ROUTE 6J FÉCAMP. — EXCURSIONS. — PORT
de (5 Jtil. de Ganzeville) Bec-de-Uortagne (1133 hab.), défigurée par des restaurations modernes.
« Les habitants de Daubenf, dit M. Joachim Michel, ayant refusé de l’eau à leurs voisins de la plaine, Dieu les punit de leur égoïsme, en les privant du liquide dont ils s’étaient montrés si avares. D’autres racontent qu’un prêtre distrait, pendant l’office, par le tio tac assourdissant d’un moulin, supprima le moteur pour se débarrasser de l’usine. »
On peut, en suivant le vallon qui débouche sur la vallée du Bec-de- Mortagne, aller visiter les carrières de Pétreral , où un grand nombre de mollusques fossiles ont été trouvés.
L’excursion la plus intéressante que l’on puisse faire aux environs de Féoamp est celle qui se trouve décrite dans la route 8, et qui a pour but Valmont et Cany. — Pour Sassetot et les Petites-Dalles, V. B. 8.»
Fort. — Commerce. — Industrie.
Le poirt de Féoamp, commencé en réalité en 1710, sur les indications de Vauban qui fixa définitivement la passe au N., est le premier port dé France pour les armements destinés à la pêche de la morue, du hareng et du maquereau C’est un port de commerce et de relâche très-sûr et accessible en tout temps aux navires de fort tonnage. Le creusement du chenal (1859) en a porté la profondeur à 4 mèt. dans les basses eaux, ce qui lui donne dans les eaux vives 19 mèt. 50 c. d’eau. C’est donc le port le plus profond de la Manche ; l’entrée en a été rendue facile et sûre ; sa largeur est de 50 mèt.
La jetée du N. figure seule sur un plan de 1774 : la jetée actuelle, réédifice en pierre de taille de 1820 à 1842, porte un pharillon dont le feu
ur plus de détails une intice sur le port de Fécamp, 865, par M. Joachim Michel, de la bibliothèque.
est à éclats. La jetée du S. actuelle, commencée en 1793 (l’ancienne, qui était en bois, avait été détruite, en 1791, par une violente tempête), n’a été achevée qu’en 1825 ; mais depuis on a senti la nécessité de la prolonger de façon à présenter un obstacle au galet qui pénétrait dans la passe e* formait un énorme poulier. Une écluse et un quai, à l’entrée du bassin h flot, viennent d’être achevés : le développement des quais de l’avant-port et du bassin donnera, après la suppression de l'ancienne écluse, 880 mèt., et un pont tournant métallique a été livré en 1865 à la circulation.
L’estacade norçl date de 1837 ; l' esta cade sud de 1851 à 1852. Le quai des Pilotes a été reconstruit en 1838- 39. Les reconstructions ou restaurations des ouvrages de l’avant-port sont terminées, excepté la contrejetée de la claire-voie en mer et le brise-lames O., commencés en 1863 et qui n’ont pas été achevés faute d’allocations suffisantes. Le mouvement du port, en 1864, a donné pour résultat : 1089 navires, jaugeant 88912 tonneaux ; il est entré en outre 400 barques chalutières.
Trois batteries, de construction moderne, commandent l’entrée du port de Fécamp.
Depuis l’établissement du chemin de fer, le commerce de Fécamp est devenu très-florissant. La gare, établie près du bassin, facilite beaucoup le transbordement des marchandises des bateaux dans les wagons et réciproquement. Le port compte plus de 100 bateaux de pêche. Fécamp se distingue par la solidité et l’éiégance de ses terreneuviers. Les produits de la pêche de la morue s’élèvent annuellement à près de 2 500000 fr. ; ceux du hareng, du maquereau et autres poissons frais, à 2000000 fr. « Les turbots, les soles, les carrelets ont sur nos côtes, dit M. Joachim Michel, un goût exquis. Les homards et les salicoques que l’on nomme crevettes, nous ne savons pourquoi, ont un fu-