont été faites dans cette église. L'abbé Robin, sous l'administration duquel ces restaurations ont été commencées, est inhumé dans l'ancien enleu du Cadolan, prés de la sacristie.

lA forêt de boiseriest armoires ou

DE PARIS

bijiïets qui masquaient les fenêtres, ]eâ niches , les crédences et même les arcades, a été abattue. Le buffet des orgues, magnifique boiserie du xvii* s. , et Tarmoire aux reliques, qui date de la même époque, ont été conservés et rem<irquablement restaurés sur les dessins de M. Ropartz.

Des vitraux à sujets, offerts par les familles les plus notables de Guingamp, garnissent aujourd'hui les fenêtres et retracent, soit Thistoire des patrons des donateurs, soit celle du patron de la chapelle ou celle du pèlerinage de Bon-Secours. Ce pèlerinage ou pardon a lieu le samedi avant le premier dimanche de juillet (r. ci-dessous, p. 128, rintèressante description que nous avons empruntée à M. Ropartz).

On remarque enfin fUns cette belle église: un grand triptijque, peint pour l'autel des morts par M. A. Le Hénaff (né àGuingamp), et, à l'autel Saint- Jean, un charmant petit triptyque sculpté par M. Ogé, de Saint-Brieuc.

La chapelle de l'abbaye de Sainte- Croix, fondée à l'extrémité du faubourg de ce nom, sur les bords du Trieux,vnrs 1130, par Êtienne, comte de Penthièvre, et par Havoise de Guingamp, sa femme, a été convertie en grenier à fourrages. Elle a la forme d'une croix, formée par une nef sans bascétés, avec transsepts et ^b^ide.

Les quatre arcades du carré central sont en ogive primitive; leur arehivolte est double et les retombées de chacune de ses parties sont reçues sur des colonnes groupées autour des quatre massifs qui s'élèvent à l'intersection de la nef et des transsepts.

Le manoir abbatial^ construit vers 1 530 par l'abbé Pierre de Kernévénoy, offre une jolie tour hexagone à couronnement circulaire, surmonté d*un toit conique. A cette tour est adossée une tourelle à cul de lampe. Les fenêtres en accolade sont ornées de moulures dans le goût du temps.

Le couvent des Cor délier s ^ fondé, en 1283, par Guy de Bretagne et

Jeanne d'Avaugour, sa femme, sur le bord des fossés de Guingamp, entre les portes de la Fontaine (Montbareil) et de Trég^iiîer, fut ruiné par lesbou* lets du prince de D(jnibes, en 1591.

La chapelle Saint-Léonard^ pittoresquement située, a été restaurée en par Charles de Biois. 11 ne reste de l'ancien édifice que les quatre piliers qui supportent le clocheton , et qui sont du xi* s. ainsi que leurs arcades en plein cintre; le surplus est moderne.

Au mois de mai de chaque année, les fiévreux vont à Saint-Léonard chercher, dans le creux des murs de la chapelle ou du Calvaire, le mollusque appelé limaçon. Il &ut qu'ils le découvrent et le prennent eux-mê'mes. La découverte laite, ils pilent et renferment l'animal dans un sachet qu'ils pendent à leur cou. Aussitôt que la fièvre les a quittés, ils vont enterrer leur sachet au pied des murs de la chapelle. Dans leur pensée, celui qui, après être guéri, manquerait à enrouir son sachet^ serait repris par les fièvres.

11 y a quelques années Guinpamp pouvait encore s'enorgueillir de son enceinte de granit, de son château et de ses portes de ville, sauf les tours et les courtines du cb&teau, rasées jusqu'au-dessous des mâchicoulis par Richelieu: mais depuis, les douves ont été comblées , les portes abattues, et il ne reste guère des murailles, en dehors des trois tours découronnées du château, que celles qui bordent la rue du Tro-Trieux, dans la partie basse de la ville.

