ROUTS 3] BREST. LE PORT
Mtlt VMoiiffMey jiisqti'aiit tèrras iomtaines de Lanveoe, arec fUe Ltfli^e, Trébéron et l'ile des Mofts, et l'on dé couvre égalemeot la partie de la raUe ou sont mooiUéa la plupart des bâtimsnts de guerre. A g . sur la rive de Brest, se dresse la masse imposante du château, puis, sur sea flancs ou à «es pieds, on aperçoit socoêsslfvmeiift ; le poste sémaphorique, la formidable batterie du Parc-an-Duc, un important dépôt de houille, les fjiiais de la mâture, le maréographe, la machine à mAter elle-même; enfin, la partie dn qnai ifourville récemmrnt annexée h l'arsenal. Do côté de Recouvrancc, on distingue d'abord les batteries superposées du parc 4e In Pointe et du Per^-Cbeval, ainsi que diverses dépendances de TartîHerie qui couvrent la partie supérieure; puis, en contre-bas et au niyean des quais, les établissements prineipanx da service des subsistances. En se retonmant et en faisant Î9JÙ6 an N., on reste frappé d'admifUisaiA préMBOS du plus beau panonnM ^oe 1*00 poisse isaagiiisr. Devant les lignes presque sans fin de ces établissements qui se dérouleni à peu près sur toute la longnenf des quais, en présence de ces habiles superpositions d'édifices, combinés de manière à ce q»îe chaque place, chaque ligne, se détachant nettement.
Tienne ooncoorfr à Tefifet général et fonner un amphithéâtre d'une grandeur sans egalp, k }:i vne fh^ îoutes ces œuvres sorties du guuie cl du la mam des hommes, l'esprit se troove sons Timpression d^ine grandeur sévère, d'une majesté calme, d'une pui-sance souveraine. Aussi M. Michelet s'est-il écrié : « Brest, la pensée de <c Richelieu, Is main de Louis XIV, la a force de la France entassée au bout de « la France : tout cela dans un port serré, m où l'on étouffe entre deux montagnes « chargses d'immenses constructions! »
' Passant aux di^tnils. on voi! du côté de Recouvrance : le développement de quelques établissements du service de l'artillerie ; la belle caserne de la division des équipages do la fVtto. rui î-^s rlnmine du haut de son rocher a pic j la naissance des formes de PonUnion et des bâtiments des forges de la direction des constructions navales; le corps d'édifices qui s'étend du pavillon de cette direction à celui dQ détail dos travanx ; puis, a»4essos, la ■MSse considérable des ateliers dn plateau des Capucins. Du côté de Brest, on aperçoit le chantier de construction de rancienne forme de ïroalan ; la ligne d'édifices qtl le bMdent en arrière; ten la
pAsHSi^., rimpdrtnlefcçsdé <h tsigasîn géÉMi 1MB ttrpi de bâtiments affectés nnT magasins frartienliers, h îa voilerie, à la »rnttore, auc dépôts de codages ; la eoraerie basse, an nivean des quais ; la corderie haute, à mi-côte; l'hôpital neuf et l'ancien bagne, au sommet; sur un plan encore plus élevé, le beau quartier de la marine, dofilt là partie iifpérIeaVê, stn^ montée de l'observatoire central, émerge de l'allée d'arbres de l'esplanade -, le dôme élégant de rétablissement des Pupilles, la tour massive de l'église Saint-Lonis; enfin, les plans étagés de qoel^nès-ons des
quartiers de la ville.
« Du second point de vue, c'est-à-dire de la tourelle dn Point-dn- Jottr, V^M eiOK bra^sf la ligne des magasitis anx goodrons, que domine la partie postérieure de l'hôpital neuf ; la pompe à feu qui y fait monter l'eau douce ; les bureaux de la recettè des bois; les nombreux et import.ints établissements qui entourent l'anse de la TOinienérii$ lit dip6i» da charbon dit Point-du-Jour; les cales de oenairoitieh de la Boucherie et du Bocaizf* ; puis, sur la rive de Recouvrance, les quais et leurs dépendances diverses; te magnifique plateau du Salou, conquis sur une montagne et dans lequel ont été creusés des bassins à grande profondeur; «ifin, les cales et les établissements diyers de Bordenavs.
« situé par 6* 49' 45" de longitude O. et par 58° '23' 35" de latitude N., le port de Brest est établi sur les deux versants d'un petit bras de mer sinoeut, profondément encaissé, et qu'on appelle, assez improprement, rivière de Penfeld. flttpndn que la Penfeld n'est, en réalité, qu un iiiet d'eau dooce, qui fiait à l'eitremité N. d« port, où s'étend, bien antfomeat imiissiilii, l'action des marées.
