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PONT- A-MOUSSON

il reste des vestiges. — On découvre encore, à 2 kil. à dr. de la voie et à 1 kil. de la rive dr. de la Moselle, Alton, v. de 498 hab.; puis, à g., Maidières, v. de 351 hab., au pied d'un coteau planté de vignes, près de la route de Sainl-Mihiel à Pont-à-Mousson.

363 kil. (18 kil. de Frouard) Pontà-Mousson (hôt. des Trois-Maures), ch.-l. de c. , V. de 8115 hab., située, à dr. du chemin de fer, sur la Moselle qui la divise en deux parties: la Ville- Vieille ou Ville-Haute (rive dr.) et la Ville-Neuve ou Ville-Basse , la plus considérable (rive g.). En sortant de la gare, on tourne à g. et l'on traverse le cours, promenade plantée d'arbres magnifiques, pour entrer à Pont-à- Mousson par la Ville-Neuve.

Pont-à 'Mousson, dont il est déjà fait mention dans un titre du ix« s., sous le nom de Villa pontûs sub Castro Montionis (ville du pont sous le chàteaude Moussion), doit son nom, d'une part à un château fort qui dominait la ville au S. E., et d'autre part, à un pont qui y reliait les deux rives de la Moselle, dès une époque très-reculée, que quelques auteurs font remonter jusqu'à la domination romaine.

Le château de Mousson (K. ci-dessous) et la ville de Pont-à-Mousson appartenaient aux comtes de Bar. En 1355, la petite ville , érigée en marquisat par l'empereur Charles IV en faveur de Robert, comte de Bar, obtint à cette occasion tous les privilèges des villes impériales, sans préjudice toutefois des droits et de l'autorité des comtes. Quand le Barrois fut réuni par alliance au duché de Lorraine, Pont-à-Mousson passa naturellement sous la nouvelle domination, et se trouva ainsi mêlée aux luttes de René II contre Charles le Téméraire. Le duc de Bourgogne s'en empara en 1476 et la conserva jusqu'au jour de sa défaite et de sa mort devant Nancy. Pont-à-Mousson rentra alors sous l'autorité des ducs de Lor raine, et René II y fit élever, sur la rive g. de la Moselle, un château dont il ne subsiste plus de traces.

En 1572, le duc de Lorraine Charles III établit à Pont-à-Mousson une université qui brilla d'un grand éclat. Son succès fut tel qu'il éveilla les susceptibilités de l'université de Paris, sur les réclamations de laquelle le parlement enjoignit aux

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Français qui étudiaient à Pont-à-Mousson de rentrer dans leur patrie. Il existait aussi, alors, à Pont- à-Mousson un célèbre collège de Jésuites, et plus d'une fois il s'éleva de vives rivalités entre ces deux grands établissements d'enseignement.

L'université de Pont-à-Mousson fut transférée, en 1763, à Nancy, où elle subsista jusqu'à la Révolution. Pont-à- Mousson possédait un grand nombre de communautés religieuses dont la plupart ont disparu.

Pont-à-Mousson est la patrie de Laurent Pilade, auteur du poëme la Husticiade (la Guerre des Paysans), de Barclay, savant écrivain du commencement du xvn* 8., et, enfin, du maréchal Duroc.

Vèglise Saint-Martin (mon. hist.), située dans la Ville-Haute, fut fondée au xiii* s. L'intérieur, composé d'une nef et de deux collatéraux, semble remonter en grande partie, à l'exception des voûtes (xvic s.), à la construction primitive. Le portail, appuyé à deux tours et percé d'une rose, appartient au style ogival fleuri (xve ou xvic s.). L'intérieur, malheureusement défiguré par la destruction du jubé et par l'établissement de chapelles modernes, renferme plusieurs tableaux attribués au peintre lorrain Claude Charles. Dans une chapelle se voit une table en pierre, recouverte d'une boiserie, et sur laquelle sont sculptées les statues d'une femme et d'un guerrier. Cette table passe pour avoir fait partie du mausolée du comte Thibaut, fondateur de l'église.

Véglise Saint-Laurent (une nef et deux collatéraux), dans la Ville-Basse, n'offre rien d'intéressant au point de vue monumental. Elle possède un triptyque du xvu* s., représentant le Baptême de Jésus-Christ, la Résurrection de Lazare, la Guérison des aveugles et la Transfiguration.

— Près de l'église se trouvent deux jolies maisons, affectées, l'une au presbytère, l'autre aux sœurs de la Charité.

Le ponf (7 arches en plein cintre) qui relie les deux parties de la ville est une belle construction paraissant

dater de la fin du xvie s-. 11 était autrefois défendu à chacune de ses extrémités par une tour; les deux tours ont été détruites en 1739.

La place principale, sur laquelle s'élève Vhôtel de ville, de construction moderne, est entourée d'arcades cintrées qui lui donnent un certain caractère. Nous y signalerons une maison avec une tourelle reposant sur un pilier d'angle des arcades, et une autre maison ornée de sculptures allégoriques (les Péchés capitaux).

— Nous mentionnerons, enfin : le collège, installe dans les bâtiments de l'ancien couvent des Jésuites, près de l'église Saint-Martin. On y remarque le cloître, la salle de la bibliothèque, dont le parquet se compose d'une belle marqueterie, et la chapelle; — le petit séminaire, qui occupe l'ancienne et magnifique abbaye de Sainte-Marie;

— la caserne de cavalerie, élevée sur l'emplacement du château des ducs de Lorraine ; — Vhospice civil ; — et une jolie fontaine, sur la place de l'Hôtelde-Ville.

Pont-à-Mousson possède une usine métallurgique, des tanneries, des huileries, des fabriques de poteries, et fait un commerce actif de houille, de bois, de planches de sapins et de céréales.

Excursion au ehfttetn de Houston.

(t h., aller et retour.)

Franchissant la Moselle pour se rendre dans la Ville- Vieille, on trouve, à l'extrémité et en face du pont, une large rue qui passe près de l'église Saint-Martin et aboutit, à dr. de la route de Pont-à-Mousson à Metz, au chemin menant aux ruines du château de Mousson. Ce château est situé sur une colline isolée, de forme conique qui s'élève à l'K. de la ville et du sommet de laquelle (380 mèt.

d'altit.) on domine toute la partie septentrionale du départ, de la Meurthe et les vallées de la Seille et de la Moselle. Du côté du N. on dé-

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