ROUTE 6] ROCSHEFORT-EN-TERRE
venant de leurs tombeaux .spoli<''s et détruits pendant la Révolution, ont été convertis depuis en un saiut Joseph et en une sainte Vierge que Ton TOit dans Féglise. M. A. Fouquet signale, en face de la porte N., une rrnix de granit et il ajoute « les maisons de Kochelbrt, pour la plupart fort anciennes, font les délices des antiquaires. 1»
Le ehdteau de Rochefort , bâti au xiii» s., ruiné en 1594 par les Ligueurs, rebâti par le président de T.arlan, a été une seconde fois ruiné dans les guerres de la chouannerie (1793), par un incendie. De son enceinte extérieure» ii reste cinq tours ou débris de tours, dont la base est baignée par un éfanj?; l'une a servi de chapelle, une autre est encore babitée.
Au delà du château, dans une position qui domine toute la contrée^ a été élevée, en 1854, une charmante ehapellê dans le style ogival du xiv* s.
À 3 kiL au N. de Rochefort, entre la rivière d'Arz et le cours de la Claie, s'étend une plaine immense, déserte, triste et sauvage : c'est la lande de Lanvauz, qui touche à une autre lande dite du Haut-Brambienj et qui est toute parsemée, comme la { laine de Carnac, d'énormes blocs de ])ierrc, au nombre d'environ 200; mais au lieu d'être comme celles de Carnac, debout^ alignées et séparées par des intervalles égaux pour former des lignes parallèles ; ces pierres gisent pélemêle dans le plus grand désordre. La majeure partie porte l'empreinte d^ la main de l'hommo, et l'on distingue encore <ur fjiiel'fues-unes des étoiles à rayons obliques.
De Rochefort-en-Terrc , on peut faire Texcursion suivante^ signalée par M. Fouquet.
On prend, au N. , la route qui mène à Saini-GraiDé (874 hab.; ehdêeau du Brossay) et on la suit penilant environ 4 kil. jusqu'à sa rencontre avec un chemin qui s'en détache à g., dans la direction du N. 0. Tournant alors à
dr., on pénMre dans la taille de Cancouét pour visiter le dolmen de la Maiim deg FoUH», k demi enfoui et qui se dresse au milieu de la taille.
Revenant alors sur ses pas, on prend le chemin que l'on avait laissé à g.
et qui, après avoir côtoyé la foret de Brambien, traverse les landes de Lanvaux et va rejoindre la route de Brest à Angers, au village de (7 kil.) Carhon. Près du point de jonction, à dr., se dresse le Mont Hersé (82 mèt.) (|ui porte un dolmen ruiné et d'où l'on jouit d'une vue charmante sur la vallée de i'UusL A g. s'ouvrent de jolis vallons boisés ; en face, dans la direction du N. Ë., par delà le joli village de Rieux, baigné par TOust, l'élégant châtf'au de Casiellan se dresse sur une pente couronnée de hauts "^apin^.
De Carhon, on peut, en suivant iii route de Brest à Angers, aller rejoindre, dans la vallée de TOust, à (10 kil.) Malestroit, la route de Rennes à Vnnnrs (H. 65, B), en passant à Saini'Congard (730 hab.), b;Ui entre la route et TOust. Sur les bords de cette rivière se voient, au hameau de Roga, les cellules désertes d*un ancien couvent de Camaldules.
On peut aussi , de Carhon, si l'on veut revenir à Rochefort, se rendre au hameau voisin (1 kil.) de BignaCyOd l'on remarque une très-belle grotte de 14 nét* de longueur. De cette grotte, si Ton se dirige au S. 0., en traversant les vastes landes de Lanvaux, on va visiter, à l'angle N. K. du bois de Misny, le beau menhir de la (ioche-Béguê. haut de 5 mèt. Sur tous les points de la lande et en particulier sur les sommets^ entre le bois de Misny, la forêt voisine de Couétzo et cpWg df Brambien, on découvre un étrange amas de monuments détruits, de pierres levées on renversées, de dolmens brisés, de blocs énormes dispersés.
Une autre route mène directement de Rochefort-en-Terre h Malestroit.
Elle se détache, au pont d'Arz, de la route de Saint-Gravé (K. ci-dessus),
qu'aile laisse à dr., à 1500 met. au N.de Hocbefort; passe près du^iHage
c^&pellt) à dr., puis à g., fcrès d'un
beau menA/r appelé le Chapeau-Bouge, traverse les landes de T,anv«rix à une altitude de M luèt. et descend à (H ki!.) Heucadeuc, après avoir laissé, à dr.
6t à g», ddftx buttes DfttureUes de 91 etOOmèt. de hauteur, couroniiées et parsemées d*4iiermes blocs de granit.
