‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 53 sur 489 · LAGNY. — MEAUX · texte numérisé non relu

LAGNY. — MEAUX

de l'ancien château dans une maison particulière) ; — (7 kil.) Chalifert, v. de 271 hab., sur un coteau qui borde la rive g. de la Marne (château ; belle vue); — (6 kil) Chessy, v. de 369 hab.; — (2 kil.) Montévrain, v. de 724 hab. , sur une colline (église dont quelques parties remontent au xi* s.) ; — (8 kil.) Jossigny (544 hab.) ; — (14 kil.) Fi lleneuve-le- Comte, v, de 875 v hab., entre les bois de Crécy, du Jariel, des Grains, de la Motte (belle église gothique du xiii- s. (mon. hist.;) château de la Pointe, près de la forêt de l'Ermitage) ; — (11 kil.) Claye,\.

de 1607 hab., sur le penchant d'un coteau, entre la Beuvronne et le canal de rourcq; — (10 kil.) Ferrières ( F. ci-dessus); — (8 kil.) Annet, v. de 970 hab.; — (10 kil.) Fres^e, v. de 325 hab., entre la Marne et le canal del'Ourcq ; — (12 kil.) Charny, v. de 440 hab. ; — (15 kil.) Villeroy, v. de 270 hab., sur un plateau parcouru par des affluents de l'Ourcq.]

Le chemin de fer, longeant la rive dr. de la Marne, traverse le village de Dampmart (667 hab.). Sur la riv. g., se montrent les fours à chaux et à tuiles de l'ingénieur civil Vincent, qui a organisé un des premiers en France le fabrication des tuyaux de drainage. La voie s'engage ensuite dans une tranchée assez haute, puis décrit une forte courbe avant d'atteindre le coteau de Chalifert, dans le flanc duquel apparaissent les ouvertures de deux souterrains : l'un, à dr., par lequel débouche le canal de Chalifert; l'autre, à g., celui où pénètre le convoi après avoir traversé la Marne sur le beau pont de Chalifert.

Au sortir du tunnel, dont la longueur est seulement de 168 met., mais qui a été l'un des ouvrages de la ligne les plus difficiles à exécuter, I on entre dans un bassin entouré de charmants paysages. La Marne, qui a fait un coude, serpente sur la g. ; àdr. se montrent un château construit en briques rouges, et de riants coteaux.

37 kil. Esbly, v. de 416 hab. , situé sur le Grand-Morin , possède une église construite à la fin du xvn* s.

— Les environs produisent un vin fort estimé des gens du pays, et qui a fait donner le surnom de Petit Bourgogne au coteau sur lequel on le récolte.

[Corresp. pour : — (7 kil.) Trilbardou, v. de 409 hab., sur la rive dr.

de la Marne , entre cette rivière et le canal de l'Ourcq (usine pour le laminage du cuivre et du zinc; église et château fortanciens) ; — (l 1 kil.) Crécy (P. ci-dessous) , par (Ckil.) Couilly, v de 642 hab., situé dans la vallée du Grand-Morin, sur la rive dr., (église dont quelques parties sont très-anciennes).

Excursion à (11 kil.) Crécy (1057 hab.), sur le Grand-Morin, qui s'y divise en plusieurs bras et partage la ville en trois îlots. Crécy est une ville très-ancienne, qui était autrefois fortifiée de doubles remparts flanqués de &6 tours, dont deux, la tour Fallot et la Grosse-Tour, sont encore conservées.

— Véglise actuelle a été construite à la fin du xiv* s. sur l'emplacement d'une chapelle féodale du xu«s. dont il reste quelques vestiges. — Vliôlel de ville est flanqué d'une tour qui servit d'abord de prison et qui est aujourd'hui consacrée aux audiences de la justice de paix. — Une belle promenade, plantée de 4 rangées d'arbres, s'étend au N. de la ville.]

Après avoir franchi la Marne, la voie ferrée se dirige vers Meaux entre la Marne et le canal latéral de Chalifert à dr., et le canal de l'Ourcq à g.

45 kil. Heaux (buffet à la gare; — hôt. : Griynon, des Trois- Ko is); c.-l. d'arrond. du départ, de Seine-et- Marne, siéged'un evôché queBossuet occupa, V. de 10762 hab., située sur la Marne qui la divise en deux parties inégales, et près du canal de l'Ourcq qui la contourne dans sa partie septentrionale.

