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ROUTE 105] METZ. — ÉDIFICES CIVILS

ftaudoche, un des plus illustres magistrats de la république messine.

(S'adresser au concierge, dans le vestibule de l'hôtel de ville).

Le palais de justice (près de l'Esplanade), construction un peu lourde, mais d'un aspect imposant, fut élevé en 1776 pour former l'hôtel du Gouvernement. Il se compose de trois grands corps de logis reliés, du côté de la façade, par un bâtiment qui n'a qu'un rez-de-chaussée surmonté d une vaste terrasse. Dans une belle cour que renferme ce parallélogramme, s'ouvrent les portes d'accès des divers services judiciaires. On remarque, au palais de justice, un large escalier dont les rampes en fer sont d'un excellent travail, et, dans la cour, sur les ailes latérales, au-dessus de hautes entrées en arcades, deux bas-reliefs, rappelant, l'un, l'humanité du duc de Guise au siège de Metz ; l'autre, la paix de

L'hôtel de la préfecture, bâti en 1806, passède de beaux salons de réception, et un joli jardin en terrasse sur la Moselle. — Le lycée <>.si installé depuis sa création (1804) dans les bâtiments d'un couvent de Bénédictins, derrière l'église Saint-Vincent et sur la rive g. d'un bras de la Moselle. Les vastes aménagements de ce lycée, ses nombreuses salles d'études, classes, réfectoire, dortoirs, ses cours spacieuses, dont l'une est entourée d'un cloi(re, en font déjà un des beaux établissements de ce genre en France ; il va recevoir néanmoins de nouveaux agrandissements, afin de satisfaire plus complètement encore à toutes les exigences des études et de l'éducation publiques.

La salle de spectacle, dont le style rappelle celui de l'hôtel de ville, a été bâtie dans le milieu du xvnr s.

Elle présente en façade un portique d'ordre toscan, formé d'arcades supportant une terrasse ; eu arrière s'élève un bâtiment, coupé au centre par un avant-corps polygonal surmonté d'un fronton et décoré de grou-

pes allégoriques. L'intérieur de la salle refait, en 18">l, réunit à une distribution commode une décoration de bon goût.

Le marché couvert s'élève sur les constructions inachevées d'un palais épiscopal commencé en 1 785 par M. de Montmorency, évêque de Metz, et dont les travaux furent interrompus par la Révolution. Ce marché présente, sur la place de la Cathédrale, trois galeries encadrant une cour clôturée par une grille, et, du côté de la place de Chambre, une quatrièmegalcrie dans le soubassement do l'édifice. Les trois galeries supérieures, dont la largeur est de 9 mèt. 18 cent., ont dans leur pourtour un développement total de 380 mèt. — La maison d'arrêt a été rebâtie en 1830. — Les écoles municipales (rue Taison) comprennent, outre des classes élémentaires, un enseignement supérieur pour les sciences et les arts industriels. — Un vaste réservoir ou château d'eau (rue des Récollets) reçoit les eaux des sources de Gorze amenées à Metz par un aqueduc terminé en 18C6. Cette utile et grande entreprise, accomplie dans ces dernières années par la municipalité messine, a doté la ville d'une abondante distribution de très-bonne eau. Ce réservoir peut contenir 16000 mèt. cubes d'eau et alimente un grand nombre de belles fontaines. Plusieurs autres fontaines anciennes, amenant les eaux de sources plus rapprochées de Metz complètent l'approvisionnement de la ville.

Places. — Promenades. — Statues.

Ponts.

Metz no compte pas moins de 27 places, grandes et petites; mais quelques-unes seulement méritent d'être signalées.

La place d'Armes ou place Napoléon, comprise entre la cathédrale et l'hôtel de ville, qui lui font une double et belle façade, a été ouverte de 1753 à 1770 par la suppression du

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cloître de la cathédrale et de diverses chapelles. L'abaissement du sol, nécessité par rétablissement de celte place, souleva tant de résistance de la part des chanoines et des intéressés, que le maréchal de Belle-Isle, afin de se soustraire à leurs réclamations, agit pour ainsi dire de surprise et fit commencer l'opération aux flambeaux et sur tous les points à la fois, une même nuit, par la garnison. La place d'Armes est décorée de la statue, en bronze, du maréchal Fabert, par M. Étex. Le maréchal est complètement revêtu d'une armure. Cette statue, érigée par souscription en 1841 , n'a pas satisfait tous les Messins. De chaque côté s'élèvent , sur des piédestaux en pierre , des trophées sculptés du xvine s.

La place Royale, entre l'Esplanade et l'avenue Serpenoïse, est entourée de jolies constructions et plantée d'une allée de platanes, du côté opposé à la façade de la caserne du génie.

Cette place occupe l'emplacement des anciens fossés et remparts de la citadelle.

La place de la Comédie, comprise entre deux bras de la Moselle, a pour principale décoration la façade de la salle de spectacle et des pavillons symétriques élevés de chaque côté de cet édifice. Le maréchal de Broglie, M. de Bouillé et la Fayette ont successivement habité le pavillon dont le café Parisien ou de la Comédie occupe le rez-de-chaussée. Au milieu de la place, s'élève une magnifique fontaine monumentale, imitation réussie de la fontaine de la place Louvois, à Paris.

De la place de la Préfecture, contigue à celle de la Comédie, on embrasse une partie de la ville s'élevant, au delà de la Moselle et du quai Saint- Pierre, en un amphithéâtre que dominent des constructions crénelées, donnent un caractère singulier à ce côte de Metz.

La place Saint-Louis, vaste, mais très-irrégulière de forme, est cu-

rieuse par ses arcades, les unes ogivales, les autres en plein cintre, surmontées de vieilles maisons dont quelques-unes sont couronnées de créneaux et percées de fenêtres à meneaux. Ces maisons, qui datent des xve et xvie s. , appartenaient aux changeurs. — Les premiers mystères ont été représentés à Metz sur la place Saint-Louis, autrefois place du Change. — La place Sainte- Croix, dans le haut de la ville, occupe, à ce que Ton pense, l'emplacement d'un temple de Jupiter et d'autres constructions importantes de l'époque gallo-romaine. On y a, du reste, reconnu, en établissant les fondations des maisons actuelles, des traces considérables d'aqueducs, de murailles, de voûtes, etc. C'est sur cette place et dans les environs que résidaient principalement les familles patriciennes de la république messine. On y remarque encore quelques maisons avec créneaux. — La place de Chambre, qui doit son nom à une commanderie de l'ordre de Malte, s'étend au bas du côté N. de la cathédrale, à laquelle on monte par un double et large escalier aboutissant à une place en terrasse et demi-circulaire ( place Saint-Étienne ou Pâté de la Cathédrale) située au pied même de la cathédrale et dominant d'une hauteur de 7 ou 8 met.

la place de Chambre. Cette dernière est le centre de la plupart des services de voitures publiques, et entre autres -des omnibus du chemin de fer, dont le bureau se trouve au pied d'un des escaliers de la place Saint- Étienne. — La place Saint-Vincent, en face de l'église du même nom, est encadrée par une double rangée de beaux platanes. — La place du fort de la Double-Couronne est entourée de casernes sur deux côtés.

L'Esplanade, la plus remarquable des promenades de Metz, est établie en terrasse et domine immédiatement, d'une hauteur de 15 à 18mèt., l'un des bras principaux de la Moselle et une

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