Malgré le pêle-méle de ces menhirs brisés, on peut encore reconnaître qu'ils étaient autrefois disposés en cercles coaccnlriques et en rayons s'éeartaut'dtt sdimmeii U baae^Le som* met était occupé par un autel» mutUé aussi, mais encore débouta Le plus remarquable de ces ant^^ls, relui de lu butte dedr. ôu butte de Bretiti j offre une table creusée au centre pour recevoir, croit-on, un corps humain, et percée vers les bords de phis petits bassins.
Pleueadeuc esiMne c. de 13(% hab.^ qui renferme plusieurs curiosités :
— Véglise Saint - Pierre , où Von remarque le gros animal fantastique du pignon, au transsept- N., les sculptures des eainits et sablières et une croix de pierre à personnages ;
— Vanciev presbytère, kxec une porte ornée de deux angles sculptés; — la chapelle Saint-Marc, grossièrement restaurée et près de laquelle est un calvaire cborgé de sealpbtres^ dont te fût a été brisé; enfin la tkmpéRe Sain^Ba/rthélemy^ qui renfenns des restes de vitraux.
Les monuments druidiques abondent à Pîeucadeuc (un guide est né-' ceshaire pour les visiter). Nous citerons surtout, d'après M. Poaquet, le (^apemi de BoehSf singulier etitassennmf qui s*élève au bord et au-dessous de l'étang: de Couedelo, et !c rociier de Iri Pierre à Bassins, Tous les s )mmels (jui s élèvent au bord de Tétang à i'E. i)orteiu de même une infinité de blocs creusés de bassins do toutes fermes, mais tous mutilés.
^pfès afoir franchi la Gtaie, à en-
viron 2 kil. de Pleucanleuc, on se dirige en ligne droite, vers (i3 kil.) Malestroit (F. R, 65, B).
[Corresp. à Malatisac pour (5 kil.) Roobefort^n*Terre (F. •flî<dessus>.]
1 10 kil. Questenibertf ahA, dec. de 4049 bab. (2500 mèt au S. de la sta* tion, à 116 mèt. d'altitude) , occupait jadis, suivant la tradition, une butte
dite le hvurfj rmige, située entre \e bourg actuel et le v. du Pe(it~}Iolar.
C'est aussi en ces lieux qu'Alain la Grand défit les Normands en 880.
VégUge de Saint-Pierre^ du xvi* s.^ mais souvent restaurée, a*a aucune valeur arcbitecturale. La c^pe^it Saint-Michel (dans le cimetière), passe pour avoir été bâtie par le^ Anglais. Le calvaire du cimelAcre»
restauré il y a quelques années, est ricbement sculpté à la base et m sommet. A la base sont figusées des scènes de la Vie de Jésus- Christ, Au sommet, supporté par une torsade, se voient, d'un côté Jésus crucifié, ûe l'autre une Pitié. — Lsl chapelle Saint' Jean-Baptiste^lAile par les Templiers, a été défigurée par des restaurations au xviii* s. — Le trésor de la chapelle Nrdre-Dmne, fondée par les Templiers, renferme un calice en vermeil d'un riche travail et une belle croix du xv' s. en bois sculpté, plaquée de cuivre.— Une moUe féodale assez importauta»
est le seul reste de TauGien chftteau fort de Coêtbihan. — Ou trouve encore à Questembert plusieurs maisons du xvi^ et du xvii* s., ornées de curieuses sculptures. — Derrière une maison particulière, une tourelle cylindrique est couronnée par deux bustes en pierre, l'un diiomme, Tautre de femme.
Sur divers points du territoire de la commune de Uuestombert s'élèvent des croix anciennes, ornées de sculptures en relief ou en creux , érigées suivant la tradition, en mémoire de la victoire des Blutons sur 1m Normands, au oc* B»
[Rû«r» 6] QUÏSTfilIBSRt.^lilVKK
fCorref?p. pour: (18 kil) MuzxUac (R. 83).]
A 8 kil* de Sa statloft éè QUMim-
berty Ift voie ferrée longe sur la g.
le hameau âo la FraîV-Croîi:, cornpfw^ rl'iiTif^ quinzaine de maisons et de deux chapeUes dont la tradition raconte ainsi rUisloire: Un pèlerin croisé, rapportant on fragment de la Traie ctéix, arrêtât ce lieu et y perdit cette précieuse relique. Il partit après avoir ftîit do vaines recherches, et il était sans douto loin, quand on vit au haut d'une aubépine un nid de pic qui jetait pendant k irait une vive hteur. U pie avait dérobé le fragment de la vraie croik. Oû fit oonstruire une chapeîle pour le recevoir; mais tf^iîjmirs la relique retournait au nid de la pie, et l'on finit par comprendre qu'elle voulait y rester. Alors on éleva une seeooÂc cnapetle im remplacement de Tarbre, et l'on y déposa le fragment de la vraiecroix à la hauteur précise où se trouvait le nid. Ce fragment y est encore; il a été renfermé clans un reliquaire en cuivre doré, en forme de croix & doublé brafiehe ou patriarcale, ornée d*ifne guirlande d*aubépine gravée en creux et courant sur le fût et snr les branches. A l'extrémité des mains ol des pieds du Christ, sont des pieires incrustées.
