ROUTE 3] BREST. — PROMENADES
bomux du cokrunissaire général , da
commissaire aui revues et du commissaire des fonds; — la uiblioihèque de la Marine (Grand'Rue) renfermant 20 UOO voi. ; — et les casernes de L'ar- HUêfiê de mairin$, des oumriere â^wT" Hlkrie, et de la gewiarmme rùime.
Enfin, parmi les établissements de la marine, nous devons signaler le<?
•différentes écoles spéciales établies à Brest, savoir : — l école navale, mstalléê 8iir le vaisseau 1$ Borda (aoeien Folmy), moaillé en rade i 500 mèt. environ de Tentrée du port.
Cette école, fondée en 1810 , supprimée sous la Restaura lion, rétaMie en 1827 sur VOrion, est commandée par un capitaine de vaisseau. Elle reçoit chaque année 70 à 100 élèves, qui, âprte y avoir séjourné deux ans, passent sur le vaisseau d'instruction le Jean-Bart, pour compléter leur éducaiion maritime par une campagne; — Vécoîe des mécaniciens, instituée en 18^1, abord du Vulcain (ancien Botda) , bfttiment central de bi réserve commandé par un capitaine de frégate et stationnant dans le port (180 élèves). Le même vaisseau sert de caserne aux ouvriers mécaniciens, charpentiers, calfats et voiliers, qui attendent leur embarquement sur les vaisseaux de la division; ^YéeoU dee numuee, créée à terre en 1832, transférée en rade en 1836, et installée actiieMement sur le vaisseau Vlnflexibie ,(]UQ commaodeuncapitaine de frégate (900 mousses) ; — V école des novices et apprentis-marins f fondée en 1863 et établie depuis 1865 sur le vaisseau la Brela^fM, commandé par un capitaine de frégate; — Vécole d'hydrographie : — Vécoh de dessin; — Vérole de mt'decine navale; — Vécole élfinentatre du portj dont nous avons déjà parlé; — Vécole dt laaistrancêj etc.
A Recottvrance sont situées la caserne de la garnison, la manutention de la guerre et les magasins de VartiUerie de terre»
imm» «MB. ^ ■•«IMs wvwlM.
Les principaux édifices civils de Brest sont : — la sous-pré feciuref qui occupe depuis peu une trôs-belle maison située à l'angle des rues de la
Rampe et du Château, en face du
magnifique établissement du Comptoir du Finistère; — le tribunal civil (1845) ; — le tribunal de commerce;
— \e lycée {ancien collège Joinville);
— le (kédtre, incendié en 1865; — Vhôpùal civil; — les haUeSj dans la grande nef (1600 mèt. de surface) desquelles eurent lieu en le bal splendide offert par la ville au duc et à la duches?;e de Nemours, et en 1858 celui offert à Ti mpereur et à rimpératrice. La bibliothèque communale (36000 vol.) est installée au premier étage cfes halles; — le maf' ché couvert de la place Saint-Louis;
— la prison de l'arrondissement , au N. de la ville, près du fort Bouguen, etc.
Plusieurs sociétés ou cercles littéraires sont établis à Brest ; ce sont t la Société académique ^ fondée en 1858; — la Société d'Émulation, qui fait des cours gratuits aux ouvriers;
— le cercle Maritime et la société des Vêpres,
Brest possède une magnifique promenade, le cours Dojot, tracé et
planté en 1769 par M. Dajot. officiel* du génie. En 1801, deux st itues de Coysevox en marbre blanc, datées de 17Ô5 et représentant Neptune et VAhondanee, ont été érigées aux deux extrémités de ce cours, d'où l'on domine le port du commerce et d'où l'on couvre une belle vue sur la rade et le goulet.
Les plucea de la Tour-d* Auvergne et du Champ-de-Bataille , plantées d*arbres et régulièrement bâties, et, bors des portes, la place du Rot-de- Borne et le Umr de Porstrein, sont les autre'? promenades les plus fréquentées des habitants de Brest.
