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MUSÉES

i Jupiter; agréable composition d'une jolie couleur. — Schutz (de Vienne). Paysages.— Valentin. Les Vendeurs chassés du Temple. — Mierevelt. Tète de femme.

— Detroy. Portement de croix. — Jundt.

Un dimanche, au musée du grand duc; tableau qui a obtenu un grand succès à l'une des dernières expositions de Paris.

— Ux (de Strasbourg). Un jour de marché, à Strasbourg). — Schutzenberger (de Strasbourg). Le sculpteur animant sa statue. — Guérin. Mort de Polynice. Servius Tullius. Portrait de M. Kentzinger. Portrait du sculpteur Ohmacht.— Féron.

Funérailles de Kleber au Caire; grande toile historique, occupant tout un panneau. — AUgny. Sainte Madeleine. — Flandrin. Femme veillant un enfant mort. — Le mime, La religion, dans la douleur, enfante la résignation. — lloyers. Vallée de l'Inn. — Meyer. Paysage. — Jadin.

Groupe de lévriers.

Nous signalerons encore : un ancien portrait de Soliman Pacha, fait prisonnier à Offen, en 1509, et retenu à Vienne jusqu'en 1607; une Bacchanale (nymphes et satyres) qui offre, selon M. le comte Clément de Ris {Us Musées de province), tous les caractères de Jordaëns; — un ancien intérieur d'une maison de Strasbourg, au xvi* s. ; — les divertissements de la foire de Strasbourg, en 1786; — deux jolis portraits, au-dessus des portes de la salle du fond.

Sculpture. — Les œuvres de la sculpture ne sont pas nombreuses au musée de Strasbourg, mais elle sont, pour la plupart, excellentes. Nous signalerons plusieurs bustes très-beaux : de Louis XV, par Lemoyne; da cardinal de Rohan, par Bouchardon; de Louis XVI, par Hovdun ;

— divers marbres très-remarquables d'OAmacht: Vénus sortant des eaux, statue qui passe pour son chef-d'œuvre ; Flore couronnée de fleurs ; un beau portrait du pasteur Oberlin (médaillon en marbre), et un charmant buste de femme, de petite dimension;—de Ph. Grass (de Strasbourg):

une bergère trempant son pied dans un ruisseau, charmante composition; le génie du mal ; les bustes en marbres d'Oh> macht, des généraux Thureau et Claparède et de M. Schutzenberger, maire de Strasbourg.

Dans la première salle, k dr. du vestibule, remarquable par ses élégantes boiseries, sont réunis des plâtres moulés d'après l'antique, et, dans une salle contiguë, plusieurs toUes mises en dépôt et non classées.

| C'est- aussi dans l'hôtel de ville que se trouvent les archives municipales, précieux dépôt de pièces historiques. Elles renferment des documents curieux et d'un haut intérêt : les privilèges accordés à Strasbourg par les empereurs d'Allemagne, de Philippe II à Ferdinand II ; — les actes des diètes de l'empire d'Allemagne; les chartes concernant les rapports du Magistrat avec les évêques; des traités de paix; les protocoles des trois collèges des Treize, des Quinze et des Vingt-et-un; des documents relatifs aux monnaies, au commerce, etc.; une partie de la correspondance de Louvois et des agents de la cour de France; des lettres patentes de Louis XIV et de Louis XV; quelques chartes impériales qui remontent à la fin du xiii* s., etc.

Les archives départementales sont conservées dans les anciens greniers publics, vaste bâtiment, derrière l'hôtel de la préfecture". On y trouve les titres qui concernent l'ancienne province d'Alsace; la plupart sont encore i nédits et très-curieux. Nous mentionnerons : les chartes relatives à l'ancien évêché ; des bulles pontificales; des lettres impériales, etc.

La bibliothèque de la ville et la collection d'antiquités sont réunies dans les bâtiments du Temple-Neuf; leur fondation ne remonte pas au delà de 1765.

La Bibliothèque, disposée et tenue dans un ordre excellent par feu M. Jung et par son jeune et savant successeur M. Schweighaeuser, compte 150000 vol. et 1589 manuscrits, dont plusieurs sont irès-précieux. On y remarque surtout les manuscrits du moyen Age et les incunables provenant de la bibliothèque de l'ancienne commanderie de Saint-Jean de Jérusalem.

Parmi ses richesses bibliographiques, nous signalerons en première ligne : le magnifique manuscrit intitulé : Hortus Deliciarum, dû à Herrade de Landsperg, abbesse de Sainte-Odile, à la Gn du m» s.

Ce manuscrit est orné de nombreuses miniatures qui, sous le rapport de l'histoire de l'art et des costumes, offrent le plus grand intérêt; — un Recueil de prières du vin* ou do ix* s., écrites sur vélin pourpré, en caractères d'or et d'argent; — un Bréviaire enrichi de belles miniatures entourées d'arabesques ; — un Mi» sel portant les armes de Louis XII ; — la collection des différentes Constitutions de Strasbourg depuis le xiu* s.; — un Recueil des loi* canonique* écrit en 788; — le poëme de la Guerre de Troie, de 60 000 vers, composé par Conrad de Wurtxbourg ;

— lespoexto de Gaspard de Haguenau, etc.

A l'exception des dimanches et des jours de fête, la bibliothèque de la ville est ouverte tous les jours de 6 à 9 h. du soir; et de 2 h. à 5 les lundis, mercredis, jeudis et vendredis.

