‹ Itinéraire général de la France (volume 2)Chapitre 97 sur 257 · B NANTES A BREST. [ROUTE · texte numérisé non relu

B NANTES A BREST. [ROUTE

lement attribuées aux religieux ; nous serions plus portés à croire qu'elles sont Toeuvre du peintre breton Lbermitais dont le nom, suivi iVnnc date en partie effacée, figure au bas d'un des tableaux, >»

Ces tableaux sont au nombre de dix-sept, tandis que la ^'alerie du du Louvre en compte vingt-deux.

Chacun est accompagné d'une légende explicative assez étendue pour laquelle nous renvoyons à IVrcellente monographie de M. Rosenzweif?.

£n 1791 > les biuus meubles et immeubles des Gbartreux furent confisqués et vendus; leur bibliothèque, riche de plus de 3000 volumes, transportée à Auray où elle esi encore et les archives mises en dépol à Vannes.

Les b&tîments et dépendances, y compris Téglise, ses boiseries et son magnifique autel , fuient achetés par uu sieur Leconte, de Lorient, pour 94000 livres. Rachetés en 1810 par M. le (îal, vicaire f^rnéral du diocèse, et M. Deshayes, curé d'Auray, ils furent aiïectés à une institution de sourds-muets des deux sexes et à un pensionnat de demoiselles.

En 1844, les sourds-muets furent traii^fpr/^s à Nantis ; le pensionnat a élc lermé depuis peu et il n'y a plus à la Chartreuse que des sourdesmuettes élevées sous la direction des Àœurs de la Sagesse, qui tiennent aussi un externat.

Tout près du coiivent est le monument ('levé pour consacrer le douloureux souvenir de la catastrophe de Quiberon. C'est, en efTet, à quelques centaines de pas de la Gbartreuse, près des bords du Loch, que furent passés par les armes, du au 2ô août 1795, les prisonniers faits sur l'armée royale par les troupes républicaines.

« ])e 17% à 1814> dit 11. Cayot- Délandre, les ossements des victimes restèrent enfouis dans le champ

de b.'ur supplice, nommé Champ dt's Marlyn. Sous la Beslauration , ils luiQut transportés dans ,uu ca-

veau de la Chartreuse, et le duc d'Angouléme étant venu s'agenouiller sur le lieu où tombèrent ces champions de la royauté, on songea à leur élever deux monuments. En 1823, la première pierre en fut posée par la duchesse d'Angouléme, et, le 1.S ortobre 1829, l'inauguration eu cul lieu avec une grande solennité. »

Vun de ces monuments est U chApelle sépulcrale, accolée au N. de r^f,'lise de la Chartreuse. « Longue de 40 pieds dans œuvre, dit encore M. Rosenzweig, à qui nous emprunterons toute cette description , large de 27, elle présente à Textérieur un petit portique au-dessus duquel se détache cette inscription :

GALLU U0»BN8 POSUtT.

• La France en pleurs Ta élevél »

c L'intérieur^ dallé de marbres noirs et blancs, est revêtu sur ses faces latérales de marbres semblables primitivement destinés à recevoir les noms des souscripteurs du monument. La voûte est semée d'étoiles et de fleurs de lis, avec lécussoa de France au milieu. Au centre de la chapelle s*élève le mausolée en marbre blanc qui recouvre le caveau fu« néraire dans lequel on pénètre par une porte de bronze percée dans !e styiobate même, et dont le beau travail est dû à MM. Gros et Guillotaux, de Lorient* Ce soubassement, orné aux quatre angles de génies en basrelief, tenant d'une main la palme du martyre, de l'autre un flambeau renversé, offre, sur les trois côtés restés libres, les noms des victimes (au nombre de 9&2) encadrés dans des guirlandes de cyprès. On y lit aussi les inscriptions suivantes :

VBO DBO, PAO RBGB, NBFARM TRDCWATl.

« Ponr Dieu, pour le Roi, iodigOMnant Immolés. •

PaSTIOSA IN COIflPBCTV DKI UOAS 8AlfC<

TOaUM EJUS.

R Précieuse est devant Dieu ia mortdff

[ROUTB 6] CHAPELLE EXPIATOIRE B'AURAT. S5S

PRO AJtlMABUS ET LFGIBDS N08TRIS.

« Pour nos vieil et nos lois. »

ACCIPIETIâ GLORIAM MAGNAM ET NOMEN

jBmufmf.

« Voos reoftmi nne grande gloire et nn nom éternel. »

« Au-dessus, le saicopluige exhaussé par un triple gradin , est couvert de

superbes sculptures. Sur la face antérieure rassortent les bustes de Sombre u il et (le Boulanges, deux des principaux chefs de l'expédition, surmontés de la Religion qui dépose une couronne sur un tombeau, avec la date .

QUIBBRON Xn JOUI MDCCXCV.

c A l'extrémité opposée, deux autres ebefs, Talbouêt et d'Hervilly, et au-dessus, Mgr de Hercé. Au côté dr., Je débarquement avec la date :

xxvn mm mdocxcv*

et ces mots :

PSaiBRUNT FRATRBS ^fE^ 0MNB8 PROPTBB ISRAËL.

« Tous mes frères sont mortâ pour Israël. »

«A gauche, le trait sublime du jeune Gesril du Papeu qui, après avoir été& la nage, et au péril de sa vie,

faire cesser lo fru des ATî!7!ai55 , à la suite de , l'entrevue de Hoche et de Sombreuil, retourna de même se constituer prisonnier, quelque eilort que fissent les officiers anglais pour le retenir. On lit, au-dessus :

m BBO sraaAvi non timeiio.

m j*aî espéré en Dieu, je ne cnladrai

Et au-dessous :

XXr JUIL. MDCCXCV.

« Aux angles du mausolée, les deux lettres symboliques A et Û.

« Deux autres bas-reliefs, encastrés dans le mur même de la chapelle, de "chaque côté de l'arcade bouchée qui donnait autrefois acc's drms !a Chartreuse, et dans 1 encadrement de la-

quelle a été depuis peu placé un autel, représentent, d'une part :

MONSarONlUR LB DUC d'anoouléme PBIANT SUR LB8 OSSEMENTS DBS VlC*

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