Cette croix-reliquaire, de 20 cent, de
hauteur, est semblaMe à une autre conservée au musée de Cluny et attribuée au xin" s. chapelle de la Vraie- Croix u'agartlé de cette ('poqne qu'un portail; le surplus a été relevé au xvi" s. au-dessus d'une voûte sous laquelle passe la voie publique. Quant à l'autre chapelle, elle porte le uoto de ChapHle du Tmple : un hôpital, tenu au xv* s., par les cberaliei-s de Saint-.Tcnn de Jérusalem, qui avaient succédé aux Templiers, y était attaché-La chapelle du Temple, édiliie du IV* 8. , à Texception de sou clocher, qui porte la date de 1691, avait un double transsept, reproduction de la forme du reliquaire de la vraie croix.
Un de ces tfanteepts a été maîadîtoitement supprimé. Un bénitier cylindrique, omé de cordons en éebtt de ecie, doit lementer à l'dpoque des
Teraplieta et provenir de la chapette
primitive que celle-ci a remplacée.
Ti'i kiî. Elven (omnibus 50 c), cli.-l. de c. de hab., est situé à 5 kil. au N. de la station, près de là rive df. de TAns. «Le village d*C:ive!r, di t K. Oôtave Feuillet, dans son XenMN» d'un jeune homme panvre, dohne une * représen tatio n vrai ment snisissante de ce que pouvait être im bourg du moyen Age. La forme des maisons basses et sombres n'a pas changé depruis des siècles. On croit rêver quand oti volt, à travers les baies incrustées et san<; chfîssis qui tiennent lieu de ffenêtres, ces groupes de femmes à Tneil sauvai^e, au costume sculptural, qui filent leur quenouille dans l ombre,
et s'eutretienoent à vofx basse dans une lan^e inconnue. Il semble que
tous ces spectres grisâtres viennent de quitter leurs dalles tumulairespour exécuter entre eux quelque scène d'un autre âge dont vous êtes le seul témoin tivant. Cela cause une sorte d'oppression, te peu de vie qui se communique autour de vous dans Tunique rue du bou' c porte le môme caractère d'archaïsme et d'étrariL'-cté fidMement retenu d'un monde évanoui.»
ISUven a été deux fbis attaqaé en 1795; la première fois par le chevalier
de Tinténiac et une autre fois par
OooTi/es r-iflr-'K-iai. i^r" premier à la téte
d'une colonne d'émigrés surprit les républicains et en fit fùsiller un certain nombre; le second, suivi de ses chouans, j soutint une lutte acharnée contre une compagnie de grenadiers de VAin.
Le clocher p^Tamidal de îV^//.vc d'Klven ne remonte qu'à 16V2 ; les transsepts sont du même temps. La nef rappelle l'époque de la transition du plein cintre à Togive, c'est-à-dire le XII» s. Le chœur plus élevé, entouré à la naissance du comble d'une
DE NANTES A BREST
galerie festonnée à jour est percé de belles fenêtres à meneaux flamboyants, séparées par des contre-forts sur lesquels se dressent des figures d'animaux fantastiques. Ces parties de l'égli'ïe sont de 1526, ainsi que le constate Tinscription d'une sablière à g.
du chœur, line pierre tombale, qui sert d'échalier au cimetière, porte le nom d'un membre de la famille Descartes, qui possédait le manoir de Kerléau, dans cette paroisse.
A 5 ki!. an S. E. d'iilven se trouvent les imposantes ruines de la forteresse de Largouët, ou tour d'EIven, consistant principalement en deux tours, dont la plus haute, le donjon, intacte pour ainsi dire à l'extérieur, est de forme octogonale, avec une largeur de 9 mèt. sur cbaque pan, et une hauteur de 40 mèt. Au-dessus de la plate-forme, entourée de mâchicoulis, s'élève un petit chAtélet auquel on parvient par un escalier intérieur, d où l'on découvre une grande étendue de pays.
« Kien de plus imposant, de plus fier et de plus sombre, dit M. Octave Feuillet, que ce vieux donjon impassible au milieu des temps et isolé dans llépaisseur des bois. Des arbres ont pouss<^ dn toute leur taille dans les (louves profondes qui Tenvironaeat, et leur faite luuuue à peine Fouverture des fenêtres les plushesses.
