‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 479 sur 489 · ROUTE 137] CARIGNAN. — MÀRGUT. — MONTMÉDY · texte numérisé non relu

ROUTE 137] CARIGNAN. — MÀRGUT. — MONTMÉDY

détruire tous les ouvrages de défense.

La Ferté appartient à la France depuis le traité des Pyrénées. — Le chemin de fer contourne les hauteurs de Saint-Walfroy à g., en les entamant souvent par des tranchées ; à dr., il côtoie la Chiers. On passe du départ, des Ardennes dans celui de la Meuse, où l'on découvre à dr., au delà de la rivière, Olizy, v. de 720 hab. (haut fourneau, clouterie et platinerie).

53 kil. Lamouilly, v. de 300 hab. , sur la Chiers. — On passe dans un court tunnel, et, laissant à 1 kil. sur la dr. Brouenne, v. de 555 hab., on franchit la Chiers, qui forme de nombreux circuits.

59 kil. Chauveney-Saint-Hubert, v.

de 605 hab. (haut fourneau, affinerie, four à chaux). — A 1 kil. environ au N. de Chauvency-Saint-Hubert , se trouve Chauvency-le-Chdteau , v. de 680 hab., avec un pont sur la Chiers.

Ce pont était défendu au moyen âge par un château fort et une tour détruits depuis longtemps, mais dont on voit encore quelques vestiges.

[Corrcsp. pour (10 kil.) Stenay (R. 117).]

On franchit une seconde fois la Chiers sur un pont de cinq arches à la sortie de Chauvency, et bientôt on découvre devant soi, sur la dr., la hauteur escarpée que couronne la citadelle de Montmédy, au milieu de laquelle s'élève une église moderne dont la façade est flanquée de deux grandes tours carrées. On passe dans un souterrain sous la citadelle, avant d'entrer dans la gare de

65 kil. Montmédy, ch.-l. d'arrondissement du départ, de la Meuse, place de guerre de 2* cl. , V. de 2135 hab., située dans une position pittoresque sur la rive dr. de la Chiers. Montmédy se divise en ville haute et ville basse.— La ville basse, où Ton entre par trois portes couvertes de demi-lunes, est environnée d'un mur d'enceinte défendu par des bastions ou tours pcntagonales. Elle

s'étend au pied et auN. E. de la ville haute et renferme une église moderne, une caserne et un hôpital; c'est la partie la plus animée et la plus active de Montmédy. — La ville haute, à laquelle on monte de la ville basse par un chemin très-roide bordé de fortifications, est située sur un rocher escarpé qui s'élève isolément au milieu d'une belle et vaste campagne, environnée de bois et arrosée par le cours sinueux de la Chiers. La ville haute, resserrée dans les fortifications de la citadelle, se compose, presque entièrement, d'une grande place sur laquelle se trouvent Yéglise et Y hôtel de ville bâti depuis une trentaine d'années environ. Le reste du terrain est coupé de quelques petites rues étroites, et occupé par les établissements militaires, casernes et magasins.

Montmédy [Mons médius) , après avoir été d'abord une simple chapelle, devint un rendez -vous de chasse des comtes de Chiny. Vers 1239, Arnould III, comte de Chiny, jeta les fondements de la ville, y éleva un château fort et accorda divers privilèges à ce lieu, pour y attirer des habitants. Montmédy appartint ensuite à la maison de Luxembourg, puis à l'Espagne. Conquise en 1657 par Louis XIV,- qui en vint faire le siège avec le maréchal de la Ferté, cette ville fut définitivement cédée à la France par le traité des Pyrénées. Le célèbre horloger du xviii* s., Lepaute, mort en 1789 à Saint-Cloud, était né en 1709 à Montmédy.

Les fortifications de Montmédy, réparées et étendues- depuis le commencement de ce siècle, furent établies par Vauban. L'enceinte de la ville haute se compose d'une muraille et de huit bastions; autour de la muraille s'étend un fossé avec six demilunes, dont les plus belles sont dues à Vauban.

