DE SAINT-VICTOR A NEUFCHATEL
PAR SAINT-SAENS.
29 kil. — Route de voitures. — Voit, de corrcsp. — 2 fr. et 1 Ir. 50 c.
Après avoir laissé à g., en deçà du Grand-Quesnay, à 2 kil. de Saint-Viclor-l’Abbaye, le village de Montreuilen-Caux (514 hab. ; découverte d’antiquités gallo-romaines), la route parcourt un plateau dont l’élévation varie de 123 à 164 met., laisse à dr.
Bracquetuit (470 hab.), et croise, à 5 kil. de Saint-Victor, le chemin de Bellencombre à Bosc-le-Hard. A 2 kil.
à dr., au delà du carrefour, se trouve Grigntusevilte (309 hab ), et, à 2 kil., sur la g., Beaumont-le-Hareng.
7 kil. Beuzerille-la-Gi /farde (105 hab.) , hameau dépendant de la commune de Beaumont-le-Hareng. La route traverse un petit vallon, puis un plateau cultivé, d’où elle descend dans la vallée de la Varenne.
1 4 kil. Saint Saëns (hôt. : du Croissant; — de la Poste), ch.-l. de c.
de 2568 hab., sur la Varenne, est un bourg industriel (tanneries et mégisseries). L'église paroissiale (xnr s.), ancienne église du prieuré, renferme de belles verrières du xv* s. (grande et belle figure de saint Louis) et un reliquaire (xtn* s.) contenant un bras de saint Saëns (Sidonius). La partie située au delà du transsept est du xiv' ou du xv' s. ; la tour date du xi* ou du xu* s. — Les haltes ont été construites en 1621 . — La chapelle, dédiée à Hotre-üame de Boulogne, située à l’entrée du bourg, sur la route de Neufchâtel à Saint-Victor, est visitée par de
nombreux pèlerins. — « Il a dû, dit M. l’abbé Cochet, exister sur ce territoire, d’importantes fabriques de muelles. Dans le bois de l'Abbaye et dans celui qui surmonte la propriété de M. d’Haussez, on voit d’énormes fosses accompagnées de buttes trcsélevées. — On remarque d'anciens retranchements aux lieux appelés le Camp-Auger et le Camp-Tillou. — Quant à la butte dite du Cdtelier, elle peut être antique, comme elle peut aussi n’être que le débris de la forteresse normande de Saint-Saëns.
Au commencement du xvn* s., il existait encore au Câtelier une apparence de vieilles murailles avec mottes et fossés. En 1806, la triple enceinte do fossés no présentait pas moins de 10 mèt. de profondeur sur une largeur égale. »
La Forêt d’Eawy, dont un des massifs domine Saint-Saëns auN., est une ancienne propriété des ducs de Normandie, réunie à la couronne par Philippe Auguste. Lors de l’occupation de la Normandie par les Anglais (1415) elle parait avoir été constituée en fief à la famille des Douglas; mais elle fit retour au domaine royal en 1440, et depuis n’a pas cessé d’être domaniale. Cette forêt, qui contient 6575 hectares, se compose de trois grands massifs. Le plus considérable, compris entre Maucomble etTorcy-le-Grand, couvre les coteaux qui s’élèvent sur la rive dr. de la Varenne , dominant les villages de Muchedent , Saint-Hellier , Bellencombre et Saint-Saëns. Un second massif ( les Nappes, 717 hect.) s’étend au N. de la route impériale de Paris à Dieppe, entre les villages de Pommerval et desGrandes-Ventes. Le troisième enfin, le Croc (595 hect.), couvre le plateau, qui domine la valléede Torcy, que celle d’Arques prolonge jusqu’à la mer.
la. forêt d’Eawy est tout entière en futaie de chênes et de hêtres; on y trouve de magnifiques massifs d’arbres centenaires (Val des Grès, Camp- Cusson, Puits merveilleux, etc.) et