Lors du partage que fit Jean V entre ses fils, il donna à Pierre, l'un d'eux, la ville de Guingamp, confisquée en 1420, sur les Penthièvre. Ce prince, comme nous l'avons dit, s'y retira après son mariage, en 1431, et il commença à relever le château, qui avait été détruit, et à enclote de murailles la ville, jusqu'alors défendue seule* ment par des palissades.

Le chftteau, de forme carrée, en

6UINGAMP

pierres de grand appareil, où Ton distingue des marques de tâcherons, était flanqué de quatre grosses tours, dont une a été détruite. La ligne des murailles, laissant en dehors les paroisses de la Trinité, de Saint-Michel et tous les couvents, moins celui des Carmélites, décrivait une circonférence dont le contre aurait été la Pompe, et s'étendait au S. du château le long de la rue du Tro-Trieux, OÙ s*ouvrait la poterne de Toul-Quéleiiic, jusqu'à la rivière et la porle Saint-Michel ou de Brest.

Cette porte, située à l'O. , <^tait une ogive fort basse pratiquée dans une grosse tour à trois |.ans. Les murs, baignés par le Tiieux, remontaient alors de 1*0. an N., vers la porte de Tréguier ouverte entre deux tours rondes, surmontées de tourelles.

Lapone de la Fontaine ou de Monlhareil se présentait ensuite au N. E., à l'entrée du faubouri? de ce nom et du chemin de Punuieux; puis les remparts, achevant de décrire leur courbe & 1*E., le long des CanUms, rencontraient la porte de Rennes^ grande arcade ofjivale pérore dans la courtine qui imissait ses deux tours de défense. Ils aboutissaient au château devant un ravelin pentagonal , qui forme aujourd'hui la place du collège.

La Pompe, le plus gracieux monument de Guingamp, doit aussi son origine à répoiix de Françoise d'Amboise.

La fontaine du duc jpterre, dite la Pompe, était en plomb. Les eaux, qui viennent jaillir au centre de la ville, sont amenées du coteau de Montibareil par un aqueduc d'un kil., reconstruit en 1743. De cette même année date la fontaine actueUp, dont les ornements, suivant un marclié passé avec la communauté de villi' , sont dus au sculpteur Corlay. ISous croyons toutefois que Corlay , dans ce mélange du sacré et du profane, n'a fait que reproduire l'ancienne fontaine de la Renaissance, qui avait remplacé, en 1588, celle du duc Pierre.

la fontaine actuelle se compose de

trois vasques décroissantes vers le sommet • des chevaux marins la supportent, et la Vierge, les deux bras ouverts, la surmonte. A côté des têtes d'anges et de dauphins qui lancent de l'eau par la bouche, des sirènes en jettent par leurs mamelles gonflées, qu'elles pressent de leurs mains.

La place de la Pompe, principale promenade de la ville, est entourée de jolies habitations. La maison la plus pittoresque, avec sa tourelle en nid a*hirondelle, fait l'angle du passage conduisant i la façade 0. de Notre-D^imo.

La promenade du Valîy occupe l'emplacement du château qui précéda celui de Pierre II, et qui se nomme la Motte dans les vieux titres.

C'est encore à Charles de Blois qu'est dû le premier établissement hospitalier de Guingamp. Cet établissement fut bâti à l'intérieur des murs, près de la porte de Rennes et de la chapelle de la Délivrance. Guingamp avait aussi deux ladreries; l'une au faubourg de la Madeleine, l'autre au N. E. de la promenade du Vally, et dont remplacement a conservé le nom de Palestine.

Vhôtel-Dieu de Charles de Blois est administré depuis 1676 par des religieuses hospitalières. Elles s'installèrent d'abord à la Délivrance et y de* meurèrent quinze ans, pendant qu^on bâtissait l'hospice actuel, dont le dernier duc de Vendôme voulut être le ioiidateur, et pour lequel il donna les pierres provenant de la démolition de son château de Guingamp. La première pierre fut posée en 1699, et, sur la jolie façade italienne de la chapelle, on lit ; Renée - Magdelaine de Coaimenf supérieure. Cette maison a été notablement augmentée depuis 1830, et Ton remarque dans son vaste enclos un chêne centenaire d'une grosseur exceptionnelle.

