‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 93 sur 257 · HI8T0IRE · texte numérisé non relu

HI8T0IRE

ni' nt, Vannes est peut-èlro (Chàleauroux excepté) celui qui ressemble le moins à une ville. Il est vraiment difficile de diriger les étrangers dans ce pêle-mêle désagréable de ruelles qui s'enchevêtrent san.; plan ei sans méthode. La roule parlant du chemin de 1er conduit à la rue du Meru', ou se tiouve l'hôtel peu recommandable du Commerce 0es autres, du reste, ne lui sont pas supérieurs). En pre« naot à dr. on gagne la place Napolénn-le Grand, d'où l'on peut descendre au port; si Ion tourne à g , '^n gague l'hôtel de la préfecture d'où i on descend aussi au port, en longeant la partie intéressante des anciens ren^ parts et la promenade de la Garenne, La ville proprement dite, au milieu de laiiuelle s'é!';ve la cathédrale, se trouve comprise entre ces deux directions.

MtoUtre,

Vannes revendique Dionneur non-iMl*

lement d'avoir colonisé J'A îri.itifuîe, mais d'avoir donne son nom aux Veailiens, et cette prétêniion t'ii^paie sur l'autorité de Strabon qui écrivait au i" s. de notre ère. Elle eut ta gloire moins contestable, après s'être mise à la iéte de la conféralion ArmorlMine, d« résitter à César en personne, et qurtnrl , après neuf ans do combats, il croyait avoir achevé la ( onquéte des Gaules. Les Armoricains, qui eu occupaient l'extrémité , avaient été 1m derniers à se rendre, rés.'ir n'arriva pas lui-même jusqu'à eux, et Publius Craasus son lieutenant erot les avoir soumis ; mais ils ne tardèrent pas à se révolter des que le conquérant eut repris la route de l'Italie. Il revint doncen personne pour les combattre et défit la flotte des Venètes dans un combat livré sur le Mure condunum (vu ap[)clle ainsi soit le golfe du Morbihan proprement dit, hoil la baie formée par les presqu'îles de Rhais et de Qoiberon). La flotte armoricaine était , d'après les Commentaires, composée de 2'iO navires qui furent démâtés et qui eurent leurs agrès coupes par la faux trandiante dont étaient armes les navires romains.

Cette bataille, dont on lit la relation dans César (De Bëllû gallico, llb. III, S 14-16) eut lieu Tan 696 de la fondation de Rome, OU »7 ans avant J. C. « £Ue mit lin à la

23a m MÀMisËs A Bsmt.

guerre don Vftuèteâ, qui se i^nJircul itu ?ttaqaeur avac tout c« qu'ils poaaédaknt} et celui-ci se crut obligé de sévir d'autant plud contre eut ^u'il fallait apprendre par un exempte terrible à respecter à lYlvenir caractère sacré des envoyés.

Tous les sénateurs fufent denc mis à mori et les aotreE prÎMBaiers £uf«at

CSéaar fit ouvrir à trami le pays six

▼oies parfaitement reconnues. Plusieurs parties des anciennes mui^ilies de Vannes, snrtoot Tera tes doiiTes du Mvné et Te marché au seigle y avee leurs pierres appareillées et leurs cordons de b'irjues, remontent aussi à l'occupation romaine, •t les aornlMTeaseft médailles 4v haut e&da bas>empire, ks statuettes et les autres objets anti'pjcs déposés au musée archéologique rappellent encore la splendeur de ta cité celto>romaine.

On ignore répoque à l,:que!le l'Évangile fut prêché aux vannetais; qui étaieut dcjjà duttieni, lcir«|oa saint Perpetaus, métiopolitain de Tours, se rendit à Vannes , en 465, accompagné de plusieurs prélats, pour y sascer saint Patera, premier évéque de Vannes, et y organiser un dlcrcèse. Ces prélats y tinrent un concile dont les canons nous ont été conservés.

fin 409, les Ârmoriques se soulOTèrent eentre tes Reaiaûia inpQiese«ts à lee maintenir sous le jouf?. Vannes eut alors des comtes iridéfiendants , àf.mi Tun , Canau, vit eu &à9 arriver dans ses États m prince fugitif; c'était ettranne, fila de Clotaire I*»", roi des Francs. Canao embrassa chaleureusement ?a cause et se jeta avec ses guerriers sur le territoire franc qu'il ravagea. Clotaire accourut, grinçant de ra^^c , dit Grégoire de Tours, et suivi de troupes nombreuses. Il rencontra les Bretons à VO* de la Tilie de vannes; 6ano périt dans la mêlée; Chramme, pris vivant avec sa femme et ses filles, et lié ainsi quelles sur un banc, fut etoutié arec sa famille au milieu des fiammes, dans une chaumière à laquelle on mit le feu après les y avoir enfermés.

