‹ Itinéraire général de la FranceChapitre 96 sur 489 · ROUTE 1] STRASBOURG. — ÉDIFICES CIVILS · texte numérisé non relu

ROUTE 1] STRASBOURG. — ÉDIFICES CIVILS

de professeurs du Conservatoire et sont tenus chacun d'y faire une classe.

— Le Conservatoire de Strasbourg, qui jouit d'une légitime renommée parmi les institutions de ce genre, profite ainsi, indirectement, de la munificence de M. Apfel.

Nous citerons encore, parmi les monuments civils de Strasbourg : lepolais de justice (rue de la Nuée-bleue), édifice du xvm* s., autrefois hôtel Mansfeld et résidence du commandant militaire en chef de l'Alsace; — le lycée, ancien collège des Jésuites, construit en 1756, tout près de la cathédrale, sur l'emplacement de l'hôtellerie du Thiergartenoù l'inventeur de l'imprimerie fit ses premiers essais ;

— Y hôtel du quartier général de la division, autrefois hôtel des Deux- Ponts (rue Brûlée);— Yhàtel de l étatmajor de la place (place Kléber) ; — le bâtiment de Y Académie (rue de l'Académie, à peu de distance des constructions de l'arsenal) renfermant la bibliothèque, les salles de cours et les collections; — Y ancienne douane, et en face Y ancien abattoir , édifice élégant et solide du xvi- s. ; — la nouvelle douane, ancienne halle aux blés (à côté de la gare) : — la manufacture des tabacs, terminée en 1852 ;

— l'hôtel du Haras, rebâti en 1763 ;

— Y hôpital civil; — Yhôpital militaire; — les anciens greniers pu- Mies, dont une partie renferme les archives départementales, dont l'autre sert de magasins de décors; — la manutention; etc.

Strasbourg abonde en curieuses constructions privées, maisons du moyen âge et hôtels des xvu« et xviu* s.; nous signalerons spécialement ; — au N. 0. de la cathédrale, la maison de la maîtrise couverte de personnages sculptés, représentant des musiciens; — plusieurs autres maison*, à poutres sculptées, en face du portail de la cathédrale; — une jolie maison avec tourelle, rue du Dôme;

— une maison, quai Saint-Jean ; — la Mrasserie de Luxhof, qui occupe les

vieux bâtiments de l'hôtel du Luxhof, où se trouvait une chapelle dédiée à saint Luc. « C'éiait anciennement, dit le Dictionnaire du Haut et du Bas- Rhin, un palais destiné à loger les empereurs lorsqu'ils venaient à Strasbourg; de J35Ï à 1524, il partait tous les ans de la chapelle Sai ut-Luc une procession de pénitents, à laquelle assistaient tous les sénateurs, pieds nus et couverts de cendres, en vertu d'un vœu qu'avaient fait les magistrats pour obtenir du ciel la cessation des tremblements de terre qui affligeaient la ville vers le milieu du xive s.; « — plusieurs hautes maisons à toiture gigantesque en pignon dentelé, notamment dans le quartier de la Citadelle, près du canal du vieux Rhin, et dans le voisinage de Saint- Thomas; — Yhàtel de Neuvciller , affecté aujourd'hui à la direction de la poste, et Yhàtel de Luckner, actuellement résidence de Tévèque; ce sont de beaux spécimens de l'architecture de la fin du xvn* s. et du commencement du xvm*; enfin nous rappellerons que c'est rue de la Mésange, chez M. de Dietrich, maire de Strasbourg, que Hougel de Lisle composa, les paroles et la musique de la Marseillaise.

Instruction publique.

Il n'y a pas en France, si l'on en excepte Paris , de ville plus favorisée que Strasbourg au point de vue de l'instruction publique. Outre l'Académie, qui comprend les Facultés de droit, de médecine, des sciences, des lettres et de théologie protestante, elle compte : un lycée impérial ; — un gymnase protest int ; — 36 écoles primaires et 24 salles d'asile, subventionnées par la ville, fréquentées par 7800 élèves des deux sexes ; — une école normale des instituteurs primaires, la première qui ait été fondée en France ; — une école normale primaire d'institutrices protestantes;

— une école industrielle municipale;

— une école Israélite des arts et mé-

DE PARIS A

tiers; — deux instituts de sourdsmuets; — une école de pharmacie avec un jardin botanique pour la culture des plantes officinales; et une école départementale d'accouchement;

— un grand et un petit séminaires catholiques; — un séminaire protestant ; — des écoles de dessin ; — des cours de jardinage et de botanique;

— une école d'artillerie et un hôpital militaire d'instruction ; — deux écoles pour les jeunes demoiselles qui veulent se vouer à l'instruction ; quatre écoles intermédiaires où passent, à une certaine époque, les entants des salles d'asile ; — deux écoles du soir pour les jeunes ouvriers; — un conservatoire de musique.