Les Filles de la Sagesse ont, sur la place intérieure du château, une modeste maison où elles continuent, par leurs soins charitables donnés aux

lie

DM PABI8 A BIUSST.

[ROOTS 3]

jeunes filles et aux indigents, le der- l fraichit le front poudreux et les membre» nier aouYOïkir d» 1» bî^heureuse fatigués dm voyagwirB. Ht m li font coa-

Fhmçoîse d'Ambois».

1er sur Im bras «t sur les épaules. L«»

Nous sîgnaleron» mon V ancien I

convpnt âp<^ Ur^vlines snrr.int aujour- T /S ^ veneratioQ des tideles, sont Ay\. A . , aujuui I chargés de ces ablutions, et reçoivent en

« mil ae caseroe au at'pot de remonte : ..^i, .^rr^

'pôt de remonte la chapelle^ qui n'a pas été rendue au culte, a un riche frontispice.

!•• pèlerlaace da Bon^Seooan.

Le pèlerinage de Bon-Seoours est un des plus célèbres et de'? plus fréqttentés de toute la Bretagne

échange de ce service d'abondantes au' rriAnt-'f.. T,cs tentas sons Iesquelîe«« s'rfaient les miUe boutiques de la ioim sont proelies de la fontaine ; le Bae-Breton ne s'arrête qu'à celles ôii il trouvera les chapelets, les pt tiis couteaux, les beaux miroirs, qu'il rapportera à sa femme et à ses enfants, n grossit rarement la foule des badauds ({n'attire la bruyante parade

«Le samedi avant le premîef dimanche I saltimbanques; mais il écoute pieode juillet (dit M. Ropartz, à qui nous avons 1 sèment les légendes, les complaintes que déjà fait de si utiles emprunts pour l'his- psalmodient, sor un air monotone (en toire de sa ville natals). Tare le eonclier 1 ^^^^ mineur), la plus curieuse collecdu soleil, les pèlerins remplissent les rues P^^i^ Je raendiants et d'estropiés qu'ait de la vieille cité et parsèment ks groupes 1 j^oiais contenus la courdes Miracles, de la pittoresque variété de tous 1m ces- 1 « "Owa» les faubourgs se dressent dee

tûmes armoricains. Le Léonard se croise avec le Vannetais, le Çonouailiais heurte le Trégorois.

tentes, bivacs pittorepqiies. 013 se prolongent de vastP5 tables auAcpielles ï^'a*?seyent à l'aise plusieurii cenlaines de cou-

• Les Tannetais et tes Comoaaillais 1 vives; on leur sert de petits poissons rétie

sont venus les derniers; le tnjet est plus I en plein air, du cidre pui-c sans cesse à long, et les gros sabots n'ont pas été lais- 1 des tonnes qui semblent intarissable?, sés , en prenant le bÂtoa de voyage. | * Cependant, la nuit n'est pas tout a lait Quand les Vannetais ont aperçu des bau- 1 close, nn son retentit sous les arbres de teurs la flèche élancér hnt du pèlerinage, l promenade, c'est le biniou armoncain. Ôn des fatigues, les feiiim se sont si- 1 Les jambes de vingt ans oublient qu'elles gnées, les hommes ont découvert leur I ^nt chaînées de vingt lieues, et la ronde

front grave et bruni.

prolonge ses capridenses spirales. Les

« Ceux qui sont arrivés dès le matin 1 bourgeois contemplent et admirent; alors ont amplement satislait leur dévotion. 1 1 émulation s'éveille, chaque canton mul- « Àu porche ou l'on voit la madone vé- | tiplie ses efforts, la montagne et la plaine, nérée, couverte d une brillante robe de Ignve ou folle, luttent de grâce «t d*'~-

801C, environne d'archanges étages sut [ ^^in. Qu'importe la fatitriie ' l'honneur de un champ d'hermines, les pèlerins ont I la pareiase est là. Mais le bourdon a sonné alinmédes dergeo bénits; les jeunes tilles ( on étirmait appel ; U est neuf beares, la

onteflert leurs splendides chevelures, sacrifice naïf. D'autres ont f:i;t tour de

procession va commencer.

