‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 461 sur 489 · ROUTE 131] MÉZIÈRES. — WARCQ. — MONTCORNET · texte numérisé non relu

ROUTE 131] MÉZIÈRES. — WARCQ. — MONTCORNET

Saint-Julien, la porte du Pont-de- Pierre et la porte de Theux , sont l'œuvre de Vauban, ainsi que la citadelle.

Cette citadelle renferme un arsenal, un magasin à poudre et un parc d'artillerie. Elle a son entrée à l'angle N. E. de la place de l'Hôtel-de- Ville; on y pénètre par une haute porte voûtée, au delà de laquelle se présente une longue rampe aboutissant à un chemin en terrasse d'où Ton découvre une belle vue. A l'extrémité de cette terrasse, et après avoir passé entre un magasin à poudre (à g.) et le logement du colonel d'artillerie (à dr.), on trouve un escalier couvert ramenant à la voûte d'entrée. Pour visiter le parc d'artillerie, on doit se faire accompagner d'un militaire.

Le palais de justice, où se tiennent les assises, l'hôpital et le théâtre méritent à peine une mention.

[Excursion à Warcq (3 kil. de Mézières). — On se rend à Warcq par la porte et le faubourg Saint-Julien, et, après avoir traversé toute la presqu'île dont Mézières occupe le sommet à l'E., on atteint à l'O., à l'extrémité opposée, la rive dr. de la Meuse. En face se trouve Warcq, v. de 753 hab.

(clouterie , ferronnerie, chaux hydraulique estimée), situé près de l'embouchure de la Sormonne, sur la rive g. de la Meuse avec laquelle on communique à l'aide d'un bac. Warcq, qui a eu pour origine un château fort, était entouré de fortifications; on voit encore quelques-unes des tours qui en faisaient partie. V église conserve des détails intéressants d'architecture et de beaux restes de vitraux de couleur, du XVIe s. On a retrouvé près de Warcq des vestiges considérables d'une chaussée romaine, formant embranchement sur celle de Reims à Trêves.

Corresp. àMézières-Charleville pour :

— (28 kil.) Rocroi ( V. p. 665); —(13 kil.) Lonny, v. de 495 hab. (fabriques de chicorée, distillerie, carrière de

moellons) ; — (17 kil.) Rimogne, v. de 1769 hab., sur un affluent de la Sormonne. Ce village est renommé pour ses ardoisières, qui étaient déjà exploitées dès le commencement du xiii* s. Elles comptent parmi les plus considérables de la France, emploient 600 ouvriers et livrent annuellement au commerce 43 600 000 ardoises , dont le prix varie entre 7 et 16 fr.

le mille. Les ardoisières de Rimogne comprennent quatre galeries principales dont la visite, un peu pénible , est très-curieuse. On obtient aisément l'autorisation d'y descendre.

— Al kil. 1/2 au S. de Rimogne, se trouve le Chdtelet, v. de 494 hab., près de la Sormonne (carrières de pierres de taille ; exploit, de minerai de fer). Au fond de la vallée, et en face d'un château moderne, s'élève, dans un site pittoresque, une tour percée de quelques ouvertures. C'est le seul reste du château fort du Châtelet, détruit en 1426 par les Liégeois;

— (15 kil.) Renwex , ch.-L de c. de 1642 hab. (fabriques de chicorée; bas de laine à l'aiguille ; brosses de bruyères), dont Véglise, du xv* s. , n'a pas entièrement perdu, malgré plusieurs restaurations inhabiles, son caractère architectural. On remarque dans l'abside et les chapelles des culsde-lampe délicatement sculptés. — A 2 kil. au S. E. de Renwez (13 kil. de Mézières), MotUcornet, v. de 325 hab., était autrefois le siège d'une seigneurie ayant titre de marquisat et comprenant trente-deux villages. Le marquisat de Montcornet, après avoir appartenu aux maisons de Croy, de la Meilleraye et d'Agenois, passa, au xviii* s., par succession, au duc d'Aiguillon, qui fît démolir l'ancien château fort. Il reste cependant encore d'importants débris de cette forteresse (xv* et xvie s.), entre autres une partie du donjon, de larges pans de murs, percés de créneaux et de meurtrières , etc. Ces débris d'une physionomie très-pittoresque, méritent d'être visités. « Ne vous avisez pas, dit

M. J. Hubert, dans son Guide-itinéraire des Ardennesy de visiter ces ruines par un temps terne et pluvieux ; elles . y perdraient les trois quarts de leur prix; il n'y a que le soleil qui puisse produire ces contrastes de lumière et d'ombre qui donnent aux monuments, et surtout aux monuments en ruine, du relief et de la vigueur; » — (14 kil.) Sormonne, v. de 426 hab., sur la Sormonne (église ogivale du xvi* s. avec un clocher moderne élevé en 1846); — (18 kil.) Rouvroy, v. de 201 bab.

