LOUEUBS DE VOITURES ET DE CHEVAUX I
— Lambart, rue de la Falaise; — Lanylacé, rue de la Caserne ; — Letraistre (hôtel de France), sur le port; — Mallet (café du Commerce); — Sangnier, rue de la Batterie.
Anes de louage, chez : — la veuve Mercier, dite la Mère aux .In «a, rue aux Pigeons ; — Letraistre (hôtel de France ), sur le port; — Berthe (Hippolyte), rue de la Rade.
Poste aux lettres: — Grande-Rue;
— boite, au bureau des bains.
Télégraphe électrique : rue de l’Hô-
tel-de-Ville.
Le Tréport est une ville de 3 698 hab. , située à l’embouchure de la Bresle, qui y forme un port parfaitement sûr. Cette ville se divise en deux parties : la ville basse, formée d’une rue principale, prolongation de
la route d’Eu, et renfermant l’établissement des bains, des maisons modernes et de jolis pavillons bâtis sur les galets ; la ville haute, la plus ancienne , construite dans un petit vallon qui la protège, et se reliant à la ville basse par de larges rampes et par un escalier qui conduit à l’église, assise à mi-côte sur la falaise. Pour bien se rendre compte de cette situation, il faut gravir la falaise qui domine à l’O. l’établissement des bains; de là, le Tréport se découvre tout entier. En se retournant, on aperçoit au loin Flocques, Étalonde, Saint-Remy-Bosrocourt , Monchy-sur- Eu, le Bois-l’Abbé et la forêt d’Eu.
Du côté de la mer, s’étend la longue ligne des falaises, qui s’abaissent au S. 0. pour donner passage à l’Yères, dans la baie de Criel, tandis qu’au N. elles se prolongent jusqu’au delà du bourg d’Ault
C’est vers le xi» s. que l'histoire commence à s’occuper du Tréport, appelé dans les chartes du moyen âge Olterior Portas, sans doute par comparaison avec le port d’Eu, où la mer remontait alors. Rien ne prouve, en effet, que le Tréport ait été l’ Ulterior Portas de César. « pour le prétendre, il faudrait, dit M. L. de Piémont, dans une note qu’il veut bien nous communiquer, pouvoir fixer l’emplacement du Portas Itius sur un point quelconque de l’embouchure de la Somme.
César est entré, selon toute apparence, dans le pays des Morini, par le sud. C’est sur la frontière méridionale de ce pays, ou à peu de distance de cette frontière, qu’il a dû recevoir la soumission de ce qu’il appelle, avec un peu d’optimisme, peut-être, la plupart ( magna pars) des Morins. Or, les limites méridionales de la Morinie ne sont pas encore fixées aujourd’hui. La considération seule du chiffre (25 ooo hommes) — non pas absolu, puisqu’il est peut-être exagéré, mais relatif — du contingent morin dans la levée en masse des Gaulois, oblige à donner à ce pays plus d’étendue qu’on ne le fait généralement, en reportant nécessairement ses limites méridionales jusqu’à la Somme ou même jusqu’à la Bresle. si la partie de la Gaule-Belgique où se trouve le promontoire le plus rapproché de la Grandei Bretagne, était de celles qui avaient fait