‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 69 sur 257 · ROUTE 3] SAINT-MATTHIEU. — LE CONQUET · texte numérisé non relu

ROUTE 3] SAINT-MATTHIEU. — LE CONQUET

monotoiiA, oa décoam dê timpt en temps la mer.

On passe succes<:ivement à (3 kil.) Saint-Pifirre-QuUbignan , c. de 6123 hab., (4 kii.) au l'iij'i tlu fort Mortthareyf au hameau de (7 kU.) La Irimté, déMDdant de fUmanéy e. de 2240 hab., dont le ch.-I. est situé à 3 kil. plus au N., enfin sur le territoire de Loemaria (1242 hab.).

Quand ou a dZ-pas'-f^ Vansc di' liertheautne, on quitte (18 kii.) la route directB du Cou^uei, prùi» d'une espèce d'auberge, pour se diriger yers la g.

etfegnertîs lill. de Brest) Saint- Matthieu, lieu nommé par les Bretons Loc-Masé Pen ar Bed (la cellule de Saint-Matthieu de fin de terre).

C'est l'extrémité 0. du (îriKirt* ment du Finistère, qui en a reicnu le nom.

Sur cette pointe esparpée, minée par les flots de TOcéan qui s'y brisent contre d'innombrables récifs, de pieux cénobites, sous la conduite de saint Tanguy, avaient an vi* s. hAt: im monastère. La légende ajoute que saint Tanguy choisit, pour asseoir sa fondation» rendrdt où avait étô débarqué le ehêf de saint Matthieu, apporté par des navigateurs du Léon, rêve* nant d'Êth'orie. En U57,le monastère fut converti en une abbaye de Bénédictins, qui a été vendue et démolie pendant la Révolution.

De r^Kis pmrùmkdê, dédiée à saint Laurent, il ne reste qu'un beau portail du xiv* s. et le transsept N. ; mais réglise abbatiale, à l'O. de la précédente, présente encore des mines imposantes et doit avoir été élevée en grande partie de 1157 à 1208.

liO gable occidental a une porte en plein cintre, garnie d'une archivolte à crochets à l'extérieur, et dont Tin* trados est trilobé. An -dessus s'ouvre une grande fenêtre, aussi en plein cintre, accostée de deux petites fenêtres en entonnoir. La nef se compose de sept arcades : les deux ptemltas en plein cintre brisé et en pierres de tuffeau;lee suivantes en.

lancettes et en pierres de gcaidu LaP

première aieide est tuppertée d'un côté par un pilastre aveo ehapitein

en chanfrein, de l'autre par une colonne cylindrique à chapiteau formé de feuilles d'eau. Les autres colonnes, avec leurs corbeilles en feuilles de trèfle, sont également cylin-* driqoes, à TexcepUon de deui ookm* nés plus modernes, octogonales.

Le collatéral N., attenant aux cloîtres, a di">^ fcnî^tres rn mtnnnoir; Ifl coUal^- i al S . (.' largi au xiv -s., olTre un second rang d arcades en tiers point et des pignons percés de fenêtres à tympans rayonnants, dont les meneaux inférieurs sont, à l'imitation du style perpendiculaire anglais, coupés par un meneau horizontal. L<?s Iranssepts, l)eaucoup plus élevés que la nef, sont décorés d un triforium en ogive trilobée, ainsi que le dimur qui a, de chaque o6lé, deux arcades n* posant sur un groupe de huit colonnettes ; il est terminé par un chevet droit, percé d'une fenêtre flanquée extérieurement de deux arcs-boutants. Derrière les déambulatoires existait la chapelle de ht Vierge, et, à l'extré* mité du transsept N., le clocher aujourd'hui ruiné.

La marine entretenait la nuit, depuis 1720, un fanal allumé au haut de ce clocher, pour diriger jps nrtvires. Ce fanai est remplace, depuis 1835, par un phart à ftu tournant, élevé à l'autre extrémité de l'égiies.

Les éclipses de ce phare, dont la portée est de 18 milles, se succèdent de demi-minute en demi-minute.

Le cap Saint-Matthieu termine le continent. De ce point^ on plonge à perte de vue sur la mer. On a devant soi les lies de Béniguet, de Molène, et d'Ouessant ; à dr. , les récifs du passage du Four; à g., ceux de i'îroise et la pnintp allongée du Kazde-Sem, qui se perd dans la brume.