(marnes sulfureuses ; pierres de taille et moellons; terre à briques; usines métallurgiques) ;— (24 kil.) Aubigny, v. de 436 hab., sur l'Audry, dont les sources voisines du village, sont belles et nombreuses (carrières de pierres de taille; exploitation d'un sable vert pyriteux employé comme cendres pour l'agriculture) ; — (31 kil.) Liart, v. de 580 hab., sur le ruisseau de Gandlu (ruines d'un château fort détruit à une époque qu'on ne peut préciser; exploitation de sables pyriteux et de marnes crayeuses); — (34 kil.) Aouste, v. de 622 hab., sur l'Aube. On y remarque une église crénelée, offrant quelques parties intéressantes, ainsi que les vestiges d'un château fort, saccagé par les Allemands en 1521 et ruiné en 1643, par les Espagnols lors du siège de Rocroi (exploitation de pierres de taille , moellons et sable jaune pour briques; source minérale dite la Fontaine rouge); — (38 kil.) Rumigny, ch.-l. de c. de 858 hab. (carrières de pierres de taille, de pierres à chaux ; briqueteries) , sur l'Aube, autrefois le chef-lieu d'une baronnie dont le ressort était considérable et qui, après avoir appartenu à la maison de Lorraine et notamment à la branche des Guises, passa, en 1688, par suite d'un mariage, au prince Henri-Jules de Bourbon-Condô. Rumigny possède un château du xvr* s. et une chapelle appelée chapelle de la Houssoye, but d'un pèlerinage. L'astronome Nicolas

Louis de Lacaille est né à Rumigny en 1713; — (43 kil.) Hannapes, v. de 444 hab., sur l'Aube, à la limite des départ, des Ardennes et de l'Aisne.

Ce village est mentionné dès le milieu du ix' s. dans un acte de donation de Charles le Chauve (église du xvies.;— exploitation de pierres de taille) ; — (48 kil.) Aubenton, ch.-l. de c (1503 hab.) cru départ, de l'Aisne, près de la source de l'Oise, au confluent de l'Aube et du Thon (église dont le portail est classé parmi les mon. hist.);— (48 kil.) Brunehamel, v. de 910 hab., dans le départ, de l'Aisne.

Service de voitures publiques (sans corresp. avec le chemin de fer) pour (86 kil.) Avesnes ( V, Y Itinéraire général de la France: le Nord, par Ad.

Joanne; Paris, Hachette et Cie).]

De Mézières et de Charleville à Metz, par Thîonville , R. 137 ; — à Laon et à Valenciennes, V. l'Itinéraire général de la France : le Nord,

64 kil. — Trajet en 2 h. 5 min. et en 2 h. 30 min. — l'« cl. 7 fr. 20 c; cl. 5 fr. 35 c; 3« cl. 3fr.95c.

En quittant la gare de Mézières- Charleville, on croise, sur un pont, la rue de l'Abreuvoir, puis on traverse en remblai la promenade du Petit- Bois et l'on franchit, sur un pont de 3 arches, la Meuse qu'on longe à g. On laisse successivement, du même côté, Montcy-Saint-Pierre , v. de 467 hab., situé sur la rive dr.

de la rivière (fabrique de clous, ferronnerie). V église de ce village date de 1608. Sur le territoire de la commune et particulièrement sur la colline de Boisenval , ont été trouvées de nombreuses antiquités gallo-romaines, telles que haches, épées, vases funéraires, statuettes, colliers, etc.; — Montcy-Notre-Dame, v. de 729 hab., situe dans une presqu'île sur la rive g. de la lieuse, formait une seigneurie qui, aprè* avoir appartenu aux maisons d'As-

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