« Jamais, de mémoire d'homme, Hn-

l'église même, k genoux nus sur la dalle ; 1 clémence du temps ne Ta empêchée de d*aatres embrassent respectueusement la sortir de l'église ; si le matin a été nv lace cuivrée de saint Pie V ; d'autres de- déluge, le soir Msae tosjoirs briltar le»

mandent aux orgues vibrantes de leur 1 étoiles.

redire les tontt et les gueri des monta- 1 « Les plus latignés, reposaient sur gnes; d*autres se suspendent k la corde dee aseules de fotai éUns les prairies qui qui va ébranler dans les airs la magnili- entourent la ville, se relèvent dispos et que sonnerie dont les échos des nefs se vont prendre leur rang, fatiguent à répéter les incessantes volées. 1 « On sort : la ville est illuminée \ la Partout il y a foule, il y a bruit; mats 1 musique discordante des saitimbanqsee partout ausfl ily a foi, il y a priîve, il y a 1 se tait instantanément et fait place aua

bonheur.

graves chants de l'ïîglise.De jeunes filles.

« En sortant de l égiise, les pèlerins se 1 vêtues de blanc, ouvrent la marche; puis sont diri^s vecs la fontaine, au sommet I viennent les pèlerins sur deux Oies infi-

de laquelle la 'Vierge, appuyée sur le | nies, s avançant comme un lugubre cortège croibsant symbolique , scui])le prête â de fantômes. Chacun d'eux tient d'une s'élancer vera ie ciel. L'eau consacrée ra- i main un chapelet, de l'autre an ci^ge

[ROim 3] PÈLEaUNAGB DB

aiiuméy gigantesque oa microscopique :

torche poor le riche, chandelle Û*n. sou

pour le pauvre; et tous ces visages p&Ies, à moitié voilés de leurs longs cheveux ou de leurs coiâes bluncties,qui pendent des deux côtés comme un suaire^ paasent lentement en psalmodiant une prière latine.

Enfin paraissent les bannières, les saintes reliques, la statue vénérée.

« De gnmds jeanei hommes, aux longs cheveux, ont revêtu la robe blanche du lévite et leurs robustes épaules se redressent ûcrement sous le fardeau sacré.

C'est un honneur à nul autre pareil.

a Trois immenses tas de fascines sont préparés aux angles de la place ; le clergé y met successivement le feu. Alors c'est DU féeriqae speeteele : les maisons illuminées scintillent, les cierges des pèlerins oscillent et émaillent les mâles figures Armoricaines de bizarres et grandioses reflets -, les trois brasiers pétillent, la fanc- dissipe et une flamme immense monte et serpente le long du màt qui porte aux nues Técnsson de Marie; la fontaine, SHnoontée de son image couronnée de fleurs, lance au ciel ses gerbes d'eau, retombant en milliers de goutteletles, oni semblent autant de riches perles répandues par les mains de la Vierge sur ses fidèles serviteurs,

« Pas une place vide. Dix mille voix répètent le pieux : Ora pro nobis; les lu» mières de la terre rendent plus profond l'azur des cieux, où pénètrent à la fois les , mille accents d'une prière universelle : la foi bretonne apparaît là dans toute son Ardeur, avec toute sa poésie. »

La procession est achever r los rrings se rompent, les pltrett remonleul sur leurs txéteaox et recommencent leurs parades; les grosses caisses tonnent; les cymbales retentissent; les tromboties mugissent; les clarinettes cancannent; chaque troupe se dispute Tattention des speotateurs, bourgeois ou peuple de Guingamp et des bonr^'H'les voisines, et, comme contraste à eu tdbleau, les pèlerins attendent en chantant le lever de l'aurore, couchés sur les marches du pnrtail, ou bien assis en cercle autour des cendres des feux de joie. La ville ne peut ce 80ir-li loger tous ses hdtes; mais le ciel d'été réserve ses tiédeurs bienlaisantes aux voyfigeurs lassés, et Notre-Dame leur ouvre pour la prière du soir ses nefs et ses chapelles.