Sociétés savant*».

Strasbourg possède une Société des sciences, agriculture et arts du Bas- Hhin ; une Société des amis des arts ; une Société de médecine; une Société des amis de l'histoire naturelle; une Société pour la conservation des monuments historiques de V Alsace et une Société littéraire.

Etablissements hospitaliers.

Le bureau de bienfaisance assiste annuellement 2900 familles et place en apprentissage 250 enfants; — l'hôpital civil de Strasbourg reçoit 500 malades, 500 vieillards infirmes, et distribue des secours au dehors à 150 personnes environ; — Yhospice des Orphelinsloge 250 pensionnaires;

— Strasbourg possède en outre un grand nombre de sociétés de secours mutuels ; — une caisse de retraite pour la vieillesse; un mont-depiété, etc., etc.

Musée. — Collection».

Le musée occupe cinq grandes salles au rez-de-chaussée du bâtiment central de l'hôtel de ville. Ces salles donnent sur un large vestibule :

trois d'entre elles, les plus complètement organisées, s'ouvrent à g., et les deux autres qui, en 1865, servaient

autant de magasin que de lieu d'exposition, ont leur entrée à dr. Parmi les œuvres classées et cataloguées, nous citerons, comme les plus remarquables, en nous référant d'ailleurs, quant aux désignations, et sans autrement les discuter, aux indications officielles inscrites sur les tableaux :

Peinture.— Pèrugin. Sainte Appoline ; une des belles oeuvres de ce maître. — Le Guide. La Vierge présentant l'Enfant Jésus. — Tintoret Malades et blessé». — Corrige. Un Solitaire. — Le même. Une Vierge. — Ribeira. L'Adoration des Bergers. — Martin Schaen. La Pasiion du Christ, d'une belle couleur.— Le même.

Le Christ couronné d'épines. Martin Schœn, l'un des meilleurs peintres de l'ancienne école allemande , a mérité le titre de l'Holbein de l'Alsace. C'est un artiste supérieur, très-digne d'être étudié. — Hemling de Bruges. Mariage de sainte Catherine ; belle peinture : les tètes de femmes, du type germanique, sont charmantes. — Philippe de Champaigne.

Adoration des Mages ; magnifique tableau où l'on remarque des étoffes d'une admirable richesse de tons. — Simon Vouet.

Tète de Christ. — Le mime. Le Christ mort, entouré d'anges pleurant sur ses plaies. — Lebrun. Esquisse allégorique.

— Rigault. Portrait de femme. Portrait d'homme. Deux tableaux excellents : le portrait de femme est charmant ; le portrait d'homme pousse un peu au noir. — Oudry. Chiens attaquant un cerf ; une des plus belles toiles du musée. — Largil- Hère. Portrait d'un maréchal de France.— Monnnyer. Fleurs dans un verre. — A.

Van Ostade. Dispute dans un cabaret ; peinture pittoresque, pleine de mouvement. — Miel. Paysage avec animaux.

— Peter de Hoogue. Une école, intérieur flamand. — Zix. Féte de village. — Le même. La Danse de l'Ours. — Le même.

Les musicien» ambulants. — Le même.

Le» musiciens de régiment. — Heimlich.

Paysage; composition agréable. — Le même. Portrait de femme ; jolie peinture, un peu altérée malheureusement; les étoffes, et surtout les dentelles et le ruban du cou sont d'une exécution parfaite. — Théophile Schuler (de Strasbourg). Une féte à Strasbourg; curieuse étude de mœurs locales. — Le même. Arrivé de» Zurichois au tir de Strasbourg, en 1576 — SchœtteL Marine. — Piinet de l Es tain. Saint Pierre et saint Paul interrompant un sacrifice

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