DE PARIS A SAINT-LO
314 kil. — Chemin de fer. — Trajet en 9 h.
40 min. par les trains omnibus; pas de
trains express. — ir« cl. 35 fr. 15 c. ;
T Cl. 26 fr. 40 c. ; 3* cl. 19 fr. 35 C.
239 kil. de Paris à Caen (R. 50).
57 kil. de Caen à I.ison (R. 51).
La voie ferrée, laissant à dr. la ligne de Cherbourg, franchit l’Elle, avant de passer du départ, du Calvados dans celui de la Manche.
299 kil. Airel, v. de 719 hab., situé à dr. de la station, sur la rive dr. de la Vire qui coule au milieu de belles prairies. Le château moderne d’Airel n’a aucune valeur architecturale, mais celui de Saint-Fromond (947 hab.), que l’on aperçoit sur la rive g. de la Vire, présente un aspect imposant.
Bâti au xv' s. il est encore flanqué de tours, t
On remonte, d’Airel à Saint-Lô, la rive dr. de la Vire, dont la vallée offre partout de charmants paysages.
303 kil. La Meauffe, v. de 743 hab., j où l’on exploite d’importantes carrières de marbre.
30G kil. Pont-Hébert, v. de 10G2 hab., agréablement situé. A. l’O. s’élève le château de Terre. On passe ensuite près de Rampan (251 hab.), dont on aperçoit le château sur la g., et, audelà d’un château récemment restauré (rive g.), on franchit la Vire, à peu do distance de la station de
314 kil. Saint-Lô (Omnibus, 30 c.
le jour et 40 c. la nuit; — hôtels :
du Cheval Blanc , vieille maison , bonne table, hôtes complaisants; — de l’ Univers , près de la gare; — du Soleil-Levant. — Librairie Rousseau ) , V. de 9810 hab., chef-lieu du départ, de la Manche, bâtie , à 33 mèt. d’altit.,
en grande partie sur une colline rocheuse qui domine à l’O. la rive dr.
de la Vire. Elle a fait, depuis quelques années, de louables efforts pour s’embellir; elle ne s’anime un peu que les jours de marché et de foire. • Sept à huit rues tortueuses, dit M. Augustin Chevalier ( Villes de France), bordées de maisons de pauvre apparence, y serpentent çà et là sur une pente rapide. Cependant l’aspect de la ville, vue de loin , sur la haute esplanade où se groupent la préfecture, le nouvel hôtel de ville et la cathédrale, est d’une pittoresque originalité. Une bordure de fraîches et verdoyantes collines encadre ce tableau d’un caractère tout normand. On trouve aux environs de superbes promenades ; le Champ de Mars est lui-même une place assez belle et bien plantée. »
La rue principale, celle du Neufbourg, qui s’ouvre presque à la gare, fait suite à la route de Bayeux et aboutit au centre de la ville. On monte à g., à la cathédrale peu éloignée de l’hôtel de ville.
Au S. et au N. coulent deux ruisseaux dont les eaux sont abondantes, et qui se nomment, l’un Torteron, l’autre la Bolée. Les bords de la Vire, dont les eaux sont salies par des tanneries, mais qui serpente à travers de belles prairies, offrent d’agréables promenades.
La fondation de Saint LA remonte , on ne peut en douter , à l’époque gallo-romaine. « Toutefois, dit M. la Brasserie, dans une notice «ur Saint-Lâ, ce n’était peut-être qu’une localité sans importance, puisque l’itinéraire d’Antonin, la carte de l’eutinger et la notice des dignités de l’Empire n’en font pas mention. On pense qu’elle porta d’abord le nom de Briovire qui signifie pont ou hauteur sur la Vire. Son premier nom, après l’établissement du christianisme, fut, dit-on, Saint- Étienne et plus tard Sainte-Croix ; enfin, elle prit le nom du saint évêque LA ou Laut (Laudus), qui était seigneur de la contrée et qui y lit plusieurs miracles.
Sous le règne de Charlemagne, l’église de Sainte-Croix fut fondée et la ville était entourée de fortifications ; mais , vers