« Ces versants, très-rapides, et élevés dans leur partie culminante de SS* mèt. an d"?pus du nivertu de la m^r. «^p composent généralement de roches d un gneiss schisteux, qui s'àvançident, il y a peu de temps en jf , jusqu'au boi d des quais actuels. Il a fallu deux siècles de travail opiniâtre pour arriver, par de larges et pfofoodes éxcàvatloQS, à conquérir les terrains sur lesquels ont été constmfta la plupart flc<^ ëtr\bli«'*r'ment? du port.
M La dimension des bras de mer qui forment lo port sont : — looo mèt., do l 'avant-garde à l'arrière-garde ; — 25oo mèt. de ce dernier point à l'extrême limite N.; — 100 mèt. de largeur moyenne; — m à is mèt do imfonlenr anx plna basdes mers» »
D£ PAHIS
Le port, formé par la Panfeld, comprend: le port militaire et l'ancien
port marchand, qui lui a été récemmeui réuni et qui s'étend depuis remkRicIuire fie la rivière ju>qu"à l'ancien mur de l'arsenal, près de la forme ou bassin de Brest. Le nouveau port de commerce, ou port Napoléon III, a été construit sur la partie de la rade située au S. de la ville.
Afin de remédier aux difficultés que présente , pour l'entrée du port de Brest, l'écueil sous-marin de la iio^e, on a fonné le projet de construire un avant-port d'une superficie d'environ 21S hectares. L'enceinte de cet avantport comprendrait : 1" au S. , une jetée de 1600 uici. de longueur; 2° à ro., un Jnôlf de 490 met. de longueur; 3" une jetée de 710 inèt. de longueur, prolongemoat de la jetée du large du port Napoléon.
Le port militaire de Brest est l'un des plus beaux du monde. Pour le visitor, ainsi que les établissements qui en dépendent, il faut une permission délivrée par la majunte générale, dont les Inireaux sont installés au rezHde*cliaus8ée du pavillon S. du quartier de l'infanterie de marine (rue de la Mairie ; F. ci-dessous).
On pénètre dans le port et dans Tarsenal maritime , du côté de la ville, par une porte monumentale, ouverte à l'extrémité 8. 0. de la Grand'Rue et construite en 1768 sur les dessins de Glioquet de tîndu. Dès l'entrée, en voit en face de soi le hassht de Brest , la première forme (le radûuh qui ait été établie dans un port militaire Iranuais (1683-1687).
Ce b^n, construit sur les plans de Vauban et plusieurs fois amélioré, était devenu tout à fait insuffisant.
11 est, depuis 1864, l'objet de travaux d'agrandissement exécutés d'après les plans de M. l'ingénieur Reynfts. Quand il sera terminé, il aura 118 mèt. 70 de kmgueur, sur 13 mèt 31de profondeur au-dessous de ses tablettes^ et Il mèt 12 de largeur au couronnement.
Contournant le bassin de Brest, on -
laisse à dr. l'ancien atelier de serru-' rerie, qui offre une façade d'ordre dorique, prés des ateliers et des mairasins dé pondant du service des consU actions navales. On se trouve alors, en remontant la rive g. de la rivière, sur l'esplanade du magasin général, qu'un pont flottant relie à la rive dr. du port. L'esplanade est décorée à l'une de ses extrémités de la Consulaire et à l'autre de l'Amphitrite. La Consulaire est une pièce de canon, fondue en 1542 par les Vénitiens (5 mèt. de longueur, 6000 mèt. de portée) et qui appartenait aux Algériens, lors du siège d'Alger par Duquesne, en 1683. Le missionnaire Levacher, consul de France près du dey, ayant été envoyé sans succès vers Duquesne pour obtenir la cessation du bombardement, le dey le fit placer vivant à la gueule de cette pièce, qui fut déchargée rnntrn Tescadre française.
La Consulaire, tombée au pouvoir de la France lors de la conquête d'Alger, a été érigée sur un piédestal en granit de Laber, entouré d'une grille en fer et dont les quatre faces sont décorées de bas-reliefs en fonte. L'une de ses faces porte Tinscription suivante :
ta CONSULAIBB
PRISE A ALGER LE S JUILUET 1830, JOUR DE LA CONQL'l^TE DE CETTE VÎLLE PAR LES AIUMBE8 FRANÇAISES, L*AlfIIIAL BARON DUPBRRÉ,
COMMANDANT L'ESCArhK.