‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 67 sur 257 · ROUTE 3] BREST. — ÉTABLISSEMENTS MARITIMES · texte numérisé non relu

ROUTE 3] BREST. — ÉTABLISSEMENTS MARITIMES

forme extérieure des vaisseaux qui l'aceottent, ont été eombinéas de lason à rendre sûre, fimile et prompte ropénition dn mAtage. »

VaUS^ de eomprusion du gas, situé entre la machiae à m&ter et le corps de garde du quai Tourville, est destiné à conserver les bois par la carbonisation de leur surface, d'après le procédé de M. de Lapparent.

Le chemin de fer de vareenai (SÔO mèt ée longueur), en construction, doit mettre le port militaire en communication avec le port Napoléon et le chemin de fer de l'Ouest, en dé- ÎXîuchant sur le quai de la Mâture par un tunnel creusé sous le château.

Près de ce quai (rive g.) est lUmi* roi, vieille frégate d'ancien modèle, aujourd'hui corps de garde flottant et maison d'arrêt pnur les aspirants et les agents de la marine d'un grade correspondant.

Le port de commerce ou port Napoléon , en voie d'achèvement, à Poratrein , à , TE. du port militaire et au S. de la gare du cbemin de fer, offrira une surface d'eau de 29 hectares. La superficie des terre- pleins formés sur ses nves sera de 41 hectares et la longueur des quais de 3100 mèt.

Le port de commerce communique avec la ville au moyen de rampes qui partent delà place du Chflîrnu et qui ont un développement de 1700 met.

Près de la porte Napoléon, a été pratiqué, en uuUti, uu escalier en granit de 6 mèt. 30 cent, de largeur divisé en trois parties par deux grands pa^ lier». Près du port sera établie une gare maritime , reliée à tous les quais par des voies fériées. Les travaux du port de commerce , exécutés -ous la direction de MM. MaUiot de Varennes, .ingénieur en chef, et de Garcartdec, ingénieur ordinaire, sont évalués à 13 millions de francs.

L'hôtel de la préfecture maritime (rue de Siam, 48) , ancien hôtel Saint-Pierre, renferme de beaux salons de réoe|>tionf restaurés en 1868,

L'hôpital de la marine ( à l'extrémité N. de la rue de la Mairie), dont M. de Clermont-Tonnerre, alors ministre de la marine, posa la première pierre en 1822, est l'un des plus beaux de toute la France. Il se com* pose de pavillons séparés par des coui-s avec jardins et renfermant chacun une grande salle. L'ensemble comprend 28 salles et 24 cabinets pouvant contenir 1300 lits. Au premier étage, des galeries vitrées servent ordinairement de promenoir pour les malades. La chapellej située au fond de la cour principale, en face de la porte d'entrée, a été reconstruite et agrandie en 1859. Le porche, d'ordre dorique^ est surmonté de colonnes et de pilastres monolithes d'ordre ionique composé, en granit veiné de Laber, avec chapiteaux et socles en marbre noir veiné de blanc, provenant de l'île Ronde.

En sortant de i kùpiiai de la marine, on trouve à g. un bâtiment renfer^ mant, au rei>de-chaussée,les bureaux du conseil de santés au premier étage la bibliothèque de l*école de médecine navale (10 000 vol. envirf^n). Derrière s'étend le jardin des plantes, ou-, vert en 17GJ et successivement accru depuis (entrée, rue de Launouron).

Ce jardin offre un aspect pittoresque à cause de sa disposition en terrasses. Il contient une cla*^sification botanique des plantes médicinales et autres, d'après la méthode de M. Ad. Brongniai't, un aiiaiigement des principaux genres de plantes d'après le système de Linnée, une foule de plantes et d'arbres d'agréments , plusieurs végétaux du Japon, de la Chine, du Cap, etc., d^^ palmier*^, une collection des conifères les plus célèbres, etc. Les serres, dont l'aménagement laisse à désirer, se divisent en serres firoides ou orangeries, en seires tempérées et en serres chaudes.