Dans la collection d'antiquités, on remarque :

Deux statues colossales représentant l'évèque Arbo^ast et Rodolphe de Habsbourg:— un bas-relief polychrome représentant les Gardes endormis auprès du sépulcre de Jesus-Christ ; — plusieurs autels et bas-relxefs consacrés au dieu gaulois Tentâtes ; — deux beaux autels carrés, portant sur chaque face la figure en relief «l'une divinité romaine; — une grande table de pierre, couverte d'emblèmes, et qui parait provenir d'une des plus anciennes constructions chrétiennes;

— une verre tumulaire représentant un guerrier gallo-romain; — les anciennes armoiries de Sir sbourg, en bas-relief;

— une petite Vénus en bronze ; — un beau cl'ce en verre; — plusieurs urnes cinéraires en verre; — plusieurs vitraux du xvi* s , de l'ancienne chartreuse de Mathurin; — un va*e en cuivre, qui parait avoir servi pour le baptême, et qui remonte aux premiers siècles du christianisme : — une cuvr baptismale qui semble dater du xi* s. ; — quelques vieux tnslru'nent< de musique: — deux tableaux représentant des Réunions de Minnessenger ; — le snbre de Kléber, etc. : — on y voyait aussi autrefois une toilette de Louis XIII, incrustée de mosaïques de Florence, quia éié récemment transportée à l'hôtel de ville.

Dans le local de l'Académie sont réunis : le mu-ée d'histoire naturelle et la bibliothèque spéciale de l'Aca-

démie, qui se compose principalement d'ouvrages modernes, et compte environ 40 (XX) vol.

Le musée d'histoire naturelle remplit sept salles au deuxième étage : 2 consacrées aux collections zoologiques; 2 aux collections de botanique, aux squelettes et aux préparations d'anatomie comparée; 3 aux collections de minéralogie et de géologie. Cet établissement peut être regardé comme un des plus beaux de la France. Les étrangers sont admis à le visiter tous les jours.

Le commerce devait être et est florissant dans une ville destinée, par sa position topographique, à former l'entrepôt du commerce de la France, de l'Allemagne, de l'Italie et de la Suisse. Les principaux articles qui alimentent les transactions commerciales de Strasbourg sont :

le blé, la garance, le chanvre, le lin, le houblon, les bois de construction, le sel, le plomb, le fer, le bitume , la houille, le marbre, l'ardoise, les eaux-de-vie de vin, de cerises et de prunes, le vinaigre, la laine et le coton filés, les draps fins et communs, les pelleteries, les cuirs, les buffleteries, la carrosserie, la sellerie, les nankins , les perdes, les calicots, les mousselines, la choucroute, les pâtés de foie gras, dont la fabrication est une des des plus célèbres spécialités de Strasbourg, la graine de moutarde, et, pardessus tout, la bière fabriquée dans 53 brasseries, et le tabac, dont le département récolte 4 millions de kilogr. en feuilles.

L'industrie, sans avoir, à Strasbourg, la même importance que le commerce , compte cependant, dans la banlieue, un grand nombre d'établissements manufacturiers, dont plusieurs sont assez considérables, et qui fournissent des produits généralement estimés. Ce sont notamment : des fabriques d'allumettes chimiques, de balances à bascule, des ateliers de constructions mécaniques, de grosse chaudronnerie, de carrossage, des féculeries. des brasseries, quelques tissages, des fabriques de produits chimiques, des poteries, des tanneries et maroquineries, des imprimeries typographiques et lithographiques; parmi lesquelles nous citerons celle de Mme veuve Berger-Levrault

à laquelle est jointe une importante fonderie de caractères, et celle de M. G. Silberman, qui réunit les deux spécialités, et dont les magnifiques travaux ont une renommée européenne. Les impressions chromolithographiques doivent à cette importante maison une grande partie des progrès qu'elles ont réalisés depuis 25 aus.

Les deux promenades principales de Strasbourg, toutes deux plantées d'arbres magnifiques, percées de superbes avenues et traversées par divers canaux et par l'ill, sont* la Bobertsau et le Contades, situées au N.

de Strasbourg, en dehors de l'enceinte des fortifications, et voisines l'une de l'autre.

Le Contades, auquel on arrive par la porte des Juifs, s'ouvrant au delà du canal de Ml, derrière la préfecture, occupe l'emplacement de l'ancien pré des Arbalétriers. Sous les grands ombrages de cette promenade sont établis deux jolis jardins restaurants ou guinguettes, très-fréquentés des Strasbourgeois.

On se rend à la Robertsau soit par la porte des Pêcheurs, sur la rive dr. de FM, soit par le Contades, avec laquelle elle est en communication par une avenue et par un pont jeté sur une dérivation de FUI. La Robertsau, disposée avec un goût charmant, ornée de superbes allées dont quelques-unes ont été dessinées par le Nôtre, coupée de vertes pelouses, de massifs d'arbustes, de corbeilles de fleurs, et d'où l'on a au loin en perspective la ligne de la Forêt-Noire, est longée par l'IU dans sa partie orientale. Vers le centre, se trouvent le jardin et l'élégante construction de Y Orangerie, où logea l'impératrice Joséphine. Ce bâtiment est un reste de l'ancien château du duc de Deux-Ponts, à Bouxwiller : il a été transporté pièce à pièce et remonté à la Robertsau. De la Robertsau, on arrive par un pont suspendu à Vile du Wac~ ken, qui fait en réalité partie de la promenade et dans laquelle s'élèvent

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