‹ Itinéraire général de la NormandieChapitre 170 sur 499 · ROUTE 25] DANGU · texte numérisé non relu

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l’Epte , la Troesne et le Réveillon , n’était encore , à la fin du xi* s. .

qu’un bourg sans importance, dépendant de Néaufles. Un plaid, tenu à Gisors (968) entre des seigneurs normands et des barons français, est le premier événement, accompli dans ce bourg, que l’histoire ait enregistré. En 1097, Guillaume le Roux, ayant enlevé Gisors à Thibaut, gouverneur du Vexin français, y fit construire la redoutable forteresse dont les ruines sont encore aujourd’hui si imposantes. Depuis cette époque, jusqu’à l'expulsion définitive des Anglais , Gisors, appartenant un jour à la France, le lendemain à l’Angleterre, fut continuellement exposée aux ravages de la guerre. Un des épisodes les plus intéressants de cette longue et sanglante lutte eut lieu en 1197.

Philippe Auguste, après la perte de la bataille de Courcelles, s’était réfugié à Gisors. Pendant qu’il traversait le pont situé en face de l’une des principales portes de la ville, le pont s’é • croula subitement et le roi de France, qui avait échappé à la mort, comme par miracle, fit. dit-on, dorer la porte (d’autres disent le pont) du haut en bas. Ce pont a été restauré il y a quelques années et décoré d’une statue de la Vierge, dorée, en mémoire de ce miracle.

L’église paroissiale ( monument historique), dédiée à saint Gervais et à saint Protais , date de plusieurs époques. Le chœur et les sousailes (1240) sont dus à la piété de Blanche de Castille. Les autres parties de l'édifice ont été construites de 1496 à 1584. Le grand portail offre un mélange des styles gothique et de la Renaissance. Corniches, volutes, entablements, archivoltes, galeries, arabesques, frises de toute sorte, etc., rien ne manque à son ornementation. Le clocher, nu dans le bas, mais offrant, dans sa partie supérieure de délicates sculptures et des statues, mutilées, présente un aspect assez imposant. Le portail du S. est

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