Cette végétation gigantesque, dans laquelle se perd confusément la base de l'édifice, achève de lui prêter une couleur de fantastique mystère. Dans cette solitude, au milieu de ces forêts, en face de cette masse d'architecture bixarre qui surgit tout à coup, en sui* vant pour se rendre à la forteresse cette étroite chaussée dont le pavé disjoint et rnboteux a dû résonner sous le pied des chevaux bardés de fer, il est impossible de ne pas songer à ces tours enchantées o A de belles princesses dorment un sommeil séculaire. »
La seigneurie de Largouët, dont la forterofise d'Elven était le chef-lieu, existait dès le xii* s. et s^piirlenait à
cette époque à la maison de Maiestroit, qui la transmit par alliance à la maison de Rieux. G*est à François de Rieux, mort en 1448, et dont on voit
les armes sur une des cheminées du rez-de-chaussée, ou à Jean son fds, maréchal de Bietagne et tuteur de la reine Anne, qu'il faut faire remonter la construction actuelle de cette demeure féodale,à laquelle le bel appa^ reil des pierres, la forme des mâchicoulis et la largeur des fenêtres ne permettent pas d'assigner une époque antérieure au xv's. Le château d'Elven servit de prison en 1474 au comte de Richement, plus tard roi d'Angleterre sous le nom d'Henri VII, et fut démantelé en 1496 par ordre d'Anne de Bretagnp. l e duc d'Elbeuf, héritier de la maison de Rieux, le vendit en 16oy au surintendant FouqueL, il passa ensuite par acquêt à la famille de Trémerreuc en 1686, puis par alliance à la famille de Cornulier, qui l'a possédé jusqu'à la Révolution.
La tour d'Elven, fréquemment visitée par les archéologues qui n'ont pas encore su se mettre d*accord sur son âge, a aussi inspiré les roman* manciers ; c*est à Ëlven que M. de Keratry dans le Dernier des lîeanmanoir, et M. Octave Feuillet, dans le Roman d'un jeune homme pauvre, ont placé les scènes les plus dramatiques de leurs ingénieux récits.
Une villa galUHromaine a été découverte en 1842 au hameau de Saint- Chnstnphf, situé à 4 kil. à l'E. du bourg. Plusieurs objets antiques, aujourfl'hui conservés au musée archéologique de Vannes, ont été extraits des ruines de cette villa, près de laquelle existe encore une eohnne avec une inscription en l'honneur de l'empereur Aurélien, colonne que l'on a surmontée d une croix pour en assurer la conservation.
D'Elven à Rennes, R. 65, B,
Le chemin de fer traverse Saint- Nùlf (1311 hab.), où l'on remarque la chapelle Sainte-Anne f fondée en 1493
Digitizeo
[ROUTE 6] VÂNNSS. -
et ornée d'un vitrail quj rf'j>rés( nle avec leurs attributs, saiuie Marguerite, sainte Bârbe, iainte Catherine , saint Louis en habit de guerre, saint Bernard et saint Christophe. Ou longe ensuite à g. le vallon du ruisseau de TomIo. Sur 1.1 dr. qurlffucs maisons de ( LiiipM^ne Hiinoiiceut i a^proclie d'uiiti gidiide viile.
Iâ5 kil.Tanii6i»ea breton Gwened (bôt. : du Dauphin (Je plus propre);
du fmtnnerce ; de France; de la €roij:-Vrrt(' ; — loueur dk chevaux i.T ï)V. VOITURES : E. le Calvé, place ?sapolcuJi-lu-Grand poste aux lei- TRKS» place Napoléon -le* Grand; — LiBaAiRBS, Caudtran , GaUeâ, Lafotye :
— IMPRIMEURS, Cauderan, Galles^ Lamar, Zelle), ville de 14 660 hah., ch.-I. du départ, du Morbihan, si^gc d'uu évèché, est située à Iti kil.
de rOcéao, à l'embouchure du Conlo dans le golfe du Morbihan (en français, petite mer), pu côté de la mer et des hauteurs de Kerino, elle s'étape en amphithéâtre sur une colline exposée au S. , proluu^^eant vers l'E. ses quartiers de Cahnont haut et de Calmont bas, au-dessus de la terre seigneuriale de Limoges; mais de tous les autres côtés elle n'offre que l'aspect insignifiant d'un grand village. L'intérieur en est fort laid et généralement malpropre ; les rues sont étroites, sombres, tortueuses, escarpées; les maisons, pourvu plupart construites en bois, n'attirent pas môme les regards par l'originalité de leur architecture. Il n'y a aucun quartier central. La ville, resserrée dans des limites trup étroites, a débordé au-delà de ses anciens reni parts qui sont çà et là enfou is sous dos constructions parasites, çà ei là encore visibles, surtout dans la jKii tie basse. Elle s'est si bien confondue avec ses faubourgs que le palais de justice et la préfecture nouvelle, dont nous parlerons plus loin, se trouvent en dehors de l'ancienne enceinte.
De tous les chefs-lieux de départe-