Les Vannetais passèrent bientôt sous le joug des Francs, et les roi» Mérovin* gietis i)uis los Carloviîipiens frai [lèrrrit monnaie à Vannes. A la mort de Louis le Debottnaii^, iSouiiiioë, son lieutenant en Bretagne, prit le titre de roi, en 94S, et etrndit son spectre î^nr tonte la Rre!a;^ne; mai^ ce pays fut de nouveau démembré apt ès lui, et le comté de Vaunes ne fut réuni au domaine ducal que SSOttS le rëgoe de Qeoffroi, mort en iw»

[HOUTB 6]

Luii) lit» la guttrrù de la succeshiou dû Bretagae, Vaunes fut assiégée quatre ftda

dans la même année (I34a). La bataille d'Auray, en 1364, mit fin à une guerre qui durait depuis vingt*quatrc ans, et la Bretagne reconnut pour duc, sous le nom de Jean IV, 1 o ûl> du cemte et de la comtewa de Montfort.

Jean ly avait étiMi sa idaideMe ludd»

tnelle à vannes, où continua de demeurer avec sa cour, son fils et successeur, Jean V,

ce prince fut jaloux d'attirer dans ses États Vincent Ferrier, dominicain espa- • gnol et le pins célèbre prédicateur de son temps. Le saint religieux vint se fixer k Yaimes^ en 1417, et y mourut en 1419, apièaaveir évaagéllsé la plupart des villes de Bretagne. Il fut cnttrré dans là cathédrale de V:rines , et la duchefise iIq. liretan^ne l'ut, dans la suite, inhumée a sus pieds. Les princes, les prélats « les rifles et les universtfî;^ rriM avaient entendu prédications du moine espagnol, demandèrent au papo sa canonisation, qui fut proclamée en 14S6, à Vannes, par Alain de Coétivy, cardinal et légat du saintsiege apostolique. Cette canonisation, qui codta des soirtmea craMéraMes, obligea le duc i mettre sur see sojets au fouage extraordinaire de cinq deniers pal* feu ; le peuple s y soumit de grand cœur^ et jamais Imp6t ne fut payé awe autant d'exactitude et d'empressement.

La chambre où le saint était mort Crue des Orfèvres, n» 13), a été transformée en chapelle, et la porte de ville par où H était entré dans Vannes, a gardé sonnem. Pour l'emeroier le ciel d'avoir conservé les reliques de saint Vincent Ferrier que Philippe II d'Espagne avait voulu dérober en I5ir2,les fidèlesde Vanne^^ et descampagiies voisines assistent en grand nombre à la procession solennelle qui se ffdt annuellement (le dimanche le plus rapprocht'r du 6 septembre) ; la châsse du saint ei>t alors portée autour de la vil^

Le mariage de Marguerite de Bretagne, fille du duc François l", avec François de Breta^;nc, comte d'Ktampes, son oncle, approuve par l'assemblée des Etats réunis à Vannes en 149S, ftat célébré en cette rille dans la chapelle Notre-Dame des Lices.

t. C'est ce comte d'Étampes, d(»veni! duc sous le nom de Fraiiyois 11, du M. Lallemand, qui fut père d'Anne de Bretagne, et qui t;ut à défendre contre Charles Vllt son duché, à la possession duquel ce prince prétendait par suite de la ces^ sion que les héritiers de Charles de Bloia en avaient fiaite à Louia XL Feor if*

