ROUTE 15] LE TRÉPORT. — LA PLAGE. — LE PORT
belle salle de danse et de musique et un salon de lecture réunis par une large galerie, un gymnase, un tir, des jeux divers, etc. Il y a bal tous les soirs pour les enfants et pour les grandes personnes, et l’administration y donne plusieurs concerts par saison. Les prix de l’abonnement sont modérés.
A peu de distance de l’établissement des bains de mer, se trouve un établissement de bains chauds et d'hydrothérapie, bien installé.
La plage est une belle et large promenade, de plus de 500 met. de longueur, formant terrasse au-dessus de la mer et bordée, de l'autre côté, d’une rangée d’élégantes maisons, bâties en briques, et, pour la plupart, assez élevées. On y remarque, en face du Casino, un pavillon à pans coupés, composé d’un seul étage sur perrons et construit naguère par les princes d’Orléans pour leur usage personnel.
Le port reçoit chaque année un certain nombre de bâtiments suédois ou norvégiens, chargés de bois, et de bâtiments anglais chargés de houille ou d’ardoise ; un grand nomre de ces bâtiments remontent le canal de la Bresle jusqu’à Eu. La Suède est la seule puissance qui soit représentée au Tréport par un consul. Sur la jetée de l’O., est établi un feu de marée de quatrième ordre, ayant Il met. d’altitude et une portée de 10 milles.
Le Tréport tire principalement son importance de la pêche, à laquelle sont employés soixante à soixante-dix bateaux, et qui y prend chaque jour plus d’extension. Elle occupe, en effet, presque toute la population indigène, qui se partage entre la pêche ellemême, la fabrication des cordages et des filets, et la construction des bateaux. L’animation résultant de ces divers travaux n'est pas un des moindres agréments du Tréport.
Du Tréport à Abbeville, R. 21 ; — à Saint-Valery-eur-Somme, R. 22.
DE NEUFCHATFL A AUMALE-
25 kil. — Route de voitures.
La route décrit de longs zigzags pour monter sur le plateau où elle se bifurque à l’altitude de 229 mèt.; le bras de g. conduit à Abbeville dans la direction du N. E.; celui de dr., se dirigeant à l’E., puis au S. E., se tient à la même hauteur, jusqu’au hameau des Uatingues . situé sur la lisi’ reN. du bois de ce nom. Après avoir ensuite dépassé le hameau des Haslets, la route redescend à 132 mèt., en face de Mortemer, v. de 213 hab., situé à dr. près de la source de l’Eaulne, à 143 mèt. d’altit., dans une belle val- 1 e (1 kil. de la route). Les ruines imposantes et pittoresques du vieux château de Mortemer, bien déblayées par le propriétaire actuel, M. Joly, et entourées de plantations, offrent les restes d’une tour (25 mèt. d’élévation) qui laisse voir encore la cage d’un escalier à vis.
Décrivant de nouveaux zigzags, la route remonte à 221 mèt. et laisse successivement à g. deux chemins conduisant à Auvilliers, v. de 201 hab.
(château en briques).
14 kil. Les Frétils, ham. de 93 hab., dépendant de Flamets, v. de 395 h., situé à 3 kil. au S., dans une vallée boisée (église en partie du xii* s.) . — A 1 kil., sur la g., est le Mesnil-David (171 hab.), dépendant de la commune d’IUois.
17 kil. Mois, v. de 567 hab. — A 4 kil.*environ de ce dernier village, se trouve à dr. un château bâti au milieu de beaux massifs d’arbres, sur le territoire de la c. de Villers. et au delà duquel la route descend, à travers le bois de la Garenne, dans la vallée de la Bresle dont elle côtoie un moment la rive g.
25 kil, Aumale, ch.-l. de c. de 2134 hab., sur la Bresle, qui baigne, près de là, une vaste prairie dominée par