Bientôt une voix s'élève au-desàus des • autres : c'est le conducteur des pèlerins entonnant le cantique breton de Madcmê Mari» àê MQm^S9C9Wt9 1

BON-SBGOUBS. 1S7

« J'ai été pèlerin dans tous les coins du pays. Jésnis allé en Tréguler et en Léon, en Yannes et en Comouaille; il n*y a aucun lieu dans la brasse contrée, aucun lieu qui soit autant fréquenté par les pèlerins que celui de jlfadame Jfart'e de Bon-Stcour.s-, à Guingamp, — Madame Marie^ qui est In |ilns belle étoile du firmament!

« Habitants de Guingamp, et vous toOS qui demeures autour, rien ne vous manque! — Heureuse est la terre où V~a .

jouit de Marie! vous avez le plus beau trésor que puisse fournir uotre monde.

Madame Marie de Bon-Sectn/re^ mère des pécheurs....

« Au nom du Porc, et du Fils, et du Saint>Esprit , les trois personnes de la Trinité qni régnera éternellement , qu'il» prennent pitié de mon àme, je vais finir. Puissions-nous avoir la grâce de noua retrouver tous ensemble un jour dans la vallée de Josaphat ! »

A minnit dit une mt"^sc solennelle, puis les pèlerins se dispersent et retournent porter dans leurs chaumières le»

émouvant» souvenirs dn patriotisme ol de la foi.

m Le lendemain, quand la ville se réveille^ elle ne retrouve plus ses fidèles aux Ion»

cheveux, aux bngau bra» de riche élom ou de toile grossière; ses étrangères, ait spencer brodé, aux coiiîea de laine ou de dentelle. Les rues ne retentissent plus d«

bruit des pen^bas (bâtons à tète) et dessabots ferrés; les pèlerins ont regagné la grève et la montagne, mais Tair est encore tout rempli d'un parfum délicieux de religion et de poésie. »

Le 8 spf tpmbre 1857, la madone de Guingamp a ret^u i hommage insigne de la couronne d'or, ofi^te par le chapitre de Saint-Pierre de Rome, au nom du souverain pontife, aux images de la Vierge qui réunisseut la triple condition de l'antiquité, de Ui popularité et des miracles.

Exoursioa a ia cbapelle de Motire-DaiBe ém Orfloes.

Cette chapelle, située à l'O. de Guingamp (2 kil.), sur le territoire de la c. de Grâces (1371 hab.)^ fut commencée vers 1506.

Les sablières ou corniches, admirablement travaillées, représentent des chasses au cerf et au lièvre, des vitrnes, des vendangeurs, des dragons, un iiuji combattant une lioome, des dessine un peu lestas y un diaM eatralnaïkt

DE PAHIS A BREST.

après lui une charretée de moines, et autres débauches de rim&gination du sculpteur» où Ton a cru reconnaître un poëme stigmatisant les principaux

vices, sous la figure de moines paresseux, avares et {;?ourmands. Véglisc n'a qu'un bas côté au S., divisé eu cinq chapelles avec pignou.s percés de fenêtres flamboyantes.

L'extérieur est riche en détails de sculptures; les portes sont surmontées des armes pleines de Bretagne, timbrées d'un heaume avec ses volets et d'un lion en cimier; la tour carrée porte une flèche élégante en pierre, avec clochetons, k l'intérieur, on ne peut signaler aujourd'hui que te reliquaire renfermant les restes de Charles de Blois; mais ces reliques ne reçoivent plus aucun culte. Malgré les nombreuses largesses qui en uni été faites, il reste encore plusieurs fragments de ces ossements, et le coeur. Ces vénérables dépouilles etrépitaphe:0«sa heaîiCaroUBlesensiSf qui les désigne, sont placées dans une boîte vitrée d'assez mauvais goût, portant sur une longue lame de cuivre; en supériorité,les armes en alliance de Châtillon et de Bretagne ; au bas, les armes du donateur, et entre les écussons, une inscription emphatique.

