ROUTE 105] ARS-SUR-MOSELLE. — METZ
du style roman, qui formait tout à la fois, au moyen âge, une sorte de forteresse et un lieu de refuge pour les habitants. Cette église possède des restes de peintures murales de la fin du xvi* s. et des vitraux peints, œuvre de M. Maréchal (de Metz). On découvre encore, dans la môme direction, Jussy (243 hab.) et Sainte- Ruffine (303 hab.), tous deux dans une position charmante (nombreuses maisons de campagne); puis, en se rapprochant de Metz, toujours à g. et au delà de la Moselle, Scy, v. de 537 hab., situé sur le versants, du mont SaintrQuentin, au milieu de riches vignobles dont les produits ont une grande réputation. D'une petite esplanade en terrasse formant promenade et qui s'étend à côté de l'église, le regard embrasse dans un admirable panorama toute la vallée de la Moselle, de Pont-à-Mousson à Metz. Enfin, on aperçoit, au-dessous de Scy, au pied de la montagne, Moulins etLongeville (R. 109).
On laisse (à g., du chemin de fer) Montigny-lès'Mets, v. de 2673 hab., sur la rive dr. de la Moselle (brasseries et fabriques de papiers peints, de limes, de pipes en terre, etc.), qui possède : — une église du xvme s. ; — un magnifique pensionnat des dames du Sacré-Cœur; — un château du xvne s., précédé d'une superbe avenue, et dont les jardins, aujourd'hui très-diminués, auraient été, diton, dessinés par le Nôtre ; — un petit séminaire construit il y a une douzaine d'années. C'est un bel édifice, admirablement distribué, et dont la chapelle ogivale est particulièrement remarquab:e. Ce vaste établissement, que l'on voit un instant à dr. du chemin de fer, est situé au S. de Montigny dans une plaine que traverse la route iVAugny, v. de 6ôô hab., qui se trouve à 9 kil. au S. de Metz, sur le plateau s'étendant entre la Seille et la Moselle (château avec un parc très-étendu et magnifiquement plante). Les vins d'Augny, d'une qualité supérieure, se
rapprochant beaucoup de celle des bons vins de Bourgogne, passent avec ceux de Scy pour les meilleurs du département de la Moselle. — L'ancien Jardin botanique de Metz devant être prochainement supprimé, on a commencé à créer à Montigny un nouveau Jardin des plantes placé à une faible distance de la ville (3 kil.). 11 formera une sorte de jardin d'acclimatation offrant, tout à la fois, une promenade d'agrément et d'instruction.
Le chemin de fer traverse les vastes et beaux ateliers de construction et de réparation établis par la Compagnie des chemins de fer de l'Est à Montigny, dont ils cachent en partie la vue. Au delà d'une tranchée, et après avoir laissé à dr. leSablonque l'on aperçoit à peine, on dépasse le point de bifurcation de l'embranchement de Forbach (à dr.) et la redoute appelée Lunette d'Arçon (à g.) ; puis on entre dans la gare de
392 kil. (47 kil. de Frouard). Metz,
Renseignements généraux.
Buffet : — à la gare.
Omnibus : — à tous les trains, 30 c. par place; 10 c. par colis.
Hôtels : — de l'Europe, rue des Clercs ; — Grand hôtel de Metz, id.; — du Nord, rue Pierre-Hardie ; — de la Petite-Croix» d'Or, rue Serpenoise; — du Porte- Enseigne, id.; — de Paris, place de Chambre; — du Louvre, id.; — du Commerce et de Londres, rue au Blé ; — de* Halles, place Friedland; — du Pélican, rue Sous- Saint-Arnould.
Cafés : — Parisien ou de la Comédie, place de la Comédie; — du Heaume, rue du Heaume (près de l'Esplanade); — Français, place d'Armes ou Napoléon; — Freneir, rues du Palais et de la Cathédrale ; — de la Poste, place de la Cathédrale; — Turc, rue de l'Esplanade; — du Grand- Balcon, de la Gare, du Globe, avenue Serpenoise; — du Nord, rue du Pont-Saint-Georges. — Metz renferme, en outre, plusieurs brasseries, parmi lesquelles nous citerons la brasserie située à l'angle des rues de Lassai le et de la Fontaine, et celle qui se trouve rue Chambière ; ces établissements sont moins
DE PARIS A
généralement fréquentés qu'à Strasboarg, surtout par la classe moyenne
Voiturks de place : — en station sur la placs de Chambre; 1 fr. 25 o. la course.