Le musée d'histoire naturelle , annexé au jardin botanit[ue, occupo quatre salles. La première contient des curiosités exotiques et une col-

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lection d'insectes; la seconde, les oi-| seaux, les reptiles, les poissons et les mollusques; la troisième^ les mammifères et les crustacés ; la quatrième est consacrée à la minéralogie, à la géologie et à la botanique.

Le jardin et le musée sont ouverts, le jeudi, de 2 h. à 3 h. de l'aprèsmidi, du l**^ mai au l*' octobre.

En face de la bibliothèque de Téoole de narine s'étend la pharmaeiê centrale t qui occupe, depuis 1859, l'ancienne caserne des gardes-ch jouîmes et qui communique avec l'hôpital de la Marine.

De l'autre côté de la rue de la Mairie, sont les casernes de Vinfanterie de marine (1735-1766), dites aussi quartier de la marine^ et précédées d'une esplanade de 14 400 mèt. carrés, que bordent , le long de la rue, des allées d'ormes séculaires. Le pavillon central (1819} porie à son sommet VohserwOoire de la marine (109 mèt.

d'alt.), établi sur une plate-fonne voûtée (belle vue des terrasses). Le pa;TU- Ion S. est occupé par les bureaux de la mniorilé générale ; le pavillon N., par les bureaux et magasins des batteries d'artillerie de la marine. Le quartier de la marine peut recevoir 2600 hommes,

L'établifsement des papilles de la marine (rue de la Mairie), fondé en 1862 , occupe le principal corps de logis et Taile du N. de l'ancien séminaire des Jésuites, consU uU en 1686, et devenu plus tard Vhôpital Saint-Louis Le fronton qui surmonte la porte d'entrér est décoré d'un groupe représentant Ja Justice et la Religion^ avec leurs attiibuts. le bâtiment central surmonté d'un dôme, doit être augmenté de deux ailes (raile dr* était en construction en 18679 MUS la direction de li. Ëdouard Mancel, ingénieur des ponts et-chaussées). L'établissement est destiné à recevoir : 1° les orphelins de père et de mère, fils d'officiers mariniers et de marins morts au service, ou morts «n Jouissance , soit d'une pension

de retraite , soit d'une pension dite demi-solde ; 2* les enfants des officiers mariniers et des marins mentionnés çi-^essus et dont les mères existent encore; 3* les enfants qui ont perdu leurs mères et dont les pères sont en activité dp service; 4° les orphelins ou enianis des marins victimes d'événements de mer, à bord de navires de commerce ou de bateaux de pêche.

Les orphelins restent dans rétablissement depuis Tâge de 7 ans jusqu'à l'âge dn 13 ans. On en compte déjà près de 450 • mais ce nombre doit être porté à 800. Au milieu d'un vaste préau se voit un modèle de corvette avec tous ses mâts et ses cordages, sur lequel les pupilles sont erercé»

à la manœuvre. « C'est plaisir, dit M. Levot, de les voir faire l'exercice du fusil et exécuter les manœuvre?; de l'école de bataillon avec un enspmble, une précision et un aplomb dignes de vieux soldats. »

Au S. 0. du préau des Pupilles, setrouvent VéeoU et le musée d'anaUhmie (entrée, rue de T'Égnnt). Cp nrusee, ûe fondation récente, renferme un grand nombre de taliieaux et de pièces anatomiques, des moulages de têtes de forçats, etc. , etc.

La salle d'asile Buginie» construite en 1859, après le voyage de l'Empereur et de l'Impératrice en Bretagne, occupe l'emplacement de l'rinrien jardin des sœurs de l'hôpital Saint- Louis. Elle est réservée aux enfants des marins de Brest, qui y sont reçus, au nombre de 600, jusqu'à râge de 7 ans, et confiés aux soins des sœurs de la Sagesse. Le préau, de \2^0 mèt. carrés de superficie, est planté de marronniers.

La Cayenne ou caserne des marins (à Recouviance , près des formes de Pontaniou), commencée en 1766, augmentée de deux étages de 1842 à 1845, reparée en 18ô8> peut contenir 3200 , hommes.

Nous nous bornerons à mentionner:

1 — Vhôtel de Vancienne intendance i (Grand' Rue), oû sont' installés lea

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