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LE PORT

7 forts, dont les batteries casematées (le blindage est en projet et à l’étude) sont à l’épreuve de la bombe, défend les approches du côté du large, et ferme l’entrée des passes de la rade.

Deux forts défendent l’entrée des bassins militaires.

La rade de Cherbourg, fermée par la digue, présente une superficie de 1000 hect., dont les fonds, variables, sont en grande partie inaccessibles, pendant la basse mer, aux grands navires. Le mouillage réel pour les vaisseaux de ligne est de 200 hect.

Le port marchand, placé à l’embouchure de la Divette et du Trottebec, consiste en un avant-port et en un bassin long de 408 mètr. et large de 127 mèt., dans lequel une écluse de 20 mèt. de largeur retient, au moment de la marce basse, la quantité d’eau nécessaire pour que les navires puissent flotter. L’avant-port communique avec la mer par un chenal de 600 mèt. de long , bordé de jetées en granit. Le port marchand est l’objet d’importants travaux d'amélioration, tels que le prolongement du quai de l’Est, le creusement du port et du chenal, le curage du bassin et l'établissement des cales. En même temps le quartier des Mielles est protégé contre la mer par la construction d'un mur de revêtement, de 1400 mèt de longueur.

Le port et la rade sont écle. its par 6 phares : 1° feu fixe vert, C. A* ordre, sur le musoir E. de la digue, portée 2 milles; 2° feu fixe, C. 4" ordre, sur le fort de Elle Pelée, entrée E. de la rade, altit. 26 mèt., portée 10 milles; 3" feu fixe à éclats de 3 en 3 minutes, C. 4* ordre, sur le fort, au centre de la digue, altit. 20 mèt., portée 10 milles ; 4° feu fixe rouge, C. 4* ordre, sur le musoir O.

de la digue, altit. 12 mèt., portée 3 railles ; 5° feu fixe, C. 4e ordre, dans le fort de Querqueville, entrée O. de la rade, altit. 18 mèt., portée KÎ milles; 60 feu fixe rouge, C. 4* ordre, en tête de la jetée E. du port

DE PARIS A CHERBOURG

de commerce, altit. 10 mèt., portée 3 milles. — Établissement de la marée, 7 h. 45 min.

Port militaire.

A dr., et à l’entrée du port militaire, s’élèvent : le vaste bâtiment des subsistances, bâti sur pilotis (un canal communiquant avec la rade amène les embarcations jusqu’au pied des murailles); le grand hangar renfermant une scierie mécanique (au-dessus, immense salle de plus de 100 mèt. de long); le petit musée naval, ou salle des modèles ; l 'atelier des canots renfermant plus de 200 embarcations de tout genre, entre autres le canot impérial; quatre belles cales couvertes dont on remarque la charpente; le maréographe, etc. — Sur le quai O. de l’avant-port', est le nouveau magasin général, bâtiment remarquable par sa bonne disposition, ses planchers voûtés et précédé d’un vaste hangar à toiture vitrée, fermé par une grille. — A côté, séparés par une rue, sont les bureaux de la direction des constructions navales et de l’inspection maritime. — De l’autre côté de la passe, dans le même prolongement, se trouvent la direction des mouvements du port, le magasin des armements (ateliers de la pavillonnerie, voilerie, etc.). — A l’E.

du vieux bassin, on visite la direction de l'artillerie (salle d’armes pouvant contenir, outre des armes de toute sorte, plus de 30000 fusils, canon curieux provenant de la flotte de Tourville et ayant séjourné plus de 150 ans au fond de l’eau ; trophées de diverses expéditions). — Au N., un beau bâtiment double, renfermant les ateliers de la mâture, est séparé du quai par le petit bassin de la mâture, qui communique avec la rade et le bassin à flot. — Sur le quai O. de ce dernier se voient les ateliers des chaudières à vapeur, de la chaudronnerie, de la serrurerie, etc. — Au N.

du bassin Napoléon III ont été construites quatre magnifiques formes de

radoub creusées dans le roc, et pouvant, à toute marée, recevoir les plus gros bâtiments tout armés, et une halle de travail au centre de laquelle sont les pompes d’épuisement. — Au N. 0., !a direction des travaux hydrauliques renferme divers ateliers et une salle de modèles où se voient plusieurs plans en relief du port et de la digue (pierre tombale de Napoléon à Sainte-Hélène et accessoires de son tombeau). — A l’O. du même bassin se voient sept cales de construction pour vaisseaux et une petite forme de radoub. — Au S. on remarque deux vastes formes de 140 mèt. de longueur sur 30 de largeur.

— A côté se groupent de nouvelles forges d’armement, divers hangars, l’école élémentaire des apprentis, pouvant contenir plus de 350 élèves. — De l’autre côté du mur de clôture, dans l’enceinte des fortifications, s’élèvent les grandes casernes, vastes bâtiments casematés, et quatre poudrières; plus près, les casernes de l’infanterie de marine, la jolie chapelle nouvellement bâtie; enfin, à l’entrée du port, se voient : la prison, les bureaux de la majorité (salle du conseil, bibliothèque), et de l’autre côté, à dr., les bureaux du commissariat.

Cherbourg exporte principalement du minerai, des bois, des fers et aciers, des légumes, des fontes, etc.

Les importations consistent en : graines et farines, sel. armes, fors et aciers, vins, machines, mécaniques, fonte, chanvre, poterie, verres et cristaux, huiles, sucre, savons, tissus, etc.

La construction de navires, les fonderies de métaux, les fabriques de produits chimiques, les tanneri-'s, les filatures de coton et de laine sont les principaux établissements industriels de Cherbourg et de l’arrondissement.

Voit, de corresp. pour (5 kil.) Équeurdreville (4968 hab. ; l’église, agrandie depuis 1848, renferme plusieurs inscriptions tumulaires).

Pour Nacqueville, V. B. 91; pour

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