ROUTE 34] BOURBONNE-LES-BÀINS
en deux services séparés et comprenant 24 cabinets de bains, deux salles de service et les salons de réunion.
Enfin les combles sont occupés par six réservoirs, trois pour l'eau chaude et trois pour l'eau refroidie.
Un régisseur nommé par l'État administre l'établissement de Bourbonne. Le tarif des bains et douches est ainsi réglé : — dans les cabinets, bains l fr.; bain avec feu, 1 fr. 25 c; douches, 5 cent, par minute; — Dans les bassins ou piscines, bain, 50 cent., douches, 3 c. 1/3 par minute ; — étuves, dans les deux services, 75 cent. Les baigneurs, dont le nombre s'élève chaque année à 550 ou 600, ne peuvent prendre leur bain ou leur douche que sur la présentation de cartes délivrées au bureau d'entrée.
L'établissement est entouré de trois côtés par un grand jardin, ouvert au public et l'orme de corbeilles de fleurs, de pelouses et de bosquets d'arbustes divers. Au delà du jardin, dans le vallon des bains, se trouve la promenade d'Orfeuil, plantée originairement par l'intendant de Champagne dont elle porte le nom. Elle offre de belles allées ombragées qui s'étendent à la base du coteau opposé à la façade S. des bains.
Sur la place qui fait face à l'établissement, s'élève à dr. un petit édifice dans le genre pseudo-classique de ces prétendus temples grecs dont on décorait volontiers les parcs, au xvm« s. : c'est tout ce qui reste des constructions primitives élevées par M. de Chartraire, en 1763. La fontaine Chaude, dont les eaux se prennent en boisson, se trouve dans ce bâtiment isolé.
L'efficacité des eaux de Bourbonne pour certaines affections fréquemment contractées dans le service militaire, a fait fonder, en 1732, sous le règne de Louis XV, un hôpital militaire, bâti dans le même vallon que les bains civils, un peu en deçà de ceux-ci, également à g. de la rue Veilone. « L'aile de bâtiment consacrée
aux bains et aux douches, dit M. Athanase Renard dans son Guide des baigneurs à Bourbonne, est divisée en deux parties. La première contient les cabinets de douches, 4 baignoires pour les bains sulfureux, et les piscines, où les sous-officiers et les soldats prennent leurs bains sous la surveillance de l'officier de santé de garde.
La seconde, destinée aux officiers, se compose de plusieurs cabinets de douches, d'une salle de bains renfermant une vingtaine de baignoires en pierre, garnies de plomb, et d'une autre petite salle séparée, qui est exclusivement destinée à l'usage des officiers supérieurs. »
L'hôpital militaire renferme, de plus, une pharmacie richement montée, et où se fabrique, à l'aide d'un puissant appareil, l'eau de Seltz dont la consommation e>t recommandée pendant le traitement thermal; un cabinet d'électricité pour compléter l'effet des eaux par diverses applications électriques ; deux réfectoires spacieux et bien aérés, et une bibliothèque ouverte chaque jour aux sousofficiers et aux soldats. Dans l'une des cours de l'établissement, est établie une buvette où les malades vont boire, selon la prescription du médecin, les eaux froides de Vichy, de Vittel, de Contrexéville, de Larivière, etc., considérées comme favorables au développement de l'action des eaux de Bourbonne. Dans une autre cour sont installés divers appareils de gymnastique. Enfin trois grandes cours plantées de peupliers et de tilleuls offrent des promenades ombragées aux malades.
L'hôpital militaire de Bourbonne, assez vaste pour contenir 600 malades, n'en reçoit guères que 300 à 400 par saison.
Monuments publies. — Promenades.
V église, située dans la ville haute, à l'K. de la place de l'Hôtel-de-Ville, d'où l'on domine la ville basse, parait dater du xuc s.; et le caractère des