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SAINT-NICOLAS

qui servent d'entrées au* chapelles.

Les piliers de la croisée sont particulièrement remarquables par leur hauteur et leur légèreté. Chacune des extrémités du transsept est éclairée par deux fenêtres immenses dont l'extrémité supérieure forme de belles ro saces. Le maître-autel était originairement placé au milieu de l'église dans l'axe de la grande nef. Au pied de cet autel fut inhumé le fondateur Mmon Moyset, dontlépitaphe, récemment restaurée, se lit sur le pilier le plus voisin. — En 1866, a eu lieu l'inauguration de la chapelle particulière de Saint-Nicolas, richement restaurée dans le style, de l'église et décorée d'un bel autel sculpté, de peintures murales, de vitraux peints.

— La cliapelle basse des anciens fonts baptismaux, à laquelle on arrive par un escalier pratiqué au fond de l'abside du collatéral du N., renferme un bel autel ogival du xvr* s., richement sculpté, avec exposition de reliques.

— Sous le chœur s'étend une crypte où conduisent deux escaliers ayant leur entrée dans les bas côtés du chœur. Un Saint-Sépulcre médiocre, placé autrefois dans une des chapelles latérales de l'église, a été récemment relégué dans la crypte.

L'église Saint-Nicolas, où l'on remarque aussi quelques vitraux du xvi's. (entre autres la grande rose de l'O.), offre deux particularités assez curieuses. Les piliers du côté S. de la nef principale sont moins élevés que ceux du côté N., de sorte que la voûte se trouve un peu penchée au S. En outre, l'inclinaison de l'axe vers le chevet, est plus marquée que dans d'autres édifices du me nie genre. Cette disposition aurait eu pour but, selon quelques-uns, de simuler la forme courbe d'un vaisseau par allusion à la navigation qui se faisait à Saint-Nicolas-du-Port; selon d'autres de symboliser l'inclinaison de la téte du Christ sur la croix. Mais, d'après une opinion plus vraisemblable, l'architecte; n'étant pas maître du terrain,

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aurait été obligé de donner cette forme à sa construction, sur le refus des propriétaires voisins de céder ou de vendre leurs maisons.

Saint-Nicolas-du-Port renferme des filatures de laine et de coton, des fabriques de broderies et des usines à plâtre. Varangeville, ainsi que Rosières-aux- Salines que Ton rencontre plus loin, avaient exploité, depuis le xii* s. jusqu'à la fin du xvni*, des salines dont les travaux furent abandonnés au commencement de notre siècle. Mais depuis quelques années, cette industrie a repris une grande activité dans le pays.

On longe de très-près le canal de la Marne au Rhin (à g.), au delà duquel se montre une vaste saline installée depuis plusieurs années au pied d'un coteau. Un peu plus loin, après avoir franchi la petite rivière du Sanon, qui se jette près de là dans la Meurthe, on laisse à g. Dombasle, v. de 1314 hab., où se voient les ruines d'un ancien château, comprenant plusieurs tours et tourelles plus ou moins mhtilées. Tout à côté de Yéylise, reconstruite au xvni* s., s'élève une tour carrée, massive, composée de plusieurs étages en retraite les uns sur les autres et flanquée de contre-forts peu saillants. Celte tour formait l'entrée principale de l'ancienne église qu'a remplacée l'édifice actuel. On y remarque une porte murée par en bas, mais dont la partie supérieure offre encore des détails de sculpture pleins de goût et de délicatesse. Les archéologues lorrains pensent que cette tour date du xv* s.

Le canal prend à Dombasle la direction du N. E , en remontant la vallée du Sanon, tandis que la voie ferrée s'infléchit fortement vers le S.

en continuant de côtoyer de plus ou moins près la Meurthe, à droite.

371 kil. Jlosièresanx-Salines , v. de 2179 hab., situé à 2 kil. environ à dr. de la station, sur les deux rives de la Meurthe, au pied d'un coteau.

Ce village, qui conserve encore quel-

ques restes de ses anciennes fortifications, notamment deux tours et une porte, surmontée d'un donjon, possède : — une église d'ordre dorique, batic en 1744; — un hôtel de ville, où est installée l'école; — un hospice fondé en 1437; — une synagogue; — et une fontaine monumentale, au milieu de la place principale. — On y remarque aussi plusieurs maisons des xv ■ et xvi* s. En 1793, les Français, s'étant emparés du haras du duc de Deux-Ponts, le transférèrent à Rôsiùsières-aux-Salines , où cet établissement hippiquea continué de subsister.

En quittant la station , on l'aperçoit à g. , à la limite même des clôtures du chemin de fer.

376 kil. Blainville-la-Grande (hôt.

de la Gare} à la station), v. de 890 hab. sur la rive g. delà Meurthe, à 1 kil. 1/2 environ au delà et à dr. de la station. Autrefois chef-lieu d'un marquisat, Blainville était entouré d une enceinte fortifiée, dont il reste quelques vestiges. Aux extrémités de la Grande-Rue, s'ouvraient deux portes ornées de sculptures et de statues; elles subsistent encore, dans un bon état de conservation. Ce bourg, qui était anciennement considérable , a repris une certaine importance depuis qu'il forme le point d'embranchement du chemin de fer de Vesoul et de Gray, sur la ligne de Paris à Strasbourg.

De Blainville à Vesoul, par Épinal, R. 43.

L'embranchement de Vesoul se détache à dr. de la voie principale, à peu près en face de la station. — Lorsque l'on a dépassé la station, on découvre complètement Blainville à dr. , ainsi que le beau pont construit sur la Meurthe pour le passage de la ligne de Ve>oul. — Entre Blainville etLunéville, lavue s'étendau loinàdr.

au delà de la Meurthe ; à g. on longe un coteau boisé dont la base est coupée parplusieurstranchées. A dr., à moins de 1 kil. de la voie, au confluent de la Mortagne et de la Meurthe, Mont-sur- MeurUie, v. de 409 hab., conserve les

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