[ROimi 6] VANNES* ^ ÈDlFieSa RBUGIEUl. Sm

puj^er ses droite imaginaires, le roi fit entier en Bretagne trois corps de troupes, en 1487. L'un se dirigea sur Van^ nés, où se trouvait François, avec le duc d'Orléans, depuis Louis XII; mais, à l'appTOQhe des Français , ils en sortirent pour se jeter dans Niintes, et la Tille de Vannes, abandonnée à elle-même, ne flt aucane résistance. Elle l'ut reprise l'année suivante par les troupes du duc; mais la perte de la bataille de Saint-Aubin du Cormier, q^ui eut lieu ie 28 juillet i488, mit François II, son duché, sa famille à la discrétion da roi de France, qui poursuivit la guerre .fasqu'à son mariage aTec Anne, lieritière du duché. »

L'union définitive de la Bretagne à la monarchie française n'eut lien toutefois qu ;iu.\ fitats tenus à Vannes en 1332, on

Jrcscuce du roi François De cette poque commence la décadence de la ville de Vannes.

Pendant Je» xvn" et xviii» s., les tenues d'États fréquemment assignées & Vannes et i'tntronisatioB des évéqiea donnaient momentanément quelque animation h cette ville, bien décrue du r6ie q^'c^lo avait joué jadis.

La guerre civile ne cessa de régner dans le Morbihan durant la période révolutionnaire, et les communes voisines de ▼aanea se firent ceustamment remarquer par leur dévouement royaliste; mais, grâce au bon esprit des habitants de celte . ville , on n'eut à leur reprocher aucun de ces regrettables excès auxquels se livrent trop souvent les passions pollticiafs.

Après la fatale expédition de Quibcron, le 29 juillet il9iy la commission luiiiuire créée à Aoray sous la présidence du br»ve Laprade, chef de bataillon à la 12* demibrigade, sciant .déclarée incompétente, fat cassée. Uuc partie des prisonniers furent alors conduits à Vannes, et la nouvelle commission qui y fut fonncc les condamna immédiatement à mort. Les oUasseuf» de la it* deml^brleade forent commandés pour les fusiller; officiers et soldats refusèrent d'obéir. Le bataillon des volontaires de Pans, d'autres disent belges, se chargea de resécntion. MM. de Sombreuil, de Bro^'lie, de la Landelle, de Hf-rcé, évéque de Dol, en tout vin^l-d( ux personnes furent fusillées sur la Oarm -e. Le resCedes prieeunlers, au nombre de 1 50 environ, furent conduits sur la rive dr. de la baie de l Armot et !e lieu ou ils tombèrent aconseiAu le uom de i'oinle des Émisés,

Vannes a donné uùsMiwa an lieutenant

général baron Favre et à l'avooai Biilauit, ancien député de l'opposition, puit orateur socialiste» iiVMW ilinUMm i*Éttêi a^iès I» «onvossifHU

lËdiflces religieulE.

La cathédrale Vannes, dédiée à saint Pierre, brûlée par les Normands au X* s., reconstruite au xiii* et au XT* s., termifié» au xviii% se compose dîme uniciue juaqu'wn transsepts, avec cinq chapelles latérales de chaque côté du transsept et (îii chœur, à l'extrémité duquel se trouve la chapelle Saint-Vincent. C'est un édifice d'un aspect nu, triste et froid, et, sauf la tour, sans intéirêl archHeettttal. La tour et le pignon O.

jasqu^à la partie &v. appartiennent h h. première périofle o|2^iva!e (xnr s.), ainsi que l'accuse sufiisamuient remploi des moulures toriques avec mélange (Farcatures plein^eintre et ogivales. Cette tour dtait tefminée par une belle flèdie de la même époque, (]uc îa foudre a abattue en 1824 et qu'un clocheton informe a remplacée dei)uis. La nef,, commencée vers 1450, ne fut terminée que dans les premières années du ivi*9. Elle a 44mèt. de longueur sur 25 de largeui*, y compris les chapelles latérales. La voûte d*arôtes en tuffeau est moderne (1768) et masque une belle charpente du xvii» s. Sa hauteur primitive était de 30 mèt. SO. le portail septentrional , construit en 1514 , auquel ahoutissait le cloître des chanoines, est la [Kirtic la plus remarquable de Saint-Pierre de Vannes, au point de vue de l'art. La porte latérale S. E., (|ue Ton appelait la porte des Bues, et qui donnait dans la rue des Trois- Duchesses (aujourd'hui rue de la Bienfaisance), est moins riche, mais crinstruitc néanmoins dans le même style. Cey dpn\ portes ont été condamnées cl masquées par des autels en 1769.

