TU ION VILLE
chements, élevés à diverses époques, appartiennent à plusieurs systèmes qui ont été coordonnés autant que possible. Le corps de la place, dont les ouvrages, dus à Vauban et à Cormontaigne, ont été agrandis et réparés à plusieurs reprises, présente un heptagone irrégulier avec demi-lunes, contre-gardes et lunettes. Sur la rive dr. de la Moselle, la ville est couverte par le fort de la Double- Couronne.
On entre dans Thionville par trois portes : la porte de Mets , au S. ; la la porte de Luxembourg, au N., et porte de Sierck, à l'E. Quand on a dépassé la porte de Metz, un long faubourg mène à une place assez étendue, ornée d'arcades, et qui forme à peu près le centre de la ville. En tournant à dr., on gagne le fort de la Double-Couronne et la porte de Sierck ; en continuant à suivre le prolongement de la rue qui vient de la porte de Metz , on atteint la porte de Luxembourg.
L'église paroissiale (à dr. de la place, en allant au fort de la Double-Couronne) , située tout auprès du beffroi, date du xvma s. Elle a un portail d'ordre dorique, compris entre deux tours terminées chacune par une plate -forme circulaire. A l'intérieur (colonnes ioniques), le maître- autel est surmonté d'un baldaquin rehaussé de dorures et soutenu par quatre colonnes.
La sous-préfecture , Yhôtel de ville, le collège , la salle de spectacle , la halle aux blés n'ont rien de remarquable. — Un beau pont en pierre, de cinq arches, relie la ville au fort de la Double-Couronne. Il a remplacé un ancien pont en partie en bois et couvert. Le pont actuel , que l'on aperçoit de la gare, a 127 mèt. de longueur en y comprenant les deux demi -piles accolées aux culées.
La tour du château des comtes de Luxembourg, dont on fait remonter l'origine au x- s., et qui est vulgairement appelée tour aux Puces, est à peu près tout ce qui subsiste du
Thionville du moyen âge. Elle renferme quelques restes tic constructions qui dateraient, croit-on, de la résidence de Charleraagne.— On remarque tout auprès une jolie maison de la Renaissance.
La partie inférieure de la tour du Beffroi est du xivc s. Toute la partie supérieure , à partir de l'horloge , a été construite au xvne s. 11 reste encore dans Thionville quelques maisons du xv* s.
[Excursions à: — (8 kil.) Hayange (R. 137, en sens inverse); — (3 kil.) Guénetrange , hameau de 450 hab., bâti dans un site agréable, sur le versant d'une colline, au N. 0. de Thionville. En sortant par la porte de Metz , on tourne à dr. pour contourner les glacis par la route qui longe le chemin de fer. A 10 min.
de la station , on trouve à g. un chemin conduisant à Guénetrange (vins très-estimés; source minérale dont les eaux sont employées contre les obstructions); — (7 kil.) Volckrange, v. de 601 hait), situé dans une jolie position à l'O. de Thionville ; on y voit les restes d'un château du xve s. encore entouré de ses fossés et renfermé dans le parc d'une propriété particulière. A 500 ou 600 mètres environ au N. de Volckrange, à dr. du chemin qui y mène de Thionville, se trouve, près du hameau de Bcuvangc, une chapelle ou ermitage, dite de Saint-Michel, restaurée depuis quelques années et dont la porte est surmontée d'armoiries sculptées. — C'est un but de promenade très-frequenté par les habitants de Thionville -, — (18 kil.) Sierck (R. 141).]
De Thionville à Mézières, par Sedan, R. 137 ; — à Sierck, R. 141.
Le chemin de fer contourne extérieurement les fortifications de Thionville à l'O. On découvre à g. les hauteurs de Guénetrange; puis, on croise la route de terre de Luxembourg que la voie ferrée longe ensuite à g. jusqu'à Hettange. Lais-
DE CHÀLONS A METZ.
sant à dr. (1 kil.) Manom, v. de 893 hab. , sur la rive g. de la Moselle (église ogivale, restaurée dans» le goût moderne) , on aperçoit à g. le château de la Grange, construction du commencement du xviu° s., et, au delà, les bois de Thionville.
La voie ferrée, traversant plusieurs tranchées, s'élève alors sur des coteaux pour atteindre le point de partage des bassins de la Moselle et de l'Alzette.
34 kil. Hettange-la-Grande, v. de 1139 hab., à g. (exploitation de carrières de grés pour pavés). — On croise de nouveau la route de terre, dont on s'éloigne, et on laisse à 2 kil. sur la g. Kanfen, v. de 508 hab., et, un peu plus loin (3 kil. ) , à dr. , Roussy-le-Village (1100 hab.), dont l'église renferme le caveau des anciens comtes de Custine, qui avaient leur résidence à Roussy-le-Bourg , hameau situé à 1 kil. environ de Roussy-le-Village, dont il dépend.
Roussy-le-Bourg possède un vaste château dans le style de la Renaissance et quelques restes d'un ancien château fort.
On atteint le faîte des hauteurs où se trouvent les sources de l'Alzette, et l'on franchit la frontière pour entrer dans le grand-duché de Luxembourg.
Au delà du tunnel de Dudelange, long de 380 met. sur 8 mèt. 50 cent, d'ouverture en plein cintre, on pénètre dans la vallée de l'Alzette.
54 kil. Bettembourg. On y traverse l'Alzett sur un beau pont de 3 arches (45 mèt. de longueur) et on laisse à g. un pet embranchement de chemin de fer, se dirigeant vers Eschsur-Alzette.
59 kil. Fentange.
64 kil. Luxembourg (hôt. : de Cologne, de VAncre-d'Orydes Ardennes, de Luxembourg). — Pour la description de cette ville et de la route depuis la frontière, V. les Bords du Rhin illustrés t par Ad. Joanne; Paris, Hachette et Cie. I
DE PARIS A TREVES
A. Par Metz, Thionville et Luxembourg.
511 kil. Chemin de fer. — Trajet en 12 h. 23 min. (ire cl. seulement Jusqu'à Metz), 13 h. 19 min. (1** et 2* cl. seulement, jusqu'à Metz), et 17 h. 46 min. (toutes classes depuis Paris). — i,€ cl. 56 fr. 45 C.; 2« cl. 42 fr. 30 c; 3« cl. 30 fr. 85 c.
457 kil. Luxembourg (R. 107).
471 kil. (Etrange. — 481 kil. Roodt.
486 kil. Wecker. — 491 kil. Mertert.
496 kil. Wasserbillig (hôt. : Ftsdier, Schwarz).—bO'i kil. Conz.
511 kil. Trêves (htit. : Triescher Hof, Rothes- Haus , Stat Venedig, Luxemburger Hof, etc.). — V. les Bords du Rhin illustrés, par Ad.
Joanne; Paris, Hachette et Cie.
B. Par Mets, Forbaoh et Sarrebruck.
469 kil. (de Paris à Sarrebruck) et il l ,2 mil. (de Sarrebruck à Trêves).-— Chemin de fer. — Trajet en 17 h. 14 min. par trains poste et en 19 h. 25 min. par trains semi-directs. — tr* cl. 62 fr. 70 c-, 2e cl. 46 fr. 60 c.
469 kil. Sarrebruck (R. 105).
3 mil. 1/10 de Sarrebruck, Sarrelouis.— 5 mil. 2/10 Merzig.— 8 mil.
6/10 Beurig (Saarburg).
11 mil. 1/2 Trêves.
PAR SA1NTE-MENEHOULD ET VEBDUIÎ.