fCorresp. pour : — (33 kiî.) Paimpol, par (ÎO kil.) Pontricux (R. ôO); — (52kiî.)Carhaix. par (12 kiL)Mous léru et (32 kil.) Callac (R.72);--(oÛ kU.) Rostrenen (R. 74), par (12 kil.) fiourbriae, ch.4. de c. de 4421 hab., dont le bourg est bâti sur le versant S. d'un chaînon des montagnes ÎSoires (belle église offrant quelques parties romanes; crypte flanquée de deux ciiapelles basses en guise de collatéraux; vastes fenêtres du xv* s. dans les transsepts ; tour de 27 mèt. d'élévation bel tic en 1535), (24 kil.) Kérien V. de 996 hab. (30 kil.), Lanrivain (26 fi mèt.d'alt.), v.de 1691 hab., et (35kil.) Saint'Nicolas-du-Pelem , cb.-l. de c.

de 2838 hab., sur la rive dr. du Blavet (jolie église arec des vitraux du zv* s.)

—(35 kil.) Tréguier (R. 52), par (20 kil.) Pontrieux et (24 kil.) la Roche- Derrien; (30 kil.) Lezardrieox (R.51).]

De Guingamp à Paimpol, (R. 50; — à Tréguier, R. s2; — à Lamion, R. 54 ; — à Napoléonville, R. 70; — à Garhalz, R. 73.

Au sortir de la g»re de Guingamp, le chemin de fer incline au S. pour

aller décrire une énorme courbe de

800 met. de rayon autour de la vile, |ui se présente dans cette partie du trajet sous son aspect le plus a^jréable. On traverse tour à tour la route de NapoléonYille^ le Trieux, dont la vallée offre de riants paysages, sur un viaduc d*où l'on domine (à dr.) l'abbaye de Sainte-Croix, la route de Carhaix, puis, enfin la route de Brest sur un viaduc de 15 mèt. Au point où elle reprend ia direction de l'O., la voie ferrée laisse à dr. le ehâUan dê Car-' nabcL Ce château, qui appartient à M. de Couarîdouc, renferme une double galerie de portraits; c'est, d'une part, la série des seigneurs d'Âcigné, peinLiires du temps Louis XIII, sans grand mérite d'exécution, mais d'un bel effet dans leurs encadrements en panneaux de menuiserie; d'autre part, une collection remarquable de portraits de la cour de Louis XIV , peints par les élèves de Lebrun^ de Mignard, de Coypel et de Vanloo. On trouve en outre, àCarnabat, un mobilier et des tapisseries de haute lice du temps de Louis XIII, et un tableau très-curieux du règne d'Henri III. Les jardins en terrasse passent pour avoir été dessinés à la française par le célèbre Le rsôtre.

Au N. du château de Carnabat, à 1 kil. du chemin de fer, se trouve Plouisy^ V. de 2002 hab.

Après avoir traversé la route de Lannion,lavoie ferrée passe dans de nombreuses tranchées rocheuses. A 1 kil.

environ en deçà delà station de Belle- Isle-Bégard, on longe (à g.) la base du ifé«éî-iire,cônei]^olé (302 met.) etcouronné par une petîtechapelle de Sainh Hervé^ où de nombreux fidèles se ren-

[ROUTE 3] BjSLLE*IStE. PLOUARET*

dent en pèlerinage pour ôtre délivrés des maux de téte. Du sommet du MéDé-Bré la vue s'étend à 40 kil. ; on découvre la Manche et une ligne

considérable de côtes. D'aprùs la légende, trente évoques, réunis à saint Hervé, se rassemblèrent, au vi" s., sur cette colline pour prononcer l'anatiième contre Comorre le Maudit, qui servit; dit-on^ de type pour le conte de Barbe-Bleue.

la fontaine de Saint-Hervé, que, suivrint la tradition, le saint fit jaillir du sommet de la mniitagne en frappant Sun bourdon en terre, est un Yéri table phénomène physique.