Le grand porche ou narthez appar*

tient, comme le transsept , à la dernière période du st^rle ogital. Mm

DE NANTES A BREST

cette entrée principale, si remarquable par ses riches détails, ses piDacles, ses niches découpées à jour, ses arcades festonnées et ses moulures prismatiques, a été indignement mutilée au ivm* f^.

Vers le milieu du xvr s. fut construite la chapelle du Saint-SacremetUj appelée aussi chapelle du Pardon, Cette chapelle ( à g. du côté de Tancien cloître), de forme circulaire, se compose de deux ordres ioniques superposés; elle était couronnée par une balustrade à fuseaux et un dôme qu'a remplacé en 1829 une couverture conique de l'effet le plus disgracieux. Dans rintérieur de la chapelle, ai]yourd*hui nue et sans ornement, avait été enterré en ]n4(), devnnt la table de communion, Jean Dajiieio le londateur, archidiacre de Vannes.

La chapelle Saint-Vincent'Ferriery commencée en 1630, fut terminée en 1637. De chaque côté decette chapelle, derrière le chœur, se trouvent les tomheanT mutilés «iVs Avêques Sébastien de Hosnia lec, iiu rt en 1646. et François d'Argouges, mort en 1716.

La première pierre de la voûte fut posée en 1768 par Mgr Bertin, frère du ministre d*£tat.

Dans la chapelle des fonis^ on remarque un beau bas-relief de la Renaissance, en pierre, de 1 mèt. sur 1 mèt. 5U cent. , représentant la Cène.

Les marbret précieux qui enrichissent Véglise y furent placés en 1777.

Le maître autel avec les anges adorateurs, les deux petits autels latéraux surmontés des statues modernes de saint Pierre et de saint Paul, le tombeau de saint Vincent, le mausolée de Mgr Bertin sont Tceuvre du sculpteur marseillais Christophe Fossati.

l.e trésor reniermo, entre autres reliques, des fragments de la vraie croix el les osseuieiils presque complets de saint Vincent Ferrier.

Le cloître j partie accessoire de la cathédrale, digne d'être signalé aux archéologues , occupait tout l'espace

compiis entre l'église et la rue des Chanoines, et se prolongeait jusqu à l'angle N. E. du tianssept. Ses arceaux, en ause de panier, appartiennent à la Renaissance, comme on peut en juger par les parties bordant ia rue qui ont échappé à la démolition .

La cathédrale a été récemment débarrassé des masures qui 1 entouraient; malheureusement ces constructions parasites sont remplacées par des immondices.

En face de la cathédrale, se voit encore l'ancienne chapelle du Présidial,

L'église de iianu-l'atem s'écroula en 1726. L*année suivante on procéda à la réédtfication de Péglise actuelle dont la tour, commencée en 1770, a été achevée en 1828. Dans le cimetière de cette paroisse a été enterré, en 1849, le P. Leleu, jésuite, qui voulut mourir à genoux et qui est ainsi représenté sur son tombeau et dans les nombreuses images qui tapis^nt les murs des maisons du peuple. La terre qui recouvre sa dépouille mortelle, recueillie dans de petits sacs suspendus autour de sa tombe, est emportée par les dévots comme préaervative de certaines maladies.

La congrégation des Dames de la Hetraite oreupe ;iiijoiird'hui les bâtiments de l'ancien séminarie fondé en 1669 par M. Eudo de Kcrlivio, grand vicaire de Vannes^ établissement auquel fut annexée l'église paroissiale de Notre- Dame - du ^ Méné f reconstruite en 1720 par Mgr Fagon,fils du lamoux médecin de Louis XIV. Le >c[uinaire est aujourd'hui transféré à 1 kii. de ia viUe, au manuir du brader, près de la gai-e.