— Pour location de voitures, s'adresser, soit pour l'intérieur de la ville, soit pour l'extérieur, rue Sous-Saint-Arnould, quai Saint-Louis et rue des Roches.
Marchand de mirabelles de Met* :
— Collignon, confiseur.
Poste aux lettres : — rue de la Cathédrale; — boites supplémentaires dans les différents quartiers de la ville.
Télégraphe électrique : — place de Chambre.
Journaux : — le Moniteur de la Moselle, le Courrier de la Moselte, Vïndépendant, le Vœu national ^paraissant trois fois par semaine) ; — la Hevue de l'Est (paraissant tous les deux mois).
Libraires : — Alcan, Gobert, MmeLoretle, Rousscau-Palez, Verronnaist Warion.
Cabinets de lecture : rue des Jardins, rue du Petit-Paris, place de Chambre, etc.
Succursale de la Banque de France :
rue des Parmentiers, 23.
Situation. — Aspect général.
Metz, V. de 54 817 hab., ch.-l. du départ, de la Moselle et de la 5m0 division militaire, siège d'une cour impériale et d'un évéché, suffragant de l'archevêché de Besançon, est située à 177 mèt. d'altit., dans l'angle formé par le confluent de la Moselle et de la Seille, en partie sur une colline qui s'élève entre les deux rivières, en partie sur leurs bords, à l'un des points les plus agréables du bassin de la Moselle. La vallée de cette rivière, très-élargie aux environs de Metz, est limitée, surtout sur la rive g., par une suite de riants coteaux qui offrent plusieurs sites très-pittoresques, particulièrementdepuis Ars jusqu'à Semécourt {V. cidessous). La Moselle se divise en trois bras dans la traversée de Metz où elle forme deux îles, dont l'une, très-étendue, se prolonge, au delà de la ville, en une vaste plaine renfermant le polygone d'artillerie, l'école centrale et les ateliers de pyrotechnie, l'abattoir et deux cimetières. Dans la plus petite
de ces îles, placée au centre de la ville, se trouvent la préfecture, la salle de spectacle, deux moulins affermés par la ville, de belles maisons particulières concourant à l'ordonnance architecturale de la place de la Comédie, et une promenade disposée en quinconce, nommée le Jardin d* amour. La Seille se partage également en deux bras, en entrant à Metz, et y renferme dans une île les quartiers de l'Est. Mais le bras de la rivière qui traverse ces quartiers est immédiatement bordé de maisons des deux côtés, en sorte qu'on l'aperçoit à peine, au passage de deux ou trois ponts.
Centre d'une nombreuse garnison et d'un commerce actif, Metz offre une physionomie très-animée, et, par suite de sa situation en amphithéâtre, une grande variété d'aspects. Les rues en sont peu régulières, mais tenues avec soin, bien pavées et en général garnies de trottoirs, souvent trop étroits.
Sauf quelques maisons bâties depuis une vingtaine d'années dans un style assez large et quelques-unes môme avec une certaine richesse décorative, la plupart des constructions particulières manquent de caractère et d'élégance. Les plus beaux quartiers sont la rue des Clercs, le quartier de l'Esplanade, celui de rÉvôché, une grande partie de celui qui s'étend des deux côtés de la place Saint-Vincent, les quais Saint-Pierre, Saint-Louis, et la rue de la Rampe de l'Esplanade, la place d'Armes, etc.
Bien que l'on retrouve à Metz des traces nombreuses de ce que Ton pourrait nommer la période allemande, la ville et la population sont complètement françaises d'aspect, de mœurs et de sentiments. La langue française y est seule en usage, et, contrairement à ce que l'on remarque à Strasbourg, les habitudes n'y ont rien conservé de l'influence germanique. La population messine est portée au commerce, à l'industrie, et surtout vers l'état militaire pour lequel les habi-
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