520 kil. BeUe^JsM4g€ard, — Cette station, établie au ham. de Sainte- Anne, doit son nom aux Lourgs de Bégard (R. r)4), situé nu \. lie la station (4 kil.), et de Belle-Isle (8 kil. au S. de la station), ch.-l. de c. et v, de 2051 hab., relié au chemin de fer par une route qui traverse Louargat, c. de 4357 hab. Belle-Isie est enlacé entre les deux rivières du Guic et du Léguer, d'où lui est venu son nom français. Son nom breton est 2^^^r?<ir7<. L*église paroissiale n'offre aucun intérêt. La cliapelk de Locmaria,, entourée par le cimetière, (Possède un jubé remarquable du xvi* s.

Le territoire de Belle-lsle, montucux et accidenté , contient dans sa partir S ]os forets limitrophes de Coataney [le bois du jour] et de Coataunos {le bois de La nuit) d'une contenance d'enviroû 1300 hect., s'éten> dant aussi sur la commune de Louargat et d'autres communes voisines, et dont le point culminant atteint 275 mèt. d'altitude.

A 3 kil. de Belle-lsle se trouve Locquenvel^ dont la jolie église possède un curieux vitrail renfermant la légende de saint Bnvel qui naquit et mourut en ce lieu.

Au delà de Trégrom (à g.) on traverse, sur un remblai de 37 mèt. AO c. de hauteur, comportant 520 000 mèt.

cubes de terres extraites des tranchées voisines, et sur un pont de trois

BRETAGNE

arches fie 5 mèt. d'ouverture, la jolie vallée du Lf'-jruer.

531 kil. Plûuaret, ch.-l. de canl. et c. de 3368 hab., est situé près du Léguer, à 1 kil. env. de la station (à dr.), établie à 1 kil. (à g.) du bam. du Vipur-Marché, dont Vét/Iisc, en grande jKirtie du xv s., oll're extérieurement, sur les contre-forts, des niches surmontées de dais délicatement sculptés, — L*églite de Plouaret, composée de trois nefs sans transsept, a sous chaque fenêtre un enfeudont les armes sont martelées. L'écusson des Kergorlay, sieurs de Koriavilly, se voit encore sur une clef de voûte d'arcade dans une chapelle, à l'extrémité du collatéral S. Les piliers de la net principale sont octogones; le chœur est fermé par un chevet droit, percé d'une maîtresse vitro, dont les meneaux flamboyants sont remarquables par leur légèreté. Le clocher porte Ja date de 1554.

Des vingt-quatre chapelles qui couvraient le territoire de Plouaret, il en reste sept. Près des ruines de Sainte- Anne de Kemiinihy, on remarque,

sur le point culminant d'une montagne, nommée Lanarménez, uh hêtre centenaire du tronc duquel jaillit une source dite la fontaine de Sainte- Anne, qui ne tarit jamais. La ehapdk des Sept'Saints, située sur la dr. de la route de Lannion, et rebâtie de 1703 à 1714, est élevée sur un dolmen formant crypte, où la tradition veut que les images des Sepi-Dorraants d'Êphèse aient été trouvées miraculeusement Évidemment le culte des Sept-Dormants a été substitué ici au culte druidique, que l'on ne pouvait déraciner; mais e est peut-être Je seul exemple connu d'une chapelle Liltie sur un dolmen converti eu oratoire.

'Corresp. pour (15 kil.) LannioQ (R. 55).]

De PIOQsret à Lannlon, R. SS*

Entre les stations de Plouarei et de Plounérin, la voie ferrée passait, à.