11 ne reste aucun vestige du couvent des Cordeliers (rue Saint-Krançois), fondé en 1!}G0 par le duc Jean le Houx. L'église de ce couvent, démolie en 1808, renlermait les tombes d'Arthur 11, duc de Bretagne, mort en 13i^, et d'Yolande d'Anjou, première femme du duc François 1", morte au château de Plaisance en 1440. Les débris des statues qui recouvraient

[ROUn 6] VANNES. — ÉDIFICES CIVILS. 241

ces tombes sont conservés au musée d'archéologie.

Les Ursulines s'établirent en 1G27 dans Id quartier du port; la chapelle élevée en 1690 et les vastes bâtiments agrandis de cette communauté sont occupés par \c collège de Sain t FrançoiS'Xavîn'y que dirigent les Jésuites.

Les Ursulines occupent aujouid'iuii le couvent des Gapudns fondé en

Le couvent des Carmes déchaussés, fondé en 1629, est devenu le jMitoû épiscopal.

Le collège Saint-Yves y fondé en 1577 à la demande du corps politique de Vannes, passa en 1631 sous la direction des Jésuites. La chapelle, commencée en I6G2, fut achevée avec les largesses de Catherine de Francheville; le cœur de la donatrice y est déposé. «Les PP. jésuites, dit M. Lalleniand {Originet de la viUe de Vannet), voulaient faire mettre ses armes sur le fronton du porche élevé en 167R; elle s*y refusa, et l'on y inscrivit ;\ sa demande ces mots tirés d'un psaume :

Fundavit eam altiasiiaus. • Le maille-autel et son retable en marbre d^ordre corinthien furent exécutés en 1684 aux frais de Claude de Lannion, gouverneur de Vannes. Cette église, l'une des plus élégantes de hi ville, est affectée au collège communal.

idtflOM «IvUt OnHoittés.

Les anciens murs de la ville sont de quatre époques distinctes. Les parties les plus anciennes, remontant à l'occupation romaine, sout situées dans la partie haute de la ville et se distinguent aux cordons de briques qui alternent avec des assises en pierres de petit appareil. Les constructions de la seconde époque sont de la fin du xni' s. (tours Pouldrière etJoliette). Les réédifications de la troisième époque vont de la porte Saint-Vineent , rebâtie en 1704, & la porf« Poterne, Klles comprennent, entre autres partics, le^ restes de la porte de Calmont qui était flanquée de deux tours avec

BISTAQHI.

consoles de mftchicoulis dénofant le xiv s., et la tour dite du Connétable, construite m 1387 et ainsi nommée parce que Clisson y subit

une sévère détention pendant ses démêlés avec Jean IV. Cette tour faisait l'mk'le N. £. du château de VUer*

viine.

La porte Saint-Patern , dite aussi Porte^Prison^ parce que telle fut longtemps la destination des deux tours qui la défendent, offre im

aspect pittoresque et imposant. Son ouverture ogivale était surmontée d'un lion léopardé portant au cou une targe aux armes de Bretagne.

Les mâchicoulis de la muraille, trèsélevée dans cette partie, indiquent encore une construction du xiv* s.

La Porte-Neuve l'ut ouverte en 1429, à l'extrémité de la rue Notre-Daniedu-Méné, à l'angle de l'ancieu t/tdteau de la Motte, dont il ne reste que quelques voûtes sous les terrasses du jardin de l'ancienne préfecture.

On tronvf^ plusieurs quitt^nres fîo sommes dépensées sous le règne du dernier duc pour les réparations des murailles de Vannes (1462-1487), dont les fortifications furent augmentées et réparées de 1576 à 1593. De cette dernière époque datent les murs et fossés en remontant des douves du port vers le marché, jusqu'à la tour ;\ l'angle du jardin des Cordeliers.

La Préfecture , qui occupait Tancien château ducal de la Motte devenu palais épiscopal jusqu'à la Révolution et démoli en.l 866, vient, comme nous l'avons dit, d'être reconstruite sur l'emplacement des Jacobins, en dehors de la ville. C'est une énorme masse assez disgracieuse et très-mal aménagée à l'intérieur. Elle renferme les archives dép;irtementàlos confiées à î'iiahile et savante direction de M. Hoseuzweig, auteur d'intéressant,s travaux sur le Morbihan, parmi lesquels nous citerons sa StaHttique archéolo-^ gique.

Vhôtd (h ville a perdu en 1860 son beifroi élevé en 1686.