DE PARIS A BREST
Le eùtnm$reê maritime de Brest eemble
appelé à un brillant avenir lorsque le nouveau port destiné à la marine marchande sera terminé. La rade communique, au moyen de yoiu nevlgebles, avee Port-Launay, Cbâteaulin, Quimper, Nantes, Landerneau ; un chemin de fer la relie à Rennes et à Paris, et un autre (en construction) à Nantes par Chftteanlin; nn service régulier de paquebots est établi avec le Havre. — Au cabotage, Brest occupe le 12« rang parmi les ports de 10eéan; les principales exportations eonsiatent en céréales, les importations en denrées colonial, s et fournitures pour la marine. Il n existe a Brest de droits ni d'ancrage, ni de port, ni de bouée, mais nn simple droit de pilotage et de courtage.
Viiidustrie piarliculière est de peu d'importance à Brest ; on y compte des abriqoes de chandelles, de briques, de toiles circc<^, de chapeaux verni des corderies, des brasseries, des tanneries, et un atelier de galvanisation du fer. En ootre, un certain nombre de marins s'y livrent h la pêche. Mais, c'est le port rnilitaire, ses constructions, ses approvisionnements qni donnent sortont le mouvement et Tanimation an transactions.
ISnvirons de Brest.
A ro. de Brest (3 kil.), snr le territoire de Saint-Pierre-Quilbignon , se trouve le nouveau polygone de KeranrouXj construit de 1861 à 1863 (1250 nîèt de longueur sur 140 mèt.
de largeur). Devenu insuffisant pour le service des canons à grande portée, •il ne sert plus qu'au tir des mortiers et de la carabine; les courses de Brest y ont lieu chaque année.
La rade et le port de Brest sont défendus par un grand nombre de forts et de batteries, situés pour la plupart à de grandes distances de la ville, et qm relèvent de l'administration de la manne. Ce sont : — sur la côte S., en arrivant du large au goulet : les batteries Trémert, Fraternité, des Capucins, Kervignou, le fort Gornouailles^ la batterie Robert, les trois batteries de la pointe Espagnole, la batterie Roscanvel, et les forts de l'île Longue, de Lanvéoc, de l'Armorique
et du Corbeau; — sur la côte dn ^^ Jes trois forts Minou, Miiigant et Df llcc, les sept batteries du fort du Portzic, en&D les cinq batteries CaflTarelli, Impériale, du Fer-à-Cheval, de la Rose et du Paro-aa-Duc^ qui défendent rentrée du port.
De Brest dépendent aussi : fétabli-^sement de Pontanéxen {h kil. N.), commuiir de Lambézellec (R. 62). ancien hôpital, servant aujourd hui de caserne supplémentaire; — les poudrières de rîle des Morts et de la presqu'île d'Arun (R. 6); — le lazaret de Trébéron (R. 6); — Yaiguade des Quatre- Pompes (3 kil. à Î'O. de la pointe du For-à-Cheval), vaste réservoir de 440 mèt. cubes, où les embarcations peuvent sous la protection d*une jetée, aller faire deTeau à toute marée; — le parc au bois de l'anse de Kerhuon {V. ri-dessus, p. 143); — la réserve de Landévennec, estuaire de 3 kil. de longueur alimenté pari Aulne et qui reçoit, depuis 1856, la réserve de la flotte (R. 6).
A 8 ou 4 kiL des Quatre-Pompes se trouve la haie dê Sainie-Anne, bordée de hauts rochers à TE. et à ro., et au fond de laquelle s'ouvre un charmant vallon. Sur la colline qui la domine au N. s'élève la petite chapelle de Sainîe^Annef lien de pèlerinage pour les marina. La baie de Sainte-Anne, l'un des plus jolis endroits des environs de Brest, est trèsfréquentée des habitants de cette ville, qui vont y prendre des bains de mer.
Sxcursion «a Oonqnel, par Saint Matthieu.
25 kil. — V. faut demander à la Majorité, à Brest, 1 autorisation de visiter les mines et le phare de Saint-Matthieu.
La route qui conduit à la petite ville maritime du Oonquet sort de Brest par la grande rue de Reeouv rance. Après a?oir dépassé Kerangog,
célèbre par ses pardons, on arrive
sur un pkteau qui «^e prolonge jusqu'au Conquet. De cette route , assez