Ancien chef-lieu des Meldi, petit peuple gaulois, cette vill* prit au v* ». .e nom ue

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Meblx, d où est venu celui de Meaux. ■ Après la conquête romaine, elle devint, sous les empereurs, le chef-lieu d'une cité ei fut administrée par un comte ressortissant d'un prseses qui résidait à Sens. Plus tard, capitale de la Brie, elle dépendit du royaume d'Austrasie, jusqu'au commencement du vne s., époque à laquelle Clotaire II réunit toute la monarchie sous un même sceptre. Bâtie alors dans le lieu

'occupent les faubourgs de Chage et de Saint-Faron, elle futdétruite au vme s. par les Normands, et reconstruite sur son emplacement actuel. Elle appartint successivement aux corn tes de Vermandois et aux comtes de Champagne. Après la réunion de la Brie et de la Champagne à la couronne, elle eut ses vicomtes particuliers. Le comte Henri lui donna, en 1179, une charte communale. Jeanne de Bar, en 1435, l'apporta en dot au comte de Saint- Pol, connétable de France, livré perfidement par le duc de Bourgogne à Louis XI, qui lui fit trancher la téte en place de Grève. Parmi les vicomtes de Meaux figure Maximilien de Béthune, duc de Sully, ministre et ami d'Henri IV.

Pendant l' insurrection de la Jacquerie, 9000 Jacques et un corps de troupes pa risiennes, qui avaient été introduits à Meaux -par Souias, maire de la ville, y furent défaits et massacrés par le comte de Foix, le captai de Buch et le seigneur de Hangest. Les vainqueurs pillèrent la cathédrale, incendièrent le château, les maisons des chanoines et celles des bourgeois; quinze jours après, le feu continuait encore ses ravages. Deux fois, dans le xv* s., la ville de Meaux fut prise par les Anglais et reprise par le comte de Richemont. La Réforme, à son début, y trouva de nombreux partisans. « Dès l'année 1520, dit, en effet, M. J. Bastide dans son résumé des Guerres de la Réforme, il s'était formé à Meaux une petite société de lettrés, dont le goût était blessé par la grossièreté des moines, et la raison disposée à critiquer les doctrines religieuses qui avaient enfanté tant d'abus. Faber d'Étaples, professeur de théologie et l'évéque Cuillaume Briconnet étaient les chefs de cette société. » Aussi, Meaux fut pendant toute la période des guerres de la Réforme un des centres les plus actifs de propagation des doctrines nouvelles, qui, du reste, y trouvèrent également des adversaires acharnés. Pendant cinquante ans, ce fut une succession continuelle de violences, de pillages, d'exécutions couronne»'» par la plus horrible de toutes, la

Saint-Barthélémy. Meaux fut la première des villes au pouvoir de la Ligue qui ouvrit ses portes à Henri IV, en 1594. Elle vit, en 1652, ses environs ravagés par l'armée de Lorraine, qui marchait sur Paris. Pendant la campagne de 1814, les allies y furent tour à tour vainqueurs et vaincus. Ils la traversèrent plusieurs fois en 1815 et l'écrasèrent de réquisitions.

On compte, jusque vers le milieu du xmc s., sept conciles à Meaux; Frédéric, empereur d'Allemagne , fut excommunié dans le dernier qui se réunit en 1240.

Deux hommes célèbres, à des titres bien différents, administrèrent le diocèse de Meaux : Antoine Duprat, le ministre de François l*T, et Bossuet.

Meaux est la patrie de Simon Festu, l'un de ses évêques, et de Sauvé de Lanoue, auteur de la Coquette corrigée.

A la sortie môme de la gare on se trouve sur une charmante promenade, ornée de pelouses, de corbeilles de fleurs et de plantations d'arbres. Limitée au S. 0. par la Marne, cette promenade, remarquablement entretenue, se continue vers le N. par un beau boulevard qui contourne la ville, passe sous les jardins du palais épiscopal, et, après avoir traversé à l'E. la place Henri IV, vient aboutir à la Marne.

Kn suivant l'allée qui, du chemin d'accès de la gare, coupe la promenade en diagonale, on atteint bientôt la place de l'hôtel de ville. Là , une rue s'ouvrant sur le côté g. de la place, et où se trouve la sous -préfecture , conduit dans la Grande rue, en face de la cathédrale.

La cathédrale ( mon. hist. ) , dédiée à saint Étienne, se présente en façade sur une place comprise entre le palais épiscopal et la Grande rue, au côté g. de laquelle se développe l'aile méridionale. L'église actuelle occupe l'emplacement d'une église élevée au xie s., mais dont il ne reste rien aujourd'hui. Ses parties les plus anciennes remontent au xn* s., à savoir : les six arcades inférieures du cfiœur, les bases et les chapiteaux de quelques colonnes de la nef. Depuis cette époque, la construction s'est continuée jusqu'au xvie siècle,

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