]>fi NÀN1!W JL BREST. [ROUTS 6]

La salle de spectacle est rancienne grande sall^» des halles où le Présidial len&it ses séaac&s.

Lft Btbl^Mgt/é (plice des Lices) eontlttiit 10000 volumes.

Le musée archéologique, installé dans la tour du Connétable, propriété particulii rt! qui devrait êtro acquise par le départomeat, est un des plu- 1 tches musées de France et d'Europe en antiquités celtiques ^ produit des fouilles pratiquées dans leS tumuli du Mont-Saint-Michel à Carnac, de Tumiac ou du Grand-Mont diins la ])resqu11e de Rhuis , de îlle de (iavrinis en Baden, du Reslo en Mousloi lac, de Locmariaquer, etc.

L'ei&men et l'étude attentîTe des anneSt bijoux, colliers ou torques et bracelets, rouelles et monnnics celti- (pirs armoricaines, exhumés do ces caveaux funî'brp'^, permettent d'établir un classeoient ciironologique entre ces débris des premiers âges^ par la comparaison de la matière pre* mière, du travail et des formes plus ou moins barbares d'objets divers enfouis depuis deux mille ans et plus, sous des monta ;înes élevées par la main des hommes.

it côté de ces monuments prlmitift Ront classées une suite de monnaies romaines trouvées dans le pays , depuis les consulaires jusqu'aux monnaies byzantines et jusqu'à celles de Justinlen, qui servirent de type pour les premières monnaies mérovingiennes frappées eu Bretagne au v* et au VI* s. Puis viennent des statuettes ou figurines en bronze . des vnsfs funéraires, des mosaïques, df^ loteries <ie toutes termes et de l.tuies dimensions, proveiiant des fouilles dc5 nombreuses villas gallo-romaines établies sur le littoral du Morbihan, enfin des bornes milliaircs avec inscriptions votives et un mmbir ou b c'h. avec croix et inscription chrélienn»*."

l'oui la période du moyen âge, on remarque des monnaies ducales, françaises, anglaises et espagnoles,

(les '^reaux d'abbayes H de juridicti(ms, iv.s fragments des statues tumulaires du duc Arthur II, mort eu 1312, d'Yolande d'Anjou, première femme du duc François 1*', morte en 1440, et de Jean de Malestroit, sieur de Keraër, mort en 1478, provenant des Cordeliers de Vannes ; des armures, de curieuses dalmatiques brodées au xvi* s., et uneancienne tapisserie d'Aubusson, faite spérialement pour la tenue des JSStats de Bretagne dans la ville de Vannes.

Trois grands établissements sont placés sous la direction de la eocimission des hospices de Vannes :

1* VMîtUBieu, De temps immémorial, il 7 eut près de Saint-Patern, îi Vannes, un hôtel-Dieu où la duchesse Françoise d'Amboise, devenue ^euve en \ , se voua tout entière aux soins des pauvres malades. Cette maison, dite l'hôpilal Saint-.N'icolas, a été tranférée en 180S au i^eftl»

CouverU,

^"^Vhôpital gém'rnl fut établi par

la communauté de ville de Vannes j en vertu de lettres patentes du l oide 1684.

3" Vhnspirp Snint-Yrrs ou des Incurables j sur la Garenne. Il eut pour fondatrice J en 1684, Mme Hello de Bérulles. la chapelle a été b&tie en 1699, par Mme la présidente d'Argou?es,m('re d'un évéque de Vannes

NouB ajouterons à cette liste i'étal>lissementdes Pelifes Sœurs des pauvres, que la charité privée entretient seule pour recueillir les pauvres et les vieillards infirmes.

Ta maison de Xasareth, ancien couvent de Tarmélites, a éî**» convertie en une maison centtaie de détention pour femmes. — L'ancien couvent des Visilandines (1G<1) est aujourd'hui une eateme ^infanterie,

{. La ré u n i on d e l'hôtel-D le u et de l'hoft» pice Saint- Yves vient d'être décidée par mesure d'économie. De nouveaux bàti-

Iuients seront édifiés sur les dépendances du petit couvent pour recevoir les incurabLes. Ces travaux stiioiu exécuWs avec le produit de la vente de Saint- Yves.

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