130 DE PARIS

l'originei dans uïie tranchée dite de Kerbastiou, d'une î^ntrueur' totale de l.MU) mot. et d une profoudeur maximum de mèt.^ creusée dans de la dtoritft «teetsivemcDi tebeUe par sa dureté à la barra à mina qai v^* oait a'émousser sur des masses compact<»s, monolithes d:ins la majeure partie. Te travail, dont l'exécution a demandé4iuinées.acoOté 1 700000 fr.

et a exigé renlévenieiit de 3iiO uuOmèt. cubes da déblais, dont les d^ux tiers de roche dura, pour Textraetion des* quels il a été brûlé 180 000 kilogr.

de poudre de mine. Mais des éboulcments successifs ont obligé à recouvrir la trancliée d'une voûte assez solide pour recevoir et arrêter dans leur chute les blœa manant de sa détacher des parois supérieures des talus, trop roides pour assurer une sécurité suffisante, pu égard au bizarre et capricieux enchevôtreTTipnt dos roches entre elles. De ce point jns(|u'aux abords de Morlaix, on n'aperçoit guère que des landes sur les hatiteursetdes marais tourbeux dans les fonds.

540 kil. Piôunéfin» — La station est établie nu lieu dit îc Caste!, sur le bord (ie la rouie de Plestin au Gu^^rlesquin. à 1 kil. de la limite du Finistère et à 2 Ivii, au ^^ de PLou-

fuNit, e. de 1692 bab.^ situéeà214mët.

d'altitude.

Deux arcades romanes de chaque côté de la nef, un chevet à trois pans garni de crochets et surmonté des armes des seigneurs de Bruiilac, du nom de Plusquellec, un charnier ou reliquaire à ares trilobés le long du collatéral S.^c'esttout ce que Ton peut signaler dans Vf^gNse de Plounérin (clocher raoderne\, dont les fenêtres ont perdu 1nr« meneaux, remplacés par des chàssis de bois.

La diapelle de Bon Voyage, située à Ventrée du bourg, appartient à la Renaissance; ses sablières portent les armes de Jean du Chastel, sieur de Bruilhic , entourées du collier de Saint-Michel, en alliance nvrc celles de Marie le Long de Kerauroux^ sa

A BREST. LROOTE 3]

coùipaghe, qu'il épousa en Vétang de Ln-Mùal ou du ifoti- Uji-Neuf^ voisin de cette chapelle, a 30 hectares environ; il est poissonneux, mais ses rives sont dépourvues d*arbres et de Terdure, et les «nuirons de Plounérin, presifue plats, nus ou couverts de landes rabou^^ries, présentent une nature aride et désolée.

Cne chapelle plus intéressante est celle de Keramanac% sur la route de Brest, à 4 kil. à TE. de Piounérin.

Malheureusement elle n*eet point entretenue; elle mérite cependant, à plusieurs titres, l'attention des curieux. C'était une aumônerie appartenant aux hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem , et sa construction re« monte au xv* s.

La tour, flanquée d'une touraUft renfermant la cage d'escalier, a sa plate-formo garnie d'une rampe en quatrefeuilles. Les voussu: t s du portail méridional j remarquable par la richOMé de son ornementation, sont remplies de flgurittes; le tym« pan représenta la Vie de la Tiwrgs, Les panneaux de la tribune en chôqc qui s'élî've au bas de la nef, sur une voûte à nervures et à pendeutifS; sont encadrés dans des motife flamboyants contenant les reliefs des douce Ipdfra». Le mattre* autel, en pierre, est décoré d'un r9> table en albâtre représentant, en ijno multitude de petits personnaires portant le costume et l'armure du XVI' s., les priucipaux actes de la Vie et de la Jforf dê Jiâw-OuritL U profusion, la délicatessa et la légè»

reté des nombreux mtnaaux flam« boyants de la mnttrçsse vitre en font une véritable dentelle de pierre. L'une des fenêtres du S. est timbrée des armes des Salbou de Lesmais; l'autre, des armes de Pierre de Keramborgne, chevalier de SaintJean da Jénisa* lem et commandeur du Palaoret, «a

î e chemin de fer traverse la chaussée de ïéiang de TrogoiJ, situé a g..

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ÏLY, DE GROIX

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