U.SE
d'un loyer ordinaire , les maisons qu'ils occupent à titre de locataires.
Les deux cités renferment aujouiv d'hui 692 maisons, dont 656 vendues au prix moyen de 2600 fr.
La Société mvUiousienne des cités ouvrières a ain>i réalisé, avec le plus grand succès, en dépit d'obstacles nombreux,* ce qui, ailleurs, avait été vainement tente à plusieurs reprises.
* Entre Mulhouse et Dornach, dit M. Jules Sim »n dans son intéressante étude de l'Ouvrière, s'étend une vaste plaine, traversée par le canal qui entoure la ville. C'est là, en très-bon air, sur la double rive du canal, à proximité des fabriques, que la Société des cités ouvrières a tracé l'enceinte de sa ville nouvelle. Le terrain est parfaitement uni; les rues, pour lesquelles on n'a pas ménagé l'espace, sont tirées au cordeau. Comme chaque maison est entourée d'un jardin, l'œil aperçoit de toutes parts des arbres et des fleurs; l'air est aussi pur et circule aussi librement qu'en rase campagne.... Sur la place Napoléon, située au centre, et à laquelle aboutissent les rues principales, s élèvent deux maisons plus grandes que les autres et qui renferment, la première, les bains et le lavoir; la seconde, le restaurant, la boulangerie, la bibliothèque et les magasins. Une salle d'asile, très-bien aménagée et très-bien tenue, pouvant contenir 150 enfants, est placée sur l'autre rive, au carrefour formé par la rue Lavoisier et la rue Napoléon. 11 n'y a pas d'école particulière, parce qu'on a jugé avec raison qu'on n'égalerait pas Vécole communale, qui est une des belles institutions de Mulhouse. La salle d'asile, surveillée avec zèle par les femmes des premiers fabricants, est véritablement excellente; les enfants sont propres, bien portants et en général convenablement vêtus. Le lavoir a bien réussi.... L'usage des bains s'est aussi très-promptement généralisé. »
Quant aux loyemtnts, et aux conditions d'après lesquelles ils deviennent la propriété des ouvriers qui en ont la locatio i pendant un certain nombre d*années,voici ce que dit encore M. Jules Simon :
« La Société ne leur faisait aucun mystère; elle leur disait : Voilà mes maisons tout ouvertes ; entrez-y, parcourez-les depuis le grenier jusqu'à la cave. Le terrain m'a coûté 1 fr. 20 c. le mètre; avec les constructions, le salaire de l'architecte.
Tuchat des matéiiaux, elles me reviennent les unes à 2400 fr., les autres à 3000 fr.; je vous les vends pour le même prix. Je ne veux rien perdre, et je ne veux rien gagner non plus. Vous êtes hors d'état de me payer 3000 fr.; ma:s moi. Société, je puis vous attendre. Vous verserez une première mise de 3uo ou 400 fr., qui couvriront les frais de contrat et de mutation, après quoi vous me payerez 48 fr. par mois pour une maison de 2400 fr., 23 fr. par mois pour une maison de 3000 fr.
C'est 4 ou 5 fr. de plus que ne vous coûte
ajouter 41 700 mèt. pour les embranchements de Huningue et de Colmar, soit 363 625 mèt. de développement total. Sa largeur est de 10 mot. au plafond et de 14 mèt. 50 cent, au niveau de l'eau. Le tirant d'eau normal est de 1 mèt. 60 cent. Le canal entre dans le départ, du Haut- Rhin, par le canton de Délie (arrond. de BeJfort), au S. O. du village de Méairé. La dépense totale de premier établissement s'est élevée à 29 940 562 fr. , y compris l'embranchement de Colmar livré à la navigation le 13 novembre 1864. Le ton-
rait votre loyer. En continuant ce payement ' nage moyen, à la remonte et à la descente, pendant 14 ans, vous aurez remboursé le J est évalué, pour ces dernières années, à
230000 t. (à looo kilogr. la tonne). L'état actuel du canal du Rhône au Rhin réclame d'importants travaux de réparations pour satisfaire, d'une façon conve-
prix de votre maison; elle sera payée, vous serez propriétaires. Non -seulement vous y demeurerez pour rien, mais vous pourrez la laisser à vos enfants, la donner •ou la vendre. Vos 5 fr. d'économie par mois, qui vous auraient acquis à la caisse d'épargne moins de 1500 fr. en 14 ans, «vous auront acquis une maison qui vaut aujourd'hui 3000 fr, mais qui alors en «vaudra probablement le double. Et, pendant ce temps-là, vous aurez été parfaitement logés, à l'abri des c tpricesd'un propriétaire; vous aurez joui d'un jardin qui vous aura rapporté 30 ou 40 fr. par an. Sans compter les vastes rues, les places .plantées d'arbres, la salle d'asile, enfin tous ces établissements d'utilité publique dont vous n'auriez pas profité en restant .dans l'ancienne ville, et qu'on ne fait pas entrer en ligne de compte dans le prix de revient de votre maison. «
Ces raisons étaient convaincantes et ont convaincu tout le monde après quelque hésitation. (K., pour de plus amples détails sur les cites ouvrières de Mulhouse, le beau rapport de M. Perrot dans les Bulletins de la Société industrielle; il a été publie séparément avec additions, plans et devis chez M. L. L. Bader. — Mulhouse.)
Canal du Rhône au Rhin.
Le premier projet de jonction du Rhône au Rhin, conçu par le maréchal de camp du génie de la Cliché, remonte à 1744; mais les travaux n'ont été sérieusement commencés que vers 1805. Poursuivis plus ou moins activement ajx diverses époques de leur construction, ils n'ont été complètement terminés qu'en 183%. Le canal du Rhône au Rhin, depuis son origine, à 1 écluse de Symphorien, dans la Saône, jusqu'à son entrée dans 1*111, près tle Strasbourg, a une longueur totale di-
nable, aux besoins des transports. Ces travaux doivent, dit-on, être entrepris prochainement.
Les environs de Mulhouse offrent peu de promenades intéressantes ; de toutes parts, sauf au S. E., s'étend une plaine uniforme, portant les traces de l'industrie active qui y a son siège. Toutefois, on visitera avec plaisir, au S. E. de la ville, au delà du canal et du chemin de fer, la colline de Tannenicald, couverte de vignes, de jardins, de villas et couronnée par un joli bois de pins. C'est le rendez-vous de plaisir des Mulhousiens. De son sommet, on découvre une très-belle vue sur la Forêt-Noire, que l'on aperçoit également de la route de Bâle, sur les Vosges et sur les cimes du Jura. On se rend au Tannenwald parla sortie de Mulhouse appelée Spiegelthor (porte du Miroir), dans la direction du canal et du chemin de fer que l'on croise tous deux, et bientôt on arrive à un chemin qui remonte la colline en passant près de la villa de M. André Kœchlin. Parmi les nombreuses maisons de campagne qui entourent Mulhouse, nous citerons celles dites le Hasenrain et la Wanne, appartenant à MM. André et Daniel Kœchlin, ainsi que les villas de Mme Dullfus, de MM. Fritz et Êmile recte de 321 92 5 mèt., à laquelle il faut I Kœchlin, et la belle habitation dans