La sous-préfecture, le tribunal de première instance et les autres ad-

ministrations publiques sont situés dans la ville haute, dont l'aspect, en deçà et au delà du tunnel du chemin de fer, est des plus curieux.

[A 6 kil. environ au N. de Montmédy se trouve Àvioth, v. de 395 hab., qui possède une magnifique église (mon. hist.) des xiv# et xve s. La façade principale à l'O., terminée en pignon et percée d'une belle rose, s'appuie à deux tours que surmontent des flèches en ardoises. Au centre s'ouvre un portail richement décoré de sculptures symboliques; une entrée latérale sur le côté S. de l'édifice présente une ornementation non moins recherchée et brillante. L'intérieur, divisé en trois nefs par des piliers-colonnes et des colonnettes en faisceaux, mesure 42 mèt. de longueur sur 18 mèt. 50 de largeur ; une allée pentagonale à sept arcades enveloppe le chœur. L'église renferme plusieurs verrières intéressantes en vitraux de couleur ; un tabernacle pyramidal en pierre, à dr.

de l'autel, et à g. l'image de Notre- Dame d'Avioth ; plusieurs pierres tombales et une belle sacristie à deux étages. A l'extérieur de l'église on voit, adossé à l'enceinte du parvis, un édicule isolé, du plus charmant effet, désigné sous le nom de la Receveresse. — On a découvert à Avioth les traces d'anciens édifices (mon.

hist.), des tronçons de colonnes, de grandes pierres diversement taillées, des urnes, etc.

Corresp. pour : (24 kil. ) Damvillcrs (R. 116) ; — (52 kil.) Verdun (R. 109) ; — (4 kil.) le Grand Verneuil, v. de 475 hab., sur la Chicrs (exploitation de minerai de fer); — (8 kil.) Écouviez^y.de 218 hab., situé sur un affluent de la Thonne, à l'extrême frontière de la France et de la Belgique , que franchit une route conduisant à (16 kil.) Virton, par (10 kil.) Lamorteau, (Il kil.) Harnonoourt, (13 kil.) Dampicourt, (15 kil.) Snint-Mard.]

De Montraédy à Vouziers, R. 112; — à Commercy par Verdun et Saint-Mihiel,

On suit la base d'un coteau; à 1500 mèt. à dr., se trouve Villecloye, v. de 555 hab., sur la rive dr. de l'Othain , affluent de la Chiers. On longe de très-près, à g., la frontière de la Belgique.

72 kil. Velosnes-Torgny , halte desservant Velosnes , v. de 349 hab., situé à dr. de la voie ferrée, qui le sépare de la Chiers.

On quitte le départ, de la Meuse pour entrer dans celui de la Moselle, et on laisse à g., au delà de la Chiers, Épie*, v. de 389 hab., dominé au N.

par un coteau de 320 mèt. d'altit.

(église du xviir s.); puis Charency, v. de 887 hab. (forges avec haut fourneau, scieries, huilerie, brasseries).

77 kil. Vezin, ham. de 103 hab. , sur la rive g. de la Chiers, dépend du v. de Charency auquel il est relié par un beau pont.

[Corresp. pour (6 kil.) Marville, v.

de 1315 hab., sur l'Othain et la roule de terre de Montmédy à Longuyon, au S. O. de Vezin, à la limite des départ, de la Meuse et de la Moselle. Marville, dont le nom viendrait du voisinage d'un temple dédié à Mars ( Martis villa), paraît devoir son origine à une villa romaine située sur une col- Une dite de Saint-Hilaire, qui domine le village au N. O. On y remarque quelques débris de constructions antiques. Après avoir appartenu par moitié aux comtes de Luxembourg et de Bar, pendant le moyen âge, Marville fut cédé à la France au xvu* s.

11 avait un château féodal actuellement détruit, et une enceinte fortifiée, dont il subsiste encore quelques vestiges, des pans de murailles et les ruines de tours qui défendaient une porte du côté de Montmédy. On y voit aussi une très-ancienne église près du cimetière. J

On passe dans une tranchée, en contournant une hauteur boisée à dr. ,

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