La côte offre partout mille accidents et de nombreuses crevasses, dans lesqueUes mugissent les vagues.

La route de Saint-Matthieu auConquet, d'où l'on voit très-bien la mer

DE PARIS

A BREST. t^^OUTE 3]

est bordée dd petits murs qui entourent des champs peu fertiles.

25 kil. Le Conquet (hôt- de Bretagne:— Mazim'é, loueur de voilures; — Canot non ponte faisant le service de.^ postes, 2 fois par semaine, emre le Conqaet et Ouessaiit)j Y. de 1324 hab. , est bâtie sur le penehant d'une colline escarpée. Les ruc> t ^rtueuses de cette ville présentent à l'œil un ensemble pittores :]ue de toits superposés comme les degrés d'un vaste escalier. Une rue principale descend au quai, ou pour mieux dire à la mer. Le portj formé par un bras de mer qu'enveloppe au N. la presqu'île de Kermorvan, peut contenir des navires de cent tonneaux. Le Conquet est une place fort ancienne , qui a soutenu un grand nombre de sièges.

Glotte ville Ait en dernier lieu brûlée par les Anglais en 1558, et huit maisons seulement échappèrent à la TÎo* ience des flammes.

Le Conquet dépend au spirituel de la paroisse de Lochrist, dont réglise^ duxvi* s., surmontée d'une fort belle flèche, a été récemment démolie et recoostruîte au Conquet même. Elle renferme toujours le tom beau de Michel le Nobletz, mort en ' 1652, zélé missionnaire rpii aciieva de catéchiser les hauitauLs du Bas- Léon, et particulièrement ceux des • Iles de riroise, imbus d'une foule de superstitions païennes.

Sur la petite plage du Conquet, rernuveite d'un sal)le très-fin, s'élèvent quelques cab;inGs de bain, appartenant toutes à des pariicuiiers. Tout autour se dressent des rochers dans lesquels s'ouvrent des grottes.

Dans la presqu'île de Kermorvan^ dont un fort défend l'entrée, se voient : un cromlech , composé de 12 pierres debout et formant une enceinte de 59 mèt. de longueur sur 39 mèt, de largeur maxima; deux dolmin» et deux menhirs. A l'extrémité 0. de la presqutle, sur un rocher auquel on parvient par un pont étroit et qui est le point du

continent français le plus avancé dans

Tocéan Atlantique, se trouve lepharo de Kermorvan, à fou fixe^ d'une

portée de 12 milles.

A marée basse, on pput traverser à gué ie port du Conquel et gravir ie monticule qui relie h la teire fenne la presquile de Kermorvan, pour voir (au N.) la belle et vaste plage des Blancs-Sahlons, devant laquelle les Français remportèrent, en 1513, une victoire navale sur les Anglais. — Pour Ouessant, V. R. 63.

BSGimfons dans la rade de Brest et dans les environs.

Un bateau à vapeur part deux fois par semaine de Brest pour le Fret, c. de Ciozon, petit port situé de Tautre côté de la rade, et dans leqûel la duchesse de Bretagne , Jeanne de Navarre, veuve du duc Jean IV, s'embarqna en 1403 pour aller épouser en ADfjleterre le roi Henri IV de LaFicasd p. Du Fret à Crozon, on compte 6 kii. (pour Crozon et Camaret, V. R. 103).

En outre» pendant l'été, un bateau à vapeur fait tous les dimanches une excursion dans la rade de Brest, soit à Lauberiacii (R. 6, en ?;ens inverse), pendant la saison des fraises, soit au Fret, d'où une voilure conduit, par Crozon, à la baie de Douaraenez oii il ne faut pas manquer de visiter les grottes de Morgat (3 ou 4 kil. de Crozon). l'une des principales curiosités du Finistère [V. R. 103).

On peut faireenfin, danslesenvirons de Bre5!t, un grand nombre d'autres ezcursions intéressantes, le long des rives de l-filom, depuis son embou^ chure jusqu'à Landemeau, à Ploùgastel-Danulns {V. ri dessus, p. 144), à l'embouchure de la rivière du Faou. ?ni Folg-opt, et à l embouchure de l'Aulne jusqu à Chàteauiiu (R, 6, en sens inverse).

De Brest à Nantes, par ChàteaoUQy R. 6; - & 8aint-Malo, R. 43; à Lan-:

nilis, R. 61; — à Ploudalméseau, R. e3s — à Oaesi^t, R. 63.

ROim 5] DB PÀRIS A

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